‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 128 sur 209 · PLA · texte numérisé non relu

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l*f^%N INCLINÉ (Eciuse à sas mobile à). — inrtniion de MM. Solage et Bossut. — nu*<*n suppose une différence de niveau de G mètres 5 centimètres entre le bief du canal supérieur et celui du canal inférieur, ce qui, dans le cas ordinaire, exigerait deux -'vfuses. MM. Solaire et Bossut construisent, 3 Teitrémité du canal inférieur, un mur ▼ertical qui s*éièvc jusqu'au canal supérieur. Au pied de ce mur ils creusent une fosse circulaire, dont la profondeur est plus ;^nde que la hauteur de chute d'un bief à i autre; cetle fosse, que Peau doit remplir, est destinée à contenir un flotteur cylindrique^ d'une capacité convenable, sur le- •joel s'élèvent des montants verticaux qui sontîenoent le sas mobile, dans lequel on £ût entrer le bateau qui doit passer d*un bief à l'autre. Pour que le sas puisse monter ou descendre, et se mettre au niveau de 'an ou de l'autre bief, il suiGt que le poids îv.ai du système soit plus petit ou plus ^ranù que le poids du volume d'eau dé- {ikcé par le flotteur, l^es roulettes sont planrcs sur les faces extérieures des montants vs'ii sapporteut le sas mobile. Elles glissent .ms des coulisses, et obligent le sas à parcourir rerticalement la hauteur de la chute. L/ifs-^u'il est narvenu au niveau de l'un ou «1^ l'autre hiei, on le force de s'y appliquer eiaciftinent à l'aide de crics ou de leviers dahttlage; et, pour faciliter cette manœuvre, les extrémités du .«as sont (aillées en Liais; en sorte qu'il n'y a point de perte o'eau dans cette opération. Voici maintenant quel est le jeu de cette écluse. Le flotteur de MM. Soia^e et Bossut déplace un volume d'eau pesant 36,000 kilogrammes; c'est )e poids du sas supposé plein d'eau. On rend ce sas plus lourd eu y introduisant une lame d'eau de 8 centimètres de hauteur, au delà de ce qui est nécessaire liour l'équilibre ; et on le rend plus léger, eo en faisant sortir une pareille lame d'eau. On peut ainsi obtenir alternativement une «iifférence de 1,200 kilogrammes, en plus «m en moins entre le poids du sas et la i«fce ascensionnelle du flotteur. Qu'on supiose le sas au niveau du bief supérieur, et jetant 1,200 kilogrammes de moins que le voiome d'eau déplacé par le flotteur; qu'on suppose auSdi que le niveau de l'eau dans le MIS est à 8 centimètres plus bas que le niveau du canal supérieur : si on ouvre les |X)rtesdu canal et celles du sas, il entrera dans celui-ci une lame d'eau de 8 centiuèlres, et le sas descendra. Qu'on suppose maintenant le sas parvenu au niveau du l>ief inférieur, de manière que le niveau de l'eau y soit de 8 centimètres plus haut que tiàns le canal : si on ouvre la communication entre lui et le sas, il sortira de ce dernier une lame d'eau de 8 centimètres, et le sas remontera. Cette manœuvre du sas mobile s'exécute de même à charge comme à viije ; dans les deux cas le ]>oids du sas est toujours de 36,000 kilogrammes. La déoense ''*eaude cette écluse, en y comprenant ce qui se perdra autour des gonds, ne surpas-

sera pas le dixième du poids du liateau et de sa charge. Celle des écluses ordinaires s'élève à trois ou quatre fois le poids du bateau chargé. Le niveau de l'eau dans le

Euits oiï le flotteur est placé doit être plus as que l'eau du bief inférieur, afin que le sas puisse descendre k la hauteur convenable. Dans le cas où on n'aurait point d'eau k dépenser, MM. Solage et Bossut ont pro-

Sose de mettre le sas en équilibre avec le otteur, et d'employer un cric et deux hommes pour le faire monter ou descendre. Il n'y a aucun doute sur l'excellent effet de cette machine ingénieuse, qui a été approuvée par l'Institut. (Société philotna^ thique^ an X, p. ^.)

PLASTRON NAUTIQUE, nautile ou sca^- PAXDEB complets — invention de M, Borditr- Mareet. — Le plastron nautique est une espèce de tunique ou vêtement, comfiosâ d'un tissu impénétrable à l'air et à l'eau; il est à double fond, et divisé en deux ou trois cases transversales, afin qu'en cas de ru()ture de l'une d'elles, le nageur ne perde point l'équilibre, et que celles qui ont soutenu l'effort puissent sufiire à sa conservation. A chaque case vient aboutir un petit tujrau flexible, également imperméable à l'air, au bout duquel est adapté un petit canon ou soufilard, suspendu à portée de la main et de la bouche. Cet ajustage, d'une substance quelconque, est à robinet et disposé de manière que le nageur puisse avec facilité remplir les cases de l'air de ses poumons, et les y renfermer hermétiquement pendant qu'il en respire d'autres. Le plastron se place vide d'air sur la poitriue; il est attaché aux cuisses et au cou par des rubans ou courroies; le dossier nautique, semblable en tout au plastron, s'attache de même sur le dos du nageur; les tuyaux doivent être plus longs, afin que leur soufflant soit également à portée des mains et de la bouche. L'emploi du dossier double l'efllcacité du scappandre, en présentant la facilité d'alléçer davantage le corps par un plus grand déplacement de liquide, et en offrant une plus grande sécurité dans le cas de la rupture de quelque case gonflée. A l'approche du danger on revêt ce scai»pandre sous sa chemise. On ne gonfle les cases que lorsque fatigué de la natation, on veut se reposer. Alors, ouvrant le robinet, et portant le soulDard à sa bouche, on obtient à volonté le volume déplaçant, qu^il est inutile et même nuisible d'exagérer; car, sauf quelque cas, il convient que le corps Teste immergé jusqu*au cou. Lorsque le nageur veut plonger, il ouvre le robinet, l'air s'échappe, et il devient maître de ses mouvements. M. Bordier-Marcet à également joint à son plastron nautique un vêtement coui|K>sé des mêmes tissus imperméables. Il a la forme d'un soc et se resserre autour du cou par un nœud coulant; les manches sont terminées en forme de gants, et la forme inférieure est taillée en pantalon, afin de faciliter fusage û^% mains, des bras et des jambes. Autour du

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nautile sont pratiquées des cases à air qui concourent avec le plastron à rallégeuieui du corps. Il peut devenir aussi une espèce d'embarcation susceptible de contenir des provisions de tout genre. {Archives des dicouvertes et inventions^ t. V, p. 274.)

PLOMB DE CHASSE. — Importation de MM. Martin et A. Kerman de Paris. — Les auteurs de cette importation ont obtenu un brevet de dix ans pour le procédé de fabrication qui consiste à prendre d'abord un mille de plomb doux que Ton fait fondre; lorsqu'il est fondu, on sème dans la chaudière de fer où il esU mais seulement autour des bords, ayant soin de laisser le centre bien net, environ deux pelletées de cendre de charbon ou de tan ; après quoi, on met dans la partie du milieu non couverte de cendre ou de terre , vinct livres d'arsenic pour être amalgamé avec le plomb, on couvre la chaudière d'un couvercle de fer que l'on ferme hermétiquement avec du mortier ou du ciment, pour empêcher l'évaporation de l'arsenic, on fait ensuite un bon leu sous la chaudière, environ pendant trois ou quatre heures, et on coule le tout en lingot ou dans des moules, ayant eu soin, avant de le couler, de le bien écumer, pour retirer Ja cendre ou la terre mise sur le bord du plomb fondu. Cette composition sert à la seconde opération qui a lieu en prenant un nouveau mille pesant de plouib doux aue l'on fait fondre dans une chaudière de fer; après qu'il est fondu, on y met une barre ou lingot de la composition ci-dessus quand le tout est fondu et mêlé, on en prend avec une écumoire et on en laisse tomber quelques gouttes dans de I eau, si elles ne sont pas globulaires, on ajoute une autre barre ou lingot de la première composition, et on répète l'essai jusqu'à ce que les gouttes tombent en globules parfaits, alors le métal est dans sa perfection. On prend ensuite une plaque de fer [lercéede trous du calibre que doit avoir le plomb à giboyer; on met dessus de l'écume de plomb et on aplatit celte écume avec l'écumoire, on verse ensuite Je métal qui tombe par les trous dans J'eau placée dessous : lorsque cette plaque percée reçoit le métal, il faut qu'elle soit élevée au-dessus de l'eau d'environ trois pieds pour le plomb le plus menu et plus élevé pour le plomb plus gros. Il faut après retirer le plomb de l'eau et le faire sécher sur un feu modéré, ayant soin qu'il ne se fonde pas. Lorsqu'il est sec, on le passe au fil de laiton pour que les diverses grosseurs se séparent. S'il s'en trouvait qui ne fussent pas parfaitement ronds, l'on peut les séparer en mettant ceux dont ou doute sur une surface très-polie, et en inclinant celte sur* face, le plomb qui est parfaitement rond, tombe, et celui qui ne l'est pas s'arrête.

PLONGEUH (Cloche DO). — Invention qui a rendu aux sciences de très-utiles services, et qui a permis à Thomme de travailler sous l'eau avec sécurité et profit. Avant que Halley fût parvenu à remédier aux graves inconvénients que présente la cloche du pion

geur, de premières tentatives avaient en lirn pour permettre à l'homme de vivre et ub rester dans un élément pour lequel ses orei. nés ne sont point faits. L'histoire des am nous apprend en effet que sous le règne de Charles-Quint, deux Grecs demeurèrent sous l'eau, en sa présence, dans une cuve renversée, ayant en main une lumière, et qu'ils en sortirent sans être mouillés. Mais ce n'est que depuis que Halley s'est occupé de perfectionner la cloche à plongeur, < t quehs ingénieurs anglais Smeaton- et Rennie en ont fait l'objet de leurs études, qu'elle est devenue une invention pratique; et on rapplique maintenant soit a retirer du fond de l'eau des corps qui y sont plongés, soit à des constructions sous-marines. La plus parfaite est celle qui est en activité à Plyraoulh el à Londres. Sa forme est celle d'un tronc de

Eyramide quadrangulaire, de 2 mètres de aut, sur 2 de longueur et 1 de largeur, le tout coulé en fonte de fer, pour éviter de II lester. Des bancs mis dans son intérieur permettent aux ouvriers de s'asseoir, Ht lenr^ pieds reposent sur une planche placée ai pouces de ses bords iniérieurs. Une «u(r« planche, à la hauteur des épaules, reçoit des outils, de la craie pour écrire les messages; des verres lenticulaires, solidement Hxés dans sa partie supérieure, laissent pénétrer la lumière, et l'on peut parfailenient écrire. II est d'ailleurs facile d'y allumer des bougies.

Lorsqu'on veut communiquer avec l'exil rieur, le plongeur donne une secousse à une corde attachée h un anneau, et à rexlrémiiù de laquelle est fixé un bout de planche sur laquelle il écrit ses renseignements; le directeur des manœuvres, placé dans un bateau, tient à son bras l'autre extrémité de la corde, amène le message et y répond par le même moyen. Pour entrer sous l'appareil, on l'élève au-dessus de Teau de trois ou quatre pieds, les plongeurs, placés dans un bateau, s'avancent immédiatement et s'asseyent sur le banc, lorsque la cloche descend graduellement. Au moment où elle touche la surface supérieure de l'eau, les plongeurs éprou>enl une douleur dans les oreilles, due à la con densation de l'air dans la cloche, lequel s'échappe à grand bruit par-dessus ses bords. Lorsqu'elle est entièrement plongée, la douleur des oreilles est beaucoup plus vive: on la soulage en s'elforçant^comme si on voulait le faire sortir par ses oreilles, de chasser l'air qu'on peut retirer de ses poumons, ou en avalant sa salive, en ayant soin de fermer à la fois sa bouche et ses narines. Même à une profondeur de 20 pieds^ la lumière e$t très-intense : si l'eau est limpide, on y voit mieux que dans beaucoup d'appartements; si l'eau est boueuse, il faut faire usage dt* la lumière. L'expérience a également proufé que la chaleur produite par les rayons solaires n'est pas détruite par leur passage* lr.v vers le liquide. Si on les concentre sur des matières inflammables, elles prennent fen.

Les travaux que Ton exécute sous IacJ"che sont très- variés; on peut l'employer mOuje

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DES INVENTIONS

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