‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 151 sur 209 · C.rbooe · texte numérisé non relu

C.rbooe

Axoie

POU

ras INTENTIONS.

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lasi

Si nous comparons à ce même fumier de f'-rine d'autres eugrais proveuaut des matitres lëcales, nous trouvons, d'après les iiièiaes auteurs. Qu'ils contieuDent les quantités suivantes d azote pour 1,000, savoir :

UponirHîe (fe II «nifaafoo,

j r«iat normal, ronlifnl U poadf eue de Bel oai , à

reiji Bormaf, co*iiieai UcoiMibiae deBeloni, à

réial aoraul, eontieui Lefuao, terme Doyen, à

l'eut normal, eooiîeot

15 kilog. 6 d^azote.

38kUof,5

84kUog.

Noos ppusons que 1,000 kilogrammes de uotre poudrette désîufectée, en tourteaux s^tbhï Tair, ne contiennent pas moins de 2k litogrammes d azote (2 à 2, b d'azote f«jiir lOOj.

Àinsu pour avoir une fumure égale à 30,OGO kilog. de fumier de ferme, contenant, conme nous l'avons dit, 123 kilog. d'azote, .faudra, par hectare, 5 ou 6,000 Kilug. (5è (oètres cubes ou tonnes) de notre engrais .t^:ijfecté. Le prix du fumier de fenne, es- (îDé dans les campagnes, est d'environ 4 irancs le mètre cube, ou les 1,000 kilog.

S* ne res cabet à i fnaes. -* 190 fmcs.

Le mètre cube de poudrette désinfectée coûte, comme nous l'avons dit plus haut, /

^iMir le plaire , le charboa et la

■aie d^ceavre Fr^ii, béBéficea de rexpbiutioo

Toul

Le prix du mètre cube ou 1,000 kilog., pris à l*atelier de Paris, serait donc de 10

francs.

7 fr, 58 c 2 fr. 4S c.

10 fraocs.

I* P-iar 6 mètres cobes

2* Jnmpon de la f ibriqoe h U

pre da cbemin, â raisoa de 1 fr.

■e nèire eobe, le^ 6 font >TnM|iort à 200 kilom.,! dls-

iMce mof enn- de Paris à raisoo de

ifr.60lc»4,000k log.ponrGionn.

4* Transport do débarcadère d*ar-

rivée â U ferme, (2 Diynamètrei

en moyemie), a raison de 5 fr. la

lofiue, lei 6 loones.

60 fr.

err.

9fr. 60

Total

106 fr. 20

Différence en faveur de l'engrais désinfecté comparé au fumier de ferme, pour chaque hectare, 6 fr. 88 cent. 11 faut y -ajouter la valeur do plâtre, qui sera utilisé pour les prairies artîGciellles et l'amélioration des farniers de ferme, valeur qui n'est point comi'Hse dans le compte précédent; soit 1,800 'n iograromes de plâtre dont on doit porter ^a valeur b 8 francs 12 centimes, ce qui, rar conséquent, réduirait le prix de la furuure d'un hectare de terre avec la pouirette désinfectée à 105 francs, et donnerait ' •! laveur de cet engrais, à la distance de 200 k.lomètres de «Paris, une différence .ou

bénéfice de 13 francs par |jf*rtarp, ce qui équivaut à peu près à la moitié du prix de location de la terre. Pour les environs de Paris, cette différence serait double.

Si, en outre, l'on remarque que la poudrette désinfectée ne contient aucun germe de plantes parasites ou nuisibles qui se trouvent habituellement dans le fumier de ferme, et qui nécessitent de nombreux sarclages et diminuent notablement la quantité et la qualité des récoltes; que la conduite de l'engT'iis désinfecté de la ferme aux champs est réduite aux quatre cinquièmes du temps des hommes et des voitures qu'on y emploie, on trouvera encore une économie et on avantage considérables dans l'usage de cette sorte d'engrais

De remploi de la poudrette désinfectée. — Cet engrais, disposé sous la forme de gros moellons ou tourteaux, facilement transportables , peut être employé , soit à l'état de pondre grossière, soit délayé dans l'eau.

Le mode d'emploi sous la forme sècne et pulvérulente est le plus facile et le plus commode. On le répand sur la terre aux époques convenables ; on le mélange on on le stratilie par couches minces avec du fumier de ferme. Pour les prairies ai^ificielles. il faut répandre à la volée la poudrette, au printemps, lorsqu'elles commencent à pousser et à couvrir la terre, ou bien après l'enlèvement de la première coupe; c'est le mondent où il faut l'employer pour les trèfles , qui doivent être retournés et remplacés par du blé d'hiver. On peut aussi répandre l'engrais avant le labour destiné à enterrer le blé que Ton veut semer, ou bien en même temps que ce blé , pour les enfouir ensemble. Il en sera de même pour l'orge, pour Tavoine, pour le lin, le chanvre, le colza, la navette, etc., qui seront semés h la volée. Quant aux cultures en ligne, telles que les betteraves, les choux, les haricots, les pommes de terre, le tabac, les plantes oléagineuses et les cultures industrielles, il faut déposer l'engrais dans les lignes et quelquefois dans les trous.

Enfin on peut délayer la poudrette dans l'eau et verser le liquide sur chaque plante, comme cela se pratique pour l'engrais flamand ; il serait mieux encore de mélanger la poudrette désinfectée avec l'engrais luimême, dans les pays où l'on fait usage de ce dernier.

Nous avons déjà dit que la poudrette désinfectée, soit sèche, soit délayée avec de Teau, n'a aucune odeur et ne présente à la vue, à l'odorat ni au toucher, absolument rien de ce qui rappelle son origine. Nous devons faire observer, toutefois, que la présence du plâtre et du charbon^ qui ont l'un et l'autre la propriété de modérer la décomposition des substances animales et de ralentir la putréfaction, rendra l'action de la Kudrette désinfectée moins vive et plus ite, mais aussi plus durable et plus persistante que celle de l'engrais flamand seul.

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DKmONNAlBE

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4nnt les effets se font aperceroir immédiatemeiit après le dépôt de TeDgrais» mais ne •*éteodeDt pas à-Ia récolte suivante.

POURPRE. — Observaiions de M. ChaxoL— 1808. — La pourpre est one couleur qui fui l*ot>jet de préférence de beaucoup de peuples de rantiquité. Chez les Romains son emploi était la maraue de la haute magistrature dans la république» et le signe de la puis*-* sance impériale. Cette teinture est de la plus haute antiquité : Tuilus Hostiliui, Romulus^ Porsenna^ l'employaient dans leurs ▼ètemeots royaux. Plus tard les rich»^s particuliers et les femmes employèrent les étoffes teintes de pourpre. Cette précieuse substance se trouvait sur les rivages de la mer de beaucoup de contrées. La pourfire de Tyr a constamment joui de la plus grande réputation. Suivant Plutarque, Alexandre^ après la prise de Siize, y trouva 5,000 quintaux de pourpre d*hermione, la plus précieuse, que Ton avait amassée depuis 190 ans« et qui conservait encore toute sa fleur at tout son lustre. «Les pourpres, suivant Pline, vivent le plus ordinairement sept ans; comme le murex, ils se cachent au lever de la canicule. Ils se rassemblent au printemps, et, dans un mouvement mutuel, ils rendent, par salivation, une espèce de cire gluante. Ils ont au milieu du cou cette couleur de pourpre si recherchée pour la teinture des étoffes. La très-petite quantité de liqueur qu'ils contiennent est dans une veine blanchâtre. C*est de ce réservoir que Ton extrait ce suc précieux, dont le léger éclat est de la couleur d*nne rose qui s'obscurcit ; le reste du corps en est privé. On met tous ses soins à lés prendre vivants, parce qu'ils perdent ce suc avec la vie. Ce n'est au'après les avoir détachés de la coquille qu on dépouille les pourpres de cette liqueur. On écrase les petits encore vivants et avec leurs coquilles. » On peut, d'après ces données, se faire une idée de l'effrayante consommation que la mode devait faire chaque année de ce poisson maintenant oublié. On devrait croire qu'en raison du repos que nos teinturiers ont accordé au pourpre, il serait facile d'en trouver une grande quantité, et avec d'autant plus de raison, que nos naturalistes en ont troiivé sur les côtes du Poitou, sur celles d'Angleterre, ainsi qu'à ^aint-Domingue. Mais avec les produits des Indes, l'industrie a pris une autre direction.

Les anciens, dit V Encyclopédie méthodi^ qu€^ ont tous connu les étoffes de laine, teintes en pourpre; cette couleur qui était employée, chez les Hébreux, dans les ornements du grand prêtre, entrait aussi dans {>lusieurs ouvrages du tabernacle. On la tirait des deux petits coquillages de mer nommés le murex et le purpura; tous les deux sont univalves, allongés en voûte, terminés en pointe, et hérissés de piquants; ils contiennent un petit poisson, dont le suc servait à la teinture pourpre. La pèche de ces deux coquillages se faisait sur les cAtes de Phénicie, d'Afrique, de Grèce, et autour de quelques lies de la Méditerranée.

PouzzoLAxv. On appelle ainsi une substance minérale, que les uns considèreot comme rejetée par les volcans, et les autres comme provenant de la décomposition des laves. Ce qu'il y a de certain, c'est que la pouzzolane se trouve toujours dans le voi« si nage des volcans brûlants, ou dans le^i^ contrées qui portent encore l'empreinte de ravages occasionnés j>ardes volcans actaellement éteints. Ainsi il en existe des amas prodigieux dans les environs de Pouzzoles, ville voisine de Napîes et du Vésuve, et de laquelle cette substance a tiré son nom ; r£tna en produit moins; on l'a rencontre abondamment en France, aux environs des volcans éteints d'Auvergne , du Vivarais, du Velaiy, du Languedoc, etc.

La pouzzolane est tantôt sous la forme de poussière, de cendre de couleur grise et noirâtre ; tantôt sous forme de grains bruns, violâtres ou rouges, semblables à des fragments de briques pilées. Elle a pour caractère essentiel, lorsqu'elle a été pulvérisée, de s'unir intimement à la chaux et au sable, et de former avec ces matières de très-tx)Q ciment, qui a la faculté de se durcir parle contact de l'eau ; de là résulte qu'on s'en sert avec le plus grand avantage pour la composition des mortiers hydrauliques. Ce ciment se compose de deux parties de pouzzolane» d'une partie de chaux et d'uoe partie de sable de rivière. On en revêt le lond et les parois des bassins, oes réservoirs, des canaux; on en iorme aussi des digue», et en générai il est employé avec succès dans toutes les constructions qui doivent être recouvertes d'eau, et s'opposer à toute infiltration de ce liquide.

Les minéralogistes modernes reconnaissent plusieurs variétés de pouzzolane, auiquelles ils ont donné les dénominations de poreuse f argileuse^ tufeuee et de trass. La première, qui est celle de Pouzzoles, eu poxxoHle de M. Cordier, provient de lares spongieuses et varie dans ses couleurs, noire, brune, violette et rouge ; on en eiploite à Civitta-Vecchia, près Rome, pour tous les pays de l'Europe ; celle du Vivarais égale en bonté les pouzzolanes d'Italie, là deuxième qui renferme plus d'alumine qun la précédente, ressemble, en apparence aux terres ocreuses ; el le vient de l'ktna et est fort recherchée. La troisième n'est pas le produit de la décomposition d'une seule lave ; elle offre la réunion de fragments hétérogènes agglutinés. C'est, à proprement parler, on tuf volcanique. Quant a la quatrième variété, connue surtout en Hollande, elle est sous la forme d'une masse poreuse blanchâtre, qui est composée de fragments de pierre-ponce, liés par un ciment de même nature.

L'emploi de chaux hydrauliques, soit naturelles, soit artificielles, ne peut manquer de diminuer, au moins en partie, \ê valeur et l'importance qu'on attachait aux pouzzolanes. {Dict. /ecAn. , art. Pousio-

LAKIE )

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DES INVENTIONS

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PRESSE. — On donne ce nom à toute ipachine ayant pour objet de rapprocher les molécules des corps, sans recourir au choc. Les presses sont les divers agents dont on se sert pour transmettre à la résistance les effets d'une force non interrompue. On rapproche ainsi les molécules des corps par percussion^ comme dans le cas où l'on écrouit un métal ; mais la force tItc qui est mise en jeu, étant d'une tout autre nature que celle qu'on emploie dans les presses, il n*en sera pas question ici. La plupart des substances qu'on Teut comprimer ont une puissance d'élasticité qui restitue au corps une partie de son volume primitif, dans l'interTalle qui sépare une impulsion de la suivante. C'est par une action continue qu'on s'oppose à cette force de restitution, et voilà pourauoi on préfère employer la pression plutôt que le choc pour cUminuer les volumes sans compter que les trépidations causées par les chocs sont toujours des causes de destruction des corps et des api^reils. Mais, quand Je choc est assez puissant pour détruire l'élasticité des corps, ou le préfère ordinairement; c'est ce qu'on fliit dans l'écrouissage. Dans tout autre ras, ou renonce à la percussion, et l'on met la presse en usage.

Les presses varient beaucoup de force et de poissançe. Comme la résistance des corps croit très-rapidement à mesure qu'ils cèdent à la pression, il arrive un terme où ta puissance n'a plus d'effet. Ce terme dépend de la composition de la machine et de la nature des corps pressés. On conçoit que, selon les circonstances, il doit être arantageux de donner la préférence à telle DQJKîhine sur telle autre. Gomme la force a des instants de repos, son action est intermittente; le frottement est presque toujours le moyen qu'on y emploie pour soutenir la pression, pendant l'intervalle des actions de la puissance ; celle-ci doit donc surmonter ce frottement à chaque effort qu'elle exerce. En outre, si Ton veut que 1 action soit poussée très-loin, et la réduction de volume irès-considérable, il faut en même temps, par le principe général, cjne la puissance agisse lentement et réciproquement, en sorte qu'une force donnée doit presser peu, mais rite ; ou beaucoup, mais avec lenteur. On voit donc que, selon les cas, on doit choisir les presses qui remplissent le mieux leur destination. Nous allons faire une revue rapide des principaux appareils de ce genre.

On distingue six espèces de presses ; les lévriers, les cylindres, les excentriques, les croins, les Tis et l'eau, sont, dans chacune, lo principal agent. Mais ces modes d'action «ont souvent aussi combinés entre eux, en que cette distinction est plus théorique pratique.

Presse à levier. — Imaginez qu'un corps >it placé près du point d*appui d'un leir mer; la puissance se transmettra au corps, AT a le rapport de cette force à la pression 'elle produira sera celui des bras de le-

viers respectifs. Ainsi, en supposant qne ces bras soient 10 pour la pnis^nce et 1 pour la résistance, cette force sera déeu-

Îilée : un poids de 70 kilogrammes placé au ong bras du levier exercera une pression de 700 kilogrammes.

Cette machine est sourent employée, parce qu'elle est fort simple ; mais elle n'est pas susceptible de produire de grands effets, et exige une plar« assez étendue pour que le levier puisse jouer. Je l'ai ruesenrir très-utilement pour exprimer l'huile dt-s graines oléagineuses. Ces graines étant broyées sous la meule et enfermées dans des sacs de grosse toile, on plaçait la substance ainsi préparée sur un sommier, près d'un point fiie, sous l'extrémité d'une longne poutre ; le poids de cette poutre com- /inençait la pression. A Textrémité libre était suspendue une caisse en tôle de fer ayant la capacité d'environ 1 mètre cube et dans laquelle on faisait arriver l'eau d'un ruisseau. Quand le vase était plein, il pesait à peu près 1,000 kilogrammes ; ce qui exerçait une pression de plus de 20,000 kilogrammes sur la matière. Lorsque l'huile était chassée des sacs nar la pression, une trappe qu'on levait au fond de la caisse, lais- . sait écouler l'eau de ce vase, allégeait la poutre, et permettait de la soulever avec des coins pour retirer les sacs.

Comme la substance à presser occupe sous le levier une étendue plus ou moins grande, la distance de chaque point à Taxe Tarie, et certaines parties du corps sont plus pressées que d'autres ; c'est un des inconvénients de la presse à lerier; aussi eston obligé de retirer la substance de dessous la presse pour l'y présenter de nouveau, et plusieurs fois, dans différentes positions, ce qui alloni^eladurée de l'opération.

Presse à cylindre. — Cet appareil est un véritable laminoir composé de deux cylindres dont les axes sont parallèles et dont les surfaces courbes sont plus ou moins rapprochées Tune de Tautre. On imprime par un engrenage un mouvement de rotation à des cylindres dans des sens contraires, et l'on présente h leur surface le coqis à comprimer. Le frottement fait adhérer la substance aux surface.s des cylindres, qui, en tournant, obligent cette substance à passer d'un côté à loutre de l'espace qui les sépare. Ainsi le corps doit dans ce passage, prendre la forme d'une lame dont l'épaisseur diminue avec le moindre intervalle des axes. 11 faut, en général, que cet intervalle puisse variera volonté, pour graduer la pression. En conséquence, les tourillons qui portent les axes doivent être mobiles, sans que le parallélisme des axes soit altéré. Cette partie de l'appareil exige beaucoup de précision ; il faut d'ailleurs que les axes soient solidement retenus, parce que tout reffort de la pression se porte sur ies tourillons.

L'avantage de cette machine consiste à ne foire porter la pression que sur une petite surface, ce qui rend sa force d*autaut

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plus eOdcace. Souvent (.elle presse n'estfaite que de deux rouleaux de bois d*orine posés horizonidiement Tun près de l'autre; mais lorsqu'on veut que Tappareil soit capable d'une grande résistance, on fait l'un cies cylindres ou tous deux, en fonte de fer, et l'axe en fer forgé. Cet axe tourne sur des coussinets de cuivre fixés au b&ti de la machine.

Presse à coin. — De toutes les presses, celle qui a la plus grande énergie est la presse à coin^ parce que le mouvement est imprimé par une force vive, qui chasse le coin dans l'espace quil doit occuper pour comprimer la substance. Imaginez que cette substance soit entre deux plaques de foute, et que le tout soit posé sur la semelle burizoniale de la presse; qu'une autre semelle ])arallèle, et fixée aussi solidement que la première au bâti de la machine, soit voisine de la plaque supérieure; qu'enfin on chasse, dans rintervalle entre celle-ci et la semelle, des coins en fer on en bois : cette force vive déterminera l'introduction des coins et le rapprochement des plaques. La substance sera donc fortement comprimée.

C'est ainsi qu'on aplanit la corne, dont on fait ensuite des peignes, des vitres, des lanternes, des rapporteurs, etc. Après avoir préparé la corne à chaud, l'avoir délivrée du noyau plein et avoir fendu la partie creuse dans la longueur, on la développe entre deux plaques de fonte chauffées. Entre les semelles verticales et parallèles de la presse on dispose ainsi des Ê laques alternatives de fonte et de corne, nfin on chasse les coins entre la dernière plaque et la semelle du bout; cette force, aidée du feu qu'on entretient par-dessous, aplanit la corne et l'étend : on la retire au bout de quelque temps, il reste à la débiter en lames minces et à la travailler, etc.

La force prodigieuse que transmet le coin et le frottement qui le retient en position dépendent de l'angle du prisme, du nombre et de la puissance des chocs, etc. Cet appareil est si énergique, qu'il est très-difficile ensuite de retirer les coins. Il faut donc se ménager d'avance les moyens de les ôter facilement., Pour y parvenir, on dispose sur la semelle inférieure de la presse d'autres coins placés en sens contraire des premiers, afin qu'après les avoir chassés, l'espace soit libre et les autres coins dégagés.

C'est ce qu'on observe dans la presse de M. Canning, décxite p. 3U), du bulletin de la Société d'encouragement pour Tannée 1830. Cet appareil très-énergique a l'avantage d'être facile à établir et peu coûteux.

La même chose a lieu pour la presse à huile figurée tom. XLill, de l'ouvrage de M. Christian. Les graines oléagineuses, broyées et enfermées dans des sacs de crin, sont placées entre des plaques de fonte parallèles, dans l'espace qui sépare les deux semelles inébranlables de la presse. On chasse les coins à l'aide de pilons qu'on fait monter avec des carnes^ et qui retombent sur la tète des coins par leur poids. On a

d*avance disposé d'autres ceins la tète po bas, et quand la pression est poussée as$«i loin, on suspend 1 action des cames. D'aulnes pilons soulevés par le même moteur ehdssent ces derniers coins et permettent de retirer les tourteaux^ pour les soumettre à une nouvelle compression, ou poar les rejeter, s'ils sont épuisés de toute l'buile qu'ils contiennent.

Presse hydraulique. (Voyez ce mot ï l'article suivant Presses hydeauliques.)— Oo attribue à Pascal l'invention de cette ullle machine, parce qu'il a découvert le principe sur lequel elle est fondée; mais la vérité est que ce théorème était resté jusqu'à nos jours sans application à la mécaniaue^ usuelle, parce qu ou n'avait pas trouvé le moyen de coerc^r le liquide enfermé dans un vase clos de toutes parts. Quand on exerçait une pression énergique sur ce fluide, à l'aide d'on piston , le liquide se faisait jour par les joints du piston, et fuyait sous la pression. Le véritable inventeur de la presse hydraulique, celui qui le premier en tit uoe machine utile, est Bramah, qui réussit à fermer toutes les issues, même quand laotion produite était énorme. Ainsi Pascal esl l'homme de génie qui enleva à la nature le secret de la loi suivant laquelle la pression se transmet à travers des fluides; Bramati est i'artiste intelligent qui sut tirer parti de cette loi pour l'appliquer à nos besoins, en imaginant h boite à cuir, qui est d'un usage si général dans tous les cas oit un pi^lun agit avec énergie sur un fluide.

Rappelons ici le théorème de Pascal.

Lorsqu'un vase est hermétiquement clos et rempli d'eau, si l'on pratique deux ouvertures circulaires aux parois, pour y introduire deux pistons à bases inéèiales (|uelconques et ayant leurs axes dans des directions arbitraires, lorsque deux forces iàront sur ces pistons, elles seront en équilibre quand elles seront dans les rapports des bases. Si le vase est pourvu de cent pistuos égaux, poussés par cent forées égales, réuuilibre existera encore, en sorte qu'une seule de ces forces suflit pour faire équilibre aui quatre - vingt dix-neuf autres ; et si l'w réduit toutes ces dernières à une seuleforce égale à leur somme, et leurs pistons à ud seul dont la base soit la somme des l>a$es,ia crémière force résistera à cette dernière ei lera équilibre à une puissance qualre-vin^tdix-neuf fois plus grande, agissant sur une base de quatre-vingt-dix-neuf fois plui d'étendue.

D'après cela, si un poids de 20 kilogrammes pousse un piston d*uii centiiuélre de diamètre, il fera équilibre à un poids de 2,000 kilogrammes agissant sur un aulne

t)islon ayant un décimètre de diamètre; car es bases sont comme les carrés, ou couub^ un est à cent. Ainsi 1 kilogramme appii* que au petit piston en soutient 100 q^ poussent le grand ; 20 kilogrammes en soutiennent 2,000. Ou peut augmenter beau coup ce rapport en diminuant l'une df^ bases et faisant croître l'autre ; «I même ts

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