PO.N
DES INVOmOMS.
PON
da, et même dans le moode entier. Ce pont rai^pelle les Tieilks constructions romaines, te! les que les anciens aqueducs qui trader* sent les râlions de Tltalie. Le succès de Tarcbiiet-te dans^ le pont Britannia a justiGé entièrement l'adoption du même plan pour le pont Victoria. Il sera éleyé sur vingt-quatre piles et deux culées. L'arche central aura 1 10 mètres, et chacune des Tingt-quatre autres 73 mètres. La lonpieur des piles rapprochées des culées sera de cinq mètres; quant aux autres, elles auront une largeur o'autant plus grande qu'elles seront plus distantes des t)ords ; toutefois aucune ne dépassera 6 mètres d'épaisseur. Les culées auront chacune 81 mètres de long et 49 mètres de large. En avant des culées, des massifs de grosse maçonnerie, mesurant pour une rÎTsère de 400 mètres de longueur, et poor l'autre la moitié, serviront à protéger les constructions contre la force du courant La longueur du pont sera de 3,4K mètres. La distance séparant le point supérieur de Farcfae central du niveau moyen de l'eau, en été, sera de 20 mètres. La décroissance de hauteur des arches, du point central aux bords du fleuve, sera de 33 centimètres sur 43 mètres ; de sorte que, au tK)rd de la rivière, les culées auront une élévation de 12 Dèfres seulement au-dessus du niveau d*été de la rivière. S'il n'arrive pas de diiBcnltés imprévues, les trains de chemin de fer cir* cuieroni sur le pont Victoria en 1858. Ce pont, dans quelques années, attirera les touristes et les voyageurs. Le colosse de Rhodes» sous lequel passaient de méchantes petites liarques, était considéré comme uœ merveille par l'ancien monde; mais combien sera plus admirable ce pont de fer lancé sur une rivière de plus de 3 kilomètres, et laissant passer sous ses arches verti^ueoses les vaisseaux du plus fort tonuaze. { Menireal Pilot. )
Ponis suspendus dans la Grande-Bretagne.
— On a introduit, en Ecosse , un nouveau »i stème pour la construction des ponts sus- I Vndus. Suivant ce système, les suspensoirs attachés en dessous du plancher du pont en supportent tout le poids au moyen de i;oussets de fer fondu, sur lesquels portent U'S poutres. Ces tiges, qui consistent en cliatnes de fer, sont recourbées autour des extrémités de la poutre, et assujetties avec un cercle du même métal, afin a empêcher qu'elles ne cèdent. Près des goussets sont lixées sur les tiges de suspension des vis ii 'attache, destinées à alléger les tiges et à élever les poutres au niveau requis, en horle que toutes les parties du pont peuvent être ajustées avec la plus grande facilité. Tout le poids, toute la pression agit sur les liges dans la direction de leur longueur, de naanière qu'elles n'ont aucune tendance k rofupreou à fléchir dans une direction latérale. La force étonnante que ce mode de lier les extrémités d'une poutre de bois lui communique, peut ôtre démontrée par une exttérieuce Irès-simpie. Prenez un morceau cijc uois de la lon^^ueur «Je 2 ou 3 pieds et de
1 poucedediamètre, appuyez-en les bouts sur deux chaises ou pierres, et essayez de vous tenir detK>ut sur ce morceau delîois, il rompra aussitôt. Ensuite, prenez-en un autre de tous points semblables, et recourbez autour des deux extrémités un fil d'archal d'une longueur telle, que vous puissiez engager verticalement un petit coin ou une cheville enl)oisde lalongueurde2 ou 3 pouces entre le bois et le fil d'archal, et vous verrez qu'il vous sera impossible de le rompre, quand même vous sauteriez dessus de toute votre force. On peut juger de l'application de ce principe dans tous les cas où on emploie des goussets et des poutres assemblées , bien que cette appljcation n'ait été, peut-être, portée que rarement au degré de perfection dont elle est évidemment susceptible. ILond. and Paris Observer.
27 avril 1828.)
La hardiesse des ingénieurs ne devait pas s'arrêter aux constructions connues jusqu'à ce jour : voici ce que nous apprennent les journaux étrangers :
Les Américains ont commencé la construction d'un pont suspendu sur le Niagara , à l'endroit o (k le fleuve commence à se resserrer, et un peu au-dessus de la célèbre cataracte. Ce pont, qui aura huit cents Pieds de long, aura deux voies superposées, une consacrée au trafic ordinaire, l'autre destinée à mettre en' communication le chemin de fer que l'on construit au Canada avec le chemin de fer de New- York. Les ingénieurs américains ont choisi comme moyen de suspension des câbles en fil de fer, regardant ces sortes de câbles comme éminemment propres, à raison de leur force de cohésion, à supporter d'énormes fardeaux et à résister à Je violentes secousses. Le pont présentera extérieurement iaspectd'une immense poutre creuse de vingt pieds de largeur et de dix -sept pieds d'épaisseur. Le tablier supérieur, destiné au chemin de fer, aura vingt-quatre pieds de largeur entre les deux garde-fous ; il sera suspendu à deux câbles de fil de fer, soutenus par des attaches. Le tablier inférieur, destiné à la circulation ordinaire, aura dix-neuf pieds de large et sera suspendu à quinze pieds au-dessous du premier, auquel il sera relié par des travées verticales, qui serviront en même temps de balustrades. Les deux câbles qui supporteront ce second tablier seront infléchis de dix mètres de plus que ceux qui supporteront le tnblier supérieur. Le \toni sera ancré au moyen de huit puits de vingt-cinq pieds de profondeur creusés dans le roc ; le fond de ces puits sera élargi oe façon à recevoir comme ancres des billots de fonte de six pieds carrés; ces chambres seront taillées à section prismatique, et une fois bouchées avec une maçonnerie solide, elles ne pourront céder à la traction du pont sans que le roc soit soulevé et arraché sur une étendue considérable. Les tours destinées à (lorter le pont auront six cents pieds de haut, quinze pieds carrés à la biise et huit au sommet. La pierre ca!-
POR
DIGTIONNAIRE
POR
Raire dure et compacte qu'on emploiera à la maçonnerie de ces tours subira une précision de 500 tonneaui par chaque pied carré. Le sommet des tours sera revAtu de chevalets de fonte pour supporter tes câbles; les chevalets se composeront de deux parties : la partie inférieure flie et la partie supérieure mobile et reposant sur des cylindres de fer forgé. Ces chevalets supporteront une pression de 600 tonneaux chaque fois qu*un convoi au maximum de charge traversera le pont.
Le poids du pont se décompose ainsi qu'il suit :
Bois do construction. . . (^55,065 kilog. Fer forgé et attaches. . 56,560
Fonte 22,166
Hails du chemin de fer. 33,;r70 Câbles de suspension. . 267,700
Total 834,861 kilog.
Le poids des trains qui traverseront le pont a été ainsi calculé : 1 locomotive, 25 tonneaux; 27 wagons de marchandises de 23 pieds de long à 15 tonneaux chacun, 405 tonneaux ; en tout un poids de 430 tonneaux pèsera sur les câbles , lorsqu'un train occupera le pont dans toute sa longueur; en ajoutant à cette pression 61 tonneaux ou 15 0/0 en sus comme résultat d'une vitesse de deux lieues à l'heure, et 782 tonneaux le poids du double pont, on trouve que la charge maximum sera de 1,273 tonneaux.
La tension des câbles, résultant d'une charge de 1,273 tonneaux et d'une inflexion moyenne de 59 pieds, est évaluée à 2,240 tonneaux. Comme cette tension maximum ne se présentera que rarement, on croit suffisant d'avoir une force de résistance quadruple ou égale è 8,960 tonneaux. Mais en prenant 2,000 tonneaux comme la tension 5 laquelle les câbles peuvent être soumis, on s'est assuré une force de résistance quintuple ou égale à 10,000 tonneaux. Pour avoir cette force, il sera nécessaire d'employer 15,000 (ils de fer n« 10; à chaque extrémité du pont supérieur, les câbles seront soutenus par 18 attaches dont la force équivaudra à 1,U0 Gis de fer, ce qui laisse 13,560 fils de fer pour les quatre câbles de suspension : chaque câble sera donc forme de 3,390 fils de fer, et aura neuf pouces un quart de diamètre.
Le pont du chemin de fer sera à dix-huit pieds au-dessus du niveau de la rive canadienne, et à vingt-huit pieds au-dessus- do la rive américaine. Nulle part au monde on ne trouve un pont de chemin de fer qui offre une pareille longueur entre deux points d aimui. — Yoy. Chbmi!<is db fer.
PORCELAINE. — D'après un savant et ancien directeur de la manufacture de Sèvres, M. A. Brongniart, nous définirons la porcelaine : une poterie à pâte fine et grenue, ne se laissant pas entamer par l'acier; translucide et susceptible de recevoir une couverte ^ vernis j ou émail brillant^ solide et dur.
La porcelaine ne fut connue eo £urn(ie
2ue vers le commencement du xvt* siècle, fK>que où les Portugais importèrent k$ premières porcelaines de l'extrême Asie orientale, c'est-à-dire de la Chine. La porc& laine est employée dans la confecliou des meubles les plus usuels des Chinois; elle revôt leurs monuments ainsi que rinléricur de leurs maisons ; elle est employée presquo seule dans leurs ustensiles de ménage; $ûii5 des formes quelquefois bizarres, mais lou« jours élégantes et riches, elle décore leurs demeures. Depuis la plus haute antiquité, cette partie de l'art céramique était poussée chez eux à un haut deçré de perfectiun; leurs peintures, que vulgairement nousap-
[>elons grossières* sont d'un fini et d'uncooris achevé ; il est de certaines porcelaines 3ue, malgré nos sciences, malgré l'habileié e nos artistes et de nos chimistes, nousoe sommes pas encore parvenus à reproduire: les belles porcelaines de Chine et du Japon sont encore si recherchées aujourd'hui en Europe, et payées à des prix si élevés, qu'il nous semble à propos de donner un court aperçu sur l'état de cette industrie en Glm et d'y joindre en même temps quelques détails sur la fabrication de ce précieux produit.
King-Te-Ching n'est qu'un village, c'esl-idire une réunion d'habitations non enceintes de murs; mais peu à peu l'industrie a Î;rossi le nombre de ses habitants, qui s*éève aujourd'hui à plus d'un million (1). « Lorsque j'arrivai, dit l'auteur de cette relation, la nuit, sur les hauteurs qui la dominent, je crus assister à un vaste incendie : sous un dôme épais de fumée, des milliers de fournaises ardentes étincelaient h la fois. La rivière sur laquelle King-te-ching est bâti, et qui forme un bassin d'une lieue de large, reflétait ces feux épars. J'aurais pu me croire pour un moment, sauf le bruit sifflant des steam-ennines et le doux balancement de ma chaise a portaurs, sur le point d'entrer à Manchester ou à Birmingham. Mais ce n'est pas le Ter qu'on travaille i King-te-ching ; une matière plus fragile et plus élégante y sert de but à l'activité humaine. Ses manufactures, au nombre de cinq cents, fournissent la Chine entière de ces vases de terre cuite dont la perfection a si longtempsdésolénos imitateurs européen^' « La porcelaine {en chinois, Tsé-Ki) a tiréson nom de sa ressemblance avec un coquillage univalve {porcella) , ainsi nommé lui-même
(1) C*est ainsi qne s*exprime un remsrqB^bl^* consciencieux, et très-exaci ouvrage, publié tous M pseudoiiyine d'O/d-iVicik, avec ce litre : La Ckiu ouverte. L'auteur a dû avoir des notes venant d*«i homme qui a vécu longiemps dans riniimiié de< Chinois, et qui a été à même de biea voir. 1^^ notre compte, nous avons eu Toccasion de rencoitrer dans Tun des principaux établissemefits ^ Fmnce des Pères de l*ordre de Jésos, nu et ci^ jeunes néophytes (Chinois)^ de c«'S privilé^ <i^ Dieu destine i la p'-optgaiion de »a parole; il wf^* affirme que tous tes détails de n^œurs, de pol*ti'}«)e, d(! religion, contenus dans cet ouvragp, êukoldela plus grande exactitude.