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DES LNVENTIOMS.
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urce que sa forme arrondie offrait quelque j,.|>ort a?ec l*embonpoint d*un jeune poureau. Sa composilion, longtemps problémaiijue, est aujourd'hui connue dans tous ses (océdés, grâce à la studieuse persévérance les missionnaires jésuites , et notamment lu P. Déntrecolles, qui résida longtemps à [log-ie-ching. L'argile (kao-lin) et le silei pé-iun-lsé) sont les principaux éléments
Taide desquels cette substance se forme. k extrait le premier des rochers granitiques 01 bordent le lac Poyang^ en choisissant !S endroits où la surface de la terre est rou- ^Jire et micacée. Le pé-tun-tsé , sorte de rmii quarizeuXf broje dans un mortier à iloivs, devient une sorte de pflte, et se vend opaios aui manufacturiers ; ils l'emploient lec les cendres de fougère chargées d'aï- 4ii pour obtenir le poli vitré de la porceune. Le meilleur provient des environs de loei-tcbeou dans le Kiang-nan. Le hoa-cbi ^me glissante , espèce de smectite ou me savonneuse) , et l'albâtre ou gypse ii'kao), entrent aussi dans cette labri- Hiûu (1).
• U beauté de la porcelaine dépend de la IHporlion dans laquelle ces substances M employées. Pour la première qualité, ^lao-lin et le pé-tun-tsé s'amalgament à lùK égale ; pour la seconde, quatre parties Ir kao-lin répondent à sii parties de pé- Bnisé ; enfin, pour la troisième et la plus UQuiune, il est dans les proportions d'un à |0]!;. Le hoa-chi s'emploie par préférence b kao-Iin, il donne un grain plus tin et \mi disposé à recevoir la couleur, mais il )ûte en revanche trois fois plus cher. Le bikaoy qui sert à composer le vernis, se léle à un ingrédient formé de chaui vive (de fougères brûlées ensemble.
(1) Lon]oe les Chinois veulent faire une porcebieplui blanche ei plos précieuse, ils substituent ^ ptaee do kao-lin une terre blanche quMs noni- KntAoa-cM: elle est glutineuse, et se rapproche i*.QeiqLe s<irte du savon. Le lioa-cbî des Chinois Mil niè]i)e terre décrite dans V Histoire nalureile (l'Iine, dans le Traité des pierres de Tliéophraste, ^ Naihiole sur Dioscoride et dans la Metalotheea ''Hercati, toas le nom de terre eimolée^ ainsi ap* >^ parce que les anciens la tiraient de Hla de ■l'Ole dans rArchipel, d'uù ils la faisaient f enir hiinpaleoièni pour dégraisser leurs étofTes. ^ Voy. »rticle Savom.
C>ue gr^iisse, qui n'est attaquable par aucune ùde, ta une argile très-blanche et très-pure; iposfe seule fOus le four* o*une faïencerie, m commence à prendre une fusion portée à * '^1 <iegré que Ton pourrait en faire des» vases. 11 <tti Ia Sf p «rtr d'une terre rouge de la mèuie espèce, ^ P.iiic a»ipelle ctmoliapHrpuraseenStquî se trouve •jour» di.ns son voisinage, et de quelquCi parties •)i4 re5, qui se trouvent uéiangées avrc elle. Plus ^•e >rre e>t stche, pt*H elle devient blanche; elle uiiieni ires-peu de s:>ble, et lorfrOU*eUe e.4 bi^n ^Cie fi qu'on la n.et dans Teau, elle y produit on <^ 1^ >ilScineiit apptoihintue celui de la chaux. "T'(\ut U tifre cimoiéede Pline est sèche, elle «t<«<lie fortement à la langue, n elle einporie 'ffsii^ment Ici lâches sur les eu iïts, lorsqu*aprés >**nr dcUyée c*au8 IVau et Tav^ir appliquée sur "'«T^dn vient à froiter celle-ci alorn qu*elle eU p '•'^.-Yoy . trtivc ififfA. (AaiT ET métiers), t. Yi.
« Peu de gens, parmi ceux qui portent négligemment à leurs lèvres une de ces frêles tasses appelées coquilles (Tœufs à cause de leur transparente ténuité, peu de gens»
disons-nous, savent par combien de mains elle a passé. Une vingtaine d'ouvriers l'avaient successivement préparée à la cuisson ; plus de quarante autres l'ont perfectionnée ensuite pour la mettre en état d'être vendue. Nulle part la division du travail n'est poussée plus 1 oin que dans le céleste empire ; et le bas prix des salaires^ résultat ordinaire d'un excès de population, y permet de multiplier à l'infini les rouages vivants que la science mécanique a supprimés chez nous comme trop coûteux. Ce système a ses inconvénients comme tout autre; en réduisant l'homme à l'état de pure machine, il arrête en lui l'essor des facultés intellectuelles. Par là s'explique l'infériorité des peintures déposées sur les vases chinois, non par un seul artiste, mais par une dizaine de manœuvres (/io-a|>et), payés comme tels : l'un ne sachant dessiner qu une fleur, l'autre une pagode, le troisième une figure de femme ou de mandarin, etc. (1). il ne faut
(1) Nous ne serons pas ici entièrement de Tavis du pseudonyme Old-Niek : la division du travail en nn grand nombre de mains rend ee même travail à la fois plus rapide et plus perfectible (exemple: les fabriques d*horlogerie de la Chaux-de-Fonds, de Besinçoii, etc., eic); elle donne à une plus gran'ia masse la possibilité de se procurer les moyens alimentaires, c'est-à-dire, de pourvoir d'abord à ce que l'on appelle les premiers besoins. Quant a rintroduction des machines, comme agents producteurs, dans Tindustrie, elle a pu, dans un p^ys populeux, se présenter dès Tabord comme une plaie ; mais de cette plaie, qui n*est qu*sippareiitf » n*a-t-il pas dû résulter un grjnd bien, le retour à la terre, cette mère nourricière, en laquelle se trouveut toutes richesses vraies et solides, qui rend toiijours plus qu*on ne lui donne, d^une masse de ses enfants que la spéculation et Tespoir souvent trompeur du gain avaient arrachés au sol qui les avait vus naître? — Noua ne pensons pas que, par le fait seul delà division du travail eu Chine, Thomme ait été réduit à Vétat de pure machine, ainsi que le dit notre auteur. Il nous semble plutôt qu*il manque à ces masses ouvrières, intelligemes et patientes une direction que la eiviiisation chrétienne saurait seule leur donner. Nous ne voudrions d'autres preuves à Tappui de notre assertion que tout ce qu*ont pu produire dans les arts de simple fabrique ou d*oniementation, et dans les parties sublimes qui touchent aux sciences, ces laborieux ouvriers, ces maîtres des œuvres du moven âge chrétien, dont grand nombie se sont mis à la tète de la vie civilisauice et ascendante de rOccideui. La liste ée ces grands trouveurs, le martyrologe de ces sublimes ouvriers , seraient uop lovigs pour pouvo r prendre place dans cette note. Nous renverrons les lecteurs» non- seulement aux ouvrages spéciaux, ^ui traitent de chaque science, de chaque skrt, mais encore i eux qui ont relate les plus minimes inventions qui ont pu être utiles k l'humanité. — Le génie prend sa place partent et surgit même des régions les plus infinies; mais pour développer son germe il faut une pensée, une roi. Ces seuls mots peuvent expliquer, nou« le crevons du moins, cet état d*apaibie, de stagnation intellectuelle dans lequel sont tonibés lt*8 peup et de IVxtrème Orient, depuis que sVU retirée d'eux 'a lumière, lis nous devancérint dans la Kieuee. ils
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DlCTiOnifAlKUS
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donc pas s'étonner que , loin de progresser^ un art placé dans de telles conditions reste stationnairo, et tende môme à s'amoindrir. C'est ce qui arrive en Chine, où les porcelaines antiques ont une valeur très-supérieure à celles qui se fabriquent aujourd'hui. Une telle préférence ne pouvait manquer d'engendrer certaines fraudes commerciales, fort usitées partout où le cachet des ans ajoute à la valeur de certains objets. Chaque année on enfouit une bonne quantité ae
Eorcelaines neuves, qui sortent de terre au out de quelque temps avec tous les signes et tout le prix de la vétusté. Ces kou-tongf comme on les appelle, se font avec une terre iaun&tre qui leur donne une couleur vert de mer. Après la première cuisson, on les jette dans un bouillon très-gras dont elles s'imprègnent, et leur séjour de quelques mois au sein d'un étang bourbeux complète la contrefaçon. Elles ont encore ceci de commun avec les véritables antiques, qu'elles ne résonnent point sous la main qui les frappe.
« L'histoire de presque tous les arts a ses traditions merveilleuses, et dans les Awnale$ de King-Te-Ching, qui forment quatre gros volumes, on en trouve beaucoup de cette sorte. Ainsi l'on raconte qu'un marchand de porcelaine, naufragé sur une côte déserte, où il errait tandis que ses compagnons s'occupaient è radouber les débris de leur navire, trouva, parmi les cailloux du rivage, une énorme quantité de pierres d'azur, qu'il jugea propres à la peinture du tse-ki, et dont il rapporta une grosse charge.
Jamais^ ajoute la chronique, on ne s'était servi d'un bleu plus pur et plus beau; mais ensuite^ le même marchand et bien d'autres recherchèrent en vain la côte où les avnit jetés le hasard des tempêtes ; on ne l'a jamais retiouvée.
« On dit aussi qu'autrefois un empereur chinois voulut exécuter des porcelaines sur un modèle extraordinaire dont il avait conçu l'idée. Vainement lui écrivii-on qu'il demandait l'impossible ; ce mot n'est iamais pris à la lettre par le fils du ciet{i). 11 arriva donc de PéKin des ordres plus pressants et ' plus rigoureux ; les mandarins effrayés redoublèrent de soins, et, par des sévérités inouïes, ils cherchèrent à aiguil- Jonner le zèle des ouvriers. Les choses allèrent si loin , continue la chronique , qu'un de ces derniers, au désespoir, se précipita dans le fourneau allumé devant lui, et y fut consumé à l'instant môme. Ce coup de tète eut pour résultat la solution du problème impérial^ car la porcelaine qui cuisait dans ce fourneau en sortit parfaitemeut réussie. L'empereur satisfait n'insista point pour qu'on renouvelât l'épreuve, et l'on décerna au défunt les honneurs ce-
furent pins prés que nons de la Rétélation^ mais ils furent comiue ceux dont parle rEcrdure: Aura habent et non audient^ oculos habent et non videbunt, (!) Un (tes piii^ que nombreux litres dont sépare t'euipereufr des Chinois.
lestes : il est encore aigourd'bui le iitu de la porcelaine. T^
Nous avons parlé du P. Dentrecolles : ce missionnaire avait une église à Kîng-te-ching; parmi les ouvriers de ses fabriques il comptait de nombreux fidèles. C'est d*cui qu'il a tiré des connaissances exactes
toutes les parties qui constituent la fabrima do la porcelaine; lui-même a suivi tous les détails de la fabrication; il a consulté, étudié les livres chinois ; nous ne saurions donc mieux faire que d'exposer, d'après ce missionnaire, au risaue de nous répéter, et l'historique de ces belles productions, et les procédés mis en usage par les peuples que nous pourrions en quelque sorte appeler,
Suelqne barbare que puisse paraître notre pithete, les inventeurs ou indigènes de la porcelaine.
a On a cherché inutilement, dit le P. Dentrecolles, quel est celui qui a inventé h porcelaine. Les annales n'en parlent point, et ne disent pas môme à quelle tentatir^ ni à quel hasard on est redevable de cette invention. Elles disent seulement que l& porcelaine était anciennement d'un blaoe exquis, et n'avait nul défaut ; que les ouvrages qu'on en faisait, et qui se transportaient dans les autres royaumes, ne s'appelaient pas autrement que les bijoui
Erécieux deJa^tcheon, plus bas, on ajoute: La elle porcelaine, qui est d'un blanc vif et éclatant, et d'un beau bleu céleste, sort toute de King^ie^chinq. Il s'en faitdans d'autres en* droits, mais elle estbien différente, soit pour la couleur, soit pour la finesse. En effet, sans parler des ouvrages de poterie qu'on fait par toute la Chine, auxquels on ne donne jamais le nom de porcelaine, il y a quelques provinces, comme celle de Canton et de Fokien , où l'on travaille en porcelaine; mais les étrangers ne peuvent s'y méprendre : celle de Fokien est d'un blanc de neige qui n'a nul éclat, et qui n'est point mélangée de couleurs. Des ouvriers de King-te-ching y portèrent autrefois tous leurs matériaux, dans l'espérance d y faire un gain considérable, à cause du grand commerce que les Européens faisaient alor$ à Amouy; mais ce fut inutilement, ils ne purent jamais y réussir. L'empereur Cang-hi. qui ne voulait rien ignorer, fit conduire à Pékin des ouvriers en porcelaine, et toat ce qui s'emploie à ce travail.* Ils n'oublièrent rien pour réussir sous les yeux du prince; cependant on assure que leur ouvrage manqua (1). 11 se peut faire que des raisons d'intérêt et de politique eussent part ï ce peu de succès. Quoi qu'il en soil, c'est uniquement King-te-ching qui a l'honneur de donner de la porcelaine à toutes les parties du monde. Le Japon même vient en acheter à la Chine (2). ,
(1) Ceci »e rapporte è la légende qie noos ivms citée plus haut.
(i) Le Ja|M>n fabrique aossi de bdles porceliises elles sont pliis vitreuses et plus tninspâieoies ^ celles de Chine, les dessins |iour être plof ricbei» sont peut-être moins lias de traiu
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DES INTENTIONS
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• • Tout c« qa^il y a à saroir sur la porcelaîoe, dil encore le P. DenlrecoUes, se réduit l ce qui eotre dans la composition et aux préparatifs qu*on y apporte ; aux différentes espèces de porcelaine, et à la manière de les former ; ^ Tbuile qui lui donne de l'éclat (1)» et à ses qualités ; aux couleurs f|ui en font romemeot« et à Tart de les appliquer à la cuisson et aux mesures qui se prennent pour lui donner le deçré de cbaleurquilni convient; enfin^on unira par quelques réflexions sur la porcelaine ancienne, sur la moderne» et sur certaines choses qui rendent impraticables aux Chinois des ouvrages dont on a envoyé et dont on pourrait envoyer les dessins. Ces ouvrages, où il est impossible de réussir à la Chine, se feraient peut-être facilement en Europe, si Ton y trouvait les mêmes matériaux.
« liais avant que de commencer , il est à propos de détromper ceux qui croiraient peut-être une le nom de porcelaine vient d*un mot chinois. A la vérité, il y a des mots , quoique en petit nombre, qui sont français et chinois tout ensemble ; ce que nous appelons thé^ par exemple, a ()areillement le nom de M dans la province de Fcduen, quoiqu'il s*appelle icha dans la Uogue mandarine ; mais pour ce qui est du nom de porcelaine, c'est si peu un mot chinois, qu'aucune des syllabes qui le composent ne peut ni être prononcée, ni être écrite par des Chinois, ces sons ne se trouvant point dans leu^langne. 11 y a apparence que c est des Portugais qu'on a pris ce nom, quoique parmi eux poreelena signifie proprement une tasse ou une écuelle, et que foea soit le nom qu'ils donnent généralement à tous les ouvrages que nous nommons porcelaine. Les Chinois l'appellent commu- Déflient isé'ki. ( Nous avons vu plus haut la Térîtable origine de cette appellation.)
c La matière de la porcelaine se compose de deux sortes de terres, l'une appelée pi'iMMAti, et l'autre qu'on nomme kaolin : celle-ci est parsemée de corpuscules qui ont quelque éclat, l'autre est simplement blanebe et très-fine au toucher. En même temps qu'un grand nombre de erosses bar-
Ses remontent la rivière de Jao-theon à Dg-te-ching pour se charger de porcelaine, il en descend de Ki-muen presque autant de petites, qui sont chargées de pé4untsé et de ka-olin réduits en forme de lyriques ; car King-te-ching ne produit aucun des matériaux propres! la porcelaine. Les pé-tun-tsé, dont le grain est si fin, ne sont autre chose que des quartiers de rochers tf|o'ua tire des carrières, et auxquels on 4V*niw cette forme. Toute sorte de pierre si'est pas propre à former le pé-tun-tsé, «atreinent il serait inutile d'en aller cher* ^Awt è vingt ou trente lieues dans la province voisine. La bonne pierre, disent les Chinois, €ioit tirer un peu sur le vert. »
(1) Le P. DentrecoUcs parle ki de li ummru oa wgrmiêémmUé.
Nous terminons ici le récit du P. Bentrecolles, nous lui ferons plus tard de nouveaux emprunts. Nous allons suivre maintenant VEncyclopédie méthodique^ et donner avec elle le classement des diverses espèces de porcelaines.
< Quoique le nombre des manufactures do porcelaine se soit actuellement tort multiplié , et que chacune de ces manufactures emploie des matières différentes dont elle fait mystère, et qu'elle regarde comme un secret qui lui est particulier , on peut cependant réduire la porcelaine en général à ueux espèces, savoir : la porcelaine des IndeSf et sous ce nom on comprend celle qui se fait è la Chine et au Japon ; la seconde espèce peut être appelée porcelaine d'Europe , et sous ce nom on comprend toutes les différentes manufactures qui s'en sont établies en Europe. Quoique ces deux espèces de porcelaine paraissent se ressembler au premier coup d'œil, et être toutes une espèce de demi-vitrification, on fera voir qu'elles diffèrent beaucoup quant aux matières dont elles sont composées, et quant aux qualités qu'elles renferment.
« La porcelaine des Indes et la porcelaine d'Europe peuvent être regardées toutes deux comme une espèce de demi - vitrification , mais avec la différence que la demi*vitrification de la porcelaine d Europe peut être rendue complète, c'est-à-dire quelle peut devenir totalement verre, si on lui donne un feu plus violent ou qui soit continué plus longtemps; au lieu que la porcelaine des Indes, une fois portée à son degré de cuisson , ne peut plus , par la durée du même feu et même d'un feu plus violent , être poussée à un plus grand degré de vitrification. L'usage que l'on en a fait en l'employant pour servir de support aux matières Sue l'on a exposées aux feu des miroirs arents les {)]us forts, est une preuve qui paraît ne rien laisser à désirer là-dessus.
c Nous n'entrerons point ici dans le détail des différentes matières dont on se sert pour faire la porcelaine en Europe : chaque manufacture a la sienne, et en fait un grand secret ; tout ce que l'on sait en général, c'est que la base ordinaire des porcelaines d'Europe est une fritte (1). (Nous donnerons plus loin quelque -uns des procédés employés par la science moderne.) Cette fritte est une composition pareille à celle dont on se sert
Kur faire le verre et le cristal : c'est un mé* ige d*alcali fixe (on emploie ordinairement la potasse) et de pierres vitrifiables calcinées, comme pierres a fusil, sable blanc, etc. On expose ce mélange sous le four qui sert k cuire la porcelaine, afin que les matières
Î;rasses qu'il peut contenir se brûlent, ce qui e purifie, et qu'il y prenne un commencement de vitriUcation. Comme cette manipulation est la même que l'on observe pour Caire le verre et le cristal, il n'est pas douteux que cette matière n'en produise de fort
(I) La fritte eii «ne natière foodaote, coopotce de iable ûliceoi, de f oade cl de aiire*