‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 148 sur 209 · POD · texte numérisé non relu

POD

MS fNYEimOMSSb

POU

fifi

le premier adopté parmi nous. On se sert, d'après son conseil, de bandelettes trempées dans le eollodion, ce gui donne plos de solidité à l*appareil. Aajoord'bai remploi de la dissolution éthér^ du coton-poudre est devenu habituel dans nos hôpitaux. Ainsi, comme la lance d'Achille, la poudreHX>ton peut guérir les blessures qu'elle a causées. Si donc, contre toute attente probable, il fallait an jour détînitivement renoncer à consacrer le coton- poudre aux usages de la guerre, sa découverte ne serait pas encore restée absolament stérile, puisqu'elle aurait au moins servi à étendre les ressources de l'art cbinuçicai. Destiné dans l'origine à devenir un instroment de destruction, ce singulier produit aurait plus pacifiquement terminé sa carrière en prenant place parmi les Salutaires moyens de la chirurgie moderne. Et trop heureuse l'humanité si tant d'inventions meurtrières créées pour semer autour de iif>us le deuil et les funérailles, se trou- Taîeot« par quelque revirement subit, beur^nisement transformées en autant de baumes bienfaisants propres h panser nos u;essijres et à calmer nos douleurs I *

POUDRE FULMINANTE. — Composition câîmîque susceptible de faire explosion au moiodre choc. Jusqu'ici on ne se rend pas facilement raison de la rapidité avec laauelle I?s gaz se dégagent. Nous avons déjà aonné à larticle Pocihib a canosi quelques notions sur la poudre chlorate de polasse expérimensée par BerihoUei en 1788 ; nous allons extraire du Diciionnaire des Aris et Manufaetares ce qui concerne les fulminates de wtercare et les fulminates d^araent plus particulièrement employés dans la composition des capsules destinées aux araieidperctisnofi. — Fojf. AaMBS.

Fmmmate de mercure, — < Ce sel , qui se compose de 0,24 d'acide fulminique (1) et de 0.76 d*oxjrde de mercure et qui est aussi coooa sous le nom de poudre tulminantede Howard, est actuellement exclusivement emplojé pour la fabrication des capsules et amorces fulminantes.

« Le procédé de préparation le plus convenable, tant sous le rapport de la qualité du produit que sous celui de l'économie et de la sûreté de l'opérateur est le suivant :

< On dissout à une douce chaleur 100 parties en poidsde mercure dans 1,000 parties d'acide nitrique avant une densité de 1,40, et on verse cette aissolution , préalablement ponéeà55*cent.dans830p.d'alcoolajant une densité de 033. Si l'on mesure le mercure, Tacide nitrique et l'alcool au volume, ce qui e^ plus commode, il faudra pour 1 partie du premier, prendre? p. 1/â du second et

(l)AciM nnjn5iQcc.^Cei adde isoiaére av-x racide cyaoiqtie ii*j pu encore eue obieoa ii TéUt iâire ; oo ne eooiuiU que te» combloaitoos >vec li-s ka«e?>; 4 tr\ «ui, il esl représeoté par la fnmiote C* Az» 0', ei Mi sels par la forraole C^ Az^ 0« -j- ± MO ; Irt falDiinate» renfermeDt, laniôt 2 atomes «le liaae ii*-, ei ils >oot tlors oeuires an papier , ta»idt I atome de base fiie et I atome 4*eab-, dans ee dtTBÎer cas, ils pos>cdcai une réaction acide.

10 p. du dernier de ces corps. La dissolution du mercure dans l'acide nitrique se tsM dans une cornue en verre tubulte dont fot col plonge dans un ballon à deux tubulures,, placé dans un vase où arrive oonstammeni de l'eau fraîche, et dans lequel se condens^^ une grande partie àts vapeurs acides qui se dégagent de la comoe ; la liqueur ainsi con» densée est plus tard reversée dans la cornue. Quand tout le mercure est dissous, et que la dissolution a atteint la température de 55*, on la verse lentement à l'aide d'un entonnoir en verre dans Talcool renfermé dans un matras en verre dont le volume soit au moins six fois plus considérable que celui de la liqueur qu'il doit contenir. Au bout de quelques minutes , il commence à se former, sur le fond du matras, un léger dégagement de gaz, dont la quantité augmente peu à peu, jusqu'à produire un bouillonne» ment très-vif et à donner au liquide une apparence mousseuse. Il se dégage alors,

Ear le col du matras, une vapeur épaisse et lancbâtre qui est extrêmement inflammable, et gui par conséquent doit être conduilt; an dehors et rejetée dans l'atmosphère, en ajant bien soin qu'elle ne rencontre aucun corps enflammé. Cette vapeur est en grande partie composée d'éther nitreux,qui entraîne avec liii, probablement d'une manière mécanique, une certaine quantité de mercure. Les essais faits pour condenser ce dernier, en faisant passer cette vapeur k travers une dissolution de sous-carbonate de soude, rendant la formation du fulminate beaucoup plus difficile et altérant sa qualité, par suite du léger excès de pression qui en résulte , on a été obligé d'y renoncer* Quand le bouillonnement et le dégagement des vapeurs blanchâtres ont cessé, on jette le contenu du matras sur un filtre en double papier sans colle, et on lave le précipité de fulminate à l'eau pure et iïroide , jusqu'à ce que les eaux de lavage n'exercent plus aucune réaction acide sur le papier de tournesol. On enlève alors le filtre de l'entonnoir et on l'étend sur une plaque de cuivre laminé ou de faïence chauffée en dessous è 100* par un courant de vapeur. On |iartage ensuite le précipité desséché en portions de 5 à 6 grammes ; de ces parties on renferme chacune dans un papier , que l'on introduit après dans une caisse ou un grand bocal en verre fermé avec un bouchon.

c Lorsque le fulminate a été bien préparé, il se présente sous la forme de petits cristaux brillants d'un gris brunâtre, qui paraissent transparents lorsqu'on les place sur un verre de montre , et qu'on les humecte de quelques gouttes d'eau ; ils se dissolvent sans résidu dans 190 parties d'eau bouilianle, et se précipitent de nouveau à l'état cristallin par le refroidissement. En suivant le procédé que nous venons de décrire , et qui est celui qui a été adopté en Angleterre à la suite des recherches du docteur Ure, faites en 1831 au nom de la commission d'enquéle, instituée lors du remplacement, dans l'armée anglaise , des fusils a pierre par les fusils à

POU

DlCTIONxNAUUS

Page 1