FEN
mCTIONNAillE
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contre cette prétendue famille éTamour ; il rappelait une secte de fanatiques, parce qu'ils prêtaient serment, dansaient, chantaient et se divertissaient : c'était un fanatique qui en attaquait d'autres. (Moshbibi, Btêi. tccUt. XVI* siècle, sect. 3, ii' part., c. 3. §25.)
FAURE (Charles), abbé de StCr-Geneviève et premier supérieur général des chanoines réguliers de la Congrégation de France, naquit à Luciennes, près de St-Germnin-en- Lajre, en 159^, d^une famille noblo. Il entra dans Tabbaye de Senlis, et la réforma par ses conseils et par s^s exemples. Il vit s introduire cette réforme dans l'abl>aye de Ste- Genevièvo de Paris et dans près de cinquante autres maisons du môme ordre.
Nommé général de cette nouvelle Congrégation, il travailla avec des peines et des fatigues incroyables au rétablissement de Tancienno discipliné. Il mourut saintement en 16U, âgé de cinquante ans. On a do lui plusieurs ouvrages ascéticjues, et en particulier une Conduite pour les Novices. La Vie du P. Faure a été écrite par le P. Chartonnet, 1698, in-4\
FAUSTE, évèque de Riez , né vers 390 dans la Grande-Bretagne, quitta le barreau, où il obtenait des succès, pour se retirer dan8 le monastère de Lérins. Il en devint abbé en 433. Plus tard, vers (55, il succéda à saint Maxime sur le siège de Riez, fut exilé en 481, et mourut vers 485. On a de lui un Traité du libre arbitreiM de la grâce^ et queloues ouvrages d'asdPsme insérés dans la Bibliothèque des Pires.
FÉLICITÉ. — Voy. BéATiTUDB, Fixs Dca-
Hl&RBS.
FÉNELON ( François de Salignac db Lamotte-J naquit au château de Fénelon en Quercy, le 6 août 1651, d'une maison ancienne et distinguée. Doué des plus heureuses dispositions pour l'esprit et pour le cœur, il fit ses premières études à Cahors, de là vint à Pans, étudia la théologie sous la conduite de l'abbé Tronson, supérieur de Saint-Sulpice, entra dans les ordres à vingtquatre ans, et exerça les fonctions les plus pénibles du ministère dans la paroisse Saint- Sulpice. Il eut ensuite la direction des Nouvelles-catholiques, et celle d*uno mission dans la Saiutonge et TAunis. £i 1689, Louis XIV le chargea de Téducalion des ducs de Bourgogne, de Berry et d'Anjou, pour lesquels il écrivit son Télimaque el ses Dialogues des Morts. Eu 1695, Fénelon fut nommé à Tarchcvèché de Cambray. Mais dès lors un orage se formait contre lui; il ne fut pas longtemps sans éclater. Né avec un cœur tendre et une forte envie d'aimer Dieu d*un amour pur et désintéressé, il se lia avec la fameuse madame Guyon (voir ce nom), dans laquelle il ne vit qiî*une flme sainte, éprise du môme goût que lui. Les Î4lées de spiritualité de cette femme excitèrent le zèle des théologiens et particulièrement celui de Bossuet. Fénelon épousa le parti de madame Guyon, et publia son livre ûeV Explication des Maximes dcssaints, 1G97,
in-12. On craignit que ce livre ne fit revivre te système pernicieux de Holinos (Voir ce nom), et Bossuet le déféra su Saint-Siége,. qui condamna le nouveau livre en 1699^, après neuf mois d*examen, avec ordre de suppression et de rétractation de la part d» Tauteur. Fénelon n'avait pas attendu cet ordre; dès qu*il eut appris la sentence de Rome, il fit un mandement lui-même contre son livre, et se rétracta solennellement en chaire. Ce grand prélat, appelé le Cygne de Cambrai, mourut le 7 janvier 1715, âgé de soixante-trois ans, et fut universellement regretté. Sa Vie a été écrite par le cardinal de Bausset. Les ouvrages ascétiques de Fénelon, outre son livre du VExptieation des Maximes des saints, sont : 1** Direction pour la conscience d'un roi, composée pour le duc de Bourgogne, in-12, 1748 ; — 2* itn excellent Traité de l'éducation des fUles , in-12; — 3" OEuvres purement spirituelles , 4 vol. in-12; — 5* de nombreuses Lettres spirituelles.
FERNAND ou Febdixand (Charles), natif de Bruges, poëte, musicien, philosophe et orateur, quoiqu*aveugle dès i enfance, pro-^ fessa les belles -lettres à Paris. Le Pape Innocent VIII,' informé de la sainteté de Sà vie et de son savoir, lui permit de recevoir le diaconat, en vertu duquel il exerça le ministère de la prédication avec beaucoufi de zèle et d'éloquence. Il mourut en 1496. Bénédictin, dans le monastère de Chezal- Benott, à douze lieues de Bourges. On a de lui : 1*" De tranquillitate animi; — 2* Monosticarum confabulalionum libri quatuor ; — -- 3^ Spéculum monasiicœ diseipKnœ, 1515» in-fol.
FERRAND {Pulgentius Ferranduê), diacre de Carthage au vi* siècle, disciple de saint Fulgence, est auteur d'une Collection abré^
Îée des canons ; d*une Exhortation au comie léginus, sur les devoirs d*un capitaine chrétien, et do quelques autres opusculea ; Dijon, in-i% 16W.
FERRARI [Lucius), provincial de l'ordre des Frères Mineurs, vivait sous Benoît XIV, auquel il dédia son admirable ouvrage intitulé Bibliotheca prompta, canonica, jtirtdica, rubricisiica, theologica nec non asce^ tica , polemica , historica , etc. M. l'abbé Migno le réimprime en ce moment.
FERRÉOL (Saint), évoque d'Uzès en 533, a laissé une Règle monastique, insérée par Holstein dans son Codex Regularum.
FILA3SIËR (Marin), prêtre du diocèse de Paris, mort en 1733, à cinquante-six ans, lut curé de campagne, et ensuite chapelain des Dames de Miramion. On a de lui : 5efitiments chrétiens f propres aux personnes infirmes, in-12.
FIN DES ACTIONS. — Voy. Rapport et
PsaVECTION DES ACTIONS, dU mOt ACTIOlf.
FINS DERNIÈRES (Manière de les méditer). — La matière de méditation (Voir ce mot) la plus propre à purifier les Ames de ceux qui commencent à marcher dans la voie de la perroclion, est la considération des quatre fins dernières, de ta morê, du jV-
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DÀSCETtSItfE.