‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 131 sur 209 · POL · texte numérisé non relu

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être» en toute chose, d'nider la nature dans tous ses enfantements, la multiplication des poissons peut être à rolonté portée à son plus baut degré, puisque ces ingénieux pè* cbeurs peuvent faire produire des milliers et des millions là où la nature n*arriTait à produire que des unités ou des dizaines, ra« rement des centaines.

Une troisième conséquence de cette importante découverte est la possibilité d'oc- Mmater certaines espèces dans des eaux oui, jusqu'ici, ne leur paraissaient pas favorables. MM. Géhin et Remy sont même convaincus, qu'à fort peu d'exceptions près, toutes nos eaux courantes peuvent recevoir et nourrir de la truite, celle-ci étant déposée dans le bas lit de nos rivières, étangs ou ruisseaux, après son éclosion. Un autre avantage que permettra cette découverte sera la substitution, dans la plupart de nos étangs, d» la truite au brochet; caria valeur de ce dernier poisson est incontestablement moindre que celle de la truite qui remplira mieux encore le rôle du brochet dans les étangs, savoir : de les désencombrer de l'innombrable multitude de petits poissons dits frtiin^ produits par la carpe principalement, qui peut en pon« dre, dit-on, jusqu'à soixante mille par femelle. Enfin, tout le monde sait qu'il est très-fréguent de voir les poissons de nos réservoirs périr d'une maladie dite h hlanc^ dont, jusqu'à ce jour, on n'a pu les préserver. Dans certaines contrées, cette maladie est ainsi appelée, parce que ses symptômes se manifestent par des taches blanches à la tète et à la queue des poissons. Rh bien 1 MM. Géhin et Remy viennent encore apporter à celte maladie un remède infaillible : ils ont reconnu que jamais poisson mâle ou femelle, provoqué à la ponte, selon leur procédé, ne prenait celte maladie; de là à l'induction rationnelle de ces phénomènes il n'y avait qu'un pas ; ils ont observé, en effet, que les poissons déposés dans nos réservoirs y cardaient leurs œufs et leur laitance^ mal- 'gre leur maturité (pour nous servir de leurs expressions); et que ces œufs, finissant par se corrompre dans le corps des poissons, étaient la seule cause de la maladie qui les faisait périr.

Mais si la ponte a lieu avant le dépôt en réservoir, les poissons peuvent s'y conser* ver plus de dix ans pleins de vigueur et de santé.

Encore un mot sur quelques détails de la multiplication artificielle des poissons : MM. Géhin el Remv n'agissent point par tAtonnement, mais aune manière sûre dans Facte de la fécondation, lis ont remarqué que les œufs sortant du ventre de la femelle étaient injectés de sang, que celte couleur rouge disparaissait presque subitement après le contact de la liqueur séminale du mAle, pour prendre la teinte du jaune d'or foncé ; enfin que les œufs, non encore susceptibles de fécondation, parce qu'ils n'étaient pas arrivés à tout l'accroissement désirable, restaient blancs; tout ceci peuif disent-iJs, élr$ reconnu en moint de dix minutée^ Un point

noir accompagne toujours le si^e oerUin de la conception ; ce point persiste josqui l'éclosion ; et chose sur laquelle nous appelons surtout l'attention des naturalistes, cetti éclosion se fait d'une manière toute particalière, et tout à fait à l'encontre de la formation naturelle, car de chaque œuf il sort: 1* une saillie qui forme la queue; d'une autre saillie opposée qui forme la tète de chaque poisson, avec cette circonstance doo moins remarquable que l'œuf lui-même forme le corps, le tronc du poisson, et que les déchirures en avant et en arrière de cet œaf se convertissent en nageoires. L'œuf est encore visible après plusieurs semaines et forme l'abdomen, probablement parce que la ma* tière qu'il renferme sert de nourriture première à l'être nouveau-né. Une précaolion essentielle dans l'opération de la fécondation artiûcielle, est de ne charger les œufs que d une quantité donnée de hqueur séminale: trop ou trop peu produit* le même résultil, c'est-à-dire l'insuccès. Le point délicat à obtenir fait le secret des inventeurs comme la lieu et la manière d'exposer les œufs d^ les cours d'eau.

Plus tard, lorsque la découverte dellM.Gé* hin et Remv sera publiquement reconnue el récompensée, des renseignements complé* mentaires seront sans doute fournis. Âujou^ d'hui, nous demanderons à l'Académie nationale de vouloir bien ratifier les condasions suivantes : 1* MM. Géhin et Remy sont admis, à dater de ce jour, parmi les membres de l'Académie nationale, agricole, manufacturière et commerciale, et leurs noms renvoyés à son comité des récompenses. 2^ Le présent rapport, imprimé immédialemeol aux frais de la Société, sera adressé à M. le ministre de l'agriculture et du commerce avec recommandation spéciale.

L'Académie nationale en procédant ainsi à l'égard des auteurs d'une découverte qui présente le double avantage d'enrichir le présent et l'avenir, ne fait qu'accomplir an acte de souveraine justice. {Conclusions adoptées à l 'unanimité, )

POLYTYPIE. — On donne ce nom à Tari de reproduire sur le métal la gravure sar bois. On ne l'emploie que pour les de&iins qui ont peu d'étendue; car pour les grandes planches on les cliché selon le procédé or* dinalre pour la reproduction de la typographie, soit au moyen d'un moule en plltre ou en pAte de papier.

Pour la polytypie, il est nécessaire d'eublir une matrice comme pour ie clicbage ordinaire ; mais on la fait en plomb, en versant dans un vase ce métal que l'on âô\B jusqu'à ce qu'il devienne pâteux. L'on iai| descendre alors rapidement le boisgraré sur ce plomb, et au moyen d'une pression suifisante, le dessin s'y imprime parfaite ment. 11 est facile de concevoir que oetta matrice ne peut être employée pour en prendre l'empreinte avec un métal liquide; aussi opère-t-on à peu près de la même manière pour obtenir le relief que pour for* mer la matrice.

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DE& INVENTIONS

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tOtBÊSS DE TERRE {Machines à peser à wy*r, àpétrtr et à râper to.)— Inventions ItM. Burette. — Cette machine consiste en m W\ solide en cbène, de forme oblonguet Ronté sur un quatre-pieds» maintenu en «ut et en bas par des traverses, et consti* ne l'assemblage qui porte des diverses par* les du nouveau mécanismei presque toutes isposées sur la longueur des traverses iiférieures. Ces parties se composent d*un rlindre plein et en bois, préparé convenalement, il a dix*huit pouces de diamètre tr boit pouces de largeur, et porte sur sa ifcooférence, quatre-vingts lames de soie et ^ sept pouces de longueur. L'axe de ce viindre est garni à l'une de ses extrémités Vo pignon de fer garni de seize dents, isquelles s'engrènent dans celle d'une •ue pareillement en fer, et qui en porte m vingt. L'axe de cette roue, porte k cha- Qoede ses extrémités, une manivelle de n-iiuit pouces ; sous ce cylindre est pla* k une espèce de coffre incliné de manière à uvoyer la pulpe obtenue dans un baauet BiDt lieu de récipient. Sur la même race Ihbâii et en avant de la circonférence de ttqtindre, est ajusté sur un centre mobile MtûTie de volet en bois qui reçoit de A» du pignon, et à l'aide de bascule, un iOTementde va-et-vient, en telle sorte que ikierralle existant entre le cvlindre et ce

foe Tolet, pour le passage de la pomme terre, est alternativement resserré et nert; l'ouverture toutefois est limitée ir une petite barre sur laquelle le volet, ins son recul, vient s'appuyer. Toutes I parties de la machine qui déborttt le bÂti sont enveloppées par une i^lie surmontée d'une espèce de trémie, Haot contenir au moins un quintal de brumes de terre. Il résulte de cette espèce icageque la trituration est opérée trèsromptement, sans éclabousser et sans erle de matière. (Soc. d:enc. , t. XVI , • W.) If. Mathieu de Domballe. — La ^ de l'auteur se compose de disques \M$ de chêne de deux pouces d'él>i^^ur superposés les uns aux autres eu B'^Hiani alternativement à angles droits ^tiisdu bois et en nombre déterminé par iloQgueur qu'on veut donner au cylindre, ^disques assemblés par quatre boulons Bier, parallèles à l'axe, forment un cylin- ^ massif d'une extrême solidité, qui ne ^ot point se déieter et dont le poids rem- '^ fort bien tes volants. On tourne exacloteot le cylindre et on jgarnit la circonfé- ^ce de lames dentées, incrustées dans de ^fondes rainures, parallèles à Taie, et ^^ se font en dirigeant un trait de scie vers ' <^eotre, jusqu'à une profondeur un peu oindre que la largeur des lames ; celles-ci ^t ensuite introduites au frottement dans ^ rainures, et ajustées en présentant suc- ^«lYeuient chacune d'elles devant une tfre de bois fixée horizontalement tout près |ia circonférence du cylindre; on enfonce utant (^u'il est nécessaire les lames, au ^^)en d UQ ciseau obtus qu'on place entre

les dents de manière que le tout soit parfaitement rond ; dès que le cylindre est bu* mecté, les lames y sont retenues avec beaucoup de force. On a soin de leur donner une longueur plus grande d'une ligne ou deux que celle du cylindre afin que lorsqu'elles ont besoin d'être limées, on puisse les faire sortir facilement au moyen cl'un ciseau pourvu qu'on ait préalablement laissé sécher le cylindre. Au reste, on ne doit limer les lames que lorsqu'elle sonlusées des deux côtés, ou, en d'autres termes, lorsque le cylindre est usé, en tournant dans une direc- , tion, on change les bouts de son axe pour faire travailler l'autre face des lames qui présente encore des angles tranchants, parce qu'ils n'ont éprouvé aucune fatigue dans la première direction du cylindre, lorsque les dents des lames deviennent trop courtes, on enlève avec un guillaume un peu de bois entre les lames. Deux rêpes construites comme on vient de l'indiquer, et ayant chacune un cylindre de rechange, ont été employées par l'auteur, pendant quatre ans, à rêper continuellement vingt à trente mille quintaux de betteraves (voyez Betteraves), et les cylindres étaient en aussi bon état qu'avant d'avou "Servi, cependant, ils ont été soumis à une assez rude épreuve, car Tun d'eux mû pas un manège à deux chevaux, et tournant avec une vitesse de quatre à cinq cents révolutions par minute, a travaillé continuellement. Cette extrême vitesse était nécessaire pour débarrasser par la force tangentielle le cylindre de la pulpe qui s'y attachait. Dans le rApage des pommes de terre, la vitesse doit être moindre, parce qu'on nettoie le cylindre en faisant ploneer sa partie inférieure dans l'eau. (Société a'encounujement^ t. XVI, d. 279.) P0MP£8. — Macnines emjployées a élever l'eau ou tout autre liquide au-dessus de son niveau. Les formes de ces appareils va* rient presque à l'infini, mais tous sont basés sur le même principe, la pression atmosphérique. Nous examinerons dans le cours Ue cet article les divers systèmes de pompes le plus généralement adoptés.

Vitruve attribue l'invention des pompes à l'Athénien Ctésibius, et Ton croit généralement que la pompe employée par lui était à la fois aspirante et foulante, peut-être bien aussi l'appareil dont parle Vitruve pourraitil bien n être qu'une simple fontaine d'Hiéron.

Voici de quelle manière VEncyctopédie méthodique parle des pompes.

On voit dans les cabinets de physique des modèles de cesmachinesingénieuses, àTaide desquelles ou élève l'eau du sein de la terre, on la transporte par-dessus les plus hautes montagnes, soit pour Tulilité, sott pour Tagrément; on la lance dans les airs pour détruire l'activité du feu dévorant; on dessèche des marais; on rend à ia culture des terres ensevelies sous les eaux ; on dessèche des mines pour en arracher les richesses qu'elles contiennent.

On construit des pompes de plusieurs es-

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MCIIONNAIKR

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pèces, les onet oiptroiUef , par le moyeo de»quelles l'eau s^élève, par siiilede la^pres* sioQ de l*air dans le vide formé à r-iostant où on élève le pistoa;. celles-ci ne peuvent élever les eaux qu*à trente-deux pieds, parce qu'alors la colonne d*eau élevée par le poids ce la colonne d*air se trouve en équilibre avec elle.

Dans nos climats et dans les lieux oui ne sont pas beaucoup élevés au-dessus du niveau de la mer, (M>ur élever les eaux plus haut, on a recours aux pompes foulantes. Comme dans celles-ci la colonne d'eau qu'on élève est immédiatement portée par le piston et que le piston est mené par une puissance aussi grande que Ton veut, il est évident qu'avec leur secours on élèvera les eaux a telle hauteur que l'on désirera. Si les

Kmpes foulantes ont l'avantage de porter au à toutes sortes de hauteurs, elles n'ont pas celui de pouvoir être placées hors du puits ou du bassin d'où l'on veut tirer l'eau, comme les pompes aspirantes.

C'est une incommoaité très-grande déplacer et d'entretenir ces sortes de machines dans des lieux fort profonds, souvent étroits, difficiles h épuiser, et assez ordinairement dans les pajs où la disette d'ouvriers intelligents ajoute encore à la difficulté des réparations. On évite ces inconvénients, et Ion jouit d'un double avantage, en construisant les pompes de manière à ee qu'elles soient aspirantes et foulantes. Le piston aspire en montant et foule en descendant. Le tuyau qui conduit l'eau de la source à la pompe ne peut, à hi vérité, avoir que trente-deux pieds de hauteur perpendiculaire; mais cela suffit pour placer la pompe dans un lieu de facile accès, pour avoir autant de longueur que la force motrice le permet.

On emploie des forces différentes pour faire mouvoir les pompes; les bras des nom* mes, les chevaux, etc. Ou a soumis à ces ouvrages les éléments : l'air, l'eau ^ le feu. Avec la vapeur d'eau dilatée on fait mouvoir les pistons dans la pompe à feu. (Kôy. Machiues a vapeor.)

Les pompes mues à force de bras sont les moindres de toutes les machines, parce que la force de l'homme, avec quelque art qu on l'emploie, ne peut suffire longtemps à élever une grande quantité d'eau. Les pompes à Chevaux sont d'une grande utilité, et fournissent souvent plus d'eau en une heure que la source n'en fait jaillir en quatre jours.

Les éléments sont les agents les plus puissants que l'on puisse employer ; l'eau agit jour et nuit lorsqu'on peut faire usage de son courant ou de sa chute pour faire mouvoir les pompes. Lorsqu'on est voisin d'un ruisseau ou d'une rivière, on y établit des moulins pour faire mouvoir les pompes.

Voici de quelle manière VÉneyelopédie parle de la machine de Uorly^ qui, pour l'époque où elle fut construite , était un véritable chefni'ŒUTre de mécanique. Son premier mobile est l'eau d'un bras de la rivière de Seine, lequel, par son courant, fait tourner .quatorze grandes roues qui mènent des

manivelles, et eelles^i des pistons qd imènent l'eau dans les pompes. Les pompes foulantes la forcent à monter dans des canaux le long de la montagne, jusqu'k un réservoir placé sur son sommet : un superbe aqueduc conduit ces eaux à Versailles. Les eaux dans cette machine s'élèvent, pour ainsi dire, par deux stations le long de la montagne. Lei pompes aspirantes et foulantes font moDier d'abord l'eau par cinq tuyaux à cent cioquaola pieds de hauteur dans le premier puisard, éloigné de la rivière de cent toises. Des tialaociera, mis en mouvement par les roues que l'eau fait mouvoir, font agir des pompes placées dans les deux puisards celles qui répondent au premier puisard, reprennent l'eau qui a été élevée à mi-côte, et la foot monter par sept tuyaux dans le secood puisard élevé au-dessus du premier de oent cinquante pieds, et éloigné de trois oeot quatre-vingts toises de la rivière ; de là elle est reprise de nouveau par les pompes qoi sont dans le second puisard, et qui la refoulent, par six tuvaux de huit pouces de diamètre, sur la plate-forme, élevée au-dessos du puisard supérieur de cent soixante-quinie pieds, et de cent cinquante-deux pieds wr dessus de la rivière, dont elle est éloignée de six cent quatorze toises ; de cet eodroil l'eau coule :sur un aquedac de trois ceot trente toises de long, percé de trente-»i arcades en suivant la pente qu'on lui a donnée, jusqu'auprès de la grilledu cbAteaude Hariy, d'où elle descend dans les grands réservoirs qui la distribuent aux jardins et aux bo!i« quets.

Les eaux élevées dans les réservoirs de la Samaritaine et du pont de Notre-Dame, d'où elles se distribuent dans les fontaine, dans les jardins publics, le sont par des roues mises en mouvement par le courant de la rivière, qui font jouer des pompes aspirantes et foulantes.

On f)eut construire sur des rivières ousor de petits ruisseaux des moulins qui serreol à moudre du blé età monter les eaux quand on le veut, en décrochant seulement la manivelle. Sur les montagnea, sur les lieui élevés, ou dans les endroits où le vent a uo lihra cours, on peut employer des moulins pour faire jouer des pompes. Ces moulins ressemblent à des moulins à vent ordinaires. Ils offrent cependant un avantage de pluSi c'est de se mettre d'eux-mêmes au ventpsr - le moyen d'une queue en forme de goote^ nail, portant sur un pivot qui tourne dans ' tous les sens. On en a exécutés de pareils à Versailles, Marly, Heudon, Chdtilloo, Berej* — Yoy. Marais [Dueichement des),

La machine pour épuiser les eanx de la mine de Pomplan est, sans contredit, la plu-' parfaite en ce genre.

Bans l'économie domestique, les choses sont d'autant plus précieuses qu'elles peuvent servir k plusieurs fins uCifes : les^^oiB* pes à puits inventées par le sieur Tbiilasv sont dans ce cas; elles ont l'avantage de fournir beaucoup plus d'eau que les pompe» ordinaires, et trètre mises en jeu |»ar uuc

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Di:S INVENTIONS.

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$im^ manivelle. Les unes sont aspirantes eC propres aux paits dont la profondeur n*excèife point trente pieds nui est la hauteur AÙ l'eau a'élèTe par le poias de Taiaiosphère. Les antres sont aspirantes et foulantes, et l»ropres kélererles eaux dans un réservoir don l'on peut ensuite les distribuer dans la maison, pour les divers usages, soit bains ou autres Goromodités, sans augmenter beaucoup la dépense. On dispose cette même rompe à puîts, de manière è pouvoir servir 8 éteindre Hneendie dans la maison oik elle e>( placée ; ces mêmes pompes peuvent être ^Qssi d*usage pour arroser les jardins, et foor lancer Teau sur les artères à Teffet de dire périr les chenilles et autres insectes. Il a pareillement imaginé des pompes è in* ceodie de plusieurs grandeurs qui donnent «vpuis six jusqu*à trente muids d'eau par L**4ire.

On a annoncé en 1764 de nouvelles pompes de l'invention du sieur Darles de Lioière, *;\ï\ sont simples, légères, d'un transport c mmode, sans cuirs, agissent sans étrandtment d'eau, et sans frottement sensible d» piston et portent l'eau à toutes sortes (ftlévations; trois nouveaux moyens de mé- 'a-^i-|ae qoe M. de Linière a trouvés, et par le^q^ s'opère le produit de ces pompes. Son grand objet de recherches a été principaieiDfiit pour Tnsage des vaisseaux de guerre et des bâtiments marchands ; ces pompes élèvent beaucoup pliis d'eau que les poffipes que Ton emploie actuellement dsns les vaisseaux de guerre, et cela dans la proportion de neuf è un; elles réunissent enoon: à ces avantages celui de mettre à l'abri du feu de la roousqueterie et du canon de renneoii les matelots qui les font mouvoir. Le moyen de mécanique qu'il emploie pour f?*re mouvoir les pompes, est une machine tr^s-simple, applicable à l'élévation de toutes sortes de fardeaux comme à l'action des p<»m^es. Avec cette machine, un ou plu- «i'-ars hommes, dans un nombre presque arbilraire,sans qu'ils puissentjamais s'embarrasser entre eux, leurs pieds placés sur des p-ê^lales ou châssis suspendus par des poinles mr^biles à des leviers, peuvent appliquer ?n entier, sur la résistance et sans interrup- ::'>n toute la pesanteur de leur corps réunie ï la plus grande force possible de leurs mus- .e5- M. de Linière a approprié ses pompes à .*^> les usages qui intéressent la société ; il f I a fait faire de tous diamètres, pour porter Jus on moins l'eau à toutes sortes d'éléva- !0?is , cour les incendies , pour remplir des ^servoirs au faite des maisons et pour se rocorer des eaux jaillissantes; elles agis- ^nipar toute espèce de moteurs, tels que rs hommes , les chevaux , les machines à r«^ , les chutes d'eau, les puissances des ^^ots-

K^^es descriptions en ce genre sont insuRi-

i^tesy elles ne peuvent qu'inspirer le dé*

r de Toir les objets.

L^ même a construit des chapelets nom-

4j>9 communémentpofnpfa à eltapeieis. D*uue

DlCT;0!l9f AIBF DES |SVE3ITI0XS. II.

construction nouvelle , ils ne sont point sujets aux fractures continuelles et aux interruptions ordinaires du travail des chapelets connus. Ces chapelets sont plus solides et plus parfaits que les autres; mis enactioi |»ar les nouveaux moyens de mécanisme de

I auteur , ils sont propres à toute espèce de puiseraent, et à meilleur compte.

Tout le monde connaît aujourd'hui l'eipérience hydraulique par laouelle on peut faire monter l'eau jusqu'à plus de soixante pieds par une simple pompe aspirante » en faisant une ouverture au corps de cette pompe , au-dessus du réservoir. M. l'abbé Nollet, qui a répété avec succès cette expérience, a observé qu'aussitôt l'ouverture faite, l'eau, qui se trouve au-dessous de cette ouverture , retombe par son propre poids, et qu'il n'y a que celle qui se trouve au-dessus qui soit attirée par l'aspiration de la pompe.

II est évident que , dans ce cas , la colonne d'eau qui a été aspirée se trouve partagée en deux ; la partie inférieure ne communique l»lus avec le vide de la pompe, et retombe l»ar l'effet de sa pesanteur; mais la partie supérieure à l'ouverture, conservant toujours sa communication avec le vide, reçoit toute l'impression de la colonne d'air extérieur qui la fait monter aussitôt à treute-deux pieds de l'ouverture faite au tuyau. Depuis Ton a fait connaître à M. l'abbé Nollet une pompe simplement aspirante qui élève l'eau sans interruption à la hauteur de cent cinquante pieds au-dessus du réservoir oik est plongé le tujau montant , et cet effet a lieu jusqu'à l'entier épuisement de l'eau contenue dans ledit réservoir. Cette pompe a , comme la précédente , un trou à son tuyau montant» mais qui, beaucoup plus petit, est placé à une moindre distance an-oessus du réservoir, et reste toujours ouvert. M. l'abbé Nollet attribue cette espèce de phénomène à l'air qui entre impétueusement par le petit trou pratiqué au tuyau et qui entrecoupe Teaa à mesure qu'elle monte, de sorte qu'il se forme dans le tuyau une colonne mixte , composée alternativement de volume d'eau et de volume d'air; elle se trouve par là assez légère pour être soulevée par l'air extérieur qui pèse sur le réservoir, et cependant assez longue pour atteindre à la hauteur de cent cinquante pieds; bien loin donc que la nouveauté dont il est ici question déroge au principe hydrostatiquesur lequel sont fondées toutes les pompes aspirantes, elle prouvo de plus en plus que ces sortes de machines élèvent les différentes liqueurs' plus ou moins haut, en raison de leur densité; et que la pression de l'atmosphère , qui ne peut y porter que trente-deux pieds d*eau quand elle est sans mélange, doit faire monter bien davantage un fluide composé d'eau et d'air, parce qu'il est beaucoup plus léger.

H. l'abbé Nollet a observé que les pompes aspirantes , qui élèvent Teau au-dessus de trente-deux pieds, sont plus curieuses qu'utiles , parce qu'elles s*élèvent au delà de la hauteur ordinaire.

11 existe , ainsi que nous l'avons dit au

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commencement de cet article, nombre de nioyens mécaniques employés dans la construction des pompes. Nous allons passer en revue quelques-unes de ces utiles inventions , afin de pouvoir faire embrasser au fecteur Vensemble des progrès accomplis dans cette partie de la science hydraulique. Pompes foulantes et aspirantes. — /n- Tentions de M, Berger, — An X. — Llnstiiut, dans sa séance du 16 germinal an X, ayant nommé MM. Bory et Monge pour >Bi faire un rapport sur la pompe de M. Berger, voici Ae compte qu'en ont rendu ces commissaires : M Cette pompe diffère des autres pompes nspirantes, tant en elle-même que par la manière dont Tautcur la fait mouvoir. Cet artiste n^ayant fourni aucun mémoire » nous allons y suppléer afin de mettre en état d'apprécier ses idées, et les avantages qu'il se propose ; ils sont de nature à mériter l'attention. Pour ne point entrer dans des détails superflus, nous supposerons une pompe aspirante en pleine activité, • et nous allons rappeler ce qui arrive. Dans la levée du piston, la soupape dormante , que dans la marine on nomme la chopine de la pompe, est ouverte ; l'eau du réservoir s'élève dans le corps de pompe par la pression de Tatmosphère et suit le pistoa, tandis que l'eau gui est au-dessus du piston monte av^c lui et arrive au dégorgeoir. L'eau du réservoir entre avec d'autant plus de Titesse que la soupape dormante est plus étroite et que la course du piston est plus rapide. Dès que cette ascension du piston est finie, la soupape 'dormante se ferme avec vivacité, tant par le ipoids oui lui reste que par celui de l'eau i{ui tenu à descendre, et qui en effet descend 4in peu, la direction de son mouvement ^tant changée brusquement. Ce dernier effet n'est pas très-sensible lorsque l'aspiration n*est pas considérable, ou qu'il n'y a pas une grande distance entre le piston et la «oupape dormante. Mais lorsqu'une pompe est établie à cent ou deux cents mètres d'une rivière ou d'un réservoir, et qu'au Jieu d'un aqueduc on amène Teau à la pompe par une conduite inclinée, ce qui est toujours possible, lorsque la différence du niveau entre le réservoir et la pompe n'eicède ,pas vingt-sept à vingt-huit pieds de nos an- 4}ienaes mesures; alors, dans le cas dont on vient de parler, il y a une lame ou oscillation du fluide dans toute la longueur de la conduite, qui, dans son retour, fait fermer la soupape dormante avec une telle violence qu'elle est assez promptement détruite. Cet effet est d'autant plus grand que la conduite a plus de longueur, et que la course du piston est plus rapide et plus étendue. Lors- 3ue le piston descend, l'eau qu'il supporte escend avec lui d'une quantité d'autant plus grande que l'ouverture de sa soupape est plus petite relativement à l'aire entière du piston avec sa |;«rniture, et que la partie de la verge du piston qui s'immerge dans h descente est d'un moindre volume. L'eau prend donc ici un mouvement contraire k ve\\xi qu elle avait d'abord, et, dans l'ascen-

sion suivante, il faut remonter de -nonteau une partie de l'eau qu'où avait élevée ^lar le coup précédent, et ainsi de suite. 11 faoi ainsi -sans cesse vaincre l'inertie qui résulte du changement de direction du mouvemeoi de l'eau, ou de son passage alternaUt da mouvement au repos et du repos aumouTement. C'est principalement ce qu'on a cheN ché à détruire dans la pompe qui est soumise à nôtre examen; voici les moym Ju'on y emploie : la soupape dormante est tablie comme à l'ordinaire ; mais au lieu d'un seul piston dans le corps de la pompe, il y en a deux. Le piston inférieur est soutenu par doux verges verticales arti5tement placées vers les extrémités tfuo diamètre du piston^ et le supérieur est supporté par une seule verge forcée è un étrier, tle manière qu'-6lle répond au milieu du piston et ne nuit en rien au jeu de sa soupafie. Les deux verges du piston inférieur traversent par conséquent le piston supériei/r; mais les trous qui lui donnent passage n'ont pas besoin d'être parfaitement calibre trec •les deux verges : il peut y avoir un peu^e jeu sans inconvénient; on le sentira aisément en fëisant attention que ce piston est toujours environné d'eau. Le jeu de \a pompe est tel que tandis que le piston inférieur monte, le supérieur descend précisément avec la même vitesse, et par sa sou- Eape, qui est alors ouverte^ il donne passage i eau que l'inférieur élève. De même, torique le piston inférieur descend, le supérieur monte, et porte encore l'eau au dégorgeoit. On voit que, par cette manœuvre, Teau e^t sans cesse portée au dégorgeoir, qu'elle n'a ni mouvement rétrograde ni repos, et par conséquent qu'il n'y a point à cet égard d'i* nertie à vaincre ; on voit encore que la soupape dormante reste toujours ouverte, et qu'elle n'est même utile .que lorsque les hommes suspendent leur actioo et lorsquo» commence à pomper. Cette dispositioR nous a paru à la fois ingénieuse et imporlaote; on peut l'appliquer avec avantage à toate> sortes de pompes, surtout à celles destioées aux épuisements des mines ; elle serait de la plus grande utilité lorsqu'on élève l'eau par une grande conduite inclinée. Cette id^ n'appartient pas à M. Berger, qui convient lui-même la devoir à un Anglais nomisè Noble. Jians les pompes anglaises, le jeu simultané, égal et contraire des pistons ^ f^iit par des manivelles coudées , et lesterges sont maintenues dans la Terticale pein dant toute leur course, à Taide d'un appareil d'un usage sûr, mais coaipliqué et dispendieux. C'est en ceci que M. Berger ditfêre des Anglais. 11 propose deux moyens ftour faire mouvoir ses pompes, qui p^reuif dit-il, être employés conjointement ou séi^ rément. Nous allons les décrire et en bvt sentir les effets.

«La pièce principale est un losange, tonoé de quatre triangles de fer réunis à chani>^ res par leurs extrémités, de manière q^^^ puisse ouvrit et fermer les angles, et io" mer tous les losanges isopérimètres. Qq^^

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