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aussttftià euiy par suite do ratlention prévoyante de la nature qui envoie les esprits Yltaux dans la partie soufiDraïKe du corps pour lui porter secours; et lorsque le membre comprimé éproure une violente douleur, les esprits vitaux» rassemblés dans le cerveau ou aans le cœur* s*en échappent aussitôt pour venir au secours de la partie du corps qui souffre, et les extatiques reviennent ainsi h eux«môraes. Cependant ce résultat n*a souvent pas lieu, par exemple, dans le casoCt le ravissement est foit surnaturel.
4. On ne lit point dans TEvangilo qua Tlotre Seigneur Jésu^Cbrisi ni la bienheu^ reuse YiergeMarie aient eu des ravissements ni des extases; ils n'avaient pas besoin d'éprouver rien de semblable.
5. Si les ravissements et les extases ont leur principe et leur cause dans une grâce infuse, et que, la partie inférieure étant privée de Tusage des sens, la partie supérieure de l'intelligence et de la volonté soit unie à Dieu par Toraison, dans ce cas, ils contribuent grandement à rendre la vie plus par* faite; mais s'ils se tiennent dans la partie inférieure, sans l'usage des. sens et sans Poraisou (ce qui n'est pas rare) , alors on doit les considérer comme inutiles et comme xin temps perdu,
6. 11 y a aussi des évanouissements exta« tiques, ou des extases qui ressemblent h des évanouissements, comme il arrive ordinal* rement chez les personnes adonnées à l'orai* son, et principalement chez les femmeif de
J)etito tdte, de oœur sans énergie, et de aible complexion. Ui raison en est que, par Teffet d'une opération intérieure aouce et forte tout à la rois, ces sortes de personnes sont subitement privées de l'usage des sens extérieurs et en même temps do la raison, laquelle dépendant d'un principe acquis par les sens extérieurs, est suspendue par là même que ceux-ci le sont. Qu*on demande |k ces personnes, revenues à elles, s'il leur reste dans la mémoire iotellective quelque souvenir de ce qu'elles ont fait ou éprouvé, elles avoueront qu'elles n'ont souvenir de rien. Il n'en est pas ainsi pmir ceux dont }fis extases dépendent d*un principe infus :
car ils se rappellent les faveurs que Dieu, leur a accordées dans l'extase.
7. Quant h ceux qui éprouvent de temps à autre des ravissements, et qui, revenua quelque peu k eux-mêmes, sont ravis do nouveau et restent en cet état plusieurs jours sans pouvoir ni manger, ni boire, nî dormir, on fera très-bien de les placer dans une chambre, de les soigner, de les traiter avec les précautions et les égards que réclame leur état, et de leur faire prendre quelque^ bouillons, jusqu'à ce qu'ils reviennent entièrement à eux-mêmes; et s'il s:3 présente des signes d'une exlase divine, il ne faudra ni médecins, ni remèdes, ni bruit, ni applaudissements, ni réunion d'hommes. Dieu, qiii a réduit une persoune à un tel état, saura bien l'en tirer, il n'y a aucun exemple certain que quelqu'un en soit jamais mort; et, du reste, celui qui perdrait la vie de cette man ère serait bien heureux,
I)uisi]u*il ne mourrait que par la violence de 'amour divin, et qu!un tel effet ne sor^iit produit que par l'excès de cet amour.
8. Pour ce qui esi des personnes qui éprouvent fréquemment des évanouisse* ments extatiques, et qui sont, de fois à autre, privées de 1 usaçe des sens par la force. ii> térieure de l'oraison mentale, il faut leur ordonner de manger ou de dormir plus qu'elles n'ont coutume, et de se livrer plus à l'oraison vocale qu'à loraison mentale* Ces sortes de personnes sont toutefois trèsattachées ordinairement à leur volonté, et rarement on Hfossit à les faire obéir, et à obtenir d'elles qu'elles renoncent à leur ma« nière de vivre.
9. La voie des révélations et des ravissements divins est, à la vérité, bonne en elle^ même, mais aussi assez périlleuse. Il en est d'elle comme de l'état dangereux des funambules, qui sont toujours ex(>osés à tomber et à pénr. Au contraire, celui qui marche avec humilité dans la voie royale de l'obéissance, qui supporte l'adversité avec pa^ tience, et qui s'applique à l'exereice des autres vertus, lui, il acquerra une sainteté solide, et n'aura point à craindre d^ tellesi chutes. La première voie est bonne, maia dangereuse; la seconde ost fructueuse el sâre.
FAMILISTEà. - Les fiimili^tes éuient vue secte de fanatiques qui eut pour auteur, en 1555, un nommé nenri Nicolas, dis* ciple et liompagnon de David George, chef 4e la secte des daviUquiê. Nicolas trouva des sectateurs en Angleterre et en Hollande, <et les nooQima la famille éCamowr et de cba- Vité. 11 était, disait^il, envoyé de Pieu pour apprendre aux hommes que l^esseQce de la religion consiste à être épris de l'amour divin; que toute autre doctrine touchant la foi et le culte est très--peu importante^ qu'il çst indifférent que les Chrétiens {lensentde jpieu ce «Ju'Hs voudront, pourvu que leur
eœur soit ejflammé du ffeu sacré de la piété et de l'amour* --On l'accuse d'avoir parlé avec très-peu de rtspect de Moïse, des i)rophèteS|, de Jésus Christ même; d'avoir prétendu quo le culte qu'ils ont prêché* est incapable do conduire tes hommes au bonheur étemeU que ce privilège était réservé à sa doctrine^ Toutes ces erreurs sont en effet des consé-v quenoes assez clairos du principe qu'il éta-« blissait; et il n'est pas étonnant qu'au mi-« lieu du libertinage de croyance introduit par la prétendue réforme des protestants, il ait fait des prosélytes. Georges Fox, fondateurs delà secte des ijuakers, s'éleva forfeiiient