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piston et qui est celui qui donne la plus forte pro(K)rtion de fulminate; on obtient de 100 parties en poids de mercure , 130 p. de fulminate; or, comme 100 p. de mercure correspondent à ik2 de fulminate , la perte en mercure est de 8 1;2 p. 100 du mercure employé. Le fulminate de mercure se décompose avec flnmme et explosion , soit par le clioc , soit lorsqu*on le cbauGTe à la température de ISS""; il se dégage de Tazote, de Tacide carbonique et des yapeurs d*eau et de mercure.
c II est nécessaire , pour que le choc donne lieu à une explosion» que les corps choqués possèdent une certaine dureté ; ainsi, le choc du bois contre du bois , ou même du fer contre du bois , ne détermine pas Texplosion; elle n'arrive que très-rarement entre le fer et le plomb, plus facilement, quoique avec difficulté, entre le verre et le verre, le marbre et le marbre. Elle se produit toujours entre le fer et le fer, un peu moins facilement- entre le fer et le bronze, le fer et le cuivre; par le frottement on la détermine entre deux plaques de bois. Les cristaux les plus gros détonent le plus facilement. Lorsqu'on humecte le fulminate de 5 p. 100 de son poids d'eau, la partie plus violemment choquée détone seule; l'inflammation ne se propage pas lorsqu'on l'humecte avec 30 pour 100 aeau; on peut sans danger le broyer sur une table cle marbre avec une molette en bois; lorsqu'on le recouvre d'une traînée de poudre ordinaire , celle-ci est projetée par l'explosion sans s'enflammer; mais si la poudre est renfermée dans une cartouche, elle s'enflamme à coup sûr. Aussi on pourrait n'employer que du fulminate pur pour la confection des capsules fulminantes; mais il vaut mieux le mélanger, dans le butd*assurer complètement Tinflammation de la charge , avec une petite quantité de poudre ordinaire ou de toute autre matièrecoiiibustible analogue, qui s'enflamme infailliblement par son mélange intime avec son fulminate , et qui projetée violemment entre les grains de poudre qui composent la charge en détermine à son tour l'inflammation. L'expérience, du reste, a montré que dans les nouveaux fusils à percussion, on obtenait la même portée que dans les anciens fusils à pierre, en réduisant la charge de poudre aux 85 centièmes de ce qu'elle était primitivement.
« En France, on calcule que, en moyenne, 1 k. de mercure produit 1 k. 1/^ de fulminate, qui sultit pour préparer 40»000 capsules. A cet effet , on broie le fulminate avec 30 p. 100 de son poids d'eau , sur une table en marbre avec une molette de bois , et on y incorpore 6/10 de son poids de poudre ordinaire. On introduit ensuite cette pâte dans les capsules. Pour prévenir l'action de l'huroidilé , on recouvre la pâte ou on la broie Hvec de la teinture de benjoin , ou mieux , suivant les essais faits par la commission d'enquête que nous avons déjà citée, avec une dissolution de mastic dans l'huile essentielle de térébenthine.
« Les capsu'essefontencuiirremioceeoi»
bouti à la mécanique; pour empocher le crachement, on refend ordinairexem les bords en quatre jusqu'à la moitié de leur hauteur, et on pratique dans le piston une échancrure dirigée en avant du côté du canon du fusil. L'expérience a montré que lorsque, par un choc ou au moj^en d'une lige de fer rouge, on fait détoner une ou plusieurs capsules au milieu d'une caisse qui en est remplie, les capsules touchées détonent seules et l'inflammation ne se propage pas, à moins que l'on n'ait jeté de la poudre a tirer entre les capsules.
« Fulminate d'argent. —Le fulminate d'ar* gent se prépare absolument de la même manière que le fulminate de mercure, à cette différence près que Ton remplace le mercure parderargentfln,etque l'on laisse refroidir la dissolution d'argent dans l'acide nitrique avant de la verser dans l'alcool. Due autre méthode très-simple de le préparer est la suivante. On prend du nitrate d*argent réduit en poudre Qne que l'on introduit dans un matras avec de l'alcool concentré, un açite, et on y ajoute une quantité d'acide nitrique fumant égale à celle de l'alcool. La liqueur se met à bouillonner, le nitrate d'argent se dissout d'abord, puis il se décoiûpose, et il se sépare un précipité flocofineux formé d'une agglomération de pdiles aiguilles de fulminate d'argent. Lorsquil ne se forme plus de précipité, on étend l'eau, on flitre, on lave jusqu'à ce que les eaui de lavage n'aient plus de réaction acide, et oo dessèche le précipité avec précaution.
« Lefulminate d'argent estencorebeaucoup plus explosif que celui de mercure, et n'e^i pas par suite employé dans la confection des capsules et amorces fulminantes ; sa pré(«ration exige les plus grandes précautions, et on ne doit opérer à la fois que sur dts
Suantités extrêmement minimes ; elle a onné lieu à beaucoup d'accidents ; le plus ré; cent est celui du chimiste anglais Hennel,qui en préparant un demi-kilog. à la foisylrouM la mort. L'explosion de cette masse le mit en pièces et ses membres séparés furent prtjetés à des distances consiaérables les uns des autres. On n'emploie guère le fulminate d'arçen* que pour la préparation des pois fulminants et autres objets analogues. Poor préparer les pois fulminants, on prend oe petites perles en verre creux de la grosseur d'un petit pois, on y introduit un peu de fulminate d argent humide, et on envelopffi la perle d'un morceau de papier brouilIanJ, puis on laisse sécher; lorsqu'on jette cept>i> par terre avec force ou qu'on le brise de loji autre manière, le frottement des esqujilesde verre sur le fulminate en détermine Teiplt^ sion. »
POUDRETTE DÉSINFECTÉE. -7 La ^ ciété centrale d'agriculture, ainsi que m Société pour l'encouragement de Tiridusinr nationale avaient proposé, depuis douze ou quinze ans des prix importants pour la àt-
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