‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 127 sur 209 · PU · texte numérisé non relu

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tieurs données presque imperceptibles dans le» essais (la lahoratoire. Aussi» dans les irts. la plus slricle écouooîie est une condition indispensable, sous peine d*anéantis- $enienlde grands établissements et des plus ihH»'5 conceptions. Sous ce rapport, les plies irtuelles ue répondent pas au but que les irijse proposent : ainsi, la pile de Bunsen A (ieui acides excitants est une des nlus dispendieuses; les deux acides se mêlent m sels produits par son action, et ce mék^e n'a pu encore être utilisé. Les acides eicilants ainsi mélangés n'agissent plus : il iu( les renouveler souvent, ce qui devient tr^HioAteux à causi3 de Tacide azotique, iioile prix assez élevé devient Irès-onéitut pour les travaux qu'on fait un peu en ffaoi. Dans le travail continu, les vases en trre poreuse sont promptement dégradés; wi^ré tout ce qu'on fait pour les conserver, •iiheiigent un renouvellement continuel.

kicjliDdres en zinc, malgré leur amalgniitioD a?ecles dissolutions salines de merture, 56 dégradent aussi très-vite, la disso- Imon ne pouvant pas pénétrer dans les Qs- «res capillaires du métal; la porosité du Mon fait monter l'acide azotique, qui 4!tKf les moutures en cuivre; la cire, près- VHours falsifiée avec la stéarine ou la k^ie, ne les préserve pas beaucoup, et on a kùu de les nettoyer à chaque opération, lirecuragede tout ce qui est conducteur ■cuivre, qu'il faut recommencer tous les fors, est un travail long et malsain. C'est fçutètre le nlus grave de tous les inconvéiieûtsdes piles actuelles. 11 ne faut pas ou- Mer dans les dépenses laçasse continuelle ^ti) de cuivre, d'argent, de platine; ce qui I toujours lieu, car ils s'aigrissent rapide* SfiDi, malgré le recuit qu'on leur fait sou- T<Dt subir. Ajoutons à tout cela les émanalions délétères des acides nuisibles à la ttDiéila dégradation de tout ce qui est mé^ lAllique dans le local, et tantd*autres incon* téûients, et l'on avouera sans difficulté que c«qa*on a fait au moyen de la pile est dû, ^^"^^ la perfection de l'instrument, mais à "ténacité des expérimentateurs.

^ U pile de Banielt, telle qu'elle est em-^ It^ par les doreurs de Paris, est, sous N^ues rapports, plus commode que la K&tHlenie, mais son action n'est pas d'une jonslance telle qu'tm la désirerait avoir dans '^*»rts; et pour les frais, il suftit de dire «pePeniretien seul de cette pile, dans les JimiiiMons conformes aux grands travaux»

^>iie à un des premiers doreurs de Paris m de M) francs par jour.

« î* Dans les travaux avec la pile, il est ex- TOiement difficile de régler sa force selon ^^som. Dans l'état actuel de l'art, on ^ttent, Untôt un métal mal adhérent, tantôt un oiyde, et quelquefois de gros cristaux *l[ï« cohésion ; cela dépend de la force de la P"«»elon ne réussit qu'en tâtonnant.

• Pourprocéder convenablement, il faudrait f^onàîire les lois des rapports de la force v^'tlrique avec la résistance à vaincre; il «y^iraii po^yQip mesurer cette force avec un

galvanomètre approprié à l'usage, et surtout ><• pouvoir diminuer ou augmenter cette force, non -seulement avant, mais pendant l'opération. On a indiqué, il est vrai, plusieursmoyens dans ce but : tels sont l'augmentatiou ou le diminution des surfaces de la pile« en plongeant plus ou moins les couples dans desliquidesexcitants, à différents degrés de concentration de ces liquides excitants et de la dissolution saline électrolysée, celle-ci f)lus ou moins acidulée, neutre ou basique. On a encore indiqué dans ce but des fils plus ou moins bons conducteurs d'électricité.

Tous ces moyens sont très-utiles ; mais, h l'exception de celui des surfaces, ils ne peuvent être employés qu'avant l'opération: car, une fois qu'elle est en train, et que Ton ne peut pas sortir l'objet du bain quand 011 s'aperçoit que l'action est trop faible ou trop forte, on ne peut plus la régler sans discontinuer; qu'en augmentant ou diminuant les surfaces de la pile. C'est encore le moyen le plus économique, parce qu'on use de la totalité de la force électrique existante pendant l'opération, tandis que par les autres moyens, quand cette force est trop grande , on est obligé de la laisser exister telle qu'elle est, mais on n'en emploie qu'une partie.

« %• Une difficulté non moins grave et générale pour toutes les piles , c'est celle qui se présente surtout en galvanoplastie; alors la dissolution saline électrolysée, par suite des lois de la pesanteur, forme, pendant l'opération, des couches de différentes densités ; d'où il résulte que la couche métallique qui se forme est d'inégale épaisseur, et quelquefois elle ne se forme pas du tout eu certains endroits. Les plaques métalliques et les cristaux de sel qu'on emploie ordinairement ne remédient qu'imparfaitement è cet inconvénient. Il paraît que l'ingénieui procédé récemment découvert par MM. Gauthier de Claubry et Déchaud , employé dans la décomposition par la pile du suliale de cuivre obtenu de son minerai, pour en former des feuilles de ce métal , pourrait peutêtre, dans ce but, recevoir une application plus étendue ; mais c'est encore une question de savoir si ce moyen peut également servir à obtenir le cuivre et les autres métaux, sous d'autres formes et dans des circonstances différentes, comme pour létamage, l'argenture et d'autres subdivisions de la galvanoplastie,

« 5* L'art de recouvrir avec les métaux précieux d'autres métaux, malgré tout ce qu'on fait, sera toujours peu avancé tant qu ou ne pourra employer dans ce but d'autres sels que les cvanures, parce que ces sels sont très-chers, et que les émanations de I acide cyanhydrique sont très-délélères ; il cause toujours des maux de tôle, et on ne sait pas encore ce qui peut arriver au bout de quelques années de son emploi. Le mercure, qu'on a supprimé dans la dorure, n est pvutêtre pas plus malsain. EIsner et d'autres ont fait quelques tentatives dans ce but; nous nous abstenons de parler des essais faits

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dans rintention de vérifier leurs procédés.

« La plupart de ces difficultés, et d'autres que je passe sous silence , seraient levées si on pouvait avoir une pile économique sans émanations nuisibles, dont la force pourrait être au besoin diminuée ou augmentée sans discontinuer Topération, et qui pourrait fonctionner plusieurs mois sans être démontée. Ces conditions, si difficiles en pratique, (tnt occupé depuis quelque temps ceux qui s'intéressent à Tavancement de cet art merveilleux. Suivant la note de M. Jacobi , lue à TAcadémie des sciences de Pétersbourg, le prince Bagration serait parvenu à trouver une pile d*uue constance extraordinaire, construite avec une grande économie et presque sans frais d'entretien: elle se compose de cylindres en zinc et cuivre, enfouis verticalement dans de la terre arrosée jnsqu'à saturation de chlorhydrate d'ammoniaque concentré , le tout contenu dans des vases en terre cuite bien isolés.

a Occupé des applications industrielles de rélectro-chimie, et me servant de la pile de Bunsen, si peu satisfaisante sous ce rapport, j'ai senti vivement l'utilité de cette nouvelle découverte, et j'ai construit une pile du prince Bagration, d'assez grandes dimensions, composée de quatre couples. Mais quel a été mon étonnement quand j'ai vu mes espérances cruellement trompées ? et cependant j'ai tout fait pour garder la plus stricte exactitude dans l'exécution de la note précitée. On pourra le voir parla description suivante de ma pile Bagration. Cette pile, comme on vient de le dire, avait quatre couples, dont chacun était composé de deux cylindres, zinc et cuivre; la hauteur du premier était de 70 centimètres, son diamètre de 10 centimètres. Le cylindre en cuivre avait 60 sur 16 centimètres dans les mômes dimensions. La surface métallique de ces quatre couples était d'environ 2*095; les métaux étaient eu feuilles laminées; l'épaisseur du cuivre était d'un demi-millimètre (quart de ligne), et celle du zinc de 2 millimètres (1 ligne). La terre que j'ai employée, et dont la qualité u*élait pas bien spécifiée dans la note, ce qui jiouvait cependant avoir une certaine mlluenc/O sur les résultats , a été un bon terreau (les jardiniers donnent ce nom à la terre noire qui se forme par la décoraposition du fumier). Le terreau a été soigeusement séparé aes décombres au moyen a'uu crible, Son volume était de 3 hectolitres. J'ai employé le terreau, parce qu'il m'a semblé que c'était la terre qui répandait le mieux à l'expression de terre poreuse indiquée dans la note précitée. L'eau de Seine lut saturée avec le chlorhydrate d'ammoniaque À la température de 12 degrés centigrades, qui élait celle de mon laboratoire. Liis vases qui ont servi à contenir la pile étaient de gros tuyaux en terre cuite ayant la hauteur de O'"7o sur 0"2'* de diamètre; à l'un des deux bouts uu fond en bois fut solidement adapté; ce dernier, de deux côtés, et le luvauseulementàrintérieurontétébien gouduKi nés. Les vases ainsi conditionnés fu-

rent essayés avec de Teau pour éviter fuites de la dissolution saline, et par conj quent l'objection du non isolement. Oaj bien mouillé la terre avec la dissoiu(i| saline en la travaillant dans un vase à pa[ les cylindres métalliques furent placés c{ centriquement dans l'iotérieur des vases, intervalles remplis avec de la terre, mouil| encore avec la même dissolution, jusa( son apparition à la surface. Les cjlin(U en cuivre étaient recouverts de 5 centime (2 pouces) de terre, ceux en zinc la déf saient d'autant. A mesure que l'eau $é porait, pendant le travail avec la pile, mouillait la terre avec la dissolution ))r tée, comme on vient de le dire. Les va étaient placés sur un banc haut deO"^0 en bois sec, entièrement goudronné, pod bien isoler la pile, précaution que l'inreit teur paraissait recommander beaucoup. a| reste, les éléments et les pôles icommuiitj quaient entre eux comme à rordinaire, âd moyen de bandes en cuivre et de visiiej pression ; les bandes à l'endroit où elles plongeaient dans la terre à 5 centiisiir»| (2 pouces) au*dessus de !a surface, élaitul recouvertes avec un vernis de cire. |

« Ces détails, en apparence superflus, ui^ paraissent nécessaires pour ceux qui Tondraient reprendre mes expériences; d'aiij tant plus que les résultats obtenus parab sent contredire tout à fait l'opinion du ce lèbre physicien de Pétersbourg sur les edel de cette pile. En eOTet, l'action de celte pilj a été très-faible ; elle a complètement cess^ au bout de trois iours ; au bout de six jours la pile a été démontée, et voici ce qui nous avons pu observer:

ff 1* Contrairement à la note en question, soi action a commencé de suite, et, aussitôt qui les deux pôles ont été mis en communies tion; au bout de quelques heures, elle a éti à son apogée ; ensuite elle a été en décrois sanl lentement, et après trois jours, ellei été presque nulle, comme on vient de i( dire.

« 2" Pour exécuter fidèlement la prescri()tîon , le cuivre de deux couples seulemeni fdt préalablement passé dans la solution d( chlorhydrale d'ammoniaque, et exposé pendant quelques heures à l'action de l'air, o(« ration que nous n'avons pas faile exprès avec le cuivre de deux autres couples; ce^ pendant l'action de tous ces éléments a cotamencé à peu près dans le môme temps en marché avec la môme force ; la seule dilie rence visible a été la corrosion plusprooipjfl et plus marquée des cuivres passés dans la

dissolution;

« 3' Quoique celte pile se trouvât dans une pièce dont le volume élait au moins de Iw mètres cubes ; que les croisées aient élé toujours entr'ouveries, et pendant le tra^a" complètement ouvertes, les vapeurs rongeaient d'une manière etfrayante toulcequi était métallique, et surtout les uslt^nsiM en fer; l'humidité y est devenue telleuieni

graîide, et les émanations si malfaisanles

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DES INVENTIONS

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l'on fut forcé d'interrompre le cours

Ires (rafaui du laboratoire; et cela uon-

iraeot quand la pile a été en activité,

alors même qu'elle a été démontée et

là TéTacuation complète de la terre;

[jours aprèst le laboratoire était inabor-

e, tant les émanations de la pile étaient

lères. Cela n'est pas étonnant quand on

que l'eau, le sel et le terreau, pendant

décomposition, activée et modifiée par

ilricité, pouvaient produire des combi-

m miasmatiques éminemment nuisi*

à la sauté.

['Quoique l'on supprimât la communica- (les éléments et des pôles entre eux les fois qu'on ne travaillait pas, ceint l'état de la pile n'était pas satisfai* les James de communication des pôles iéroDgées, au point qu*elles sont d'ellestombées au bout de quatre jours. Les 1res en cuivre ont été rongés et percés multitude de trous dans leur partie ieure, à la hauteur de 30 centimètres luces). Entre ces trous, il y avait des ailes iutactSi ayant conservé leur éclat llique. Leur partie inférieure, enfouie ii terre, à la profondeur de 30 centime- 11 pouces), était parfaitement intacte.

lent zinc fut également, et par inter* I, rongé dans sa partie supérieure, mais I élre percé de trous ; à peine sa partie lure fut-elle entamée, elle a même té son état métalliqu<3. 11 parait que i etfels sont dus è laction de l'air dont ^s a été facilité par la porosité de la rre. Cela pouvait avoir lieu surtout dans s intervalles où l'on ne travaillait pas. La tsolulion qui recouvrait la surface de la rre disparaissait assez promptement, la rrosioQ du cuivre commençait ensuite.

•S'Pourlesfrais de construction, que l'on i^yaildepeu d'importance, il suffit dédire te rétablissement de ces quatre couples, ut compris, a coûté environ 150 fr., quoi- Ki'épaisseur du métal, comme on l'a vu, ifûlpas considérable.

'Oa voit donc que cette pile produit des iDuaiioos malsaines, aue sa construction }{ coûteuse, qu'ellese dégrade promptement 'faeiie n'est pasàeifet constant. Ainsi 'Ci tous les rapports, elle ne nous parait "pouvoir être utile aux arts, et le silence '^«expérimentateurs, gardé depuis sa déuverte, semblerait conlirmer cette opinion. I i> modifiant, peut-être pourrait-on conspire ud appareil utile, car il meTsembleque I résultats si peu satisfaisants sont princil^eotdus d'abord àl'isolement de lapile, ^ (lu'elie ne peut pas s'alimenter en puiiil l'électricité dans le grand réservoir Qt(Diin,et ensuite à ce que la pile n'a pas ^ profondément enfouie dans la terre, ou itrement préservée de Tintlueuce de Tair, ^ustance qui activait non-seulement la ^truction des métaux, mais encore qui Mettait à l'air de faire naitre ainsi ues |uranu opposés aux autres courants, ou • neutraliser l'électricité produite par le "Ueidts métaux; elc'ubl i>out-ètre à cela

qu'on doit attribuer la cause de l'extrôma fiiiblesse de cette plie, malgré ^es dimensions assez considérables.

c 11 me reste à dire quelque chose sur mes recherches dans le but de construire une pile qui répondrait aux conditions ici exposées; il est iuste d'avouer que ces recherches m'ont été suggérées en lisant deux excellents articles sur la galvanoplastie et Téciairage éll^clrique insérés dans le Teehnologiste.

a Dans le rapport précité sur la pile du prince Bagration (Bagrathione), nous avons remarqué que M. Jacobi, le rapporteur, a trouvé de son côté une pile à effet constant, et probablement d'une longue durée, composée des plaques de cuivre et de zinc enfouies dans la terre humide de la cave. A la môme époque, M. Bain, en Angleterre, a fait la même découverte; il a môuie appliqué ensuite cette sorte de pile aux mouvements des horloges marchant d'accord, plusieurs à la fois étant mises en mouvement par ce môme moteur. Enfin ces piles enfouies dans la terre, et les télégraphes électriques, ont prouvé jusqu'à Tévidence ce que plusieurs savants ont déjà constaté, savoir : que la terre est un grand générateur et un bon conducteurdu fluide électrique. Cette découverte constitue une époque, elle est devenue uu axiome dans la science.

a Ainsi l'instrument, si peu connu dans les arts, va recevoir, grâce à cette découverte, d'immenses applications. La terre et l'atmosphère sont deux grands réservoirs du fluide 3ui vivifie les êtres organiques, combine et écompose les substances minérales. Au lieu de le chercher dans un verre et quel-

3ues goûtes de liquide, on ira le puiser ans notre globe, et dans l'air qui l'entoure. Quant à présent, la terre seule, à cause de sa conductibilité, peutservirà la construction de piles, dont la force est illimitée, et dont i'ac* tion uniforme peut durer plusieurs dizaines d'années. Il suffit d'enfouir dans la terre humide plusieurs plaques métalliques , et on obtient facilement une pile à effet constant, et sans émanations nuisibles à la santé de l'opérateur. On a déjà vu des piles pareilles, et on en trouve la description dans plusieurs écrits périodiques, et particulièrement dans Tarticle précité sur I éclairage électrique ; cependant, comme on ne peut pas toujours établir des piles enfouies dafis la terre, faute de jardin, de cave, ou pour d'autres obstacles il serait quelquefois non-seulement plus économique, mais absolument nécessaire, de construire une pile analogue sans l'enfouir dans la terre ; je vais donner une description d'une pile de ce genre, dont les avantages m'ont été indiqués par quelques essais en petit. Cet appareil se construit comme il suit:

« Une forte caisse en bois non résineux, ayant intérieurement de chaque côté 1*25, d'une construction solide, à l'épreuve de l'eau, et munie au fona d*un gros robinet en bois, contiendrait une pile à un seul liquide excitant, savoir : de Veau salée ou de

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DICTIONMAIRK

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Tackle snlfurîque très-affaiblK Les éléments seraient cuivre et zinc, ou cuivre et fer, ou bien fer et zinc, composés de plaques de 1 mètre (3 pie(Js) de surface chacune, placées Y^frticaleraent dans le liquide, à la distance de 2 à 3 millimètres (1 ligne à 1 ligne lf2) les unes des autres; l'épaisseur des feuilles en zinc serait de 5 millimètres (2 lignes), celle des feuilles de cuivre d'un millimètre. Ces plaques seraient retenues à la distance voulue avec des languettes en bois fortement goudronnées. La caisse poserait sur la terre humide ou au moins toucherait à un mur humide d'un rez-de-chaussée, etc. Les bandes et les fils métalliques de communication seraient bien recouverts avec un vernis flexible en caoutchouc, à l'endroit de leur contact avec le liquide excitant et à quelques centimètres au-dessus. Je suis persuadé qu'au moyen de cette construction, cette pile offrirait non-seulement de l'économie sur les premiers déboursés, et tiendrait peu de place, mais qu'elle présenterait encore les avantages suivants : elle n'a oas besoin de nettoyage, ce qui est déjà trèsimportant; on peut, au moyen de robinets, diminuer plus ou moins son liquide excitateur pendant l'opération même, ce qui n'est pas possible avec les appareils enfouis dans la terre. Son action ne peut pas s'épuiser,

f>arce qu'elle communique avec la terre par e bois de la caisse devenu humide. Elle est d*une construction très-simple, parce que les feuilles métalliques en parallélogramme ne demandent qu'à être coupées pour avoir cette forme; avantage que les piles à éléments cylindriques ne peuvent pas avoir.

Kn discutant les avantages des différentes piles, il faut avouer que rien ne serait plus economi(|ue que la pile proposée par M. le duc Maxirailien de Leuchtemberg; dans le cas surtout où l'on aurait de vieux tuyaux en foute, on en pourrait construire une pile h effet constant, en faisant communiquer la fonte avec des cylindres de charbon placés dans des caisses ou tonneaux, et excités avec de l'acide sulfurique affaibli. Cet appareil pourrait marcher, en effet, pendant plusieurs années ; sa force ne serait limitée que par ses dimensions, et au moyen des robinets adaptés aux vases on pourrait diminuer les surfaces, et partant sa force. 8ous ce dernier rapport, elle aurait un grand avantage sur les piles enfouies dans la terre. En plaçant les cylindres en fonte dans des vases poreux remplis d'acide sulfurique moins concentré €[ue celui qui baigne le charbon, comme cela est indiqué par l'inventeur, ou peut, en raison de la différence des densités des deux liquides excitants, augmenter considérablement l'énergie de cet instrument,

« Je crois que pour de grands appareils on pourrait éviter les inconvénients des membranes animales, ou de la terre poreuse, en leur substituant des vases faits en bois blanc très-mince. Enfin, en évacuant complètement le sulfate de fer quand la diminullou de la force électrique l'exigerait, on

obtiendrait un produit plus pur que ceux qui existent dans le commerce, duits dont la valeur pourrait même penser les frais de construction et d'eni tien de la pile. Ce procédé électro^hiaiitp où le sulfate de ier est un oroduit acci soire et utilisé à cause de sa nonne qualj n'est plus une supposition ; c'est un I, réalisé déjà dans le grand établissemeul » vanoplastique du duc de Leuchtemberg!^

Saint-Pétersbourg (Jropxtfwti)* »

PIQUET A THlERMOMETRE. - irirri

tion de M. Régnier. — Ce piquet servant'

déterminer les différents degrés de teuip

rature des couches de terre suivant les sa

sons, est composé d'un tube en bois k

chêne de 10 pouces de long, carbonisé ,

l'extérieur pour le rendre plus durabii

Son extrémité inférieure est termioée pi

un cône en laiton mince, dans lequel ei

logée la ))Oule d*un thermomètre à \ms; cj

cône est criblé de petits trous pourlaiâsef

un passage libre aux impressions du calo-|

rique sur le thermomètre. La partie ^\ï^ér

rieuredu tube, cannelée de petites rajorcs,

i)résentant des aspérités à la main pûufi'efrJ bncer plus facilement, est garnie iotérien* rement d'étoffe de laine qui empécbeieias sage de l'air; le thermomètre placé au ceuir^ est caché par un couvercle de fer Yem^ qui recouvre l'orifice du piquet, a&n que \\ pluie n'^ puisse pénétrer. On voit, parce dispositions, que le piquet étant enfoncé di T h8 pouces en terre, le thermomètre rd çoit immédiatement les impressions de l{ chaleur de la couche; l'observateur m s'assurer facilement du degré de tempéri ture, en retirant du piquet le thermomèirl qui ne risque pas d'être cassé, comme ceh arriverait, s'il était mis nu dans la terrq puisque l'étui dans lequel il est renferiui et le cône de cuivre le garantissent des corpi durs qu'il pourrait rencontrer. Cet iostru* ment simple et peu dispendieux, donliet périence a constaté le succès, offre aux jar diniers un excellent moyen de régler il chaleur des couches et de connaître ftii l'usage celle qui est la plus convenable aui différents légumes qui exigent des soiiu particuliers; il est d'ailleurs susceptible d* plusieurs applications. {Sociéêé Sencoun* gement, 1819, p. 78.)

PISTOLET A RÉVEIL. — Invenlion é»

M. Régnier, de Paris. — Ce pistolet, desdw à être placé dans les boutiques et magasins s'accroche drfns un coin de la pièce, et ('orte à côté de sa batterie un cornet eu cuirr» placé verticalement, qui ne peut conienir qu'uue petite quantité de poudre délerininée, pour faire seulement explosion U mouvement à ressort reçoit une fiœiw qu'on peut tendre tous les soirs, et qu»» placée verticalement auprès des croisées, fait partir, sitôt qu'on la touche, i'arme, qui donne aussitôt l'effroi. L'amorce allume eti môme temps une bougie, qui facilite w^ recherches qu'on serait obliçé de faire si w malveillants avaient pu s'introduire tj«ii> l'iiitériour. (Moniieur, an VIU, m- 5^* '

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DES INVENTIONS

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