‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 125 sur 209 · FIL · texte numérisé non relu

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DES INVENTIONS

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I roula apprécier soo ioteosilét taudis que liqaïutiléest sa qualité distinctive. Malgé ces eiagératioQs contradictoires, son Qtililé a é(é sanctionnée par l'expérience, et lepoblie j a eu recours avec un empresse* oent auquel j'étais loin de m'attendre. La raisoo qui fait préférer ma batterie, surtout dins rindustrie, est qu'elle n'offre pas de liibes poreux ; qu'elle n'exige pas l'emploi f'acides coQceotrés, et qu'elle ne laisse point Mapper d'émanations toxiques. Son action peut durer pendant deux, trois et même un

t s grand nombre de jours, quand on a soin la charger d'une suffisante quantité d'à* tde.Leziac n'a souvent besoin d'être amal-

fié qu'une seule fois ; et il faut très-peu temps pour mettre cette batterie en ac- (Titét on pour l'y maintenir. EnRn les frais fi'tlle exige sont très-minimes et proporlumés k la puissance qu'on veut obtenir. fuici un état approximatif des dépenses ^exigent ces trois batteries. 1* Dans la •boe ces frais dépendent du zinc qui est ieous par l'acide : zinc + acide + une ible action locale. Dans la batterie h effets itstaDls de Daniell, il y a zinc + acide -f» Elle de cuivre + une forte action locale.

ft^ae cellule de cette dernière, pour fourtm résultat donné, coAte deux fois auktque la même force obtenue à l'aide de

Ktienne. Dans la batterie de Grove, ilya

' -^ acide + acide nitrique réduit par

drogèue4- acide nitrique combiné avec f i ammoniaque qui s'est formé pendant fiction de la pile +une grande perte de zinc «à trois fois celle qui a heu dans la lienoe. »

' Passons maintenant à la description de |Qel|ues-unes des piles le plus avantageuse- Kent employées : c est toujours aux ManueU wretque dous continuerons d'emprunter ces ^'-riptions.

ÛM différeiUtê piles galvaniques. — De- P^ la découverte de la galvanoplastie , ^ graud nombre d'appareils ont été inven* ^^pour la réduction des métaux; il faudrait ^ Tolume entier pour décrire toutes, les >Bilificaiions, toutes les dispositions plus ^ tDoios ingénieuses, que chaque expéri- ^taieur a apportées, suivant ses idées, 1^1 piles galvaniques. Toutefois, malgré Ibs ^^s si nombreuses et si variées de ces ^pareils, ils peuvent tous être classés sous "^^ui grandes divisions : appareils simples, ^} Drocédé immédiat, et appareils compo- *^^. ou procédé médiat. La plupart de ceux p\ appartiennent à la première catégorie Jl^^^.blissur le même principe que lapt/e ** 'miell ; quant aux appareils composés, '^^«n retrouve l'idée primitive dans Tune ^piUi de Damell, de Grove ou de Smee.

^m décrirons successivement les princi- '^n appareils simples et composés ; nous ^p^ns dans quelques détails sur la ma-

'jf* ^« les construire soi-même, et nous l^'i^ueroDs les usages auxquels certains

. ,^* appareils nous paraissent plus spé- ^»* «ment appropriés.

^PJWriiJi simples ou à effets dirtcês. —

Dans ces appareils, lé courant, galvanique

est transmis directement du zinc au modèle

u'il s'agit de recouvrir : ils se composent

'un seul couple voltaïque dont le moule,

3ui est l'élément négatif, plonge dans la issolution du métal a réduire, tandis m^ l'élément positif, qui est une lame de zinc amalgamé ou non amalgamé, plonge dans un diapbrasme de nature poreuse, rempli d'eau acidulée. Ce diaphragme est placé \\iu même dans la solution métallique dont il empêche le mélange avec le liquide excitant, et la communication entre les deux, pôles est établie au moyen d'un simple fil métalligue en contact avec chacun des élé« ments ae la pile. C'est sur ces principes que sont établis les différents appareils simples que nous allons passer en revue ; leur eons«truction ne présentera aucune difficulté, et ils devront être préférés toutes les fois qu'il s'agira de revêtir des objets d'une couche peu épaisse de métal réduit, parce que, dans ces cas, l'opération n'a pas .besoin d'être aussi prompte ni aussi prolongée. C'est encore avec ces appareils que les commençants devront faire leurs premiers essais de réduction des métaux. Toutefois nous devons signaler les inconvénients attachés à l'emploi des appareils à effet direct.

On reproche aux piles simples la lenteur de leur action, mais il sera facile de reroé-^ dier, jusqu'à un certain point, à ce défaut, en employant des diaphragmes très-poreux et en élevant la température de la solution métallique sur laquelle on opère. En second lieu, les appareils à simple cellule sont sujets à un affaiblissement graduel du courant galvanique ; leur action, vive au premier abord, diminue progressivement d'intensité, et finit par être à peu près nulle en très-peu de temps. Cet effet tient à deux causes : Teau acidulée que l'on emploie pour charger la pile perd à chaque instant cle son énergie, à mesure qu'elle agit sur le zinc, et le zinc, de son côté, se recouvre d'une couche épaisse d'oxyde qui le rend de plus en plus inattaquable au liquide excitant. Il sera donc nécessaire de ranimer de temps en temps la force de l'eau acidulée, en versant quelques gouttes de nouvel acide dans le diaphragme, et la surface du zinc devra être souvent débarrassée, au moven d'une brosse un peu rude, de l'oxyde Brun qui la recouvre. On pourrait aussi amalgamer le zinc, mais alors la pile perdrait un peu de son énergie. Un autre défaut des piles simples est la di(&«>. culte de maintenir toujours au même degré de saturation lasolution métallique qui s'appauvrit pou à peu en métal à mesure que celui-ci se réduit. On n'a pas ici, comme dans les appareils composés, la ressource d'un anode soluble, qui, en se dissolvant, remplace dans le bain le métal réduit. H faut alors avoir recours à de petits sachets de mousseline remplis de cristaux du sel métallique sur lequel on opère, et qu'on tient suspendus à la partie supérieure de la dissolution ; on peut encore y faire plonger Textrémité à jour d'une petite trémie

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XMCTIONNAIRB

en verre ou en bois» que Ton remplit de» mêmes cristaux.

On a signalé, dans remploi des piles simples, un dernier inconvénient beaucoup plus grave, en ce qu'il n'est pas possibte d'y remédier, puisqu'il tient à la construction même de ces sortes d'appar«iis. Nous avons dit que pour donner aux [liles simples une certaine énergie d'action, il était nécessaire d*empIoyer des diaphragmes très-poreux.

Or, cette extrême porosité facilite rendosmose ou mélange aes deux liquides de la pile ; la solution métallique traversant les parois du diaphragme pour aller se réduire sur le zinc, celui-ci se recouvre peu à peu d'une couche métallique et devient tout h fait inactif; d*autres fois le métal se réduit sur les parois du diaphragme lui-même, et il en résulte une grande perte causée par la réduction inutile d'un métal souvent précieux. Cet effet estsurtout sensible lorsqu'on emploie des diaphragmes en baudruche ou en vessie. Nous verrons plus loin {eoL 8SS) l'expédient proposé par M. Becquerel pour parer è cet inconvénient ; mais ce moyen est malheureusement insuffisant, puisqu on ne peut y recourir sans êter à la pile une portion de son énergie.

Appareil triê^simple de If. SoUjf. — Un des appareils les plus simples que Ton puisse employer est celui de M. Solly. Cette pile a été attribuée tour à tour à HM. Spencer et Solly, mais, selon nous, l'idée primitive de sa construction appartient à M. Aug. De la Rive. C'est en effet avec un appareil semblable que le savant professeur de Genève a fait ses i;)remiers essais de dorure galvanique, qui, comme on sait, remontent aux premiers temps de la découverte de l'électrométallurgie. Cette pile se compose d'un vase «D verre ou en porcelaine, contenant une solution saturée de sulfate de cuivre, dans laquelle plonge un diaphragme en boyau de mouton ou autre membrane dont on forme une espèce de sac en le liant par le bas avec un fil ciré' ou une corde à noyau. Ce diaphragme pourrait également être fait en plâtre, en terre poreuse, ou même avec un simple verre à quinquet dont on fermerait une des extrémités avec une membrane de vessie, de parchemin ou de baudruche, as<sûjettie par quelques tours d'un fil ciré. Quelle que soit, au reste, la matière adoptée pour construire ce tube, on le maintiendra plongé verticalement dans la solution de cuivre, au moyen d'une petite traverse de bois dont les extrémités reposent sur les bords du vase. Ce diaphragme sera rempli d'acide sulfurique étendu d'environ 12 fois son poids d'eau, et l'on y plongera une lame lie zinc amalgamé, également assujettie à la traverse de bois de manière à ce qu'elle ne touche pas au fond du tube.

Pile simple de M, Becquerel. — M. Becquerel, dont les savants et consciencieux travaux ont précédé et semblent même avoir )réparé depuis longtemps la découverte de

a gnlvanopiastie, a donné* dans ses £//meit/f r kUcirO'Chimit {Firmiu Didot, Paris 1843),

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la description d'un appareil fort simple, doi il se sert surtout pour dorer. Nous silod fiiire connaître cette pile , aussi simpl qu'ingénieuse dans sa construction.

On prend un sac de toile à voiles que To remplit à moitié, ou aux deux tiers, d'un pflte demi-liquide de kaolin ou d'argile o^ dinaire, privée de calcaire^ On introdu] dans ce sac un diaphragme à minces parc en porcelaine dégourdie^ de manière à

Ju'il se trouve de toutes parts environ 'une couche d'arsile de 1 a 3 centimèl (5 à 10 Hgnes). Il fout éviter que l'argile . dépasse le bord supérieur du diapbragm C'est dans ce tube que l'on verse la solutio d'or ou de tout autre métal qu'on veut n duire. On y plonge également l'objet à dor ou à recouvrir de métal. A cet objet est fi un fil métallique conducteur dont Taul extrémité est soudée à une virole de zii

3ui entoure le sac de toile è voiles à un istance de 2 à 8 centimètres (10 à 15 lignes Ces dispositions faites» on plonge le toij dans un vase cylindrique de verre oo d iaïence, rempli d'eau salée ou acidulée. ' courant galvaniaue s'établit immédiateiuei et la réduction du métal s'opère au méi instant. Ainsi qu'on vient de le voir, cet pile se rapproene beaucoup, par sa con truction» de celle qui a été décrite au pan graphe précédent, mais elle en diffère soi un point essentiel. La coucbe d'argile q revèl le diaphragme s'oppose pendant trè longtemps a l'endosmose ; la pile peut do fonctionner pendant une plus longue d rée, ce qui la rend bien préférable à la p cédente.

Appareil ée M. Spencer. — L'appareil d M. Spencer, que l'on a essayé de vendre Paris sous le nom (ïélectraiype brevetif e assez commode lorsqu'on veut revêtir d< objets d'une couche mince de cuivre, p< exemple, pour métalliser des médailles, bat reliefs, etc. Néanmoins, on a beaucoup ird vanté la prétendue supériorité de cet appj reil, qui est sujet à tous les défauts des à pareils simples : inconstance du couranl affaibHssement progressif de l'action, endo^ mose rapide, appauvrissemeot de la solutioi métallique. Nous verrons, en outre, que, H suite d'un vice de construôtion particulifl à cette pile, on est obligé de plonger Tobj^ dans la solution métallique avant que I courant ne soit établi. Le même inconr nient se représente lorsqu'on veut relir le moule de la solution pour consulter I marche de l'opération , ou pour toute au(r cause. Ce défaut est très-grave et peut en traîner la perte du modèlCf surtout lorsqul la solution est de nature à agir sur lui. ' Ce n'est pas tout encore ; la forme bizarrl des différents vases qui entrent dans jj construction de cette pile les rend très-di ficiles à remplacer lorsque, par accident, ti! viennent à être brisés. Par la même raisooi il est impossible qu'un amateur puisse son^ ger à entreprendre la eonstruction d*ufl semblable appareil ; nous ne sommes doi^j pas surpris que cette disposition ait éii

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