‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 142 sur 209 · TOT · texte numérisé non relu

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Aussitôt qu*on le jette surTeau, iS s'enflamme et se promène lentement snr le liquide ; lorsque 1 inflammation cesse, il se fait ordinairement une petite explosion, et il ne reste dans l'eau que de la potasse caustique très-pure. Pour cféterminer la quantité d*njrdrogène que le métal dégage dans son coutact avec l'eau, les mômes savants ont rempli un tube de fer, qui avait reçu par là un accroissement en poids de 2,^b grammes, et ont introduit ce tube fermé par un disque de verre sous une cloche pleine d'eau. A peine le métal a-t-il touché Teau, qu'il a é(é projeté contre la partie supérieure de la cloche en dégageant beaucoup de gaz hydrogène, mais sans aucune apparence dMnflammation.

Ce gaz hydrogène était très-pur, et forroaitun volume de6M^ millimètres cubes; le thermomètre étant à six degrés, et le baromètre à 76 centimètres. Le métal de la ])Otasse se combine très-bien avec le phosphore, le soufre, avec un très-grand nombre de métaux, et surtout avec le fer et le mer^ cure, et forme des composés pariiculiers. Sa combinaison est même si intime avec le phosphore et le soufre, qu'au moment où elle a lieu ; il y a un grand dégagement de chaleur et de lumière. Le phosphore projeté dans Teau forme beaucoup de gaz hydrogène phosphore qui s*enflamme; le sulfure i forme un sulfate et un sulfure hydrogène, ais narmi les combinaisons qu'il est susceptible de former, il n*en est point de plus curieuse et de plus importante que celle qui résulte de son action sur le gaz; il brûle vivement dans le gaz oxygène à la température ordinaire, l'absorbe et se transforme en potasse. Mis en contact avec l'air atmosphérique, sans élever la température, il prend d abord une belle consistance ; ensuite en Tagilant, il se fond, forme un bain briUant, s*enflamme, absorbe tout l'oxygène de l'air, se convertit en potasse et n'absorbe jaoint d'azote. Ainsi donc, il n'a aucune action sur ce dernier gaz. Il n'en est pas de même sur le gaz hydrogène ; il peut, à une haute température, en absorber une quantité remarquable, et il se transforme alors en une matière solide d'un gris blanchâtre, dont on relire du gaz hyurugène par le mercure et par l'eau. Son acti(>n sur le çaz hydrogène phosphore, sulfuré et arséniqué, est encore plus grande que sur le gaz hydrogène. A une tenifiérature d'environ soixante-dix degrés, il le décompose, s'empare de tout le phosphore, le soufre, l'arsenic, et d'une portion de (hydrogène qu'ils contiennent. I^ décomposition de l'hydrogène phosphore a même lieu avec flamme. La portion de gaz hydrogène non absorbée, reste h l'état de gaz. J^ combustion dans les gaz acide nitreux et acide muriatiqueoxjgéné, est aussi vive que dans le gazoxygèue. Quelquefois pourtant, l'inflammation n'a point lieu de suite, mais cela tient à ce que le métal se recouvre de muriate ou de nitrate de potasse, qui iirclége le centre contre l'action du gazi,

alors U faut remuer la matière, et bientôt une vive lumière est produite. Ou peut analyser rigoureusement et en on instant le gaz nitreux et le gaz oxydé d'azote par le métal de la potasse. Aussitôt ou preiqoe aussitôt que le métal est fondu et en contact avec ces gaz, il devient biéu, s'enflamme, absorbe tout l'oxygène, et laisse l'azote i nu. C'est encore de cette manière qu'il se compose avec le gaz acide sulfureux, et avec le gaz acide carbonique et le gazoxjde de carbone, provenant de la décomposition du carbonate de baryte par le fer, seulement il faut plus élever la température dans toutes ces expériences que dans la prtcédente : le métal devient bleu, bientôt s'enflamme, et la base du gaz est séparée. Arec le gaz acide sulfureux, ou obtient un sulfure de potasse et point de résidu gazeai; avec les gaz acide carbonique et oxyde de carbone, on obtient du charbon, delafiotasse, et toujours point de résidu gazeux. L'acide fluorique sec a aussi offert avec le métal des phénomènes dignes de la pios grande attention. A froid, il n'y a aume action; mais à chaud, il y a une inQaDiotition très-vive: tout le gaz disparatt sans qu'il s'en développe aucun autre, et le métal se convertit en une matière noirâtre, qui ne fait aucune effervescence avec l'eau, el qui contient du fiuate de potasse, et un peu de charbon provenant du métal. On peut

J)résumer que, dans cette expérience l'acide luorique est décomposé; mais cette décomposition ne sera démontrée, et ne pourra être admise qu'autant qu'on en séparera le radical, et qu'avec ce radical, on pourra en former cet acide. BIM. Gay-Lussac et Thénard on fait un grand nombre d'essais sur le gaz acide muriatique; mais, comme jusqu'ici ils ne l'ont point obtenu sans eau, ils n'ont point parlé de son action sur oe métal. Seulement ils ont rapporté uu'ea traitant le mercure doux par le phosphore, dans l'espérance d'avoir de l'acide luuriitique bien sep, ils ont trouvé une liqueur nouvelle très-limpide, sans couleur, répaa-' dant de fortes va(}eurs, s'enflammant spontanément lorsqu on en imbibe le papier Joseph : laquelle ne parait être qu'une combinaison de phosphore, d'oxygène et d'acide muriatique, et par consé(|uent analogue à celle qu on obtient en traitant le soufre \)èï lo gaz acide muriatique oxy^^éné. Toutes les expériences dont nous venons de parler peuvent s'expliquer dans les deux liypo* thèses qui ont été exposées précédemment, et proiiablement que beaucoup d*autn;s pourront également recevoir une double interprétation; mais il n*enest pas de même de celles qui suivent, lorsqu'on oiet ce métal en contact avec le gaz ammoniaque, dans un tube bien sec, sur le mercure, et qu'on le fait fondre, il disparaît peu à |wUi se transforme en une matière grise verditre très-fusible; l'ammoniaque elle-méinc disparaît en presque totalité, et se trouve rem- 1)lacée dans le tube par un voluiâe de^*^ lydrogène égal à environ les deux tiers de

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ci*lui do gsBz ammoniaque employé. Si on chauffe fortemeol, daus le tube de verre même (oui rempli de mercure» la matière grise Terdâtre qui est attachée à la (lartie .snf»érîeure sons forme de p!aque« on peut en retirer au moins les trois cinquièmes de ram:i!onia<|ue altsorbée; saroîr, deux cinquièmes d'ammoniaque non décomposée et t.n cinquième d'ammoniaque décomposée, ri!i iioat les éléments ont été rendus par le f**u à Tétat de liberté. Si ensuite on met avec quelques gouttes d*eau la matière grise verdâtre ainsi fortement chautfée» on en dé^a^e sensiblement les deux autres cinquièmes d'ammoniaque absorbée; on n*en tiét^a^e point d'autre gaz, et ce qui reste nVstquede la potasse très-caustique. Enfin, ^i on reprend le gaz ammoniaque dégagé l«ar le feu de la matière grise verdâtre, et si on b*en sert |)our trait«^r de nouTeau métal, il y a de nouveau formation de matière ^rise verdâlre semblable à la précédente; ausorptîon de gaz ammoniaque et apparition d'une grande quantité de gaz hydrogène.

On |)eut encore rêfiéler cette expérience avec fammoniaque retirée de cette seconde nialière grise verdâtre, etc., et toujours on oî>ticndra les mêmes phénomènes ; en sorte %-ue, par ce moyen, avec une quantité donnée d*ammoniaf|ue, on peut obtenir plus que son volume de gaz hydrogène. Actueilement recherchons d'où peut provenir ce gaz hydrogène. Admettra-t-on qu'il vient de l'ammoniaque décomposée? Mais c'est impossible, puisqu'on a retiré toute TamitioDÎaque employée. D'ailleurs on a vu que le aiétal ne peut point se combiner avec le ii»z azote, et qu'au contraire il se combine a^seï bien avec le gaz hydrogène pour qu'on puisse, par ce moyen, opérer la sé- )*aratîon de ces deux gaz. De plus, on peut f nrore ajouter à toutes ces preuves, qu'en traitant des quantités égales de métal par l'e^n et par le g.iz ammoniaque, on obtient absolument, de part et d*autre, la même quantité de gaz hydrogène. Ainsi cet hydroi^ène ne provient que de l'eau qu'on pourfait supposer dans le gaz ammoniaque, ou du métal lui-même ; mais d'après les expériences de M. Berthollet, il est prouvé que le gaz ammoniaque ne contient point sensiblement d'eau, et on obtient tant d'hydroi;éne que, pour sU|«poser qu'ilsoit dû à Teau de l'ammoniaque, il faudrait admettre que cette ammoniaque contient plus que son ffoids d*eau, ce qui est absurde. Donc, le ^9z hydrogène provient du métal ; et comme, 7orsi|u*on en a séparé ce gaz, ce métal se trouve transformé en alcali, donc ce métal ne Daratt être qu'une combinaison d'alcali ei ti hydrogène. (Extrait de plusieurs notes >ur les métaux, de la |K)tasse et de la soude, lues à l'Institut, depuis le 12 janvier jusffu'au 16 mai 1M8, par MM. (îay-Lussac et Tfiéoar 1.— 5ocf/l^pAt7om.,1806, bulletin 9, f'Si^e 153 et ITS,— Annales de chimie^ l.LXVI, 1 ji^. 2ni5.—BulUtin de pharmacie, iWd^ page

POTERIE. — {Hyqiocérames.) — (Poteries

salubres. ) — intention de M. Fourmtf. ^> * L'art de la poterie, quoique un des plus anciens et ues plus utiles, est cependant resté jusqu'au commencement de ce siècle, dans une très-grande imperfection. Il fut entièrement abandonné à la routine d'ouvriers qui, trouvant un avantage certain et présent a suivre la méthode dont ils avaient hiabilude, et à employer les matériaux qu'ils connaissaient, se gardaient bien de faire des essais, dont le succès est incertain et éloigné. Ces essaisnécessilaient, en outre, une dépense de temps, de peine et d argent que la plupart tnmvaient sans doute plus avantageux d'employer ailleurs. Si l'on joint à ceP causes cette force d'inertie si

imissante dans la plupart des ateliers, et k aquelle les efforts du génie même ont souvent été obligés de céder, on ne sera plus étonné d'avoir vu fart de la poterie, et la ]ilupart des antres arts ensevelis pendant des siècles dans fi^norance la plus profonde, et n'offrir que des proiluclions imparfaites. Les défauts des poteries, les plus généralement en usage, consistaient alors dans leur insalubrité, dne à la couverture dont on était obligé de les revêtir, et que le plojib constituait en grande partie; dans Ui perméabilité de leur pâte ou biscuit par les liquides et les graisses fondues ; enfin* dans rimpossibiliié où elles étaient de sou« tenir, sans se détruire, les passages subits à différents degrés de température. Les premiers efforts faits parmi nous, pour la perfection des poteries, furent dus à Bernard Palissy, dont on connaît les pénibles travaux et les suc'^ès ; mais ses recherches sur les poteries ajoutèrent bien plus à leur agrément qu'à leur utilité. On eut, il est vrai , des poteries couvertes d'un émail blanc, de la faïence enfin, mais elles ne furent ni plus susceptibles de supporter les alternatives du chaud et du froid, ni moins nuisibles à la santé que celles dont on faisait usage auparavant. C^ ne futque deux siècles après qu'on parvint en France à faire la porcelaine, et de toutes les poteries, c'est la seule, jusqu*alors» qui, avec les grès, ait été sans inconvénient pour la santé. Cette porcelaine qui, de temps immémorial, était connue à la Chine, et qui, depuis quelque temps Tétait en Saxe, fut en France le résultat des recherches des savants, et de l'application de la chimie à l'art du potier. Par l'extrême distance qui se trouve entre la faïence et la porcelaine, distance qui a été franchie du premier élan, on peut se faire une idée des avantages nombreux qu'il y a à diriger un art quelconque d'après des raisonnements fondés sur des connaissances théoriques et générales, plutêt que d'après les lon^^ tâtonnements d une pratique machinale. Mais si la porcelaine possédait plusieurs des avantages qui sont à désirer dans toute poterie, elle avait aussi des défauts essentiels, et dont quelques-uns lui étaient particuliers. Elle ne supfHirtait pas plus que les autres les passages subits k différentes températures, et son pri^t IrèsH

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éleTé ne la rendait utile au*k la classe riche. Ses avantages étaient réellement illusoires pour la grande majorité de la société. Le liaut prix de la porcelaine vient principalement-de la dépense considérable de combustible nécessaire pour sa cuisson ; et comme c*est à ce degré de cuisson que sont dus la salubrité et les autres avantages qui la distinguent, le problème de produire une poterie saine et à bon marché, restait encore tout entier à résoudre. A la vérité» par la découverte de la porcelaine» Tart de la poterieavait été fondé sur des principes sûrs, ei on avait droit d'espérer gu*on ne tarderait pas h atteindre la perfection vers laquelle on tendait. En eiiet, depuis les travaux des Réaumur, des Lauraguais, des Darcet, des Guettard, pour procurer la uorcelaine, et surtout depuis qu*on a senti plus généralement la nécessité d'étudier les sciences pour perfectionner les arts, on a entrepris de nombreux essais pour l'amélioration des poteries. Cependant ceux de ces essais qui ont été dirigés dans la vue d'ajouter aux agréments de ces poteries ont eu plus de succès que ceux qui ont eu pour objet leur utilité. On a indiqué plusieurs procédés pour donner aux poteries une couverture salubre, qui n*ont pas réussi, peut-être parce qu'on a mis trop de négligence à les suivre. Mais la faïence blanche, dite terre de pipe, terre d'Angleterre, quoiqu'avec presque les mêmes défauts, que les poteries communes, a obtenu les plus grands succès. L'art de la poterie en était à ce point, lorsque Tlnstitut proposa, en l'an VlU, la question suivante : Indiauer les substances terreuses et les procédés propres k fabriquer une poterie résistante aux passages subits du chaud et du froid, et qui soit k la portée de tout le monde. Le prix devait être décerné en Tan X. La question ne fut

f»oint résolue, mais l'on vit à l'exposition de 'an IX les nouvelles poteries de M. Fourin.v, pour lesquelles il obtint du gouvernement une médaille d'argent ; il les nomma bygiocérames, ce qui signiGe poteries sa- Jubres. Ce nom convient aussi parfaitement h la porcelaine, et n'en distingue nullement les poteries auxquelles on l'a particulièrement appliqué, quoique celles-ci aient des qualités qui les distinguent en effet des premières, comme le constatent de nombreuses expériences, et notamment celles du comité des arts chimiques de la Société d'encouragement, qui avait été chargé par elle d'examiner ces hygiocérames, et do lui en rendre compte. Il résulte de ces expériences, que les nouvelles poteries de M. Fourmy possèdent à un très-haut degré la faculté de passer subitement et sans aucun danger à des températures très-ditl'érentes. Nous avons mis, dit M. Conté, rapporteur, un vase rempli d'eau froide sur un feu de ilamme et de charbon, ayant soin que la flaïunie échauilAt en même temps la partie dn ce vase qui contenait l'eau et celle qu'elle n attaquait pas. La dilatation était extrême dans la partie supérieure, et feau ,

dans l'ébullilion, ayant mouillé cette partie, le vase n'a éprouvé aucune altération. On l'a retiré du feu, et l'eau bouillante qu'il contenait a été versée de suite dans un vase semblable, froid, qui a résisté également k celte épreuve; on a jeté dans de Feau de puits celui dont Teau bouillante venait d'être ôlée, et il estrestéinlact.PoussantpIus loin ce genre d'expérience, on a mis un morceau de beurre dans un vase sur des ciiarbons, et on Ta fait chauffer sans précaution jus-

3u'à ce que le beurre commençât kse réuire à I état de gaz. On a renversé le beurre brûlant dans un vase froid, et le premier a été jeté dans de l'eau de puits : l'un et l'autre ont résisté, et n'ont point offert la moindre tressaillure. M. Guyton-Morveau, chargé de prononcer, en Tan IX, sur les nouvelles poteries de M. Fourmy, rap|K>rle l'expérience suivante : on tit absolument rougir le fond d'un de ces vàses^ et on le remplit subitement d'eau froide ; ce vase sortit intact de cette épreuve difficile. Ces mêmes poteries, soumises k faction des acides, aux températures "les plus élevées, n'ont éprouvé aucune altération; les alcalis ne les ont attaquées qu'à l'aide d'une grande chaleur, comme ils le fout ordinaireineot sur les substances siliceuses. Hais comme ceshygiocérames exigent pour leur cuissou un degré de feu aussi élevé que la poi-celaine, puisque leur vitrification est poussée au même point, il résulte qu'elles consomnieut une grande quantité de combustible, et que leur prix est beaucoup plus haut qu'il ne le faudrait pour l'utilité générale. La couverture de cette poterie, se dilatant parla chaleur, et se condensant par le froid, suivant des lois différentes du biscuit qui là recouvre, elle est sujette kse fendiller; mais ce biscuit étant absolument imperméable par les liquides de toute espèce à cause de son état vitreux, il ne peut en résulter d'inconvénient que pour l'agrément. Voilà donc l'art de la poterie bien près de sa nerfertion : ses produits ont toute la salubrité possible , et une inaltérabilité suffisante

{>our les usages auxquels ils sont destinés. I reste à trouver les moyens d'en diminuer le prix, afin d'en faire jouir toutes les classes de la société ; mais il est à présumer qu'on n'y parviendra que dirficilement, tant que, pour donner la consistance nécessaire à une poterie, il faudra la foire passer à IVtat demi-vitreux, et conséquemment employer une quantité très-considérable de combustible.

D'après ces considérations, il est évident que, pour conduire les poteries à leur perfection, et résoudre la question prop<idëe par l'Institut, il restait à chercher lesmo>ens de donner à celles qui n'éprouvent qu'aune légère cuisson, comme les ffOteries couimunes en général, les qualités salubres u durables de la porcelaine. Mais relativement à ces poteries, l'art n'avait enci^re rien exécuté ; seulement la science inuiquait la route qu'il fallait prendre. En suivant les principes q,ui ont dirigé M. Fouriuy,

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dans la fabrication de ses hjgiocérames, r'est-è-dire eo formant un biscuit dont la conteitore laisse assez d'espace au calorique poor s'échapper librement, mais oui conserYB encore assez de solidité, on était sûr de parrenir à rendre toutes les espèces de poteries susceptibles de passer du chaud au froid sans aucun danger. 11 restait, pour leur donner la salubrité nécessaire, è trouver une couverture dans laquelle il n'entrât aucnne substance dangereuse pour la sanié, et qui éprouvât par la chaleur et par le froid, les mêmes degrés de dilatation et de condensation que le biscuit qu'elle est destioée à revêtir; autrement cette couverture se feudrait, et mettrait ainsi à nu le biscuit qui, étant perméable par les liquides et les graisses, ne tarderait pas à s'en pénétrer. Cest à M. Fourmy qu'il était réservé de leTer toutes les difficultés, en répondant a la question proposée pour la troisiènie fois par l'Institut. En effet, cette célèbre société lui a décerné le prix qu'elle proposa en l'an VUI, et qui avait été remis pour Tan XI. La sauté do la classe pauvre ne sera plus exposée, comme elle le fut jusqu'à présent, Cr l'insalubrité de la couverture qui revêt \ poteries communes, les seules dont elle puisse faire usage. Outre ces perfectionoeuients appropriés aux poteries par M. Founny, cet habile potier vient encore de fabriquer des vases réfrigérants, sem« blables à ceux qui sont en usage dans tout le Levant, où on les nomme badaques, et en £spagnie où ils sont connus sous le nom d'alearazas. La propriété qu'ont ces vases vient de ce qu'ils laissent transsuder une partie de l'eau qu'ils contiennent. Lorsque cette eao recouvre la partie extérieure do rase, elle est dissoute et réduite en gaz par l'action de l'air. Elle ne prend cet état gazeux c|u*en se combinant a une portion de calorique, qu'elle enlève aux corps environnants ; l'eau qui reste dans l'intérieur do rasCf fournissant la plus grande partie de ce calorique, sa température s'atiaisse à

troportion de la perte qu'elle en fait. i. Fourmy a approprié ces vases réfrigérants à nos usages ; il a varié agréablement leurs formes, et il les a surtout perfectionnés en augmentant leur solidité par la nature de la pâte employée à leur fabrication. Les succès multipliés de H. Fourmy sont la plus belle preuve que Ton puisse offrir aux maoufiicturiers, des avantages qu*il y a de se diriger ainsi d'après les connaissances théoriques de leur 6rt. {Société dCtneotÊn ragemeni^ an XI, page 3k.)

I>an5 on compte rendu à cette même société sur les faj'giocérames deM.de Fourmy, M. de Conté dit qu'il a soumis ces vases à un nouvel examen : Teau s'y rafraîchit, et descend au-dessous de la température, depuis quatre jusqu'à sept ou huit degrés, d où il résulte une fraîcheur très-agréable. Au moyen de ce que ces vases H)nt cuits à un feu approchant de celui de la porcelaine, ils ne oommuniouent à l'eau ni goût nlodeur^ avantage quon n'a point encore

rencontré dans aucun vase de ce gonre.

{Société d' encouragement f an XII, page 193.— Annales des arts et manufactures^ tome XIV, pages 74, 128 et 2»,)

Miiienhoff et Mourot^au Val-sous-Meudon.

— Une commission , composée de MM. Duvillers. Conté, Mérimée, Molanl et Darcct, a été chargée par la société d'encouragement d'examiner la poterie de terre blanche de MM. Mittenhoff et Mourot; plusieurs^ pièces de cette poterie de formes diverses,

{irises au hasard |)ar les commissaires dans e magasin de la manufacture, ayant été soumises à différentes expériences, ils ont fait un rapport au conseil d'administration de la société, duquel il résulte que la poterie dont il s'ajpt, possède à un degré auquel peu de poteries du même genre soient |uirvenues , les qualités essentielles à leur destination, la solidité et la salubrité. {Bulletin de la société d^ encouragement f au XllI, n* .xxi,p.259.)

Découverte de MM. Piranest^ frères. — Ces fabricants ont découvert, près de Mortfontaine, une terre précieuse, propre à faire .de la poterie aussi belle que l'ancienne poterie étrusque. Us ont établi, à Plailly, village près de Hortfontaine , une manufacture de plastique , en terre modelée sous toutes sortes de formes , appropriéei i divers usages, et ont présenté k rexposition des produits de l'industrie française, des trépieds, des bas-reliefs , des vases, des urnes, etc., dont la terre est d'une fiuesse et d'une légèreté surprenantes. Sa couleur est rouge jaunfttre , comme celle des beaux vases étrusques ; le mélange de cette terre avec une marne et une argile qu'ils ont découverte dans le voisinage , a fait une faïence commune qui reçoit tous les vernis et toutes les espèces d'émaux. Des cailloux, qu'on trouve en grand nombre dans le même canton, piles et mêlés avec d'autres matières, donnent une irès-lielle faïence anglaise. C'est des environs de Mortfontaine que la manu* facture de Saint-Gobain tire le beau sable qui sert à la fabrication de ses glaces si renommées. (itrcAirefdaa découvertes etin^ vent ions 9 1. 1", p. 399.)

Invention de MM. Vtzsckneider et Camp, de Sarreguemines {Moselle)^ qui ont fabriqué des poteries en grès brun et rouge , pouvant aller au feu , résister aux passages brusques de température , d'un graiu dur et fin , susceptibles de prendre un beau poli. En mélangeant la pâte avec des fragments de terre diversement colorés, M. Dtzschneider est parvenu à faire des vases parfaitement polis, imitant le porphyrct Tagate, Is granit, le basalte et le jaspe. La pâte est excellente, et susceptible des formes les plus variées , sous le rapport de la solidité et de la salubrité, cette poterie ne le cède fioint à la porcelaine. {Livre tfhonneur^ p. 47.)

MM. Mittenhoff et Mouroi^ au Val-souê^ Meudon. — On désirait depuis longtemps une composition qui pût remplacer les pierres de touche qu'il est si important d*avoir de

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