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se représente le plan de ce losange» placé Terticalemeol avec une de ses diagonales daas une position horizontale, el soutenu psrdeui piliers d'égale hauteur, de manière qoe le inéafie houlon réunit en même temps ces côtés au pilier correspondant. Dans celte position, u est clair que Tautre diascK nale aa losange sera rerlicale ; elle doit répondre aa milieu du cori)s de pompe, et MredaDS le prolongement de son axe. A rextrémité supérieure de celte diagonale, soDt attachées les deux rerges du piston inférieur, et à son autre extrémité est fixée crlle du piston supérieur ; et le même bouloo qoi réunit les règles contiguës à cette dtjgooaie, les réunit aussi aux verges des pistons. Defant faire varier les angles du I«i5ange, et par là la longueur de ses diagonales, on sent que les deux piliers qui le supportent ne peuvent être fixes. En conséquence, ils sont établis sur le pont entre les deux iiasques,auxquelles ils sont réunis par un boulon, et ont ainsi un mouvement de rotation dans le plan du même losange. L auteur nomme cet ap|)areil un h$ange à 4iaf9mÊle$ dUmgeamtêi, Sa disposition enicadoe, on sent qo*en rapprochant les angtes horizontaux du losange, l'ange supéhttirse lève, tandis que l'iniférieur s'abaisse de U Bême quantité ; c'est le contraire en les écartant ; tel est le jeu des pistons. On raUque dans cet appareil, le maximum de .a course de chaque piston est égal au cAté du losange; mais ce maximum n'est pas nécessaire^ et il ne serait même pas possible de l'obtenir, car il importe que les piliers ne s'écartent pas trop de la verticale. M. Berger se propose d'employer un losange d'environ six détcimètres de côté, et se contente de donner à chaque piston une course d'eDTircm dix-huit pouces de nos anciennes aiesares. Dans le jeu des pistons que nous venoos de décrire, on sent que les difléreots points des côtés du losange s'élèvent et s^alMîsssnt proportionnellement, de manière que la course de chaque piston et la course verticale d'un point quelconque, d*«ia oAté, sont toujours eu raison des distaoœs du point de suspension du piston et du point dont il s'agit, au centre du mouvement du losange, qui est à l'extrémité du pilier voisin. Ainsi la ligne horizontale qui joiEulrait le milieu des côtés inférieurs, tDoote oil descend d'une quantité é^le à la oioidé de la course de chaque piston. C'est à cette ligne rendue matérielle que kl. Berger transmet immédiatement l'ao^ ioo du moteur, et voici la disposition qu'il foiploîe : chaque côté inférieur du losange tsi traTersé dans son milieu par un essieu tfi fer, auquel soal fixés deux moyeux de ois d'environ un décimètre de hauteur.
^ partie excédante de chacun des essieux s*, bien cylindrée et reçoit des roulettes de uivre qui ont un épaochement du côté ex* ftriear ; ces roulettes supportent une esèce de brancard qui embrasse le losange, D entrant dans des ouvertures longitudiftles laites dans k» côtés de ce braoeardt
et le tout est contenu par des écrous comme dans les voitures. La longueur des ouvertures des côtés du brancard est déterminée par la course que l'on veut donner aux pistons. Au milieu de chacun de ces côtés est un axe fixe ; ils doivent être bien cintrés, devant faire l'office d'un seul axe qui traverserait le brancard :*ces axes entrent dans les côtés du châssis d'une brinqueballe qui embrasse tout le système ; elle est à peu près semblable à celles des pompes à incendie. L'axe du mouvement de la brinqui^ balle est supfiorté par deux poteaux verticaux, et lehras qui regarde le losange se trouve divisé au tiers de sa longueur par les axes du brancard. U est visible qu'avec cet appareil, les hommes agissant sur les barres, font hausser et baisser le brancard, parce que les roulettes à épaulement, parcourant les ouvertures de ses côtés, permettront au losange de s'ouvrir et se fermer alternativement, ce qui produit le jeu des
EistODS. On voit également que la course du rancard ne sera que la moitié de celle des (listons, et aue les hommes qui agissent sur es barres n auront à parcounr que le même espace que les pistons, lesquels auront une course simultanée, parfaitement égale eu sejs contraire. Enfin les verges des pistons se maintiendront dans la même verticale, |>arce que, en vertu de ce mécanisme les points du fosange où elles sont attachées tenaent à décrire en même temps deux courbes planes verticales égales et semblables, lesquelles sont adossées, ayant leur concavité tournée dans des sens opposés. Ainsi ces points ne peuvent suivre que leur tangente commune, qui est la verticale.
Lorsque nous disons que la course des pistons sera le double de celle du brancard, cela ne doit pas se prendre à / rigueur, car, dans la disposition que nous avons décrite, elle sera un peu plus grande par l'eflét de la rotation des piliers qui supportent le losange, parce que, en vertu de ce mouvement, la diagonale borizontale s'élève et s'abaisse dans un plan horizontal ; mais cet effet est plus avantageux que nubible. Tel est le premier moyen de M. Bei^er.
« Avant de décrire le second, nous ferons en passant une remarque qui a échappé aux machinistes, dans l'application des brinquebailes qu'on vient de décrire. Ordinairement les hommes sont en dehors des barres et sa regardent; mais il vaudrait mieux qu'ils fussent placés en dedans et se tournassent le dos ; en voici la raison : dans la première disposition, lorsque les hommes abaissent la barre, les parties de leur corps qui participent à cette action décrivent des arcs dont la courbure est dans le même sens gne celle de la surface cylindrique que décrit -la barre, et, lorsqu'ils la relèvent» les mêmes parties décrivent des arcs adossés aux premiers, ou dont la courbure est tournée dans un sens opposé. Ces mouvemmts alternativement contraires fatiguent très-promptement, et la lassitude se fait surtout sentir vers les reins. Au contraire, lorsque les
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hoiBDies se touroent le dos, les parties de leur corps décrivent toujours le même arc et dans le même sens oue la coarbe décrite par la barre, soit qa ils relèvent, soit quils l'abaissent. Cette distribution des hommes n'augmente pas leurs forces ; mais elle produit le même effet, en ce qu'elle permet d appliquer leur action plus longtemps et sans éprouver aussi promptement le oécroissement progressif oui résulte de la fatigue. Le second moyen de M. Berger consiste à substituer un mouvement de manivelle à celui de la brinqueballe ; tout reste d'ailleurs le même que dans le premier appareil. Il établit ses manivelles sur le faux pont du vaisseau, et, pour communiquer de là au brancard et lui transmettre l'action, il adapte carrément et par le milieu aux extrémités des axes du brancard une^ pièce de fer d'une force suffisante, et un peu* plus grande que le diamètre du corps de pompe. Aux extrémités de ces pièces il attache des tringles de fer qui traversent les |)Onts du vaisseau et soutiennent à leur extrémité inférieure un châssis aussi de fer i{ui embrasse la pompe ; à l'un des côtés de cecbftssis il attache une autre tringle de fer qu'il fait descendre jusqu'à l'endroit où est niacéela manivelle, et il la maintient parallèlement au corps de pompe au moyen de guides. Cette tringle est terminée par un axe fiie fort court, gui reçoit deux rouleaux <ie cuivre. Celui qui est le plus proche du corps de pompe est un rouleau de friction ; il passe entre deux jumelles verticales fixées h répoutille ou au corps de la charpente qui soutient la manivelle, et ces jumelles servent de guide à la tringle. C'est au second I ouleau que s'applique l'action de la manivelle dont l'axe doit être parallèle à celui du rouleau; c'est en l'élevant et rabaissant alternativement qu'on élève et qu'on abaisse le châssis avec tout le système qui y tient, et qu'on produit le jeu des pistons. Pour cela J'aïUeur adapte solidement, à l'extrémité de l'axe du la manivelle, une pièce de fer d'une forme assez semblable à celle d'un 8 ; ii met autour de cette pièce quatre cannes courbes, égales et semblables ; leur ^>ourbure est sensiblement elliptique. Ces cannes sont de cuivre, mais elles peuvent <Hre de bois et dans leur ensemble elles forment sur le plan de la première pièce, un 8 en relief dont les extrémités et le centre ne sont pas fermés, mais laissent un intervalle un peu plus grand que le diamètre du^rouleau. Cette disposition est telle, que la partie convexe d'une des cannes forme une courbe continue avec la partie concave (te la suivante et ainsi de suite : de sorte que le centreduSseraitun point multiple de cette courbe. Cette disposition entendue,il est bien facile de concevoir lejeu de la machine. Le piston inférieur étant au point le plus bas desacourseet parconséquent lesupé rieur au pointle plus élevé,legrandaxedu8doit être vertical et la machine doit être disposée vi calée, de manière que le rouleau réponde à ia portie supérieure du 9 et dans
Fespace que^laissent entre elles les ùm cannes contiguës^ tournant dors la Diaiti. velle dans le sens convenable, la coocaTUé d'une des cannes appuie tswr le ruuleau et le force à descendre avec tout ce qui faji système avec lui. Continuant de tourner la manivelle, la convexité de la seconde canne vient appuyer sur le rouleau et le force à monter, puis, la concavité de k iroisième canne fait descendre de noufeaa pour remonter dans le dernier quart <ie lourde la manivelle, en appuyant coutre la convexité de la quatrième canne eimi de suite. On voit que chaque coup de manivelle produit quatre coups de piston, rt* qui fait huit coups pour lesdeux pistons ei que la longueur du coup est détermioée par le demi-grand axe du 8, moins le rayon de la circonférence que décriveol le^ extrémités inférieures des cannes; el de plus qu'elle est double de cette quanliL^ comme dans le premier appareil. L'au(eur dit qu'on peut faire usage de l'unoad* Tautre de ces appareils, ou les faire agir simultanément. Ou peut sans doute prendre ce dernier parti ; mais comme il faut qu% agissent ensemble, qu'ils tendent à donoer exactement la même course aux pistons, rv que leur action commence et finisse en même temps, cela exigerait une peifectiou trop grande dans les deux mécanismes pour qu'on puisse s'arrêter à cette idée. Enfiiu M. Berger propose d'adapter ses moye»^ aux pompes actuelles des vaisseaux; man pour celles qu'on construirait à l'avenir, î propose de taire les corps de pompe eu cuivre rouge au lieu de les faire en boiv Dans la marine, les pompes sont eu uob parties, dont celle du milieu est de cuifre jaune et les deux autres de bois; ces^ties sont réunies par les moyens ordinaire de raccordement. C'est dans la partie d» cuivre qui est bi^n alaisée que se meut k piston. M. Monge pense que cette disposition est bonne, sans décider s'il convient do substituer le cuivre au bois. La partie supérieure de la pompe est la seule qui soit exposée au canon de l'ennemi ; mais en re çût-elle un dommage majeur, la réparation est facile et n'exige pas de grands soins.
«Nousdevons cependant dire quels grand"* pesanteur des pompes en iM>is est ua ob» tacle assez grand è leur prompte répsniw^ en mer. Si Ton avait des tuyaux de rechang en cuivre, la réparation se ferai! avec plu' d'aisance et de célérité. Les tuyaux de cuivre doivent être, en outre, plus éconoaiiqu^ que ceux de bois; car, n'ayant pas à soud^ nir une grande colonne d'eau, ils n'ont p^ besoin d une grande épaisseur; de plus i^sont d'une grande durée et la matière cmserve toujours la moitié de sou prix; eoti0< ils permettent d'augmenter le diamètre de^ pompes en diminuant leur volume. Tel^ sont les mojrens de M. Berger; il nous resti à les apprécier. £n premier lieu, il n'y « Pf' de doute que la pompe aspirante à doub'*' piston ne soit préférable à la pompe a$r^ raute simple. La théorie est ici d'accor^
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avec lexpérienee, mais nous rappellerons «joe si cette pompe produit autant que deux (•ompes simples de même diamètre, elle exige aussi à peu près deux fois plus de force pour la faire mouvoir et en soutenir- TadioD ; car un effet double exige une puissaïK'e double. On ne peut gagner que par la perfection de la main-d'œuvre et la bonne di^positîoD des parties. On demandera peutêtre s*il ne sérail pas plus convenable d'emp'orerdeox pompes ordinaires au lieu d*une seule de Pespèce proposée, puisqu'il faut h 't'm prfes la même puissance dans les deux caf : mais nous n'hésitons pas à donner la ; référence è la pompe unique, surtout pour *i4 marine, où il est nécessaire de ménager Tooplacement ; avec quatre de ces pompes '•Q aura le même avantage qu'avec huit des a itres; et si cela ne sulEsait pas pour affranchir les voies d'eau et j apporter remède, ^•n pomrait encore en augmenter le nombre ; aiis si eela ne suffisait pas encore, il faudrait arof r recours à d'autres moyens de salut dont t» n'est pas ici le lieu de parler. Admettant donc une lois les pompes à double piston, il faut un ooreo pour les mettre en action. Le premier, rcnposé par M. Berger, nous parait préférable «SX manivelles coudées et leurs accessoires «s;«ojés par les Anglais. Nous dirons seule- RKsi que si la course du piston est double de ee^ie da centre d'action du moteur dans ■e Béflie temps, cet effet, avantageux en luiaénie, oe peut s'obtenir qu'aux dépens du nocear; c'est encore ici le même principe. Quoique dans l'usage du losange changeant tl T ait assez peu de frottement, et qu'on -jiç<e le diminuer par divers artifices mé- «^aniques bien connus, il y a cependant une «^-omposition de forces qui rend variable effort des hommes, de sorte que leur action n^sî pas constante dans tous les points de 1 course du piston ; mais cette circonstance -.e nous parait pas. mériter une grande attention. Ce premier appareil peut manœu* rr*!^T sur le pont ou sur le faux pont à vo- ^ '»Mté ; et le passage d'une de ces dispositions *^ rentre se fait avec autant de facilité que fie promptitude; mais, si on en excepte le r^s de combat, il nous parait plus convenabi'i de pomper au jour, surtout dans les ars chauds. On pourrait bien regarder ia 'ioabîe brinqueballe de M. Berger comme embarrassante, mais nous dirons : 1* qu'elle ue Test pas plus aue les manivelles coudées <l*r$ Anglais; qu'elle occupe moins de place T^ie celles-ci, car ils sont dans l'usage de -uanœavrer deux pompes è la fois, ce qui peut aussi se faire dans le système de M. Berz'tt arec un seul losange et ia même brin- Tieballe : 2" que dans les cas ordinaires où Sciion d'une seule pompe suffit, on peut "^aire usage d'une seule brinqueballe et ne '•omper que d'un bord, réservant la double t/ringuetMlle pour les circonstances extraor- ■binaires. D'ailleurs ces brinqueballes sont volantes et peuvent ne se mettre en place •)u*au moment du service. Dans ce système on peut porter le brancard plus lias que le G}:!ieu des calés du losange; ces cbauge-
ments adouciraient les mouvements de hi pompe, sans autre différence que d'exiger du moteur une courbe plus grande. Au re2»te, tout peut être arrange pour passer facilement d'une disposition a une autre. En second lieu, nous dirons que le second appareil de M. Berger nous parait fort inférieur au premier, et nous n'hésitons pas même h le rejeter : 1* attendu que Taclion des cannes sur le rouleau, en se décomposant en deux. Tune verticale et l'autre horizontale, il n'y a que la première d'utile et son effet est encore diminué par celui de la fbrce horizontale qui produit un frottement considérable, frottement qu'à la vérité l'auteur diminue par le rouleau de friction qui est entra les oeux jumelles verticales, mais il doit être encore très-grand ; 2* parce qu'au pas* sage du rouleau d'une canne à l'autre il doit y avoir un saut qui ne peut qu'être diminué dans la pratique sans pouvoir jamais être anéanti ; dr ennn, chaque tour de manivelle produisant quatre coups de piston, à moins d'une force beaucoup plus grande que celle qu'on peut naturellement appliquer sur des manivelles dont la longueur est oornée par les limites de l'emplacement, ces manivelles doivent tourner très-lentement et être par conséquent d'une manœuvre excessivement dure ; d'ailleurs on ne peut faire ici usage des doubles manivelles des Anglais, le mécanisme de M. Berger s'y refuse, et cela est un grand inconvénient pour vaincre les
E oints désavantageux où l'on serait infaillilement arrêté. Tout considéré, nous pensons qu'il serait avantageux d'introduire dans notre marine l'usage des pompes aspirantes à double piston ; l'expérience a constaté leurs avantages et la théorie concourt à cette conclusion. Quant à la manière de les mettre en action, il y en a sans doute plusieurs, sans compter celle des Anglais; mais le premier moyen proposé par M. Berger est sûr et ingénieux. Il nous a paru lui appartenir, du moins ne connaissons-nous pas d'applications semblables du parallélogramme. Nous concluons donc que l'auteur mérite Tapprobationde la classe. Cette pompe aspirante, applicable aux usages de la marine, peut aussi être employée à l'exploitation des mines, etc. * (itnnuntre des ArtM et Manufactures^ tome VII, pages 85 et 196, pi. 8. ) M, Champion, — 1809. — L'auteur pensé que sa pompe est propre à remplacer celle a feu, ou machine à vapeur, dont ilse flatte d'avoir soustrait le jeu à l'action de la pesanteur de l'air. Cette idée étant neuve, et pouvant en faire naître d'autres, nous avons cru devoir publier le mémoire de M. Champion, en le laissant parler lui-même.
<r Vers le milieu du xvii* siècle, les physiciens italiens, Toricelli particulièrement, délivrèrent leurs contemporains d'un préjugé, en manifestant la véritable cause de l'ascension des fluides dans les tubes où l'on avait fait le vide, et dès lors la théorie des pompes aspirantes fut déterminée ; mais elle le fut sans produire aucune facilité de plus pour élefer les eaux. Quoiqu'il soit.
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difficile d'imaginer qu'on pufsse trouver une chose qni a résisté aui reclierclies et aux méilitatiens des savants de tous les pays. Je n'ai pas crakit de m*en occuper» non par la présomption que le moyen d'élever les eaux sans éprouver la résistance de l'air me fût réservé ; mais d'après cette remarque, que le problème n'avait contre lui aucune démonstraUoQ négative» et que tant qu'un problème n'est pas démontré insoluble, on peut raisonnablement s'occuper de sa solution, et se flatter d'y arriver. Quelques méditations sur ce sujet me mirent bientôt à portée d'apercevoir que la solution du problème tenait essentiellement à la faculté de se soustraire à l'action que la pesanteur de l'air exerce sur le piston d'une pompe aspirante lorsqu'elle s'élève. Or, c est a quoi je suis parvenu par une combinaison de moyens en une sérié de dispositions particulières des parties qui entrent dans la composition ue cette nouvelle pompe qui, ne laissant rien a désirer dans l'usage, obvie en même temps à tous les inconvénients des autres pompes. Je commence par déterminer la résistance qu'on éprouve dans le jeu des l>ompgs aspirantes ordinaires. Dans une \iompe aspirante ordinaire, supposons le
Kiston d'un pied carré de surface à sa ase, soutenant une colonne d'eau de trente pieds d'élévation; il aurait besoin pour être soutenu à cette hauteur, ou mû de bas en haut, d'une puissance égale à deux mille cent soixante, qui est le produit de trente pieds, hauteur de la colonne d'eau, par soixante-douze livres, poids d'un pied cube. Ainsi la pression de l'air exercée sur ce piston, lorsqu'on l'élève est de cette quantité. C'est cette résistance qu'il faut vaincre dans les pompes ordinaires, pour faire sortir ou exfluer l'eau à la hauteur de trente pieds, avec une pompe de la dimension supposée; c'est cette résistance qui de tout temps a fait le désespoir de ceux qui ont eu des eaux à élever à de srandes hauteurs, et qui peut être réduite a un trentième , ou même à moins, abstraction faite des frottements, moins considérables dans mes pompes que dans aucune autre. Mais Je ne parlerai que de la réduction à un trentième pour ne point anticiper sur les moyens de perfectionnements dont mon invention est susceptible. Avant de procéder à la solution difficile de ce problème intéressant sous tous les rapports, il est bon de remarquer que, dans ie mouvement des pompes aspirantes ordinaires, l'action d'aspirer et celle de faire exfluer se font en môme temps, et sont le résultat d'une seule et même opération, qui est celle d'élever le piston. Son abaissement n'exige aucune puissance. Le premier pas à faire pour parvenir à se soustraire à l'action de la pesanteur de l'air, pour détourner cette action, pour ainsi aire, est de rendre indépendante l'une de l'autre» Taction d'aspirer et celle de faire exfluer. Nous allons d'abord nous occuper de l'aspiration ; celte action qui, dans les pompes ordinaires nous soumet à toute la difBculté
possible, ou en quoi Ton rencontre toute ta résistance qui résulte du poids de la colonne d'eau suspendue par la pression de l'atmosphère, peut se faire sans résistance, à l'aide des dispositions particulières dont nous allons rendre compte. Soit un corps de pompe occupé par une colonne d'eau dont la partie supérieure soit élevée de trente pieds ; soutenue à cette hauteur pv la pression de l'air extérieur, il est clair que cet air extérieur et la colonne d'eau seront en équilibre. Si l'on suppose une boule déplaçant un pied cube d'eau, et qu'on sup- Ï>ose ce corps par son poids en parfait équiibre avec le volume d eau qu'il déplace ; en un mot» que déplaçant un pied cube d'eau, estimé peser soixante-douze livres, il ait luimême exactement ce poids, je dis qa*OD pourra l'abaisser jusqu'au bas du corps de pompe sans être obligé d'y employer aucune force, parce que se trouvant en parfait équilibre avec le volume d'eau qu'il déplace, il n'opposera aucune résistance à son trao^ port d'un lieu à l'autre. Parvenu là^ il est évident qu'il y occupe la place d*un pied d'eau, qui par là se trouve élevé dans \i partie supérieure du corps de pompe. J'ai donc élevé à trente pieds ou transporté de bas en haut un pied cube d'eau, sans y avoir employé le moindre effort, parce que je n'ai pu y trouver la moindre résistance. Ceci figure donc incontestablement un mo^ren d'aspiration sans résistance ou sans action de la pesanteur de l'atmosphère. On peut concevoir ceci d'une manière plus simple, en supposant ;un cylindre à ^la place d'une boule, et supposant ce cylindre eo parfait éouilibre avec le volume d'eau qu'il déplace. Pour porter un pied cube d'eau, de bas en haut, ou de haut en bas, il suffit d*abaisser ou d'élever ce cylindre d*un pied ; de deux pieds s'il s'agissait d*élever deux
[ûeds d'eau, et ainsi de suite. Ce moyen d'éever une quantité d'eau indéterminée à la hauteur de trente pieds, pourra paraître loin du moyen d'aspirer en pratique sans éprouver de résistance ; mais il n'en est pas moins celui que i'emploie avec aucx^ et qui est fait pour étonner les personnes les moins disposées à se rendre à l'évidence d'une chose qui contrarie l'opinion qu'elles se sont formée ou qu'elles nourrissent Représentons-nous un corps de pomçeavec la même colonne d'eau par la pression atmosphérique, mais avec deux séparations !;arnies chacune de deux soupapes ; cellesda a séparation supérieure sont couvertes d*eau à la nauteur d'un pied: la boule ou le etlindre sont transformés dans une nouvelle disposition en un piston d'un pied carré de base sur trois de nauteur, et déplaçant coixséquemment trois pieds cubes d eau ou ea tenant place.
« Si l'on abaisse le piston il abandonnera successivement un certain espace qui sera immédiatement rempli par l'eau de la padie inférieure à la séparation de cette partie, en passant par les soupapes qu'elle ouvre. A a moyen ae cette opération, trois pieds cubes
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DES ir<VËNTiON8.
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feau de la partie inférieure seront passés bios fa partie supérieure, entre les deux t^ralions sans résistance, parce ai^ toiion de la pesanteur de Pair atmosphéri-r jse qui contient la colonne d*eau dans le Dr]f«depoDipe, n'aura point été augrnenk par ceUe opération , qui n^est qu'un l^lacement de l'eau déjà soutenue dans Mil corps de pompe» et non l'introduction fboe nouvelle quantité; on ne fait que Mre en mouvement deux quantités en priait équilibre entre elles. On peut remar* l^rque cette opération, étant parfaitement loéoQe que le précédente ou que celle de kensioa du. pied cube d'eau par le dékemeot ou. rabaissement de la boule ou Il cylindre, n'otlre pas plus de difQcullés,
Elulôt n'en offre aucune. Le piston est iment en. équilibre par son poids avec le ne d'eau qu'il déplace et se trouve égattefit soustrait dans son abaissement à ktioD de l'air atmosphérique avec lequel il ttsans communication. Ce piston passe à BRemeot ordinaire à travers la séparation Arieure. Si l'on suppose le piston au Mt de sa course de trois pieds et descendu
SYlasoupape inférieure, et qu'ensuite on ^)pose commençant à monter, alors les ^les inférieures ouvertes dans la preopération se ferment dans la seconde empêcher le retour de l'eau, et les sousupérieures s'ouvrent, obligées à cet pat reau forcée d'eifluer par Tascension piston. On peut remarquer qu*au moyeu Il fermeture des soupapes inférieures Eioo d*exfluer est entièrement indépenhte de celle d'aspirer. £n réfléchissant sur Idisposition de toutes les parties du corps ^ pompe dans l'action d'eifluer,. ou remariera que les deux soupapes supérieures se ^nm ouvertes soumettent ou livrent le mon à tonte l'action de l'air extérieur, où il résulte que si je n'avais d'autres k)ycns à mettre en œuvre, le problème ^lenrles eaux sans être soumis a l'action JlJa pesanteur de l'atmosphère^ dont mon awannonce la solution, resterait ^résoudre; ^11 première partie du problème, celle »W|tt»ep sans éprouver de résistance,. dont J> 'iens de démontrer la facilité, n'est rien ^ b seconde, ou sans celle de faire ex- U*f sans éprouver également l'action de la
EFanieur de l'air. J^ajouterai, pour plus ^^ intelligence de ce qjii vient d être . » que si l'ou cherche à déterminer quelle J^l èlre la résistance produite ou exercée ^ le piston du corps de pompe par l'ac- "j^Ddela pesanteur de l'atmosphère à l'ins- 7^^ où on le force à s'élever, on reconnat- ^ quelle doit être égale à la colonne d'eau ^rrespondant à sa base,.à partir du. ni veau j^'wu jusqu'au niveau aexUuence au- , S^' des soupapes supérieures égale à 31 l ^s, et ainsi, du poids de 2;232 livres. Telle ;;; »> résistance qu'on éprouverait , mais ,i||^n peut faire disparattre entièrement à «*^e d'une nouvelle disposition du corps l |K)mpe et de sa transformation en celle ^'^^J« î«s décrire. Mais, avant d'aller plus
loin,. nous allons indiquer en quoi peuvent consister les moyens de se soustraire à l'action de la pesanteur de l'atmosphère dans l'élévation des eaux. Ces moyens si inutilement désirés ou cherchés jusau'à présent , résultent tout simplement de l'anéantisse* ment de la colonne d'eau inférieure au piston et répondant à sa base supposée d'un pied carré de surface, de la hauteur de vingt-trois pieds, et du poids de seize à dix sept cents hvres. L'anéantissement de cette colonne s'opère par le prolongement du piston jusqu'au niveau de Teau. Elle peut encore s'opérer de plusieurs autres manières. Nous supposerons le piston, malgré ce prolongement, du poids seulement de trois pieds cubes d'eau ou du poids de deux cent seize livres.
« Ce prolongement cependant ne suflit pas seul pour nous soustraire à l'aélion de la pesanteur de l'atmosphère à travers les soupapes supérieures ouvertes, il faut encore ôter à ce piston prolongé toute communication avec l'eau qui l'environne ou l'isoler complètement au moyen d'une gaine de métal.ou, autrement, laissant une portion d'air entre elle et lui sans communication quelconque avec l'air extérieur, en prolongeant le piston que j'appellerai pt«(oFi-co/onne jusqu à la fin de sa course ascendante ou de son action d.'ôxfluer; il est actuellement soustrait à l'action de la pesanteur de l'atmosphère malgré l'ouverture des soupapes, et dans cet éiat il n'éprouve point de pression, puisqu'il n'y a lieu à aucune; la seule pression qu'il éprouve dans cet instant n'étant pas produite par la pesanteur de l'air, je n'ai point dû en tenir compte dans ma démonstration ; elle n'est que celle de la quantité d'eau qui le surmonte et qui surmonte en même temps les soupapes supérieures pour leur ôter toute communication directe avec l'air; pression égale à celle d'un pied cube, ou à celle de soixantedouze livres seulement , formant un trentième de la hauteurè laquelle l'eau se trouve élevée avec cette pompe, et formant la résistance à laquelle j'ai dû pouvoir réduirb les pompes aspirantes dans le jeu de leurs pistons,, et que je crois avoir suffisamment démontrée; on doit se rappeler, pour acquiescer facilement^ cette démonstration, le principe constant qu'on ne peut éprouver l'actioii de la pesanteur de I air atmosphérique qu'autant qu'on fait le vide ; or, ce vide ne peux en aucune manière résulter du mouvement de mon piston dans aucun cas, puisaue, au. moyen de l'artifice employé par les ispositions que je viens d'expliquer, il se meut constamment dans le plein ; on peut, si l'on veut, ne regarder cette démonstration que comme une simple explication, la véritable démonstration résulte de l'artifice que {présentent les corps de pompe, dans^l'équiibre des colonnes d'air et d'eau qui ne peut être rompu dans le mouvement du piston, soit qu'on l'élève, soit qu'on l'abaisse. Je m'abstiendrai de tout discours tendant à faire remarquer Timportance de mota nour