‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 109 sur 209 · R.VT · texte numérisé non relu

R.VT

PATB CÉRAMIQUE (Bouto!i« en). — La

bbncation des boutons en pÂte céramique ni nne industrie toute récente. II y a douza anseoTiron, elle prenait naissance en An^ ^erre. H. Proeser» le premier inventeur, ivail coocédé l'exploitation de ses brevets ï deux manufactures célèbres , celle de ÎH. Minton et Gomp., à Stokc-upon-Trent, H celle de HM. Walter Chamberlain et Comp. à Worcester.

Les indications que nous allons donner sur la fabrication par le procédé Prosser ms permettront d'apprécier toute l'impor- II0C8 des progrès que les inventions de I. Bapterosses ont introduits dans cette Bourelle industrie.

Dans le procédé Prosser, la pAte formée

fiéraiement d'éléments fusibles , tels que feldspath et le phosphate de chaux, afin le donner au bouton cuit une translucidilé •Msdote, était moulée tout à fait sèche. fclQi donnait le liant indispensable pour le ■oaiage et le maniement des boutons mou- In à l^aide d'un corps gras chauffé h une mce chaleur avec la pâte. La poudre préfdi était moulée à 1 aide de petites maeues à balanciers oui frappaient les bou* iBuflàun. Après le moulage,, ils étaient |te à la main sur des rondeaux en terre ttîNet encastrés dans des manchons que Jk superposait dans les fours où: Ton cuit "iporcelaine tendre à la manière anglaise. cuisson des boutons s'opérait , dans ces à feu intermittent, de la même ma- ^re que celle des porcelaines qu'on y plaît en même temps.

Les procédés dont M. Bapterosses est tuiTenteur diffèrent radicalement, à pluieurs égards, des procédés anglais; leur bveotioD remonte à-Vannée 18i3. M.Baptensses, mécanicien distingué et connu déjà fir plusieurs inventions utiles, conçut l'idée vuDe machine qui pât mouler à la fois, par te seul coup de balancier, un grand nombre ie boutons. Cette idée était réalisée dès finoée suivante , et M. Bapterosses prit,, le I noTembre iSVt^ un brevet d'invention

K»urune presse pouvant frapper cing cents lutons à la fois. Il s'occupa ensuite des mires parties de la fabrication, qui étaient loot à fait étrangères à ses occupations anpneures. Après des essais variés, il arriva Itrouver la composition des pâtes dont il >e sert aujourd'hui, et .les procédés de ^i^soQ si ingénieux dont il nous reste à ^ndre compte.

M. Bapterosses fabrique deux qualités de biuions : les boutons dits agate et les bou- ^^ns strass.

La pâte à boutons agate est composée ^e feldspath lavé aux acides- pour le dépasser de Toxyde de fer, et d'une poli|e proportion de phosphate de chaux. La mt des boutons strass est composée de |<^ld$path ; une petite quantité de lait mél'Dgûe a la- pâte luL donne le liant nécesiiire pour gu'elle puisse se mouler après 'ii^aessiccation convenable. Uoeseule presse l^ui mouler, comme nous l'avons dit, jus-

qu'à cinq cents boutons à la fois, et Touvrier qui la dirige peut frapper en moyenne deux à trois coups par minute. En tombant de la presse, les boutons viennent se ran* ger d'eux-mêmes sur une feuille de papier maintenue par un cadre en fer rec* tangulaire , d'où par un tour de main trèssimple et très-insénieux, comme nous indiquerons tout à l'heure, ils se trouvent placés sur la plaque de terre qui sert à leur cuisson.

Les fours- qui- servent à- la^ cuisson des boutons sont ronds ou rectangulaires , mais le principe de leur construction est le mê«^ me dans les deux cas.

Le foyer est central conim« dans les fours à cristal. Un certain nombre d'arches se partagent l'espace à Tentour du foyer , et chacune d'elles reçoit six ou sept mouQes superposées. La flamme s'élève du foyer jusquà la voAte du four, pour redescendre dans chacune des autres, et en circulant tout à l'entour des moufles, jusqu'à des caroeaux placés à la partie inférieure, et qui vont se réunir dans une cheminée centrale. Les fours ronds de M. Bapterosses ont soixante moufles , les fours rectangulaires n'en ont que vingt-huit ; ils peuvent rester en feu plusieurs mois consécutifs sans avoir besoin de réparations. Chacune des moufles peut recevoir une plaque en terre réfractaire de la même dimension que la feuille de papier sur laquelle se sont rangés les boutons au sortir de la presse. Quand la plaaue est rouge, l'ouvrier vient poser dessus la feuille de papier recouverte de boutons. Le papier brûle, et les boutons se trouvant ranges sur la plaque de terre rouge dans la disposition symétrique qu'ils avaient au moment du moulage. Les plaques sont remises au four ; elles y restent pendant dix minutes enviroOf temps suOisant pour la cuisson. On retire la plaque, on enlève d'un coup de rable les boutons qui la recou^ vrent, et, comme elle a conservé presque toute sa chaleur, elle peut servir immédiartement aune nouvelle opération. Un four de soixante moufles, qui peut cuire, envingt-quatre heures, cinq cents masses de boutons, brûle dans le même temps environ 6,000 kilog. de houille. Un ouvrier est attaché à chaque rangée de moufles> et tra/' vaille pendant douze heures consécutives.

Nous pourrions citer également, comme perfectionnements accessoires de l'invention de H. Bapterosses, les moulins dont il se sert pour le broyage des matières premières, les instruments tels que la tournetu^ qui servent à la. manœuvre des plaques, les ap-

f)areils pour recevoir les boutons cuits. Tous es procédés imaginés par M. Bapterosses portent avec eux un caractère d'ingénieuse simplicité qui fait le plus grand honneur à res|)rit d'invention de leur auteur.

£n introduisant dans la pâte des boutons différents oxydes métalliques, M. Bapterosses obtient des boutons de couleur teints dans la masse. On a préparé des boutons bleus de nuances diverses avec l'oxyde iU>

PEl

DICTIONMAIKE

FCI

sel de cobalt seul ou mélangé d*oiydede zinc, des yerts de diverses nuances avec Toiyde de chrooie, des gris avec l'oxyde de nickel, des bruns avec le chromale de fer, etc.

Nous devons signaler également la fabri* cation des boutons peints par impression, qui prend chaque jour un nouveau développement. Des cylindres d'acier gravés permettent d'obtenir le transport de la couleur sur un panier d'impression sans fin. L'impression s effectue, par des moyens aussi simples que rapides, sur des boutons collés préalablement sur une feuille de papier. Quant h la cuisson des couleurs, elle s'opère dans des fours analogues à ceux qui servent à la cuisson des boutons blancs, c'est*à-dire à vue et à feu continu, et par des moyens tout à fait semblables à ceux décrits plus haut. Mais ici la température atteint è peine le rouse cerise, tandis qu'elle s*élève jusqu'au blanc dans les fours à cuire la pâte à boutons.

Mentionnons encore ici, comme dignes de remarque, les machines pour piquer les cartes servant à l'encartage des boutons, et les moulins fort bien disposés qu'emploie M. Bapterosses pour le broyage de ses couleurs. L'appareil dont il se sert pour appliquer rapiaement des filets d'or autour des boutons mérite aussi d'être signalé pour son élégance et sa simplicité.

M. Bapterosses emploie, dans son établissement ae la rue de la Muette, 27 et 29, faubourg Saint-Antoine, plus de sept cents personnes; quatre cents femmes sont employées au dehors pour l'encartage des boutons.

Cette dernière opération est la seule qui ne se fasse pas par voie mécanique ; aussi l'encartaee coûte-t-il (8 à 60 centimes par masse, c'est-a-dire, en moyenne, les 30 pour 100 du prix de la masse des boutons blancs.

Les moyens perfectionnés qu'emploie M. Bapterosses , et la concurrence qui s'est élevée entre ses produits et ceux qui sont obtenus par les procédés anglais, ont amené une baisse considérable sur les prix de Tente, et en même temps un accroissement très-grand dans la consommation. Les prix se sont abaissés, de 8 fr. la masse encartée (prix de 1845], h 1 fr. 75 c. La fabrication de M. Bapterosses atteint aujourd'hui de huit cents à mille masses de boutons par jour, y compris cent cinquante masses de boutons imprimés, ces derniers au prix de k fr. la niasse.

La supériorité des procédés inventés et mis en pratique par M. Bapterosses sur les procédés anglais a amené un résultat des plus honorables pour l'industrie française.

La fabrication des boutons a cessé complètement aujourd'hui en Angleterre, et les cessionnaires du brevet Prosser achètent maintenant à M. Bapterosses les boutons qui se vendent dans ce pays (1).

PEAUX (préparation dbs). Voy. Tannage.

PEINTURE EN ÉMAIL. — Esquisse gêné-

(1) y oy. Bulletins de la Société d'encouragement y aoueo 1851.

raie. On donne le nom d'émail à on verre coloré par un oxyde métallique et renda opaque par le mélange d'une petite quantité d*oxyde d'étain ou d'autres substances mé» talliques. Le verre, l'émail de la porcelaine, peuvent être considérés comme des émaui transparents.

Les Egyptiens connaissaient et pratiqiiaient l'art d'émailler. On a recueilli en Egypte de nombreuses figurines coloriées par un émail, ordinairement en vert ou en bleu, et des caisses de momies exécutées en mosaïaues de pierres ou d'émaux de diverses couleurs. Les Babyloniens tapissaient de briques vernissées les murs de leurs temples. Quant aux Grecs, on ne sait pas bien jusqu'à quel point l'émail leur a été familier. D'après beaucoup de connaisseurs, le rernii qui recouvre les vases dits étrusques n'esl point un émail, et le mot grec qui désigne cette composition ne se trouve qu'au Bas* Empire. L'art de l'émail leur exista certainement chez les Romains. Un vase anti- 3ue en bronze, découvert en Angleterre ans un tombeau, est orné de peintures émaillées. On sait d'ailleurs que les Romains imitaient les pierres précieuses, et qu'ils entremêlaient leurs mosaïques de cubes de verre coloré et émaillé. La Gaule, de son côté, fit des émaux très-anciennement, et, à ce qu'il semble, avant qu'elle eût pu en recevoir le secret des Romains. On a trouvé dans les tombeaux gaulois, sous les pierres levées, des globules en verre opaque ou translucide, teints en bleu, en vert, en gris, en blanc, desplaquesdecuivre émaillées, etc. D'après une tradition locale, il y aurait eu des émailleurs à Limoges dès les premiers siècles de l'ère chrétienne ; mais on ne peut en constater l'existence dans cette ville qu'après l'an 600, et cela même eu admettant que saint Eloi ait réuni l'art de l'émailleur à ceux du ciseleur et de l'orfèvre. On trouve au reste l'émail mentionné au xii' siècle dans les tableaux de Philostrate. Les Francs renferment des objets émaillés dans le tombeau du roi Chilpéric ; saint Colomban donne de l'argenterie émaillée à Tégliso d'Auxerre, et Ta couronne du roi lombard Agilulf est ornée d'une inscription dont les lettres sont émaillées en bleu. Peu à peu l'emploi des émaux va devenir plus fréquent et la manière de les travailler plui^ pariaile. On les utilisera pendant tout le moyen âge pour embellir les bijoux, les bagues, les agrafes, les colliers, les hanaps, les burettes, les aiguières, les plats, les boucliers, les casques, les poignées d'épées, les manches de couteaux, les lermoirs et couvertures de livres, les bahuts^ les tombeaux, les reliquaires, les châsses, les crosses, les calices, et la plupart des objets du culte.

On attribue à saint Éloi, monnayeuret orfèvre de Limoges, évoque de Noyon en 6i0, quelques productions enrichies d'émaux i entre autres une croix en or de hauteur d'homme, qui se trouvait au bout du choeur de l'église de Saint-Denis. Malheureusement ces ouvrages ont disparu. Les plus anciens

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IDES INVENTIONS

^hantiflans des émnui que nous avons ne rfsoolentpas aa delh du vin* siècle. Depuis (tHè épogue jusqu'à la fin du xin* siècle, la DiUèrentreuse est coulée par iuitaposition dins des creux, et retenue parues saillies de Bétal ; elle forme comme une sorte de mo- ^que. La couronne de Charlemaçne t à îieone, a des ornements d*or émaillé ; la «oit |>astoraie des évoques de Monza est nnéed'un éoiail qui représente la figure de iéraç-Christ. Vers le même temps, les Arate répandent en Espagne et dans le reste krEurope le goût des azuléjoSf briques •rrées, émaillées d'un côté et peintes de ^ses couleurs. Au ix' siècle la célèbre mfe de Ptolémée, que Ton conserve au* Mlmi à la bibliothèque impériale, avait m iransbrooée en calice, et c'est dans cet M qu'elle avait été donnée h l'abbaye de lint-Denis. Son pied d'or, ajouté pour le Mfel usage auquel on le destinait, portait ■e inscription en émail. On trouve dans b écrits d*Anastase le Bibliothécaire plu- É«n mentions de tablettes et d'objets d'oriKrie émaillés en 8^7, 855, 885, etc. Une •fee ornée d*ématl, trouvée à Sens, est MiéeparWilleminàrarchevèqueAtalde, 0l(n933. On rapporte è Ragenfroy, éventée Chartres, qui siégea de 941 5 960, »i9lre crosse émaillée, sur la douille de brile on lit cette inscription indiquant uiD de l'artiste : Frater WilMmus me V.La trace des émailleurs de Limoges se m au Tin* et au ix* siècle. Au xi* siècle •Tr^trouTe l'art de l'émailleur entièrement

£ à celui de l'orfèvrerie; auxii* la réputades émaux limousins est répandue en k|lc(erre et en Italie; on les désigne sous k noms d'opuf de Limogia^ Limocenum^ Ai9n>fnc«, Lemovicinum, de labor Lima-' «f. etc. On cite de cette époque les belles ysses ornées d*émaux de vhamberî^ de httiiaf, de Savnt-ViwMe (Corrèze), û'Ambor-

»« de CWard (Haute-Vienne), un candélabre tltxrmc (Corrèze}, et un débris de châsse, «•sélé par M. Texier, curé d'Auriat, et sur >|Qel on lit : Fr. Guinamundus me fecU, Cet

Eiste parait être l'auteur du tombeau desaint j^U qui se trouvait dans la cathédrale de H'ueux,etquifutdétruit parles protestants ^m les guerres de religion. Le tombeau teHenri le Large, comtedeChampagne, mort *H81, était en argent massif orné d'émaux. Les émaux du xiii* siècle se distinguent ^ précédents, par les procédés -matériels nployés pour les fixer au métal qui les •Pî-orle, et par le style des ornements qu'il» *nent à former. La substance vitreuse, ^'liqaée sur des feuilles de cuivre convexe, >je^t plus retenue que par Tadhérencede *foDie, et elle produit des tableaux par la *«ie variété des couleurs. Pendant quelaue ^PS| TinBuence du style byzantin se fait |][j»re sentir, et on en voit la trace sur les ^Qi d'un calice publiés par M. Dusorome- ^ni,et qui porte : Magister C, Alpage me fttti LmQtkorum. Mais d^ft, en 12^, les apures de la chAsse de saint Vaury, et les ^fiimenlsdu coffret de Saiût-Aurélien de

Limoges, ont pris quelques-unes des allures du gothique. L'architecture des châsses se modifie comme celle des églises, et les sujets légendaires qu'on y traite sont composés d'après les idées du temps. Parmi les émaux remarquables du xni* siècle on peut noter : les tombeaui de Jean et de Jeanne, enfants de saint Louis, ornés de plaques de cuivre émaillé (à Tabbaye de Royaumonl); un coffret dans l'église des bouchers de Limoges; la chflsse de Laguône ; une suspension en forme de colombe dans Téglise de Laguêne; une autre dans Téglise Saint-Yrieix ; une croix dans le musée de la Société dee antiquairee de Picardie; une crosse au musée de Poitiers; un buste en vermeil de saint Uartin dans Téglise de Sourdeille, etc.

En 1235, une confrérie du saint sacrement fut établie Jl Limoges, entre les orfèvres émailleurs, dans la paroisse de Saint- Pierre en Queyroix. Il y avait aussi, en 1317, une manufacture d'émail sur or è Montpellier, et, en 1378, une école d'émaillcurs h Avignon, ainsi qu'on le voit par une bulle du pape Grégoire XL Ce pontife donna, en 1380, a Saint-Martial de Limoges une coupe d*or émaillée sur laquelle on lit : B. Vidal m^a y

il existe au musée du Louvre, salle des bijoux, un reliquaire qui porte la date de 1339, et dont Jeanne d'Evreux, veuve de Charles le Bol, fit présent è l'abbaye de Saint-Denis; c*est une Vierge en or, tenant TEnfant Jésus sur le bras gauche, et une fleur de lis dans la main droite; on y voit un exemple remarquable de la méthode d'émaillure dite en apprêt.

On a prétendu è tort que la manufacture d'émaux de Limoges avait à peu près cessé de produire au xv' siècle : des émaux et dos noms d'émailleurs limousins de celte époque sont parvenus jusqu'à nous ; mais au xvi* siècle, l'art d'émailler prit une direction nouvelle, et se plaça è côté de la peinture. On ajouta un fond d'émail blanc entre le métal et la couleur, et Ton put ainsi exposer souvent Tobjet au feu et se livrer h de nombreuses retouches. Lis Limousin, les Courteys, les Raymond, firent ainsi de véritables tableaux, remarquables par la pureté du dessin et par Tharmonie des couleurs. Les principaux émaux de Léonard Limousin sont : 1* deux cadres exécutés pour la Sainte-Chapelle, sur les dessins du Primatice, d*après les ordres de François 1" et de Henri II (au musée impérial); 2« deux émaux représentant Henri II en saint Th<v mas, l'amiral Chabot en saint Paul {ibidX rC les dix autres apôtres (à Chartres); 3* le portrait du duc de Guise (au Louvre) ; 4* le

gortrait du connétable de Montmorency (t6.}; ' huit tableaux ovales représentant des scènes de la Passion (musée Dusommerard); 6* les quatre évangélistes (cabinet de ma* dame de La Sayctte, à Poitiers). On a de Jehan Limousin deux salières peintes en émail dans la collection de H. l'abbé Depéret, et d'autres ouvrages dans diverses collections particulières. Pierre Courteys a laissé

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douze tableaux ovales en émail» de i pieds 8 pouces de haut sur 2 pieds 6 pouces do large, représeQlant les Vertus et les dieux de l'antiquité, lis formaient la principale décoration de la façade du cfiâteau de Madrid, bAti par François I". Trois de ces tabl(*aux sont passés en Angleterre; les neuf autres Tiennent d*ètre placés dans le musée de l'hôtel de Cluny. Un coffret émaillé de Pierre Courteys est conservé dans le cabinet de madame de la Sayette. On connaît de Jean Courteys une grande composition de près de 2 pieds de hauteur, une aiguiire et deux coupes en camaïeu.

Après le xyi* siècle, la peinture en émail déclina à Limoges; et Ton ne cite plus, comme Tayant cultivée avec succès dans cette ville, que les Nouailher et les Laudin. On a dit que, vers 1632, Kapplication des émaux opaques sur Tof avait été inventée par un orfèvre de Châteaudun, nommé Jean Toutin. Les faits cités plus haut prouvent que cette application était déjà connue depuis bien longtemps. Ce qui est certain, c'est qu'au xvir siècle les artistes habiles perfectionnèrent Témaillure de bijoux, et que les portraits peints sur émail eurent une grandp vogue en France, en Italie et en Angleterre. Pelitot et Jacques Bordier, de Genève, excellèrent dans ce genre de travaux, et tous les souverains de l'Europe voulurent avoir des portraits faits par eux. Petitot copia aussi sur émail Mignard et Lebrun. Touron, uui suivit ses traces, a laissé un beau médaillon émaillé, représentant Vénus et TAmour. Plusieurs portraits, exécutés au xviu* siècle par Louis de Châtillon et par Guerrier, sont conservés au musée du Louvre. Louise Hugler peignit des médaillons pendant le règne de Louis XVL Après la révolution, Augustin Counis fit sur émail les portraits de Joséphine et de Denon. Salomon- Guillaume Counis, Genevois, élève de Giro* det, rappela les beaux temps des émailleurs de Limoges. Il copia la GaUuie de Girodet, et fit les portraits de la famille impériale, de Louis XVIII et de-M. de Forbin.

Aujourd'hui la peinture eu émail est très-négligée en France. La peinture sur porcelaine l'a remplacée avec avantage. On ne se sert plus guère de l'émail que pour former une sorte d'étamage moins dangereux que les enduits métalliaues, pour imiter les yeux d'animaux arliuciels, pour couvrir des cadrans de montre, pour orner des bijoux, etc.

LùU par ordre chronologique des émailleurs

français.

Abbon. — Sainl Eloi. — Saint Thillo ou Thean; viif siècle.— F. Willelmus, d^O-950.

— Josbert, 97^-982. — Guinamundus, 1077. —MatUiœus Vitalis, 1087. — Isembertus, abbé de S.iint-Martial de Limoges, composa pour saint Alpinien une chAsse d'un travail admirable, 117&-li78.—ileytna/du«, après 1181.

— ClauditAs Alpays, — De Montval^ xiu' siècle. — Chutard, 1209. — /. et P. Lemovici, ^^14, — Marc de Bridier. 1360, —Jacques

de Romans, argentier et émailleur de Montpellier, fit, en 1366, ^ clochettes d'argent doré et 28 écussons portaat les armoiries en émail du pape Urbain V et du consulat.

— P. Deu Bost. — M. Benoist. — P. de Chutrlnou, — Af. Jnlier. — M. Soman. ^Jthm Cap. — A. Vidal. — B. Âyauba, 1389.

— Denisot, mort en IWO. — P. Verrier, 1^96. — Léonard Limousin, né i LinK)ges en J480, a travaillé pendant tout le règne de François I". — Jehan Limousin, jusqu'en 162^. — Jérôme de Bobia^ venu d'itaKe, émail leur du roi, en 15W. — Pierre Courteys. 1556-1559. — Jehan Courteys. -~ Martval Courteys, 1579. — Suzanne Courteys, commencement du xvu* siècle. — Pierrt Raymond, 1540-1582. — Martial Raymond, 1590. — Jehan Guibert, 1551-1563.- /'(erre Guibert, 1599. — E. P. Mimbule, 158*. - P. Pénicaud, 1555.— AifcAoffi&au/t, 1555-1 S38. /.-£.-5. Lobaud, 1583. — Paulmet Texandier, 1596. — Anthoine, 1572. —Pierre Guibert, 1599. — Dumats. — N. Pénicaud. ~ Pierre Colin. — Dominique Mouret. — Gui- Ihomet Mouret. — Pierre Mouret. — Jehan Court, dit Vigier. — Joseph Blanchard. — Jehan Boysse. — Jehan P.^E. Nicaulsi. — Monvaemie , xvi* siècle, — Etienne Mertier, fin du xvr siècle, — Isaac Martin, — H. Pupe^ incertains. — Jehan Verrier.— Masnt, 1600. — Toutin de Châteaudun, vers 163î.

— Gribelin, élève de Toutin. — Dubié, orfèvre émailleur, qui eut un logement au Louvre. — Duguernier Al.^ de T'A^^id. de peinture, 1614-1689. Il fut obligé d'émigrer lors de la révocation de l'édit de Nantes. — Morliire^ de Blois, célèbre par ses émaillures sur baçues et montres. — Robert Vauauer, de Blois, élève de Horlière« mort en 1670.

— Pierre Chartier^ de Blois, habile dans l'art de peindre les fleurs. — Sylvestre Pontut, 1602. — Poirier. — M. Lydon. — Nilhaud. — Chausy. — Antoine Lemms^on. — A. Tharassin. — Êouin. — Bernard. — Waillet. — B. Poncet, xvii* siècle. — Poileeet, 1694. — Barbette^ 1696. — Jacgues Bordier, movi en 1690. — Petitot, mon en 1691.- Touron. — Henri Toutin copie la famille de Darius, de Lebrun. — Henri Chéron, de Meaux. — Sophie Chéron, fille de Henri Chéron. — Jacques Nouailher, sous Louis XIV. Baptiste Nouailher, xvu' siècle.- Pierre Nouailher, 1686-1707. — Bermà Nouailher. — Joseph NouaiUher. — J^ Nouailher^ xviu* sièsle. — Notl Lauiin-

— /. Laudin. — Valérie Lauain, lin du XVII* et du XVIII* siècle. — Jean Ardin, mort en 1700. — Charles Boit, mort en 1700. — Jacq.-Phil. Ferrand, mort en 1732.

— Louis de Châtillon^ mort en 173V. — J* B. Weiyler, académicien mort en 1790. — Guerrier. — Bouquet, reçu académicien le 23 avril 1753. - Liotard. — Bouton.

— Kuyler. — Pierre Pasquisr. académicieo, mort en 1806. — Augustin ^Commis, sous l'empire. . — Salomon-Guiliamme Counis, sous l'empire et la restauration.

Voyez ÉMAUX. (Cet article esi emprunté à M. Bourquelot.)

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DES INVBNTION&

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PEEfTOnSB raWXLAUlE. F^y. Pos-

CILAISB.

PECmiRB SUR YERKE.— Esquisse gêné' nie, — L'emploi de verre coulé eo feuilles , foor remplacer la pierre spëculaire dans les châssis des fenêtres, ne parait pas remonter br-iuooup au delà du règne de Néron. Les T-.tres retrouTées à Herculanum, sous les mwlres du Vésufe, sont en verre blanc, mais mal fabriquées et d'une teinte verdAtre. Plos tard, il est question de Titres dans les écrits de saint JérAme , de Grégoire de Tours, Je Fortanat et de saint Ouen ; mais, au yii* «iècle Diéme, elles étaient peu répandues en Fnuce et tout à fait inconnues en Angletene. Saint Wilfrid , évèque d*York, fit le Kemier Tenir de France dans la Grande* l^tagoe des ouvriers en TÎtrerie. Cinq ans i^fès sa mort Çlik) , saint Benoit Biscop , aDbé de Tarmouth , enToya des gens sur le (OotiDent pour chercher des ouTriers capables de IraTailler à la construction de son roottaslére et de son église , et particulièreneot les Titriers.

L*8sage des Terres colorés paratt être né (foo be>oin de symbolisme auquel les chrét:«ns des premiers siècles obéirent dans '<yjies fes branches de Tart; certaines nuances fk»ssèreot pour l'expression des effets du f-Ltii naissant , de Tarc-en-ciel , etc. , et elles larttt eo premier lieu mises à profit pour la •iccontion des églises. Il faut bien se garder, aa reste , de confondre sous une même dénooioation tous les Terres colorés, nui peureat avoir été traités par trois procédés diffrteotset avoir été teints, émaillés ou peints. Le premier procédé consiste à modifier le Terre dans sa substance même; le second, a appliquer la couleur sur le verre et à Vj Aire pénétrer par une nouvelle fusion , soit ^sns toute rétendue, soit dans quelques parties distinctes ; le troisième , à peindre sur le verre lui -même et à fixer les nuances aa moyen d*an fondant. Tous les ouvrages antiques de verre qui ont été retrouTés sont t-lots , dorés ou émaillés; aucun n'est peint. l^ vitraux employés par les premiers chrétiens» ceux dont parlent Fortunat , Grégoire oe Tours et • Anastase , sont teints et sans oroeffleots ; ils forment des broderies , des iDosaîques transparentes. Les ornements et •es figures produits par Tématllure et par la peinture ne paraissent qu'au ix* et au x* .Mètles ; les Terriers du xti* siècle s'adonnent particulièrement à la méthode de l'apprêt; -s arrivent au modelé , à la fonte des om- ^es, et ils marchent de pair avec les autres artistes maniant le pinceau.

On trouve dans le Dirersarium ariium f'^heduia du moine Théophile des détails ' «^Mnléressants sur la manière de composer 'e dessin d'une fenêtre Titrée ; de le calquer ^ur le Terre , de peindre les ornements , les draperies, les feuillages et les fleurs; de cfa'iisir les couleurs les plus conTenables , et de les fixer en cuisant le Titrail dans un four particulier (Liv. n , chap. 17 et 21). 1.^ plus anciens ouvrages exécutés d'après c<rs procédés qui soient parvenus jusqu'à

nous remontent au xn* siècle. On sait eependant que, vers 1052, il existait au monaiitère de Saint-Bénigne de Dijon des vitraux colorés qui, dès cette époque, passaient

K>ur être très-anciens. Sugper, abbé de Saintenis, orna l'église de son couvent de verrières qui représentaient différentes histoires de la Bible et les événements militaires de la première croisade. Une partie de ces précieux tableaux a été détruite au moment de la révolution ; le reste , transporté au Musée des Petits-Augustins, a été plus tard restitué à réçlise de Saint-Denis. Suger a donné la descnption de quelques-uns des vitraux qu*il avait commandés :

Nous avons, dil-il, /otl peindre une suite de vitraux remarquables par la variété des au- Jets : elle commence à Varbre de Jessé^ à partir du ckevH de Féglise , jusqu*au vitrail qui se trouve sur la principale porte d'entrée , tant en haut qu'en bas. Cest V ouvrage de plusieurs maîtres de pavs différents. L'un de ces vi-trauxj par des objets matériels^ dirige la pensée vers les objets immatériels , et représente Vapôtre Paul occupé à tourner un moulin^ et les prophètes apprêtant des sacs de blé pour le réduire en farine; on y lit deux distiques qui indiquent le sujet :

ToUis agendo molain de furfure, Piole, farinaai,

Mosaîec legis inlima nou facis :

Fit de tôt granis Tems sine furfure panis ,

Perpetausqoe dbos nosier el angeiicus.

Au xni* siècle tous les efforts de l'art de peindre se portèrent sur les vitraux. Les verres encadrés dans des meneaux de pierre , liés par des barreaux en fer et par des bandes de plomb; étaient dirisés en compartiments irréguliers, et tels que le demandait la forme des objets représentés et la solidité des tableaux. D'abora on se contentait d'un simple trait pour indiquer les figures. Au xni* siècle on forma des hachures qui leur donnèrent du relie! ; mais ce ne fut que plus tard qu'on produisit d'une manière complète les dégradations de ton qui se Toient dans la nature. Les objets religieux, les histoires bibliques, les allégories chrétiennes , les légendes des saints , furent particulièrement traités par les artistes. Cependant on Toit aussi sur les Titraux des scènes militaires, des portraits, des tableaux représentant les différents ouvriers du moyen âge et leurs ateliers de travail. On remarque à Chartres un tisserand , des corroyeurs, des laboureurs, des changeurs, un boucher , des pelletiers , un -tourneur , un charron, des boulangers , des orfèvres, des cordonniers, des drapiers, etc. Les portraits des évêques de Par:s sont figurés dans un vitrail du chœur de Notre-Dame (xu* siècle); celui de l'abbé Suger est représenté plusieurs fois dans les vitraux de Saint-Denis (xu* siècle), celui de saint Louis a été peint sur verre pour l'atibaye de Royaumont (xui siècle). Les archevêques de Reims, revêtus de leurs ornements pontificaux et décorés dupallium^ paraissent dans leur ordre successif au-dessus des arcades de la nef et du chœur de la cathédrale de Reims, etc.

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Des Titraax da xiii* siècle subsistent encore en assez grand nombre en France. Nous devons cite^ particulièrement ceux des cathédrales de Chartres, de Bourges » de Sens; la rose du transsept nord et deux

ffrandes fenêtres de la cathédrale de Soissons; es verrières de la cathédrale de Rouen, qui eprésentent les vies de saint Sever, de saint Julien THospitaiier, du patriarche Joseph , /a Passion de Jésus-Christ; les roses de Notre-Dame de Paris, etc. Au xiv* siècle, on confectionna des verrières de très-;;rande dimension, dans lesquelles les figures

Krintes superficiellement, encadrées sur un nd d'architecture, ne furent plus uniquement formées de pièces de rapport. En môme temps les vitraux devinrent en quelque sorte rap|>endice des pierres sépulcrales ; les statues des morts furent couchées sur le tombeau; leurs images, dans Tattitude de la prière, brillèrent aux fenêtres des églises. On utilisa la peinture sur verre pour Ta décoration des palais royaux, des hdtels des seigneurs, des maisons des riches bourgeois. Sauvai nous apprend que toutes le$ feneêtrei den chapellei des appartemens de Charles V , au Louvre^ et en Vhôtel Saint-Pot, estaient rempiles de vitres aussi haultes en couleur que celles de ta Sarnle-^hapelle, pleines d'images de saints et de saintes, surmontées d'une espèce de dais , et assises dans une espèce de trône, le tout d'après les dessins de Jean Saint'Romain, fameux sculpteur de ce temps, que ce monarque employait par préférence pour la décoration de ses palais. Sauvai dit encore que , outre ces images, quelques-unes des vitres des appartemens du roi, de la reine, des enfans de France et des princes du sang royal, estaient rehausséesdes armoiries de la personne distinguée qui les occupait, et que chacun de ces panaux coustoit vingt-deuxsous, La profession de verrier fut particulièrement encouragée en France pendant le moyen âge. Les peiiitres*verriers tenaient le premier rang parmi les artistes, et ils étaient exempts de tailles, d*aides, de ffuet,do

(;arde-porte , etc. Les rois Charles v, Chares VI, Charles VU et Charles IX leur accordèrent d'importants privilèges. En Normandie la fabrication du verre était, au milieu du xv' siècle, entre les mains de quelques familles nobles et anciennes. Antoine de firossard , écuyer de Charles d'Artois , établit , par le privilège de ce comte » dans la forêt d'Eu, une verrerie que les Caqueray, les Bongars, les Levaillaut exploitèrent longtemps avec succès.

Au XVI' siècle, la peinture sur verre, comme les autres arts, s'éleva à un haut degré de perfection. Un dessin correct, des formes nobles et élégantes, des couleurs brillantes habilement combinées, une grande entente de l'ombre et des lumières, telles sont les qualités qui distinguent les figures dans les vitraux de la renaissance. Henri Mellein avait préparé et annoncé ces grandes destinées de la peinture sur verre ; Pinaigrier, Jean Cousin, Bernard de Palissy, Angrand-le-PrincCy et une foule d'autres ar-

tistes habiles, les réalisèrent. L'Italie devint tributaire de la France, et des verriers marseillais allèrent peindre à Rome les vitraux du Vatican et des plus riches églises. La peinture sur verre, sans cesser d être religieuse, ajouta un nouveau genre d'élégance aux palais des rois et des grands seigneurs; Ecouen , Gailion , Anet , étaient aussi remarquables par leurs vitraux que par leurs fresques et leurs sculptures, et oans cette diffusion du luxe par l'art, les maisons bourgeoises, et surtout celles de Rouen, do Trojes , de Beauvais étalèrent avec orgueil leurs verrières historiées.

L'espace nous manque pour décrire , el même pour indiquer les vitraux exécutée pendant les xiv*, xv* et xvi* siècle ; oous nous bornerons à citer les portraits de Jeanne d'Arc, de Charles VII ^ de Jacques Cœur , peints en 1436 à l'hôtel Saint-Pol, è Paris, par Henri Mellein; les vitraux de la cathédrale et de l'hdtel-de-ville de Bourges, exécutés par le même artiste, les verrières de la cathédrale de Riom , données rer^ HSO par Charles de Bourbon et Agnès àv Bourgogne; les vitraux par lesquels, àl.i fin du XV* siècle et dans le cours du xvr*. on remplaça les anciens panneaux de l'église cathédrale de Paris; les vitraux de Notre- Dame-de-Brou (xvi* siècfe), et prticulièrement la belle verrière placée dans le collatéral gauche» qui représente l'assomptioii et le couronnement de la Vierge» cl le triomphe de Jésus-Christ ; les ouvrages di* Nicolas Pinaigrier et d'Angrand-le-PrinceÀ Saint-Ëtienne-du-Mont de Paris; les vitraus peints par les frères Gontier h Troyes, dans ]a cathédrale, la collégiale, Saint-MartiD-ès- Vignes, Moutier- la -Celle, Saint-Etienne, l'Arquebuse; ceux de la cathédrale d'Auxerre; ceux du chAteau de Gaillon, exécutés d*a-

Eres les ordres du cardinal Georges d'Amoise; ceux de la cathédrale de Metz; les compositions de Jean Cousin , à Troyes, à Paris, et dans diverses villes de l'Ile-de-France; les verrières du cliâteau d'Ecouen; celles de Saint-Patrice de Rouen, celles de l'abbaye de Cerfroy; celles de la cathédrale de ChAlons en Cbampagncv etc.

La peinture sur verre, encore cultivée avec succès au xvii' siècle, produisit alors des artistes habiles et des œuvres importautes. Les vitres du chœur de Saint-Henrv , de Paris, les fenêtres de plusieurs chapelle!» de la même église, les grisailles de Saint- Gervais, exécutées par Perrin d'après les cartons de Lesueur; les vitraux de Sainte- Croix de Gannal, représentant les quatre Pères de l'Ëglise latine; les peintures dt^ Michu, aux Feuillants, aux Invalides « à Versailles; les vitres de l'abbaye de Saint- Nicaise de Reims, celles des charniers de Saint-Paul, à Paris» sont les ouvrages les plus remarquables de cette époque, à la saite de laquelle Tart du verrier décline sensiblement. Au xviu* siècle, on exécutait quelques peintures sur verre, et prioclpalement des figures en grisaille et des armoiries; mais le nombre des artistes

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