‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 126 sur 209 · DES 1NYENT10K · texte numérisé non relu

DES 1NYENT10K

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adoptée, Tantde et exploitée par les gens à brPTels.

L'absence de planches dans ce Dictionaaire nous erapéche d'entrer dans de plus griads détaris sur la confection des divers ^?|iareil$ employés dans réiectro-mélallurae. Nous allons donner de suite quelques ôotioDS sur les appareils composés.

D«s appareils eompoiés. — Les piles cornpriées sontainsi appelées, parcequ*elles peuleflt être réunies en séries, et former ainsi ifi batteries galvaniques dont on peut régler è volonté rénerçie, en augmentant le nombre d'éléments dfont elles sont formées. Au Bioveo de cette disposition, il est toujours unie de proportionner le courant galvanique ) ia nature des décompositions qu*il s'agit (.'opérer. Mais, outre cet avantage, les appa- TNlscomposés en possèdent plusieurs autres (|uf tes distinguent essentiellement des piles impies. C'est ainsi aue la plupart des appamis composés sont a courant énergique et caostaot, les effets d'endosmose y sont beauc&up moins sensibles, et surtout moins nuiifcles que dans les piles simples, parce que 'à réduction du inétala lieu dans un vase Ml fait séparé de la pile. Enfin, ce oui est teplus important, la solution métallique p\ toujours être entretenue au même de- ^de concentration, en faisant plonger nos Jauge à précipiter un électrode de ^e nature que le métal à réduire, coracijQiquant avec le pôle négatif de la pile, et (fjii en se dissolvant, remplace dans la solu- (vtn le métal réduit. Ce dernier avantage w/iirait seul pour faire préférer les appareils («imposés à tous les autres. Ils devront donc dre adoptés par les eipérimentateurs, aus- «lui qu ils auront acquis une connaissance sQÛisante des lois de l'électro-métallurgie, tn se bmiliarisant d'abord avec le maniement des piles simples.

M. Smee a décrit avec assez d'étendue les trnis principales piles composées, qui ont <^nDé naissance à toutes les autres; toutefois» tous ijouterons quelques détails sur chacun ^^ ces appareils, et nous signalerons les di- ^^ penectionnements, les modifications ou Iti innsformations qui y ont été apportés.

^ diverses files a eaurani constant^ par ^' Ei, Becquerel. — A l'époque actuelle, où Ion cherche de toutes parts h appliquer les toeoees phvstques et chimiques, et par (^éqaent l'action des forces électriques, ^i arts industriels, je pense qu'il peut être tttile de pMsenter succinctement l'exposé de l'êtes les recherches qui ont été faites pour <Aieoir des piles dont l'action fût constante pendaut un certain temps.

La pile, telle que Ta décrite Volta, les pi- IH à auges, celles à la Wollaston, et en gé- ^M les piles dans lesquelles les deux mé- |*ux qui composent le couple plongent dans l« même liquide, donnent des résultats trèsvtriables, même dans un court espace de ^pa. L*effet maximum se produit dans les Pftmières minutas, mais bientôt il diminue [apidement, de sorte qu'en laissant continuer ^acuon, il est, au bout d'un certain tem[)s,

incomparablement plus faiblequ^au coimuen* cément , à moins qu'on ne charge la pile avec des liquides peu conducteurs ; alors la diminution de l'intensité est moins rapide, * mais aussi le courant est beaucoup plus faible. C'est mon père qui m'a donné, le premier, les principes sur lesquels est fondée la construction de ces piles, et qui a formé les premières piles de ce genre d'après la métnode suivante.

Dans l'intérieur d'un vase en « verre on dispose deux diaphragmes en baudruche, afin de former trois cases; ces diaphragmes sont appliqués sur les parois de la boite avec tout le soin possible, afin que la communia cation d'une case à Tautre n'ait lieu que par l'intermédiaire de la baudruche, qui n'est là que pour retarder le mélange ou la combinaison des liquides contenus dans chacune des cases. A la rigueur, on peut ne mettre qu'un diaphragme, mais l'expérience prouve

3ue deux sont nécessaires quand l'action oit durer longtemps. Le fond de cette botte est ouvert seulement dans la partie située entre les deux diaphragmes, afin qu'en plon-

((eaut Tappareil dans un vase qui renferme le iquide conducteur, les liquides contenus dans chacune des cases externes ne se mêlent que difficilement. Ou plonge alors une lame ae zinc et une lame de cuivre chacune dans une des cases externes; le maximum d'intensité s'obtient sensiblement quand le cuivre plongeUdans une dissolution denitrate de cuivre, et le zinc dans une dissolution de zinc; mais il y a aussi unediminutiond'intensite avec le temps. Les expériences faites avec cette pile ont démontré que la condition indispensable pour la solution du problème des piles à courant constant consistait à faire plonger les lames dans des liquides différents. Ce problème, mon père Ta aussi résolu h l'aide de l'appareil nommé chaîne simple à oxygène^ qui se compose de deux petits bocaux en verre» dont l'un renferme une solution de potasse caustique très-concentrée et l'autre de l'acide nitrique concentré; ces deux bocaux communiquent ensemble au moyen d'un tube recourbé rempli d*argile (kaolin exempt de carbonate de chaux), humectée d'une solution de sel marin. Dans le bocal où se trouve l'alcali, plonge une lame d'or ou de platine, et dans l'autre une lame de platine ; si l'on met en communication ces deux lames au moven de fils de platine, on a un courant assez énergique qui provient de la réaction de l'acide sur 1 eau, le sel ma* rin et la potasse; la lame plongée dans l'al-

disposition

appareil est de terminer les deux extrémités du tube communicateur d*argile par deux tubes de platine qui servent de lames ou de pèles.

M. Daniell a construit une pile dont nous allons donner la description, et qui est à présent généralement employée. On prend uo cylindre de cuivre. ouvert à sa partie supéneure^ et dont le fond est perce d*un trou i

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DICTIONNAmE

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sur ce fond est une portion de cylindre plus i;raDde que Touverture sur laquelle s'attache fortement une portion d'intestin de hœuf, ({u'on fiie par le haut. Cette portion d'intestin forme un cylindre creux dans lequel plonge un morceau de zinc amalgamé. Alors si Ton emploie différents couples, le cuivre, qui forme une des lames du couple, est mis en rapport avec \e zinc d'un autre couple» et aussi le zinc avec le cuivre d'un autre couple. A l'ouverture inférieure se trouve un siphon recourbé, de telle sorte que si l'on ajoute du liquide dans le cylindre lormé par l'intestin, il en coulera autant si l'intérieur du sac membraneux est déjà plein. M. Daniell emploie pour liquide de l'eau acidulée par l'acide sulfuriaue, pour la case zinc, et une solution saturée de sulfate de cuivre pour l'extérieur du sac membraneux. Seulement l'eau acidulée tombe goutte à goutte dans la case zinc, et, à mesure qu'elle tombe, elle chasse par le siphon l'eau acidulée chargée de sulfate de zinc, qui est plus pesante et qui diroinuerait l'action de la pile. Des morceaux de sulfate de cuivre, placés dans la solution de sulfate, saturent cette solution à mesure que le sulfate dissous se décompose. Les couples de M. Daniell avaient 162 millim. (6 pouces) de bauieur sur 95 millim. (3 pouces 1;2) de diamètre. Avec dix de ces coupies, il obtenait 317 centimètres (16 pouces) cubes de gaz par quart d'heure ; de plus l'intensité de l'action chimique restait sensiblement la même pendant plusieurs heures. Un désavantage de cette pile, comme d'autres analogues, est que la pile ne fonctionne pas quand la communication est interrompue; mais à peine est-elle établie, que le sulfate est décomposé, l'acide sulfurigue se porte sur le zinc et concourt à produire le courant électrique-; tandis que l'hydrogène de l'eau décomposée réduit le cuivre du sulfate sur la surface du cylindre. Le courant électrique provient donc de trois actions différentes : 1* de l'action des deux dissolutions l'une sur l'autre par l'intermédiaire de la membrane ; 2* de I action de l'eau acidulée sur le zinc; 9r de l'action de l'acide sulfurique du sulfate sur ce môme métal.

Voici maintenant d'autres piles d'un usage irius facile que celle de M. Daniell, et dent l'action est constante pendant un temps plus long, mais dans lesquelles on emploie le zinc amalgamé. Ce zinc amalgamé possède la précieuse propriété de ne pas être attaqué par l'eau faiblement acidulée par l'acide sulfurique dans lequel il est plongé; mais vient-on h le toucher avec unlll de cuivre ou de platine, l'action devient très-vive, le zinc se dissout, et l'hydrogène se dégage sur le fil qui est le pôle négatif du couple voltaïque.

On a construit ainsi différentes piles en prenant pour métal négatif, du cuivre, du j)latine, etc., en ayant soin de séparer les deux métaux du couple à l'aide d un diaphragme, condition indispensable à la cons» tance du courant; mais il est moins coûteux d'employer du cuivre. Ce métal ne s'altère l>as, pour ainsi dire ; loin de là, il augmente

plutôt de poids ; car si Ton charge la case de cuivre avec du sulfate de ce métal, le cuivre du sulfate se réduit sur la lame de cuivre Cf^ui est le pôle négatif, et à la Gn de Teipérience on l'enlève facilement. Au lieu de baudruche et d'intestin de bœuf, on peut employer une vessie, et mettre simplemenl, comme on le fait à Paris, un cylindre creui de cuivre, lesté de sable afin qu'il plonge dans le liquide, dans une poche formée par une vessie. Le tout est plongé dans un vase de verre, et entouré d'un cylindre créai de zinc ou plutôt de zinc amalgamé; la poche en vessie est remplie d'eau saturée de sulfate de cuivre, et des morceaux de sulfate sont placés à la partie supérieure du cylindre en baignant dans la solution, et la saturent continuellement à mesure que le sulfate est décomposé. Dans la case h zioc, c'est-à-dire dans le vase en terre, on met de l'eau salée saturée. On trouve plus d'ayaulage à employer l'eau salée que l'eau acidulée; Taction est plus lente, mais aussi elle est constante pendant plus longtemps.

En général, les meilleurs aiaphragmes sont ceux qui, tout en étant très-perméables à l'action du courant électriçiue, ne laissent traverser que très-peu des liquides qui baignent leurs surfaces. De très-bons diaphragmes sont des cylindres en cuir tanné, mais non préparés avec des graisses, de 3k h millim. ]i a 2 lignes) et plus d'épaisseur. On les fait bouillir dans de l'eau salée, et on ne les laisse pas sécher avant d'en faire usage. On peut employer arec égal succès, pour diaphragmes, des vases en porcelaine dégourdie, des cylindres creux en plÂtreet des sacs en toile à voiles. Les premiers donnent^ une action très - énersiçiue , mais le mélange des dissolutions se fait trop vile pour le but que l'on se propose. La terre de pipe présente le même résultat. Cette terre donne de même le maximum d'action quand ou s'en sert comme diaphragme dans la pile inventée par M. Grove. Cette pile , oui est très-petite, parce que chaque couple n'a pas une dimension de 3 centim. (1 pouce 2 lignes), a pour diaphragmes des tètes de

[ûpes en terre bouchées par en bas. Dans 'intérieur se trouve le zinc amalgamé, plongeant dans de l'eau salée; à l'extérieur, du platine plongeant dans de l'acide nitrique. Cette pile a une très-grande énergie d'action, comparativement à sa grandeur, puisque, avec six de ces couples , oo fait rougir un petit fil de platine et l'on décompose trèsrapidement 1 eau.

Le plfttre donne un bon résultat, mais il est attaqué avec le temps. Avec la toile à voiles à fils très-serrés, on forme des piles très-énergiques en employant toujours, comme ci-dessus, pour liquides, une dissolution de sulfate de cuivre du côté cuivre, et une dissolution de chlorure de sodium au côté zinc. Oo a aussi employé des plan* chettes de bois; l'intensité du courafitesl alors très-éner^que, surtout avec des pladchettes de sapin très-minces. 11 faut, araut d'opérer sur le bois, le soumettre» dans des

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DES INVEMTMHiS.

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«sa

lUiliAr^sà TApeur, à raclion de la vapeur m, aûn de lui enlever la sève et les niafs résineuses qui pourraient retarder la ^ ;be (lu courant. On peut aussi former ^ piles à courant constant, de la manière Iraote, en n'employant qu'un seul liquide iiducteur : on prend un vase en terre !use» à demi cuite, mais assez cependant ir ne pas se délayer dans Teau ; on y ise i*amalgame liquide de zinc , et l'on inge ce vase dans un bocal plein d'une [(ion saturée de sulfate de cuivre. Un fil Ituivre, qui plonge dauà l'amalgame, cornnique rélectricité négative, tandis que l'é* Iricité positive est communiquée par une le de cuivre plongeant dans le sulfate du le métaL C'est ici la réaction seule de iide suifurique du sulfate de zinc de l'ailgame qui produit le courant électrique. peut encore imaginer d'autres disposi- , mais qui en réalité reviennent.à celles Dous venons de décrire.

Au Muséum, il y a une pile qui agit avec m très-grande énergie pendant au moins Q à sept heures. Chaque élément se comice d*une auge en cuivre de 35 centimètres il ^'ed 1 pouce) de largeur, sur U) centim. t pied 3 pouces) de hauteur et S centim. I ponce 10 lignes) d'épaisseur. De petites n^'es communiquent avec l'auge principale IQ moyen d'ouvertures pratiquées dans la r^rôi de celle-ci « et servent à mettre des iKirceaux de sulfate de cuivre qui saturent fiK)(inueUement la solution de sulfate con- Miuedans cette auge, à mesure qu'elle est décomposée par le courant électrique; le Délai positif est une plaque de zinc amalpmé, d'une dimension un peu plus petite |ue l'auge, aûn qu'elle puisse entrer dans ^Ueaôge; un sac en toile à voiles dans le- (ael plonge la lame de zinc sert à séparer f zinc du cuivre; on emploie pour dissolution du c6té du zific de l'eau salée. Avec douze H^uples formés de cette manière et réunis ^ pile au moyen d'un chAssis, on a des effets de décomposition chimique et d'incan-* jji^ence très-énergiques. Je crois que pour l^de la dorure sur métaux à l'aide de l'é- ^nietncité , dans le cas où l'on ferait usai^e Jf piles voltaïques, comme l'on n'a pas besoin Jane très - grande force voltaïque, il faudrait construire une pile de quelques élé- ^^ts ayant ses couples disposés à peu près ^ojme te couple ci-dessus; seulement , tes iicoensioDs seraient plgs petites ; un déctl^^tre (3 pouces 9 lignes), par exemple, de mknr et de largeur, sufiirait. Au lieu de l^tje à voiles, il serait bon d'employer du Htir peu épais, préparé comme nous l'avons Indiqué plus haut; le cuir ne donnerait pas i^Q courant aussi énergique qu'un diaphragme ^n toile à voiles, mais l'action serait consente pendant plus longtemps, peut-ôtre Pendant une journée entière.

fj^f^ctionnements apportés à la pile de ^U — L'excellente pile de Daniell a été |unisaminent décrite par M. Smee, et nous "v^us dé^h bit connaître dans le paragraphe tui précède l'ingénieuse modification que

H. Becquerel père a introduite dans la formo de cette pile, il a eu surtout en vue de déga» ger une plus grande quantité d'électricité , en faisant réagir le liquide excitant sur les deux faces d'une lame de zinc. Nous n'insisterons pas davantage sur cette utile innovation. Occupons - nous maintenant de quel-* ques autres améliorations, qui, sans toucher à la forme primitive de cette pile, n'en ont pas moins leur degré d'utilité, soit pour faciliter la manipulation de l'appareil, soit sous le rapport de l'économie. Nous placerons en première ligne une disposition également indiquée par M. Becquerel père, dans son important ouvrage intitulé : Elé^ menti tTElectro-Chimie^ que nous avons déjà cité.

« On prend pour diaphragme un cylindre en terre demi-cuite , que Pon remplit d'amalgame liquide de zinc, dans leauel on plonge une lame de platine soudée a un (il de même métal. Le cylindre est placé dans un bocal contenant une solution saturée de sulfate de cuivre, dans laquelle est un cylindre de cuivre entourant le diaphragme. En fermant le circuit, la réaction du sulfate de cuivre sur l'amalgame donne naissance à un courant dont on utilise l'action. Le xinc consommé est remplacé par des morceaux de môme métal , que l'on ajoute dans le cylindre qui contient le mercure. » Cette pile présente une grande analogie avec la pile de débris ^ gui sera décrite dans le présent article. Ainsi que cette dernière , elle offre l'avantage de pouvoir utiliser tous les résidus de zinc provenant d'expériences faites avec les autres piles.

Le docteur Philippe a remplacé le cylindre de cuivre de la pile de Daniell par un cylindre de fer-blanc que l'on revêt d'une couche cuivrée dans l'appareil lui-même. 11 suffit, pour cela, de faire communiquer le zinc par un fil avec le cyliudro de fer-blanc; et , en mettant la pile en action, il sera en peu de temps entièrement recouvert de cuivre. Pour réussir dans cette opération , il faut n'employer d'abord qu'un très-faible courant; on y parviendra en plongeant le zinc dans une eau renfermant seulement quelques grains de sel en dissolution. La solution métallique devra, au contraire, être saturée de cuivre. Le sulfate de cuivre nous parait très-peu propre à remplir le but qu'on se propose dans cette opération, à cause de la réaction très-prononcée oui s'opère entre lui et le fer, même étamé. Une solution de cyanure de cuivre serait infiniment préférable dans ce cas.

Messieurs Walker et Smee ont indiqué un autre moyen encore plus économique de construire la pile de Daniell. Voici la description de ce procédé, emprunté à la traduction du docteur Fau :

« On met un peu de cire dans un vase cylindrique de faïence, contenant environ 1 litre 50 centilitres. On met ce vase auprès du feu, jusqu'à ce qu'il soit bien chaud et que la cire entre en fusion. On le tourne alors dans tous les sens > jusqu'à ce qu*uoe

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mcnONNÂlRE

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couche mince de cire adhère è toates les parois. Quand le vase est refroidi, on frotte, avec de la plombagine « toute la surface enduite de cire. Le rase est alors rempli d'une solution saturée de sulfate de cuivre dans laquelle on plonge un tube poreux contenant de Teau acidulée et un morceau de zinc amalgamé. A ce morceau de zinc est soudé un fil de cuivre que Ton fait oom* rouniquer avec la surface du vase revêtue de plombagine. Le courant s'établit immédiatement, et, en quelques heures, Tintérieur du vase est entièrement recouvert d'une couche de cuivre. 11 suffira, pour compléter ensuite l'appareil, d'ajuster sur le bord du vase un fil métallique replié, dont l'extrémité, soigneusement décapée, sera mise en contact avec le vase de cuivre ob* tenu. »

M. Ch. Chevalier a disposé, d*une manière très-commode, les conducteurs de la pile de Daniell. Deux tiges de cuivre sont soudées , l'une au zinc, l'autre au cuivre de la pile. Ces deux tiges sont percées, à leur extrémité supérieure, de trous qui donnent passage aux fils conducteurs; des vis de

J pression servent à assurer leur contact avec es éléments cuivre et zinc , et à les maintenir en place. Celte disposition est trèscommode , et permet de modifier à volonté la distance des deux pôles, sans être jamais obligé de tordre les conducteurs.

Piles de M. Barratt, — Pour dorer ou argenter , M. Barrait se sert du plomb comme métal positif , et de charbon comme élément négatif. Les deux corps sont disposés par paires et en séries dans un vase de forme convenable , et la batterie est chargée avec du sel marin dissous dans trois fois son poids d'eau. Un électrode soluble, de même nature que le métal à réduire, est en contact avec le charbon et plonge dans l'auge à précipiter. L'action de cette pile est continue et régulière tant cru'il reste du sel dans la solution. Les produits de la batterie sont : du chlorure de plomb et de la soude caustique combinés h du carbonate de soude, produits dont la valeur est supérieure aux dépenses faites pour la précipitation du métal. H. Barrait a encore fait usage y pour la réduction des métaux, d'une autre pile , dont la construction est fort simple. Elle se compose de creusets en plombagine remplis d'eau, et dans lesquels est suspendu un morceau de zinc. Le creuset lui-même et le zinc sont plongés dans un vase plein d'éau. Les fils conducteurs sont établis à la manière ordinaire. En réunissant en séries 20 ou 30 de ces couples, on obtient une force suiQsante pour dorer de fortes pièces.

Nouveau couple voUaiàue et condenêoieur électro-chimique f par J». A. De la Rive, de Genève. — Quand on examine de près les i-ésistances que le courant d'un seul couple doit surmonter pour traverser un circuit dans lequel on interpose un voltamètre (1) à

(») M. De la Rive appelle ainsi , comme Ta pro- |msé M. FaradaVi vu flacon rempli d'eau acidulée,

électrodes de platine , on n'est pas surpns de la presque impossibilité qu'il éprouve à le traverser. En effet , dans un couple zinc amalgamé et platiné, plongé dans l'acide sulfurique étendu , le courant parti du ziac doit traverser le liquide du couple oilt il dé' pose de l'hydrogène; puis passer à travers le liquide du voltamètre en déposant également des gaz sur l'un et l'autre des é^ctrodes de platine de ce voltamètre. La résistant) se manifeste essentiellement dans les trois parties du circuit où le courant doit passer du liquide dans le platine, ou du platine dans le liquide. Il m'a paru que si l'on parvenait à diminuer au moins l'une de ces trois résistances, on aurait déià beaucoup ga-

fné, et que pour avoir la décomposition de eau complète au voltamètre, c^était la résistance qui a Heu au platine du coupla qu'il fallait diminuer. M. Grove a déjà obtenu a cet égard un résultat important, en plongeant le platine, non dans de l'eau acidulée où le zinc est placé, mais dans l'acide nitrique à ko degrés , qui est lui-même séparé de l'eau acidulée par un diaphragme poreux en porcelaine dégourdie. L'hydrogène dont le courant tend à recouvrir la surface duplatioe du couple est absorbé par l'acide nitrique ; la résistance est par conséquent beaucoup diminuée, et Teau est légèrement décomposée au voltamètre. J'ai essajé de substituer è l'acide nitrique un peroxyde en poudre. iy voyais deux avantages : le premier, de diminuer, comme avec l'acide nitrique, !a résistance ; le second , d'obtenir un courant

fmr la réduction du peroxyde , courant dont a direction, semblable à celle du courant provenant de l'oxydation du zinc, augmenterait considérablement la puissance électrochimique du couple. 11 y avait en outre un avantage pratique dans la substitution d'an

Eeroxyde a l'acide nitrique, c'était de n'avoir esoin que d'un liquide pour charger la pile. Mes essais ont porté sur le peroxjde de manganèse et sur le peroxyde de plomb; le second a une supériorité très-proooucée. Ce peroxyde, amené à l'étal d'uue pondre fine et sèche, est tassé avec soin dans une auge poreuse en porcelaine dégourdie ; une lame de platine est placée au milieu de l'auge, de façon qu'elle est complétemect enveloppée de peroxyde ; cette lame porte un appendice auguel est fixé un conducteur en cuivre. Le liquide dan.«i lequel plongent l'auge poreuse remplie de peroxyde, et la lame de zinc amalgamé, peut être indifféremment ou de l'eau salée, ou de l'acide sulfurique étendu de plus ou moins d'eau. Avec le peroxyde de manganèse, je n'ai obtenu que 2 centimètres (174^ lignes) cubes de gaz par minute, et l'effet s'affaiblit assez vite. Avec le peroxyde de plomb, j'ai obtenu jusqu'à 10 centimètres (871 liçues) cubes de gaz par minute au même voTtamètn, et l'effet ne cesse point, tout en s'affaiblis-

dans lequel irfongent deux fils ou lames d6 pbiive qui servent à iransmelire le courant destine i décomposer Teau.

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DES INTENTIONS

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sint Mgèreasent. Un moyen de lui rendre louie son énerRie, c*est de changer la àirec* lioo da courant dans le voltamètre ; on détruuatnsi la polarisation des électrodes, qui est il cause de la diminution apparente d*iiitoesiié du courant.

Dans les mêmes circonstances, un couple k GroTe ne donne naissance qu*à une dé- SMDposiUon i peine sensible^ la différence Cfllieiocoup moindre en ce qui concerne les Urts calorifiques. Un couple de Grove a proàiit 4â5 degrés h une hélice de Bréguet ; un ttuple parlailemenl semblable, mais dans b(ue) I acide nitrique était remplacé par le

Bifde de plomb, a produit 450 degrés.

rents essais comparatifs, faits avec un Mplede Bunsen (zinc et charbon), avec un ■ipiede Daniell , m*ont démontré la grande Ifériorité du couple au peroiydo de

rib, surtout pour les effets chimiques ; elTets avec les autres couples sont ou ibou insensibles. La durée de l'action est mi'Jérable avec le couple de peroxyde de

eb, pourvu qu'on ait soin de polariser de si autre les électrodes. Ce couple est ta usage commode, parce qu'il n'exige hiloi que d'un seul liauide facile à se ^^r, l'eau salée ou 1 acide sulfurique . Aussi j'estime qu'il pourra, tant sous |>ort que sous le rapport économique, lacer utilement les piles à plusieurs .les, toujours plus coûteuses et plus Wiquées dans les applications de Télec* ititéà la donire, à l'argenture, et aux arts IfuDargiques en général; les essais que

V faits dans ce but ont été très-satisiai*^

lus.

I^ supériorité des couples à peroxyde de JMnb ne se soutient pas quana on en met wieurs en série. Un seul couple donnait t <legrés à un galvanomètre calorifique ^é d*un fil de platine de 12 centimètres |f)Qces) de longueur, et de 1;2 millimètre >p de ligne) de diamètre, que traversait le *ttraot. Deux couples en série ont donné >f degrés au même galvanomètre, et 24 cen- ^ires (i pouce 1^ lig.) de gaz par minute, "^(couples de Grove ont donné , dans les "■^ circonstances, 19 degrés au galvano* ^'«calorifiriue, et 27 cent. (1 pouce 623 lig.) ^pz par minute. Mais, ce qu'il y a d'assez ^«ii, c'est qu'une pile forraée*^ d'un couple de Grove à l'acide nitrique, et d'un coul''^deperoiyde,adonné des effets supérieurs ^ ceux obtenus avec une pile de deux cou- ••es de Grove ou de deux couples de per- ^tidede plomb. Elle a donné 2fc degrés au Siirinomëtre calorifique, au lieu de 18 et 32 ^tïm. (i,«)7 lig. et 1 pouce 1,054 lig.) cu- '^ ^^ gaz par minute au voltamètre, au '^ de 2i ou de 27. On obtient également ^ effet puissant en formant une pile d'un I^Me de peroxyde de plomb et d'un couple ^l>«oiell à sulfate de cuivre. Une pile de *ois couples de peroxyde de plomb donne 'lcentiiQèU^es{8 pouces 1,068 lig.) cubes de fu par minute; elle rougit le fil de platine '* JSalnoomètre calorifique; enfin, elle '^meuuo belle lumière avec les pointes de

charbon. Mais employés en série, les couples de peroxyde de plomb n'ont pas un pouvoir bien constant; il s'opère un dépôt d'oxyde de zinc sur les parois des auges poreuses, qu'il faut de temps à autre enlever^ Une lame de cuivre substituée h la lame de platine dans les couples à peroxyde de plomb ou de manganèse , les rend incapables de produire aucune action chimioue, et affaiblit d'une manière très- prononcée leurs effets calorifiques.

On peut, au lieu d'employer le courant d'un second couple à augmenter l'effet chi^ mique du premier, se servir du courant même d'un couple h augmenter sa propre iri«tensité. Après diverses tentatives, j'ai réussi à réaliser cette conception au moyen d'un appareil fort simple, que je propose de nommer condensateur éiectro-chimique^ ou con* deneûteur voltaîque. Le principe de l'appareil consiste à employer le courant d'un couple à force constante, <jui doit opérer la décomposition, h produire en même temps un courant d'induction, et à diriger ce courant d'induction a travers le couple lui-même, dans un sens tel, que son effet soit de nature à oxyder le zinc et à désoxyder le sulfate de cuivre ou l'acide nitrique. Ce courant produit ainsi sur le couple le même effet que celui que produirait le courant d'un autre couple. La disposition de l'appareil ne présente rien de compliqué : c^st un morceau de fer doux entoure d'un gros fil de métal recouvert de soie; le courant du couple traverse ce fil et aimante le morceau de fer; aussitôt une petite tige de cuivre mobile et munie d'un appendice de fer qui est attiré par le fer aimante, est soulevée de manière à interrompre le circuit; il se développe alors dans le fil un courant d'induction qui traverse le couple, et qui, réuni à celui du couple luimême qu'il a ainsi renforcé, traverse le voltamètre oui est resté dans le circuit, et décompose l'eau. Mais le fer doux n'étant plus aimanté, la tige de cuivre retombe, le circuit métallique est de nouveau formé , le fer est de nouveau aimanté, et le même effet se reproduit. Au moyen de cet appareil , un couple de Grove^ qui ne décoMi)x)se l'eau

3ue très-légèrement, un couple de Daniell, ui ne la décompose pas sensiblement, deviennent capables de la décomposer avec une grande énergie. Onpeut obtenir jusou'à 10 ou i5 centimètres (871 ou 1,306 lignes) cubes de gaz par minute. Un couple de peroxyde de plomb, qui donnait 9 centimètres (783 lignes) cubes de gaz par minute, donne immédfiatement 18 centimètres (i,M7 lignes) par l'interposition de l'appareil dans le circuit. Ce couf)le même donne également dans ce cas une orte lumière avec les pointes de charbon. Les gaz qui proviennent de la décomposition ne sont nullement mélangés par l'interposition , dans le circuit, du couple du conden* sateur voltaïque, le courant d'inductioQ étant toujours dirigé dans le même sens que celui du couple. On peut recueillir séparément ces gaz avec la plus grande facilité, et on les trouve dans la proportion exacte qui

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DICTfONMAmE

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€0n8ti(iM fBMk Aussi peuVon employer avec arantage cet appareil simple et pim coûteux dans les applicatioos métallurgiques. Son interposîtioc dans le circuit d'un couple produit le même effet que celui qui résulterait de l'addition d*un ou de plusieurs couples, sans occasionner la même dépense. J*ajou« terai que pour que Tappareil condensateur marche bien, il faut que le fil de métal, recouvert de soie» qui entoure le morceau de fer doux, soit d'un fort diamètre et d*une longueur médiocre. Dans l'appareil dont jer me suis servi, il y avait trois fils de cuivre de 1 millimètre (1;2 ligne] de diamètre, faisant chacun 100 tours, et reunis par leurs extrémités correspondantes, do façon à représenter nn seul fil de 3 millimètres (1 ligne 1;2) faisant 100 tours.

Pile de M. SoreL — Tout récemment, H. Sorel a fait connaître un appareil dont il s*est servi pour fixer le zinc sur le fer, et qui convient, a ce qu'il assure, également bien pour la galvanoplastie et pour produire la

placé, sur un pied isolé en bois ou en verre, un cylindre oe zinc amalgamé. L'élément cuivre a, du côté du zinc, une surface au moins dix fois aussi srande que celle du zinc, et il y a même de l'avantage à augmen« ter dans une plus vaste proportion le vase en cuivre, pour qu'il renferme une plus

!:rande quantité de liquide conducteur, ce qui èra que l'appareil fonctionnera plus longtemps avec une force constante. Le liquide conducteur, qui a paru préférable avec cet appareil, a été de l'eau aiguisée d'acide sulfurique à trois ou quatre degrés de l'aéromètre ; ce liquide a l'avantage de peu salir le zinc, d'où il résulte que l'appareil marche longtemps sans qu'on soit obligé de nettoyer le zinc. La causé principale de la force constante de cet appareil, c'est que le zinc, en s'appauvrissant de mercure par l'action de l'acide, devient de plus en plus attaquable, ce qui compense l'affaiblissement de l'eau acidulée. Pour obtenir une grande tension, on réunit plusieurs de ces couples. Cet appareil, qui n'exige ni sacs ni diaphragmes, donne, avec le même nombre de couples, des effets plus puissants que la pile de Daniell, et précipite mieux les métaux.

Pile de débris. — Dans le but d'utiliser les nombreux fragments de zinc et les parcelles de mercure qui forment «les résidus d'expériences faites avec les piles galvaniques, H. Smee a imaginé un appareil qu'il appelle pile de débris. Cette disposition, aussi économique qu'ingénieuse, a été seulement indiquée par M.Smee, etcomme cette pilesera nécessai rement adoptée par tous les amateurs , nous croyons devoir leur enseigner le moyen de la construire facilement eux-mêmes.

On met dans un vase de faïence ou de verre tous les fragments de zinc, et on les recouvre d'une couche de mercure. On fait plonger ensuite dans cet amatgame un fil d'argent contenu dans un tube de verre, de

manière à ce qu'il soit complètement isolé d« l'eau acidulée oui servir» plus tard à remplir le vase et à enarger la pile. Ce Gl d'argent est sondé ou simplement mis eo contact à l'aide d'une vis de pression, k son eitrémité supérieure, avec le conducteur du modèle à recouvrir; d'un autre côté, une plaque d'argent platiniaé est suspendue dans le vase le plus près possible du mercure, mais sans y toucher. Un fil conducteur réunit cette plaque d'argent à l'électrode solide qui plonge en face du modèle, dans la cuve à décomposition. Lorsqu'on veut mettre la pile eo ac« tion, il suffit de remplir le vase avec de iV cide sulfurique étendu de cinq à six fois son poids d'eau ; aussitôt le courant commeace, et la réduction du métal s'opère. Aiosi qu'on le voit, la construction si facile de cet appa^ reil repose sur les mêmes principes que ceux de la pile de Smee. On doit donc les diriger de la même manière que cette der* nière, et l'on obtiendra les mêmes résultats. Plusieurs de ces piles peuvent aussi être disposées en série, absolument comme les couples de Smee.

Pile de Bunsen. — On a importé récemment, en France, une nouvelle pile galvanique inventée par H. Bunsen, professeur à luniversite.de Marbourg. Cet inslrumeola été l'objet d'un engouement exagéré de la part des uns, et d'une critique trop sévère de la part des autres; nous tâcherons d'apprécier à leur juste valeur ses qualités et ses défauts.

La pile de Bunsen, découverte par son auteur en ISU, n'a été coanue en France

3u'un an plus tard par une communication e M. Reiset h l'Académie des sciences. Elle est établie sur les mêmes principes que la pile de Grove appelée aussi batterie à acide nitrique. Elle diffère seulement de celle dernière, en ce que l'élément de platine e^t remplacé par un cylindre de cbaroon , substance dont H. Chevreuse a signalé dès longtemps la faculté conductrice et l'inaUérabilité au contact des acides.

M. Lerebours nous a paru être celui qui a le mieux compris et le mieux exécuté la pile de Bunsen.

Oti charge la pile en remplissant i moitié le bocal d'acide nitrique du commerce étendu de son volume d'eau, et le diapbraginfi d'eau acidulée très-faiblement par Tacide sulfurique. La pile de Bunsen est d'un prii peu élevé et présente une grande éneqpe d'action sous un petit volume ; sous ce dou* ble rapport, elle pourra être adoptée par un grand nombre d expérimentateurs, encore bien qu'ils ne puissent pas la construire eux-mêmes à cause de la difficulté que présente la confection des cylindres de charbon. Sous le rapport de son inteosilé, H. Bunsen a constaté qu'elle est è peine inférieure è celle d*unepilede Grove de même dimension ; un seul couple suffit pour foudre un 111 de fer mince^ et peut servir aux expériences de gai vanoplastie, de.doru re, €lr.* avec deux éléments on opère la décom(K^>tion de l'eau. Enfin , kO éléments produisent

ff

DES INTENTKWS.

PIL

ms les effets qu on ;obtieiit atee voie pile je Farsdaj, d*on nombre d'éléments beau-* mp plus considérable.

Ms à côté de ces avantages incontesta- Mn, il existe plusieurs inconvénients qui se présentent tout d'abord à Tesprit et qui aot été signalés par M. Becquerel, autorité

f ire eu pareille matière. En premier lieu, piie est chargée avec de l'acide nitrique proapea étendu, et il en résulte un dé-

Etneot abondant de vapeurs nitreuses et [ères, qui peuvent agir d'une manière Inisibie sur 1 économie, et qui attaquent Ims les objets métalliques situés dans le Uioratoire. A cc^tte objection, H. Reiset ré- IfBftdque, parune immersion préalable des fiÎDdres de charbon dans l'acide nitrique, b les débarrasse des sulfures qu'ils pour- IfcQt contenir, en sorte qu'on n'a plus à hiodre aucun effet délétère des vapeurs déliées, et qu'il n'en résulte même aucune M<ion désagréable. D'ailleurs, ajoute lleiset, dans Ta plupart des applications intarielles, l'acide nitrique de la pile peut, «} inconvénient, être très-éteudu, en sorte fe la production de gaz nitreux esta peine IjÉiable. M. Becquerel a encore signalé ■Monvénient grave dans l'emploi ae la A Bunsen. Le diaphragme en terre poequi sépare les deux liquides ne forme on obstacle assez puissant à leur méréciproque ; bientôt des effets d'endosse font sentir ; le courant cesse alors Ife constant, et finit même par s'arrêter U coup. Nous avouons qu'il nous paratt 9 difficile de remédier à ce dernier défaut, 1 du reste, est commune presque tous appareils composés que nous avons délits. Malgré tout, la pile de Bunsen est Ivoe manipulation facile, et nous la croyons h|elée à un grand succès.

Nous avons dit que peu d'amateurs seweoi tentés d'entreprendre la construction •cet appareil, néanmoins, en faveur de Jttîqui voudraient en faire l'essai, nous WOODS ici, d'après M. Reiset, la manière t«)Qfectionner les cylindres de charbon vi^^ent un des éléments de la pile.

Jmeation dei cylindres de charbon pour W*? ^ Bumen. — On prépare un mé- ^ intime et en poudre impalpable de 1 f^^ (en poids) de bouille grasse et de S P^ies de coke; les proportions varient «levant la qualité de la houille, dont ^augmente la quantité lorsqu'elle n'est Pjs assez grasse pour donner des charbons 7|^se mouillent bien. Le mélange est induit dans un moule cylindrique de tôle 2 J*ntre duquel on place un petit cylindre ^ DOIS ou de carton, afin de ménager dans ^ctiarboDune cavité intérieure et faciliter '^ %gefflent des gaz pendant la calcina- ^' Ainsi rempli du mélange de charbon ^ue coke, le moule est fermé au moyen l^tti) couvercle mobile bien assujetti et Juté «aciemenl. On le chauffe ensuite progres- «jeœeDtJusqu'au rouge. On prolonge cette ^««nation Jusqu'à ce que tout dégagement ^ 8az ait cesse. Cette opération terminée.

le charbon est retira du moule; il peut alors se prêter au travail de la lime et oe la scie, sans se briser ; il pourrait même recevoir sur le tour la forme eonvenable.

Toutefois, avant tie procéder à cette dernière opération, et pour donner plus déco* bésion aux cylindres de charbon, il est indispensable ae les tremper à plusieurs re- 1>rise8 dans une solution concentrée de mé* asse, de les faire sécher, et de les soumet* tre à une nouvelle calcination aussi intense que possible. Plusieurs cylindres peuvent subir ensemble cette dernière cuisson, en les renfermant dans un grand creuset de terre ou de fer, muni d*un couvercle bien luté, après avoir eu soin de remplir tous les interstices avec du coke pulvérisé, pour prévenir tout contact de l'air. Il ne faut pas s'attendre à réussir du premier coup dans cette fabrication. Toutefois, si le mélange des charbons a été fait avec un soin judicieux, si le même soin a présidé aux différentes calcinations, on peut être assuré d'obtenir des cylindres durs, cohérents , sonores et excellents conducteurs de l'électricité (i).

Mode simplifié âCemploi du charbon dans les appareils aalvantques, — On sait que M. Bunsen a été le premier qui ait fait connaître l'appareil au cnarbon minéral pour la production d'un courant électrique puissant et constant, mais cet appareil est encore dispendieux et exposé à des détériorations promptes. Lorsqu'on s'occupe de le monter, l'expérience a démontré également qu'il arrive souvent qu'on ne réussit pas. Les appareils avec le platine sont moins faciles à rompre, mais le métal en feuilles est mou et sans raideur, et le défaut qu'on reproche à ces appareils, c'est la quantité, considérable d'acide azotique qu'ils exigent, la con« sommation considérable qu'ils font en zinc et la cessation du courant au bout de huit à dix heures d'action, parce qu'il se forme du sulfate ou vitriol de zinc qui se dépose sur le cylindre de même métal et s'oppose au développement de l'électricité.

H. H. Reinsch, pour monter un appareil, n'emploie que de la poudre grossière de coke dont il remplit une capsule en terre et qu'il humecte avec de l'eau fbrie ordinaire, jusqu'à ce qu'elle en soit complètement mouillée. Dans cette poudre acidifiée de coke il plante un morceau ou petit cylindre aussi en coke, à l'extrémité duquel est enroulé un fil de cuivre. L'action est vraiment extraordinaire. Le cylindre de décharge d'une machine électro-magnétique, d'après le modèle de M. Desaga, ne peut plus être tenu avec les mains sèches, et une capsule ou cellule de ce genre présente encore, après trois jours d'activité, la même intensité qu'au commencement. Comme la poudre de coke ne coûte pour ainsi dire rien et peut continuellement resservir, puisque, après que l'acide s'est peu à peu affaibli, il suffît de la

(1) Quelques personnes ajonlent au mélange des cbarooos S parties de ftirine de seigle.

rsL

faire sécher à Pair, puis de rhumecter de nouveau avec de l'eau-forle et qu*oa produit ainsi un courant parfaitement constant, on voit qu'on otfre ainsi aui galvanoplastes des avantages immenses ; que les frais pour développer Taction électrique se trouvent réduits è leur minimum, et que lorsque l'application du magnétisme comme force motrice pourra enfin être réaKsée, l'observation précieuse de M. Reinsch iouera ceruinement un rôle important.

Nouvelle pile du prince Bagration. — M. Jacoby a publié récemment la description d'une pile de construction entièrement nouvelle, qui, selon lui, remporte de beaucoup sur toutes celles qui ont été imaginées jusqu'à ce jour, et par la constance de ses effets, et par son extrême simplicité, et surtout par le peu de soin qu'exige sa manipulation. Cette pile, dont Tinvention est due au prince Bagration, nous parait de nature à opérer une révolution complète dans l'art de réduire les métaux, et nous ne doutons pas que son usage ne soit bientôt universellement adopté, car elle parait complètement exempte des difficultés et des embarras attachés à l'emploi des autres appareils. En effeiy avec la nouvelle pile on n*a plus à s'occuper du liquide excitant , objet d'une surveillance' et d'un renouvellement continuels, si on veut le maintenir toujours au même degré de force. Par la même raison, les diaphragmes poreux, sources ordinaires d'un endosmose inévitable, sont complètement supprimés. En un.mot, d'après les expériences de m. Jacoby, la pile Bagration peut fonctionner pendant six semaines et plus, avec une constante régularité, sans qu'il soit nécessaire d'y apporter le moindre changement.

Voici la manière de construire celte pile, tellement simple qu'elle pourra être établie dans toutes les localités et par la personne la plus étrangère aux manipulations chimiques : On prend un pot à fleurs ou tout autre yase imperméable à l'eau. On le remplit de terre saturée d'une dissolution assez concentrée de chlorure d'ammoniague ou de sel ammoniac. On y place ensuite, à quelque distance l'une de l'autre, une plaque de cuivre et une plaque de zinc. On obtiendra ainsi un couple voltaïque , dont l'action pourra se maintenir constante pendant des mois entiers et même des aimées, pourvu qu'on ait soin d'humecter de temps eplemps la terre, et de renouveler la plaque de zinc, lorsque par un long usage, elle sera presque entilrehient dissoute. — Avant de mettre ia plaque de cuivre dans la terre, il est bon de la plonger pendant quelques minutes dans une solution de sel ammoniac, et de la laisser sécher jusqu'à ce qu'une oxydation prononcée se manifeste à sa superficie. Il ne faut pas placer les deux plaques . trop près l'une de 1 autre ; elles ne doivent pas non plus être trop petites, afin de pouvoir vaincre la résistance quq la terre oppose au nassage du courant.

Plusieurs éléments de cette ()ile peuvent

être réunis en séries au moyen de conducteurs convenables. Elle devient alors susceptible d'un grand nombre d'applications, surtout dans les cas où l'on recherche moins des elfets énergiques qu'une action constante, régulière et prolongée, par exemple lorsqu'il s'agit de réduire les métaux à Tétat très-malléable. La batterie dont s'est servi M. Jacoby se composait de ^ éléments ; il recommande d'isoler avec soin les vases qui contieunent chaque couple.

Voici maintenant la théorie que M. Jacoby a essayé de donner de cette nouvelle pile, sans toutefois en garantir l'exactitude et la précision : Suivant lui, « la constance d'action provient de ce que l'hydrogène qui devait se développer à la surface du cuivre est employé à réduire la couche du*double sel de ce métal, qui se forme par TactioD chimique du sel ammoniac sur le cuivre, de telle sorte que la constance d'action pourrait être comme l'expression d'une espèce d'équilibre entre cette action chimique et la réaction galvanique. La terre ferait ici l'office d'un diaphragme poreux qui empêcherait le sel de zinc d'aller se réduire sur le cuivre par l'action du courant, et qui s'opposerait en même temps à ce que le zIdc pût réagir chimiquement sur le sel de cuivre. 11- n'est pas impossible non plus q'je la terre, comme tout corps poreux, absorbe les bulles d'hydrogène qui, dans les piles ordinaires, recouvrent 1 élément négatif, et diminuent ainsi la force électrique. »

Sans nous attacher à discuter le mérite de cette théorie, nous recommandons vivemeot à tous les expérimentalteurs l'emploi de la pile Bagration. Chacun peut facilement en faire l'essai, et de ces essais multipliés il doit résulter nécessairement des perfectionnemeuts nombreux, qui contribueront à l'avancement de la science.

Pile de Wolloêiim. — De tous les appareils galvaniques, le moins dispendieux est laucienne pile de WoUaston , à éléments de cuivre et de zinc, disposés de manière à ce que le cuivre entoure le zinc. Dans cette construction, l'auge qui renferme le liquide excitateur est séparée en autant de cellules qu'il ^ a de couples zinc et cuivre ; et, peor établir le courant ou en suspendre TactiOD, il sufiit de les plonger dans èette aoge ou de les en retirer. Mais, excitée conune elle l'est ordinairement, soit avec le chlorure de sodium, soit avec l'acide sulfurique oti avec l'anide nitrique, elle présente l'inconviénieDt grave de ne point avoir up couranC constant, et de ne pouvoir même foocUonner qu'autant que les éléments en sont fréquemment nettovés. Aussi son usage est-il à peu près abandonné pour les opérations de la galvanoplastie. Peut-être n'est-il pas saos intérêt de faire connaître qu'on peut en obtenir un excellent service, et en rendre le courant parfaitement constant, en Texcitaot avec une solution sufllsamment concentrée de sulfate de zinc, à laquelle on lyoute un peu de sulfate de cuivre et d'acide suJfurique. Ainsi disposéCi cette pile marche avec

til

PIL

DES INVENTIONS

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|j Déme iolensité pendant plusieurs jours ^ >ui(e, et non-seulement n'a pas besoin félre neUoirée, mais plus elle sert, plus sa lârche deTtent régulière, la solution de m se concentrant de plus en plus aux lépens des éléments qui la composent. Lors- |ge le courant commence à diminuer, il «tîit ilajouter de nouveau une petite quan- \is de sulfate de cuivre et d'acide sulfuri-

Ce. On peut ain«i user cette pile jusqu'à la ^ns renouveler le liquide excitateur.

SowtlU baiierie par le prince de Leueh" ibtrg. — Dans une des dernières séances i'Aeadémie des sciences de Saint-PétersirA S. A. I. le duc de Leuchlemberg, , comme on sait, s'occupe avec habileté igHlvanoplastie* a communiqué à ce corps ^Mnilanote suivante :

[i J'ai fondé, il y a quelques mois, à Saiutiersbourg, un établissement dans lequel jp reproduit toute espèce d'obiets par voie (Ivanoplaslique. Le but de cet établissement #e de faire, dans sa patrie originelle, une ~ica(ion en grand de la galvanoplastie, I pris naissance en Russie, avec tous frogrès ((u'elle a faits depuis qu'elle est \i de ramener au plus haut degré de Sion artistique et industrielle. A la d*eipériences très-nombreuses qui lé(è entreprises, et de travaux multipliés, Ui pas lardé à m'apercevoir que les pro- H en usaçe jusqu'à présent, et qui kMssaient si parfaitement avec les petits ^ts ne donnaient pas des résultats aussi ^faisants avec ceux d'un gros volume.

Jonc été obligé d'introduire, à titre ^^it quelques modiQcations aux procédés welleiueut connus.

>^u etfei, quand on fait usage d'une pile ;Din)>ll, ou est sujet à éprouver quel- *' mécoijipies, et atin d'obtenir des pro- Ws irréprochables, j'ai cherché à rempla- Mezinc par le fer, et j'ai augmenté la «ace de ce métal, aussi bien que la force H acide. J*ai réussi à souhait dès les jjjDi^res tentatives, et, aujourd'hui, ces Jjnt's au fer sont appliquées en grand

(«succès. Le sulfate de fer, qui forme le l^u, est même placé avantageusement.

^i^yé aussi la batterie coke et zinc J^ue Bunsen); mais cette ballerie pré- W">it à mes yeux des défauts que j*ai wclié à écarter. Les gaz qui se dégagent 'la«nde nitrique sont très-désagréables à JP'rer, et même doivent, quand on ira- »»esur une grande échelle, nuire à la ^«le l'opérateur et des ouvriers. D'ail- ^t une analyse a démontré que le sulfate IbM ''^P^^^'i^^i^ Ainsi une quantité assez J'^wle d'acide nitrique, qui rendait diflîci- ' '1^ «pplications de ce produit, ou néces- ,*J un traitement particulier des liqueurs. mm vint alors d'abandonner entière-

"Y acide nitrique et de ne me servir que ''*we siiifurique. Il en est résulté une

"^elle batterie, c'est-à-dire une batterie [^eelfprà un seul liquide excitateur. J'ai ^ Ç'Ue batterie à 1 épreuve avec deux ^m SHilement, et j'ai obtenu une dévia-

DlCTlONN. DKS llfVBNTlOKS. 11.

tion de 28* à l'aiguille aimantée, et de 17* après vingt-quatre heures.

« Dans les expériences indiquées ici, la quantité et la forcede la liqueur qui baignait le métal positif, ainsi que la surface des éléments, ont été absolument les mêmes.

Toutefois j'ai voulu encore accroître la force de cette batterie, et je l'ai montée, en conséquence, à trois couples, l'acide du coke marquant 27% et celui du fer 10» à l'aréomètre de fiaumé. L'aiçuille a dévié jusqu'à 50**, et un «objet s'est dforé en un clin d*Œil, dans la véritable acception du mot. Cette batterie, qui manque de force, mais que j*espère perfectionner sous ce rapport, a, sur toutes celles en usage jusqu'à ce jour, le grand avantage que son entretien n'occasionne presque aucun frais, puisque l'acide sulfurique et le fer fournissent un produit qui couvre suflisainraentleur propre dépense^ et que le coke a toujours sa valeur comme combustible.

« Je me propose d'entreprendre des expériences rigoureuses sur toutes les batteries connues; seulement je ferai remarquer que ces expériences auront plutôt un but tecb* nico-pratique qu'une tendance purement scienliCque. »

Nouvelle pile voUalque à courant conslant* — M. Fabre de Lagrange a trouvé le moveii de rendre tout à fait constant et invariaoks et même pendant des semaines et des mois, le courant de la pile voltaïaue, de quelques métaux que soient formées les électrodes^

au'ils soient mis en communication par eux liquides, comme dans la combinaison de Bunsen, ou par un seul liquide comme dans la combinaison de Volta. Cette continuité de l'action électrique s'obtient comme on obtient la continuité de l'action calorifique d'un fourneau, garni en bas d'une grille pour laisser tomber les cendres, et

au'on alimente continuellement par en haut e combustible.

Le moyen qu'emploie M. de Lagrange est simple et remplit toutes les conditions qui

Eeuvent le rendre industriellement praticale; au lieu d'augmenter la dépense, il la diminue. Envisageons d'abord la disposition d*un seul couple à un seul liquide. Soit un vase percé d un trou au milieu du fond, comme un pot à fleurs ; dans ce vase un diaphragme cylindrique en toile à voiles un

feu moins élevé, ayant le môme axe, et fixé la partie inférieure au moyen d'un mastic Dans le diaphragme est un crayon de charbon de cornue très-dense, entouré de petits grains de ce même charbon, et autour du diaphragme, un cylindre de zinc amalgamé et die l'eau acidulée qui a été fournie goutte à goutte par un réservoir supérieur. Joignons maintenant les deux pèles par un fil conducteur, et voyons ce qui se passe dans l'intérieur de l'appareil. L eau acidulée qui continue d'arriver goutte à goutte se déversera d'une part, par-dessus le bord du diaphragme de toile sur les charbons, qui seront ainsi constamment lavés par le inouv<»ment du liquide sans être inondés, en sorte

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DiCTIONNAlRC

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que la polarisation sera suspendue et que tes bulles d'h;i^drogèDe se dégageront librement par les interstices des grains ; d*autre part, les couches inférieures d*eau acidulée» par reffetde la pression qu'elles supportent» nitreront lentement à travers la toile, ce que ne feront pas notablement les couches supérieures et moyennes. Or, ces couches inférieures sont précisément celles qui contiennent le sulfate de zinc qu'il s'agit d'éliminer. Le résultat est un courant électrique tout à fait constant jusqu'à l'entière disparition du zinc, obtenu sans autre soin que celui d'alimenter le réservoir.

Voici comment M. Fabre de Lagrange réunit un grand nombre de ces couples. Les capsules de grès cfui les contiennent, longues de 3 ou 4- diamètres, sont réunies et cimentées en faisceau, en bloc facilement transportable ; la surface supérieure est horizontale ; de petites rigoles amènent l'eau acidulée à chaque capsule. Avec cette dis^ position, en plaçant au-dessus delà pile un second réservoir et en changeant la nature et l'élévation des diaphragmes, il est facile d*employer un second liquide que Ton fait tomber directement goutte à goutte sur les charbons, soit, par exemple, l'acide azotique. On emploie avec avantage cet acide très-affaibli, et lorsqu'il ne peut plus servir pour la pilede Bunsen, parce qu'il n'absorbé plus l'hydrogène. Les liquides à leur sortie des capsules sont recueillis et peuvent resser* virjusqu'à saturation. (Foy. le journal /'ittdustrie, n* d'avril 1852.)

Nous nous empressons de citer, pour terminer toutes ces descriptions, les pages suivantes que nous devons à la communication toute bienveillante de M. Le Holt, dont le nom s'associe si dignement dans la science à ceux de MM. Jacobi, Smee, etc.

j « Batterie voltaique de Le MoU. *— Couple à anâe et à élément carbone électrotypé. — Les principales conditions de perfectionnement d'une batterie voitaïque, destinée h produire des effets énergiques, consistent à obtenir, h l'aide d'éléments offrant entre eux la moindre étendue de surfaces possibles, les forces de production et de propagation les plus libres , les plus larges et les moins interrompues du courant électrique. Le nouveau couple que t'ose soumettre à l'examen des savants praticiens qui s'occupent de cette matière , me parait , dans l'état de nos connaissances actuelles , remplir ces conditions , obtenues au moyen des perfectionnements ou objets de détail ci-après, constituant dans leur ensemble le but essentiel que je me suis proposé , et consistant , savoir : 1* dans un élément électro-négatif de carbone, dit carbone gaz des retortes; S* dans l'emploi! du procédé électrotype ou

Salvanoplastique, pour revêtir d'une couche e métal réduit, comme moyen d'attache adhérente, l'une des extrémités supérieures de l'élément carbone; 3" dans le revêtement , à l'aide d'un enduit résineux ou autre, des surfaces non agissantes de l'élément zinc, ou autre électro-positif, pour préserver ces su '■

faces de l'action des acides; k* dans un nouveau mode de reliement fixe et intime des deux éléments entre eux, par l'intermédiaire d'un conducteur, que je nomme aiuf mM* ligue.

fuElément carbone. — Chacun saitqu ileiisie un grand nombre de combinaisons différenies de métaux pouvant servir à former des couples ou chaînes galvaniques plus ou moins fortes , et classés dans Tordre suivant : p/atine^or, argent ^ mercure ^ cuivre y plomba étain , /Vr, zinc. Que plus les deux mélm mis en relation sont éloignés l'un de Tauire, dans !a place qu'ils occupent dans cette série, plus le courant a d'énergie; et, qu'en conséquence de cette loi , la batterie la piui agissante serait celle composée d'élémenb platint et zinc. Mais il existe un corps m métallique, le carbone^ dont l'énergie, coidid$ élément électro-négatif, est encore plus puis-! santé que celle du platine : de manière qoe le couple ou la paire carbone et zmti compté au nombre des combinaisoDs (fiii offrent l'action génératrice la plus furie qoe l'on soit encore parvenu à produire. Hiii jusgu'ici, les inconvénients attachés à TniH ploi quelque peu prolongé de cet élément précieux, ont fait renoncer à son utiiisalioi dans des circonstances où il pouvait rend» les plus grands services , son immensi faculté productrice s'affaibiisssnt graduell» ment pour une cause que je vais signaler.

«De 1840àl8&2, faisante Saint-Pétersboui; des expériences sur la lumière électriqi avec une batterie du chevalier Buuseo.

100 couples, dont l'élément carbone forme de cylindre creux, était conanosé d' mélange pulvérisé de coke et de cnarbon terrCf je m'aperçus bientôt que l'affaiblisj ment graduel du courant de cette pile p venait de l'oxydation rapide des collitrsi cuivre, ainsi que des vis servante les mï tenir sur les surfaces supérieures de l'éli ment carbone. £n effet, l'acide dans lequi était immergée cette matière carbonisée éminemment friable et poreuse , avait biei tôt atteint et attaqué la paroi extérieure i surtout intérieure du collier -attache, ' formé, vers les rares points de contact d métal contre le carbone, des oxydations ffl< talliques, qui, interceptant le libre passas' du courant , en affaiblissaient rapidem^ l'énergie. D'un autre côté, les vis detej attache, corrodées par l'acide, ne pouva^"' plus que très-difficilement se mouvoir «i^ leur écrou ; en sorte qu'après chaque eu*^ rience, il fallait, par un travail asseza^jj jettissant, décaperions les colliers ^^^^\f\ leurs vis, qui, finissant par s'altérer clH mêmes , amenaient des solutions de t^i'M nuité qui interceptaient la libre circula^ du courant et donnaient à la lumière e<^ trique des effets d'intermittence, d'affail'-H sèment et même souvent d'arrêt. ieoQ^ comme tant d'autres , renoncer à renap'j de celle batterie. J'utilisai ensuite réléii'*?'^ platine de Grove, assurément le plus surj le plus énergique qui existât. Mais il pre5<?^ tait deux inconvénients. Le premier :

ni.

DES INVENTIONS

PIL

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r:é du métal , dont, en rnison de la puîsvnre propagatrice du courant , les lames jiT.iienl avoir nno certaine épaisseur; le 5crj»a(J, c*e$t qu*à la longue ce métal finissait p,ir subir une assez notable déperdition de 5ut)5tancp,surtout Quand les acides, échauffés par Faction d'une lorle batterie , s'élevaient à une certaine température. Il est bien refnniio, cependant, que l'acide nitrique pur hn qu'une action dissolvante è peu près pnlle sur le platine; mais l'acide nitrique purpt bien rectifié coûte fort cher, el celui nriiinnirement employé, Tacide nitrique du mniinerce, est souvent sophistiqué et niébn^é à d'autres acides , avec lesquels il fine une espèce d^eau régale, très-faible, il enivrai, mais oui n'en agit pas moins à la k^igue comme dissolvante. Le fait est qu'api vingt expériences environ, la masse de l^iine employée pour les cent couples , et ffntw environ trois livres , avait perdu ^iire onces de son poids. Ce fait a été coniliiépar le célèbre Jacobi.

•De retour en France, j'utilisai, comme ftoent de la pile , le carbone particulier Htarbone gaz des retortes , connu vulgni-

1*»fll sous le nom de crasse des cornues^

itôre qui se forme et se dépose à la longue iria paroi intérieure des retortes, lors de kiibtiljation de la bouille (ou autres mafenrs pouvant être réduites à l'état de car- Itne f matière employée depuis longtemps, INi forme de crayons , comme électrodes hittmrs de la lumière électrique. J'en tis iooter une batterie de 80 couples , et j'eus t désappointement de constater, dansl'emfni de ce carbone, les mêmes inconvénients ^ipdans celui de Bunsen , c'est-à-dire que «m attache et les vis qui le maintenaient uient également attaquées par l'acide. Il est 2^i que cette fois l'acide ne trouvait plus w)s le carbone gaz (remarquable par sa wisilé) une capillarité suffisante pour faire Bcpnsion vers les attaches ; mais la vapeur ^*i et chaude qu*il dégageait avait les mê- »es effets d'ox;rdation sur le métal.

( Gahanisaiion métalli^ de l élément car- JoM. — J*ess8yai ensuite d'appliquer sur lune des surfaces supérieures de I élément ojjwne une lame de platine , et de l'y faire «ntrer par une pression au mo)^en d'une •tîâihe métallique. L'inconvénient était [ftnindre sans doute; la lame de platine n'é- «ïi point attaquée ; mais l'attEche s'oxydait ^ même. C'est alors que j'eus l'idée de *re adhérer directement , et au moyen de »• rMvification électro-plastic^ une couche P"o^ Ott moins épaisse de cuivre réduit sur 'tt surfaces supérieures du carbone, établis- »ot amsi entre cet élément et le métal ré- 'm,m contact atomique de la dernière adhé- "»« et qui a été juçé par d'illustres sa- »ani8 français et anglais comme un perfec- «jonnement capital , permettant aujourd'tiui «otiliser , comme premier élément électrowgaiti de la pile , la matière la plus éner- Jjq'Je, la moins destructible, et qui peut «r«î obtenue au plus bas prix.

« A%$t métallique,-^ Il s agissait également

de relier, par un contact intima, Télémont carbone à l'élément zinc; et pour cela je lis emploi d'une lame de cuivre en forme d*anse, dont je soudai l'une des extrémités à deux des surfaces du métal réduit , et l'autre , à Tune des surfaces de l'élément zinc; de manière que le couple voltaïque , compi»^é de ses deux éléments ainsi que l'anse métallique, ne formait plus qu'une seule pièce, sans aucune espèce d'attaches mobiles. Il n'y avait plus alors d'obstacle è ce que le courant de la pile pût circuler d'une manière libre égaie, continue , è trav(*rs les éléments et leurs conducteurs; le résultat de la recherche que je poursuivais deptiis si longtemps me parut dès lors accompli.

ff Revêtement d'un enduit des surfaces non agissantes de l élément ilectro-positif.— Daus toutes Jes batteries énergiques en usage, et notamment dans celles de MM. Grove et Smee, j'ai toujours remarqué que les surfaces non agissantes de l'élément zinc n*étaient nullement protégées contre Taction de l'acide. Aussi ai'je voulu garantir mon nouveau couple de ce grave inconvénient, en , enduisant ces surfaces neutres d^une ou de plusieurs couches d'un vernis résineux ou autre, résistant à l'action des acides plus ou moins étendus ; précaution que je considère comme de la dernière Importance. Et d'abord il faut admettre que dans les deux surfaces, immergées dans l'acide , il n'y en a qu'une seule qui agit , c'est-è-dire celle qui est en relation d'inQuence et de rayonnement avec l'élément de nom contraire. Ced établi, si l'acide attaque en même temps les surfaces agissantes et les surfaces neutres du zinc, cetélément^sera de moitié plus vite dévoré sans protit pour l'énergie du courant* et la solution acide sera aussi de moitié plus vite altérée; par conséquent, moitié moins de durée dans les effets de la batterie, ei moitié plus de dépense pour le zinc, l'acide et l'amalgame au mercure. Ces considérations d'économie et de durée m'ont paru devoir être hautement appréciées pour les utilisations pratiques journalières.

«i Enconséquencedecequi précède, je crois donc, dans l'état actuel du progrès, pouvoir offrir aux expérimentateurs praticiens, et sous la forme la plus simple et de la plus facile manipulation, le couple volta'ique le plus sûr, le plus économique et en mènie temps le plus énergiaue qui existe aujourd'hui ; couple dont l'un des éléments est indestructible, couple à travers les éléments duquel le courant électrique peut se mouvoir et circuler de la manière fa plus large, la plus libre et la moins interrompue.

« Les acides dont je me sers ordinairement sont Vacide nitrique du commerce et Vacide sulfurique étendu de huit parties d'eau. L*<icide nitrique, dans lequel ie plonge Télément carbone, est contenu dans un vase cylindrique de terre poreuse, iromereé luimême dans la solution d'acide suliurique contenu dans un vase de terre en grès, el au milieu de laquelle solution plonge l'élément zinc en forme de cylindre creux. La somme

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totale des surfaces agissantes de raon couple carbone zinc est de 48 pouces carrés. Dans mon expérience de la lumière électrique , faite îe 8 décembre dernier sur la colonne du duc dTork, ma batterie était composée de 78 paires. Surface totale: 26 pieds carrés. Une batterie énergique de 64 paires n'occuperait qu'une surface carrée d'un mètre ou de trois pieds.

c Aujourd'hui qu'on paratt revenir à de nouYeaux essais sur la perfluenee des acides conducteurs, afin de les renouveler et de les entretenir au même degré de saturation , pour obtenir un égal degré d'énergie dans le courant, je désire communiquer aux praticiens qui ne paraissent pas avoir deviné tous les inconvénients et embarras attachés à la pratique de ce système, un moyen beaucoup plus simple et moins compliqué de régulariser cette énergie, et qui n'exige nullement le renouvellement des acides dans les vases ou auges. 11 consiste à fixer sur un ch Assis mobile» suspendu à une poulie, les couples de la batterie, de manière à pouvoir les immerger dans les acides à tel abaissement que ce soit. Admettons maintenant que dans un temps donné pour l'expérience, quatre heures, par exemple, les acides perdront un tiers ae leur énergie. Dans ce cas, faites plonger vos éléments dans le liquide acide de manière à ne baigner d'abord que les deux tiers de leurs surfaces agissantes ; et au fur et à mesure de la déconcentration de Vacidc (qui vous sera indiquée par un électromètre régulateur, traversé par le courant), vous abaisserez alternativement votre châssis ; et^en multipliant ainsi et successivement les surbces agissantes-conductrices des éléments, vous compenserez l'affaiblis- /«ement progressif des acides.

V •Electrodet'carbone$9 émetteur $ de la lumière électrigue.^ Ceiie lumière est ordinairement

Eroduile à l'aide de deux crayons de carone, mis en regard l'un de l'autre, et maintenus par l'expérimentateur, au fur et à mesure de la combustion de la matière, à une distance convenable d'écartement. Cependant, depuis longtemps l'investigation des physiciens-ingénieurs les plus habiles s'est épuisée d'efforts à la recherche d'un moyen mécanique, à l'aide duquel, sans le secours de la main humaine, ces deux crayons carboné, qui s'usent d'une manière inégale au fur et a mesure de leur combustion, pourraient être respectivement maintenus à la même distance. Quoique je considérasse la solution de ce problème comme à peu près irréalisable, je ne m'en livrai pas moins moimême à des investigations aussi infructueuses qu'impuissantes. Mais l'habitude de l'obervation et d'une longue pratique, et plus encore les inutiles tentatives de tant d*hommes spéciaux, me ramenèrent bientôt vers d'autres recherches.

«Quel que soit le point du perfection auquel la science mécanique ait été éleviée, comment comprendre un appareil, quelque compliqué qu il soit, qui puisse, doué d'tn/e//tgence ti de pensée , prévoir à l'avance des

obstacles ou effets qui ne se produiront qu'à des tempe imprévue et indéterminée? Si la matière des crayons électrodes s'usait par la combustion d'une manière toujours égaie, la difficulté serait bientôt vaincue ; mais il en est bien autrement. Quelque soin qu'on apporte dans la préparation des matières carbonisées composées, ou dans le cboii de celles provenant des retortes, qui se forme par superpositions de couches, ces matières s'useront toujours inégalement, par des causes assez variées, tenant, soit à rinégaliié d'énergie du courant , soit à la nature de la matière des électrodes émetteurs, soit à leur distance variable, soit à un défaut d'homogénéité dans le même crayon de carbone, soit au transport irrégulier d'une partie de matière carburée de l'un des crayons sur l'autre, soit à l'altération de l'amalgamalion du zinc par le mercure, soit même à la tension électrique de l'atmosphère, agissai)! quelquefois et par certains temps sur les conducteurs de la batterie, etc.

c La condition favorable au maintien d'une lumière plus ou moins soutenue, sera au$si la plus défavorable au développement dintensilé de l'étincelle. Plus les électrodes se^ ront rapprochés l'un de l'autre , plus la lumière (en raison du peu de déperdition de la lumière carbonisée) se soutiendra dafautage, mais aussi elle sera très- faible. Dans le cas contraire, celui du maximum d'écartement des crayons carbone, la lumière aura une grande intensité d'éclat, mais aussi moins de chances de durée. Et dans les circonstances où il est nécessaire d'aoïpiiûer la lumière par un système optique quelconque, comment maintiendra - 1 - on celle lumière au centre de ce système, coinpo.^é de lentilles ou de réflecteurs paraboliques, et hors du foyer desquels l'étincelle sera continuellement écartée par la combustion des électrodes, dont l'un s'altère deux fois plus rapidement que l'autre ? A moins qu'un constructeur entreprenant n'ajoute à la cooh plicatiou énorme de certains appareils celle d'un mouvement assez intelligent pour maintenir l'instrument optique au foyer variable de l'étincelle.

c Après avoir tenté infructueusement et en dernière analyse tous les systèmes de pondération au moyen de flotteure^ etc., on s'est enfin décidé à renoncer à l'espoir de maintenir, à l'aide d'une machine, deux crayons de carbone dans une situation convenable d'écartement progressif; et on n'a plus songé qu'au moyen de rallumer l'étiDcelle à chaque temps d'arrêt de la lumière. Pour obtenir ce résultat, on a emprunté à la tbéoriede rillustre OÊrslaed l'emploi des courants iuduits dont le savant professeur Whoastu«e a fait de si hautes applications ; et ce, du moyen du mouvement de va-et-vient du contact d'un électro- aimant placé dans la circuit de la batterie. Mais ce moyen trèsingénieux, et qui a été expérimenté p«f divers physiciens, est encore loin lic résoudre la difficulté. Je conçois qu'à Taided'iio coiu'anl induiti on puisse imprimer au €(m-

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DES IMVEiNTIOMS.

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lad d*un électro-aimaot un mouvement de ra-et'Vient, qui, à chaqae extinction de la lumière* rapprocliera les électrodes carbones i un de 1 aalre ; mais la grande difficulté est de régler d'une manière convenable la course de ce uiouremeut^qui est toujours uniforme. El qu arrif era-t- ri alors, si, en raison de laotdecirooostances que j'ai signalées et qui ne peuvent être prévues, les électrodes se trourent tantôt plus rapprochés ou tantôt plus éioigDés Tun de l^autre 7 c'est que , dans le premier cas, la lumière sera considé^ rablement affaiblie ; et, dans le second, elle s'éleindra aussitôt c[ue rallumée. Au surplus, je De serai convaincu de Tefficacité de ce procédé que quand j'aurai vu un expéri- DenUlear consentir à abandonner sa luiDière à elle-même pendant un certain temps, sans aide ni surveillance. Jusque-là, j^ ()ersisterai dans le doute qu'on puisse jaoais régulariser convenablement, à l'aide de la science mécanique, le mouvement intelligent de rapprochement des crajrons électrodes. C'est la du moins ma conviction ; je ne dirai pas qu'elle est le résultat de hautes Mes, mais elle tient à une longue et peré^nte pratique.

tKsquei éleeirodeê-carbones placés à angle ^n/, et à mouvement de rapprochement tmhini. — Dans le cours de 1845, un savant Mgiais eut l'idée d*uu procédé consistant à Huire la lumière électrique continue au tioyen de remploi de cinq disques de carbone disfjosés circulairement, dans un plan paral- Kie, sur un cercle métallique, où, après chaque révolution de l'un des disques, l'élincelie était alternativement et successivement renvoyée du premier au second, du ^ndau troisième, et ainsi de suite jusqu'au dernier. Il ne m*appartient pas d'apprécier cette disposition d arrangement qui, » ce qu'il paraît, n'a pas réalisé Ta condition ^seoiielle recherchée , celle de la conti- Duilé, et qui n'a pu, par conséquent, recevoir aucune utile application.

* Mon procédé consiste à ne faire emploi *^lement que de detix disqueê rotatifs en cattoue des retortes, placés en regèrd à (i^UdroU: lesquels, après chaque révolulioo accomplie, se trouvent rapprochés l'un ji^ l'autre d'une distance égaie a celle dont <^s avait éloignés la combustion d'une partie ^«ia matière carburée. La position des dislues à ansie droit est la condition capitale ^>is laquelle il n'y a pas de continuité pos- *ii>ie. Dans mes premiers essais, j'avais d'à- >'>id disposé mes deux disques dans une 'édition parallèle verticale. Mais aussitôt pe la lumière se produisit entre eux, l'éinrelle par un mouvement irrégulier de va- 't*^ient, d'abaissement ou d'élévation, quit- '^:taliôrnativemeut le point où elle aurait lûse maintenir, paraissant chercher une ituaiion plus favorable à la combustion du ^arlioiie ou au parcours du fluide à travers ^ll(^ matière ; en sorte qu'en changeant de l!Manc(«, et lorsqu'elle arrivait h des points l<wt«iijent entre les courbes où elle ne "JMvaii plusse maintenir, cette lumière s'é-

teignait aussitôt. Tout d'abord je ne me rendis pas bien compte de cet effet; mais je fus ramené bientôt par l'observation à cons*taterque le carbone, à l'état d'incandescence, était beaucoup moins bon conducteur que celui qui ne se trouvait pas à cet état, et qu'il fallait attribuer à cette cause la pérégrination de la lumière sur une partie de serment de la courbe des disques. Je ne savais comment obvier à cet inconvénient, au- 3uel il était cependant bien facile de reméier à l'aide d un moyen bien simple, et que je fus cependant assez longtemps h deviner. Ce moyen consistait à placer, en regard l'un de l'autre, les deux disques à angle droit. De cette manière, la lumière se trouvait circonscrite au point où elle devait être maintenue, et ne pouvait plus s'en écarter. La perfection de la lumière ne dépendait plus que du choix de la matière prol^re à former les électrodes émetteurs, et j'adoptai de préférence le carbone gaz des retortes.

« Je crois donc que de toutes les combinaisons tentées pour maintenir les électrodes carbones émetteurs de la lumière, à une distance régulière l'un de l'autre, le procédé de disposition mécanique qui m'est propre est, dans l'état actuel de nos connaissances sur cette matière, celui qui approche le plus de cette solution recherchée de la continuité de la lumière électrique. Je dis :qui approche le plusj parce qu'il est impossible à un praticien consciencieux d'affirmer qu'il n'arrivera pas, à des époques imprévues, et par des circonstances fortuites, un temps d'arlèt dans la lumière produite et émise par un agent aussi impondérable que capricieux, et soumis lui-même à des influences difficiles à reconnaître. Aussi suis-je parfaitement convaincu et d'avis que toute lumière électrique, produite par une pile énergique, ne Peut être abandonnée à elle-même, et que une et l'autre doivent être surveillées; soin 3ui peut être confié au manipulateur chargé e la mise en action de la batterie. Cependant, et à l'occasion de mon système de production do la lumière électrique, je m'empresse de faire connaître que, dans une série d'expériences faites sur ma batterie, dans le cours de l'été dernier, par M. le professeur Cooper, nous avons constaté des effets remarquables d'une longue continuité ; et j'ajouterai que, dans le rapport qui s*en est suivi, j ai trouvé, dans le jugement très-favorable que ce savant chimiste a porté sur les divers avantages de mes perfectionnements , une noble récompense de mes efforts.

c Application de ma batterie voltaîque et de sa lumière. — Et d'abord, je commence par déclarer que je n'entends nullement éclairer les appartements privés, ni remplacer la lumière ordinaire du gaz telle qu'elle est dis* tribuée dans les lanternes des rues, par la meilleure de toutes les raisons : celle de mou impuissance. Quant à présent, je laisse à d'autres ce soin. Que les lumières du ga/. et de l'huile se rassurent donc : elles n'ont

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ntin à redouter de ma concurrence au point de vue pratique et industriel. Je n'ai jamais considéré qu'on pût appliquer la lumière électrique à tous les usages pour en faire une panacée d'éclairage, et les objections que l'aurais è opposer à uoe prétention contraire» seraient trop nombreuses pour que j'aie le courage de les déduire ici. Au surplus, je ne crois pouvoir mieui faire que de me borner, quant à présent, h renvoyer ceai qui désireraient être éditiés sur le mérite de cette prétention, aux lectures pleines d'inlérét faites chaque soir, sur la lumière électrique, à l'Instilulion royale polytechnique, par M. le professeur Bachhotfner, auquel la science est redevable d'un certain nombredeperfectionnenienlsaussi utiles que remarquables, etqui par une logiqueaussi spirituelle que concluante, ramène la question aux proportions réduites d'une sage et praticable application. £t d'ailleurs, le domaine des utilisations de la lumière stellaire est encore assez étendu, pour qu'on puisse se re.streindre aux cas spéciaux et aux circons^tances extraordinaires dans lesquelles ses applications sont appelées à rendre les plus grands services.

« Les principales applications de ma nouvelle batterie ou de la lumière qu'elle émet, sont réservées plus particulièrement^ l'usage des phares et de 1 éclairage de l'entrée des ports ; des signaux télégraphiques de côtes ; des navires à vapeur et autres de toutes sortes ; des parcours ou abords des lignes de chemin de fer; des théâtres, pour les grands effets de scène; des jardins de réunions publiques ou autres grands espaces ou grandes avenues; h la rt^duction des métaux par la nîéthode électrotype; à la reproduction des images par la voie photographique; comme moyen de force motrice dynamique ; et à toutes autres utilisations où l'emploi d'une batterie énergiaue ou d'une puissante ]umière peut être réclamé.

«,La lumière électrique, dont l'intensité d'éclat se porte à toute distance, peut être très-utilement appliquée aux phares^ comme élinc^tl^ de sauvetage^ dans les circonstances extraordinaires de grande pluie, brouillard, et surtout de tempête, et, dans ces divers cas, rendre à la navigation les plus éminents services. Cette lumière ne sera pas moins précieuse à $out navire faisant uu voyage de

f>lus ou moins long cours, pour signaler au oin son passage ou son arrivée, et en cas de détresse, réclamer du secours ; pour éclairer visiblement h plusieurs milles un point qu'il importe de reconnaître, d'aborder ou d'éviter. A l'aide d'un appareil qui m'est propre et auquel j'ai donné le nom de porhétincelle^ la lumière électrique peut ôtre promptement et facilement transportée d'un lieu à l'autre du bâtiment et dirigé sur tous les points de l'horizoU; 4e crois donc qu'une batterie, simple, énergique, d*une manipulation facile- et oui peut être mise en action en moins de dix minutes, est un appareil indispensable à tout navigateur. C'est une secundo ancre de miséricorde quifau inom *nt

du suprême danger, doublera pour Téqui* page, le navire et la cargaison qu'il transporte, les chances de sécurité et de salut. Pour l'usage des convois sur les lignes de chemins de fer, ce moyen ne doit im Nre moins apprécié comme ressource preveDlive contre les accidents de rencontre par des temps obscurs ou de brouillard. Encore bien qu'à l'aide d'un instrument photométrique, M. le professeur Cooper ait constaté que ma lumière, sous le rapport de l'éclat, ne le cédait en rien à celle d'un soleil d'août ea

1)lein midi, toujours est-il que par un brouilard épais, ces deux lumières se trouvent interceptées; mais elles traverseront une couche de brouillard trois fois plus lon;;ii<i que ne pourraient le faire les feux ordi'iaires en usage ; et on n'en reconnaîtra pas moins mon étincelle à une assez grandô distance, à la coloration jaunâtre quelle

rrojette sur le brouillard dans la partie oe atmosphère placé sous son rayon; ce qui donnera à deux wagons ou à deux oaTireN le temps nécessaire pour échapper à m rencontre ou à tout autre accident.

« l>epuis mon arrivée à Londres, j ai fail trois grands essais de ma lumière éleclriqu*dansdescirconstancesde temps et delieuiqui pouvaient paraître les plus défavorables au succès des expériences. La première, suus les auspices de l'Amirauté d'Angleterre, a Gosport. Dans la nuit du 9 au 10 juin, {«late dans l'une des chambres de l'hôpital dUaslar, et derrière une fenêtre fermée que mai lumière devait traverser, je dirigeai mon feusurl'iledeWight dans diverses direclioD'i

et à des temps de départ et de durée qui m'avaient été rigoureusement imposés. LU, violent ouraean et une pluie continuelle couvraient d une eau ruisselante les «arreaux de la fenêtre ainsi que mon apparcd émetteur, et les acides de ma batterie, eiposés à la pluie, se trouvaient considérablement affaiblis. Cependant, malgré ces obstacles, je fis porter ma lumière sur Id château royal d'Osborne et sur Tune des jetées de l'ile d'où elle fut parfaitemeul aperçue ; et je la soutins toujours éneigiqu^t de dix heures à minuit quarante minutev Ma lumière, jetée sur le point dit Sea liVtf» ne putse projeter quetrès-alfaiblie, ce |)oiiii>t^^ trouvant sous un angle qui en raison de h disposition du lieu où mon appareil éiiHi fixé à demeure, ne me permettait pas t-e me placer à son foyer ; et d'ailleurs la !=• mière était obstruée par les châssis de M fenêtre qu'elle était obligée de traverser sous un angle d'obliquité de plus de 50<itgrés. Cependant j'éprouvai une vive saii>faction en recevant les sincères coiiij'i»ments de M. l'amiral Parry dontjeuoublKrais jamais le bienveillant accueil, et aus^ le témoignage d'un ancien officier de ^3* rine qui me dit qu'ayant voyagé près u« quarante années, il n'avait jamais vu uue pareille lumière. • • i «g

« Ma seconde expérience a eu lieu If »^ novembre,surleCrco/-ïF«/eni-/2ai/<rfly,>ou^

le$ auspices Ue 6ir 1. liiuutl; ci la t'^^'

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DES INVENTIONS

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sième, le 7 di^renihre dernier, sur la colonne du duc dTork. Plusieurs articles du Tinus, da Morming ChronicUt et du WeeUyDispaieh, furent publiés sur ces deux essais qui ont «Ml poor juges de nombreux spectateurs.

a Chev. Le Molt.

€ Londres, féTrier 18^9.

c Code MM. les membres du jury près Texpositioo uoif erselle de Londres, ayant traité ifejaigéraiian cette énonciation que 30 couples de ma pile f ottaique très-faiblement chargés suffisaient au senrice Hmultané «les cinq grandes lignes électriques de France* j*ai cru de? oîr solliciter de M. A. Fey U déoiaration suiraote :

c Ministèrede llntérieur.— Administration deslignes télégraphiques.— Nous soussigné, administrateur en chef des lignes télégraphiques, certifions que l'administration emploie depuis cinq mois, au poste central de Paris» une pilede 30éléments,f]ff/^m€ i^ Jfott; qu'elle dessert fîmtt/lafi^fii4nil les cinq lignes suirantes : de Paris à Calais, d'une longueur de 378 kilomètres ; de Paris à Angers, 3%5 kilomètres ; de Paris à CbAlonssor-Marne, il% kilomètres; de Paris à Tonnerre, 197 kilomètres, de ParisàRouen, IM kilomètres (toUl, i,23i kilomètres, ou TMmilles anglais); que cette pile est remarjaMe par la constance de son action et la udKté de sa manipulation ; que le poÎQt où eHapeul rendre le plus de serrices est justement celui où concourent un plus grand nombre de lignes ; et le poste de Paris est celui qai réunit ce caractère au plus haut d^gré ; qu'elle remplace avantaçeusement les piles de Bunsen dont l'administration frisait usage ; que les liquides employés sont : raciue nitrique du commerce étenda de son poids d'eau et de l'eau acidulée d*un Tingtième d'acide sulfurique ; qu'enfin cette pile peut servir pendant cjninze jours sans qu'il soit besoin de renoureler l'acide, c Paris, 3 juin 1851.

c Signé : Alphohsb Fot. »

« L'administration a également constaté

Joe ni la pluie ni les orages ni la tension tectrique de l'atmosphère, n'avaient aucune espèce d'action sur la constance et la régularité du courant de ma pile, qui fonctionne parfaitement. J'ajouterai que, dans Cette batterie, les solutions acides atteignent à peine le tiers de la hauteur des vases qui les contiennent, et que les surfaces actives de mon couple itiic-car6ane n'ont qu'un décimètre carré.

c Je lis dans la dernière édition de 1851 du Traiié de télégraphie électrique de M. C.-V. Walker, directeur des télégraphes du chemin de fer sud-est de l'Angleterre, que l'administration fait usage d'une batterie de zinccuivre à bain de sable acidulé, patentée par M. Fothergill-€ooke ; que, pour les petits groupes d une distance de 20 à 15 milles, OQ emploie Vk couples, pour les distances de 40 k 60 milles, 48 couples ; de Douvres à Londres, 72 couples, et pour tout le royaume uni, environ 20,000 couples.

« D*aprèsces chiffres, jetrouve en ino^vnn» qu'un de mes couples, dont les surfaces agisi^antes ne sont que d*un décimètre carré, équivaut au moins à 15 couples de la pile Fothergill-Cooke dont la somme des surlaces actives est de 50 décimètres carrés. Ma pile est applicable k tous les usagos auxquels une batterie puisse être utilisée ; puisque, du degré d'élévation ou d'abaissement des solutions acides actives, dépendent l'énergie ou Taffaiblissement du courant, lequel, dans tous les cas, se maintiendra toujours aveclaplus constante ré^larité.

c Depuis mon séjour à Londres, l'ai fait, k l'aide d'une batterie de 80 couples, plusieurs essais de ma lumière électrique aans des circonstances de temps et de lieux qui pouvaient paraître les plus défavorables au succès des expériences.

« Ainsi, sous les auspices de l'Amirauté, et par une nuit de pluie et de tempête, j'ai dirigé de Gosport sur l'Ile de Wight et sur la mer è toute portée d*horizon, un feu de phare puissant et soutenu (de 10 h. k minuit 40 minutes). Au Great-Westem-Railway, sous les auspices de MM. Brunel et Russell, j'ai pu maintenir ma lumière forte et continue sur un truck, placé à la suite d'un convoi, de Paddington à Windsor, aller et retour. Sous les auspices de S. Grâce, Jeduc de Wellington, étant nlacésur le sommet de la colonne du ducdTork, j'ai rendu l'étincelle électrique visible sur tous les points culminants de Londres. J'ai expérimenté ma lumière en présence de S. A. R. Mgr le prince Albert, lors de sa visite k l'exposition française chez M. Sallandrouzo de Lamornnix, et aussi pourdeux desanniversaires de la ftte de S. M. la reineVictoria, etc. J'ai trouvé, dans les termes des rapports scientifiques et des comptes rendus par la presse anglaise, un précieux témoignage d'éloges et dVncouragements pour mes efforts.

« Les journaux français ont publié, qu'à ' l'occasion de Tanniversaire du k mai dernier, deux personnes avaient été chargées par le gouvernement d'éclairer nar la lumière électrique. Tune, la façade cfe la Mad(^ leine; l'autre, la belle cascade artificielle tombant du pont de la Concorde dans les eaux de la Seine; que la première personne avait littéralement échoué ; mais que la seconde 0^. l'inçénieur Loiseau) avait complètement réussi è éclairer la chute d^eau d'une lumière féerique. L'ex-

(>érimentateur s'était servi d*une batterie bruiée de cent de mes couples.

« A.-E. Le Molt.

€ Juin 1851. > On rapporte que lorsque l'empereur Napoléon réorganisa rinstitut de France, il lui fut f proposé, afin d'éviter toute pensée de rivnité entre les chefs de la science, d'établir la liste des membres en suivant l'ordre alphabétique des noms; l'empereur s'empressa do consentir k cette proposition, k une condition toutefois, c'est que le nom de Voila serait placé en tète de la liste. Le grand empereur avait deviné les immenses pr<j^ or-

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tions qirHtteindrait dans TaveDir Vapplication dans les arts de la pile électrique. Pour mettre les lecteurs à môme de juger de Tavenir immense réservé à cette conquête du

Î renie de Thomme, nous ne saurions mieux aire que de citer les pages suivantes de H. de Valincourty extraites du Manuel Rorei.

« L'utilité de la pile dans ses applications aux arts n*a plus besoin de démonstration. Cet instrument, autrefois étranger aux arts, oublié dans les cabinets de physique, grâce à quelques perfectionnements de peu de valeur en apparence, a acquis de nos jours une importance industrielle qui surpassera peut-être celle des machines à vapeur, D un côté, les recherches des Davy, Be la Rive, Faraday, Spencer, Smee, Becquerel, Jacobi et d'autres savants, ont enrichi la science de grandes découvertes; de Tautre oôté, les travaux des Weekes, Kœbbel, de Ruolz, Elkington, duc de Leuchtemberg, Walker, EIsner, et tant d'autres, ont porié Tart à un haut degré de perfectionnement. L'électrO'Chimie appliquée est peut-être une chose unique dans les arts : quoique nouvelle et comptant à peine un lustre d'existence, elle est pleine d'un avenir tellement miraculeux, que, dans d'autres temps, et même an commencement de notre siècle, les résultats qu'on en a déjà obtenus auraient semblé fabuleux. En effet, quand, à l'aide de la pile, on a pu détruire la force occulte, mais puissante, qui unit les éléments entre eux, les séparer et obtenir des corps entièrement inconnus autrefois; quand on a pu, avec le même agent, recomposer les corps, unir les éléments autrefois aésunis, et obtenir des substances que la nature, aidée de siècles nombreux, avait seule le droit de préparer dans son grand laboratoire; quand on a pu faire parcourir à la pensée de grandes distances avec une vitesse presque é^ale à sa conception; enfin, quand on a pu faire tant de choses incroyables, et cela toujours avec le secours de la pile, que u'est-on pas en droit d'espérer?

« Certainement il viendra un temps où quel-

3ues soleils électrigues, plantés par la main 'un savant , éclaireront toute une ville ; ou les hauts-fourneaux et autres grands feux métallurgiques seront éteints pour faire place à des piles gigantesques qui travailleront la matière pour en arracher les métaux nécessaires à 1 usage de Thomme. Le feu, la vapeur sur les chemins de fer, seront remplacés par des appareils électriques ou par leurs modifle^lions. On verra des vaisseaux destinés à la navigation et des statues colossales sortir du liquide contenu dans des cuves immenses.

«En passant du règne minéral au règneorgauique, n'est-o.n pas en droit de penser que ce mouvement intime, qui produit le vin, la bière, et tant d'autres liqueurs alcooliques, pourrait être modifié et perfectionné dans ses résultats par cette force savamment dirigée? du moins, à en juger par les travaux de M. Godard» de Bruxelles, un des

plus habiles distillateurs de Belgique, qa s'occupe depuis quelque temps de la soluiioi de ce problème, il paraît qu'au moyen d la force électrique, mise en jeu pendant l fermentation des grains, toute la substanr amylacée est entièrement transformée e esprit, résultat, comme on le sait, impossi ble dans l'état actuel de l'art, il est roêm probable qu'en employant cet agent on par viendra, par la combinaison des corps ga zeui et d'autres, à obtenir des substance organiques que Tart u'a jamais pu produit autrement qu'en les isolant des composés o elles se trouvaient. Le sucre, l'alcool, le élhers, les huiles, surgiront peut-être dan les usines chimiques créées par la combinai son des gaz, du cnarbon et de Teau, foni^ s'unir par cette puissance récemment acquit è l'homme. Cette électricité même, qui Je truit souvent la végétation en donnant dais sance aux grêles, trotnbes, pluies torrentiel les, et autres météores dévastateurs, poum produire des récolles inépuisables qii^.'^i elle sera dirigée dans le sol pour y être en contact avec les substances assimilables nu les végétaux. Ces probabilités ne sonlv^s dfis utopies; elles ont déjà été réaliséesptur la plupart, il est vrai, sur une petite échelle mais on peut le dire de nos jours, et sditi exagérer, il n'y a plus rien dimpossibledaiij les vastes régions des probabilités scieut^ fiques\

«c 'Le plus grand obstacle à la réalisation d cet immense avenir, c'est l'instrument met veilleux lui-même et ses agrès; et, s'il e^ permis de dire que bientôt il viendra ui temps où, grâce à cette nouvelle puissance le travail de l'extraction des métaux seradi moins exécuté par la pile, il faut avoue aussi qu'actuellement cet instrunaent, s0 accessoires et les manipulations y reiativei sont loin d'être au niveau de la science i^ de l'art. Pour ne parler à présent que (fi l'instrument seul, toutes les piles connue^ dites à effet constant, celles-là surtout qui| par leur prix peu élevé, sont eoipioyéei dans les arts, ont les défauts suivante l V Leur action, quoique plus longue et plus soutenue que celle des anciennes pili* n'est cependant pas assez régulière ni a5>ei longue pour certaines opérations des arls. Ainsi, en employant, par exemple, la p de Bunsen, cnarbon et zinc excités par 1^^ acides sulfurique et azotiqfue, l'action de a pile, quoique le zinc employé y soit aroai^ gamé, n'est forte et régulière que pendâiit les deux premières heures, puis elle faii"'^ et cesse au bout de six heures. Celle irrégularité et celte courte durée sont désesr rantes pour les opérations galvanopIasliqutN où il faut une action faible relalifenieDi. mais régulière et de longue durée;

« 2* Dans les travaux de cabinet, |ïô«rf" que l'on puisse atteindre le but désire, i*] temps et les dépenses n'entrent presque la^ dans les spéculations d'un savant; nisb dans les arts, les dépenses et le temps cuustituent un article de la plus haute irD['||^^tance, et se composent ordinairement de l'i"-

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DES INVENTIONS

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