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f »eu de temps après l'amphithéâtre de Nlœes, ffOur j porter l'eau de la rÎTière d'Eare* qui e<t auprès de la TÎlle d*Uzè$. 11 trarersait la rivière du Gardoa et formait la jonction des deux montagnes. Il était voûté, pavé de bonne maçonnerie, soutenn dans les lieux bas par des arcades ; mais il fut depuis près* que entièrement ruiné. On sait que cet antique monument était composé de trois pools l'un sur l'autre. Le premier avait pour ^outien six arcades, chacune de 58 pieds dans œuvre; la longueur de ce premier j>ont était de 438 pieds, et sa bauteurde 83. Le second pont était porté par onze arcades, chacune de 56 pieds de diamètre, et de 67 pieds de haut. Ce qu'il y a de plus remarquable au sujet de ce second pont, c'est «lu'il soutenait sur le point d'un cylindre tout le poids du troisième pont de dessus. Le troisième pont avait trente-cinq arcades, r;iacunes de 17 pieds de diamètre; sa Ion- (Tueur était de 280 pieds ; les trois ponts en- »eml)le avaient environ 182 pieds.
« On n'a rien pu découvrir qui marque en quel temps et par qui ce pont a été construit. C'est une faible conjecture que de supposer que ce fut par Agrippa, gendre d'Auguste, qui fit les grands chemins de la 4^ule,car il n'y avait que trois lettres énigmatiques gravées sur ces ponts; savoir:
< Poni dTAjmrima. — Pont fameux qu'on a fait au Pérou', auprès d'Andaguelais. On dit Tj'ii se trouve dans lamontagne une counure •i environ 120 brasses de large, et d une profondeur affreuse que la nature a taillée a p.omb dans le rocher, pour ouvrir passaxe à une rivière; et comme cette rivière roule ses eaux avec tant d'impétuosité, qu'elle entratne de fort grosses pierres, on i.e peut la traversera gué qu'à vinet-cinq fiii trente lieues de là. La largeur etlaprotondeur de cette brèche, et la nécessité de passer en cet endroit, ont fait inventer un i-^iot de cordes, faites d'écorces d'arbres, qui •*>t lar^e d'environ six pieds , entrelacées de traverses de liois, sur lesquelles ont passe, uième avec les charges des mules, non sans crainte; car, vers lé milieu, on sent un balancement capable de causer des vertiges ; wais^ comme il faudrait faire un détour de six à sept journées pour passer ailleurs, toal ce qui circule de denrées et de marchandises à Cusco, et dans le haut Pérou, passe j)ar-dessus ce pont. Pour l'entretenir, on exige quatre réaux de chaque charge de inale. •
Poniê de fEurope. — Entre les ponts les plus distingués de l'Europe, sont les deux fionts de Londres, du Saint-Esprit sur le Khône, le Pont-Royal, le Pont-Neuf, etc., ^ Paris. Le premier pont de Londres fut commencé sous Henri 11, l'an 1176, achevé ^9us le règne de Jean, l'an 1209, brûlé, détruil, et enfin rebâti aux frais du roi et de la ^ille. Il a 19 arches, 800 pieds de longueur, et 30 pieds de large. Le même nombre d'ar- €rbes compose le pont du Saint-Esprit. Chaque arche à 13 à 18 toises d'ouverture ; ce
qui fait 400 toises de longueur. » (Encyclopédie méthodique^ tome XXVI, article Ponts.)
Citons maintenant quelques inventions dont il n'a pas été fait mention dans les articles précédents, parce qu'cUes remontent déjà à une époque antérieure; puis nous donnerons siïr la construction des ponts en fer quelques détails techniques qui ont'été omis.
Ponis en bois et en fer. — Invention de M. Poyet^ architecte. — L'auteur, dans un mémoire adressé aux membres de l'Académie royale des beaux-arts , leur soumet les plans pour la construction des ponts de bois, qui présentent à ses veux des avantages que l'on ne doit pas dédaigner dans l'intérêt de l'économie et de la prospérité de l'Etat. Les ponts de cette nature sont propres au passage des voitures, et leur construction peu coûteuse permet de les multiplier. M. Poy et a déjà oblenu le suffrage de MM. Molard, Rochon , Chaindelet, efc, etc. Suivant le projet qu'il a déposé, ces ponts n'ont pas besoin de culées, les piles peuvent être écartées de 30 à M) mètres, ce qui facilite la navigation et ne laisse point de prise à Taction des grosses eaux et débâcles; toute la charpente peut être facilement démontée, ressource importante dans les pays frontières, et les dépenses de construction donnent une très-grande économie. M. Poyet avance à l'appui, que le pont du Jardin-du-Roi a employé 865,000 kilogrammes de fer , et a coûté 2,700,000 francs, tandis çiue s'il avait été fait d'après son système , il n'aurait eu besoin quede 93,981 kilogrammes de fer, et n'aurait coûté que 700,000 francs. L'auteur a obtenu pour les ponts dont il est Tinvei.teur, un brevet de quinze ans. (Moniteur, 1818, page hl^.)
Pont d'une $eule arche. — Invention de M. J.-P. Moreau, agent de change à Anveru — ^Dans un mémoire descriptif des avantages qu'on peut retirer de la construction des ponts d'une arche soit en fer, soit en bois, pour lesquels l'auteur a obtenu un brevet de cinq ans, il cite les suivants qui sont: 1* de pouvoir franchir d'un seul arc des rivières de 200 à 300 pieds de largeur; 2* de ne point avoir , comme les arcs ordinaires, des poussées ou pressions sur les culées, avantage d'autant plus grand que ces arcs sont plus étendus; 3* de ne point entraver le cours des rivières, soit pour la naviga* tion, soit pour les crues extraordinaires d'eau ou de glaces; 4* d'éviter tous les inconvénients et frais de la construction des piles, soit en pierre, soit pilotées, dans des emplacements trop profonds, ou peu pro-
Eres à les établir solidement ; 5* de n'avoir esoin, vu la manière dont les arcs sont construits , que d'un très-petit nombre de moules pour la fonte des pièces et par cela même de diminuer de beaucoup les frais d'entretien ; 6* enGn de ne point être assujettis à employer des bois courbés beaucoup plus dispendieux que les droits , de n'être dans le cas de rechercher que des
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bois satns, de n'avoir besoin que de pièces (]*iine longueur facile à se procurer» et il n^eotre dans sa construction que des bois de iil» faits sans effort sur leur longueur. Au moyen des doubles passages que l'auteur a établis y il a obtenu une grande facilité pour les réparations , en enlevant sans difficulté les pièces de bois qui ont besoin d'être renouvelées. (Brevets non publiés.)
Pont à bascule à trois leviers ou pont^ balance, — Invention de Af. Merlin^ deStras-^ bourg. — Dans ce pont , pour lequel l'auteur a obtenu un brevet dç dix ans, et dont la partie mécanique est en fer, toutes les articulations sont placées sur un même plan horizontal ; tous les points d'appui, au nombre de quatorze, ont la forme de couteaux et sont en acier, trempé en paquets a\issi bien que leurs coussinets. La partie la plus importante de cette, machine est un levier ou moteur principal, sur lequel porte particulièrement l'invention ; à l'une des extrémités de ce levier est suspendu à un couteau une caisse remplissant les fonctions d'un bassin de balance. Bans le milieu sont adaptés des couteaux, portant des oreilles destinées à communiquer simultanément, à deux autres leviers latéraux , le mouvement qu'elles reçoivent du moteur principal. 11 résulte de cette disposition un exhaussement du tablier du pont qui n'excède jamais deux ou trois millimètres. Quatre vis sont placées à chaaue extrémité du tablier du pont, pour isoler les couteaux, dans le temps où leur fonction n'est pas nécessaire et pour les garantirdu choc des voitures. Les deux leviers sont formés de deux pièces réunies par des boulons, et portent chacun à leur base deux barresde 1er carrées,dont les extrémités terminées en couteau ou coin portent sur des coussinets placés au sommet des branches perpendiculaires des étriers. Les extrémités de ces leviers sont terminées chacune par un couteau suspendu à une petite pièce en fer ou oreille. J^e grand levier ou moteur principal est formé d'une seule pièce en ler. Deux des couteaux sont placés de chaque côté du levier dans une situation renversée, deux autres aussi renversés supportent, dans la partie des coussinets, la partie supérieure de l'oreille ; les deux premiers sont portés sur des coussinets ajustés sur un fort étrier ; dans une pièce en fer est une mortaise qui reçoit l'extrémité du moteur que l'on fixe au moyen d'un coin chassé dans la mortaise dans le bout du levier. L'extrémité inférieure de cette pièce porte un anneau qui reçoit un crochet auquel est suspendu un contre-poids en plomb. L'extrémité supérieure se divise en deux branches recourbées à angles droits, à l'extrémité de chacune desquelles est un coussinet qui reçoit un couteau ajusté dans le milieu d'un cadre rectangulaire qui enveloppe la caisse en fer battu, faisant fonction de bassin de balance. Cette caisse reçoit les poids et contre-()oids en fonte; à l'autre exifémiié du moteur principal est adapté le
contre-poids en plomb, mainten» par oes liens en fer. (Brevets publiés, tome l\\ page 317, planche 31.)
Pont mécanique, — Invention de M, Bégnier, de Paris. — On peut, à laide de celle machine, vérifier aux barrières et de Tinlérieur des bureaux, le poids d*UDe voiture passant au dehors. {Dictionnaire des découvertes^ tome XIV, page 93,}
Ponts en fer. —Ces constructions s'établissent ordinairement sur des piles en pierres: les cintres se font ensuite avec des barres de fer convenablement assemblées et portent les madriers du plancher. II y a deux modes usités pour former les cintres: Tune est analogue aux ponts en charpente, Tauire aux voûtes en pierres. Dans l'un, les férues sont composées de grandes pièces ar()uées et appuyées par les bouts sur les piedsdroits; la charge tend a faire plier et rompre ces arcs oui résistent par leur seule force d'élasticité; dans l'autre, ces fermes mi disposées comme le sont les voussoirs d'ans voûte en pierre. Le pont des Arts, à Paru, est de la première espèce. Ici, comme poot les ponts en bois, il est indispensable que les deux moitiés d'une ferme se composent d'un seul corps, depuis les naissances jusqu'au sommet, et que la force d'élasticité de ces deux moitiés fasse équilibre aux pressions qui s'exercent dans le sens de leur longueur. On doit y préférer le fer forgé, parce que la fonte est trop cassante pour pouvoir être employée avec sûreté dans les grandes longueurs.
Dans les ponts en fer de la seconde espèce tous les voussoirs sont les pierres des voûtes. Le fer forgé coûte environ deux fois plus que le fer fondu, sa résistance u est pas de beaucoup plus grande, et il faudrait lui donner plus de grosseur qu'à la fonte. D'ailleurs les difficultés d'exécution pour celles-ci sont moindres. Ainsi on doit préférer pour les grands ponts l'emploi des voussiers en foute. Les pièces de chaque voussier forment un corps à jour, compara* ble pour sa solidité à un voussier en pierre. C'est ainsi que M. Lamandé a construit le pont d'Austerlitz, à Paris, avec des soins et des dispositions de détails qui annoncent un grand talent.* Ces développements ne sauraient trouver place ici. Ce pont est com^xh se de cinq arches de 32 mètres 36 centimètres d'ouverture ; les piles en pierre ont 3 mètres d'épaisseur aux naissances, sur 6 mètres 8 centimètres de hauleur au-dessits de l'étirage. La forme des arches est un arc de cercle de 42 mètres de rayon el 3 mètres 3k centimètres de flèche. Elles offrent cinq formes écartées de 2 mètres de oiiiieii en milieu : les cbflssis ontl mètre 54 cent mètres de longueur et sont composées de trois portions d'arcs concentriques liés r^c des montants normaux. ( Dictionnaire tsck»^' logique^ article Ponts.)
Le pont Victoria, qu'on jette en ce di(v ment sur le Saint-Laurent, sera le plus l>^^ ouvrage de ce genre exécuté dans le Cana*