HYDRAULIQUE
Ces machines sont d'un usage trop vulgaire pour qu'il soit besoin d'en rapporter ici les nombreuses et diverses descriptions. Nous nous bornerons à la suivante, qui pourra donner une idée générale des dispositions et du jeu des pièces d'un pressoir ■•• •• t » t^ •
ordinaire, ainsi que des moyens de perfectionnement qu'il est possible d'y apporter. Pressoir i a «m —Le mécamsine dont il va être question a déjà été employé dans les Laminoirs (Yoytx ce mol), mais D*a?ait po^nt encore été utilisé pour les pressoirs dont les vices de construction réclamaieoi depuis longtemps une réforme , et qui était vivement sollicitée par tous les propriétaires de vignobles. Le nouveau pressoir est oom* posé : l*" du patin des vis en fer, ou chaotier de la maie; il est foroié de deux pièces de bois, de dix-huit à vingt pouces d'é* quarrissage , placées l'une à cdté de i'autrvi et fortement assemblées par des boulons de quinze lignes de grosseur, placés de di^ tance en distance f 2° du chapeau ou mcxh ton composé aussi de deux pièces de mêioes forme et dimensions , et liées éffaleinenl l'une à l'autre par des boulons qui les inversent dans la largeur ; 3* d'une maie dans la forme et les dimensions ordinaires de pressoirs. Son épaisseur sur les bords e»
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autour da bassin est de sept ponces enYiroo; daoi le tMSsin , elle n'en a que cinq ; 4* de Tis oafriftres en fer; leur diamètre est de qoalre poaces et lenr longueur de six pieds huit ponces , leur talon compris , ainsi que toutes les épaisseurs qu'elles ont à trayerier; S* d'é<TOus de fer ou de cuivre sur lesquels sont établies des roues d'engre-
jamais elTett dent plaques ou colliers de fer d*un pouce d'épaisseur entrent dans une goi^e ou rainure circulaire , ménagée autour de chacun des écrous qu'elles embrassent; soutenues alors par un renflement ou bourrelet qui ne permet pas aux écrous de les traferser, elles forcent le mouton, auquel elles sont Jées par des boulons, à monter et d'*sceodre ; 6* chacune de ces plaques porte UD trou circulaire afin de pouvoir embrasser la circonférence de la gorse de i'écrou qoi doit la recoToir. Elles sont de deux pièces, pour qa*elles puissant, en se diWsant, péiiélrer dans la gorge; 7 de roues fixées s^r les écroos , qui engrènent dans une vis sans fin qui les fiait mouToir , et arec elle k$ écrous ; 8" de vis sans fin à Taide desquelles on met à la fois deux écroos en mou? ement; elles sont à cet effet pratiquées toutes les deux sur le même arlire ; 9* enfin d«s maniTelles , des ris sans fin. La puissance de ce pressoir se compose : 1* de Tef- /et de la force motrice appliquée sur la manirelle; â* de Feffet produit par la vis sans fin , et qui est proportionné â la hauteur du I*is ; 3* de celui de la roue d engrenage ; ^' eofio de celui des yis ooTrières. Comme loo sait que dans une Tis « la force motrice <Mi la puissance étant à Teffet produit ou à la résistance comme la hauteur du pas de h fis est à la circonférence décrite par la force qui imprime le mouTeraent* il est érident qae cinquante livres de force ap> pfiqoées sur une mani? elle de quinze pouces de rajon et qui décriYent arec elle une circ^nfâ^ooe de 9i,2-3 pouces, produiront »vee une tîs sans fin d*un pouce de pas Q9 effort de 4711^ Hyres; Taction calculée ^e chaque écrou sur le mouton sera de ^,982 livres; et» conséquemment abstraction laite des frottements, pour les deux écrous, on aura un effort de 443,964 liftes , puissance énorme , mais établie sur des calculs irréroeables. Comme il ne faut que cinquante li? res de force motrice pour obtenir ce résultat , un seul homme sufiira p<>ur maDOBUf rer le pressoir, et, en consernnt les diniensions de quinze pouces de diamètre aux roues des écrous, et un pouce de pas à la vis sans fin , un homme pourra taire faire à la manirelle 47 réfolutions par minute , et en dix-huit minutes le mouton lura parcouru sa course et Topération sera consommée. Sous le rapport de la solidité , e oiëcaiiisaie présente toute sécurité, puis- |a*il Caudraitun effort de 5,474,700 kil. pour "^mpre le mouton , et que , dans toutes les ij|«<3thèses , ce serait olutôt la substance
pressée qui céderait. Les proportions indiquées pour ce nonveau pressoir sont telles, qu'il est même impossible d'assigner un terme à sa durée. Les frais que peut occa* sionner sa construction, d*après un derâ calculé sur des prix très-hauts , ne s*élè¥ent qu'à 2,542 fr. 90 c et son entretien n'exige au plus que deux hommes pour sa mancfeu- Tre , et quelques gouttes d'huile pour les Tis. (Atmales des Ariê et Manufaciurtêf L XXVIII , paee 45.)
M. Huguei, de Mdean. — 1812. — Le pressoir de l'auteur est composé d'une cage formée par six colonnes de ringt-cinq à trente centimètres d*équarrissage et de quatre mètres de long. Ces six colonnes sont assemblées deux à deux, dans trois semelles de trente à trente-trois centimètres de large, quinze de hauteur, et un mètre cinquante centimètres de longueur. L'interfalle entre chaque paire de colonnes est d'un mètre cinquante centimètres et de seize à dix-sept cedtimètres entre les colonnes assemblées sur la même semelle. Elles sont maintenues à cette distance par trois traierses : la tra* Terse supérieure est assemblée par entailles entre les colonnes ; elle a yingt-sent centi* mètres de large M trente-4iuit de nanteur ; elle est percée d'un trou Tertical d'en? iron quatre centimètres de diamètre pour donner liassage à un petit cjlindre de 1er que l'anteur nomme la soie dte la vis. Cette Tis en fer tourné et dont le pas est triangulaire , doit être de la grosseur de celle d un fort étau. La partie Yissée à soixante-six centimètres de long. Kqtre cette partie Tissée et la soie, est un carre aTec épaulement pour reccTmr une roue en fer à dents obliques
Îui reccTra son mou? ement d'une fis sans n, dont l'axe sera terminé par une mani- Telle. Les calculs ont démontré que la force d'un seul homme appliquée à cette mani<- Telle de trente-trois centimètres de rajon sur une surface circulaire d'un mètre de diamètre, égalerait celle de quarante hommes appliquée à un pressoir ordinaire, sur un marc de sept pieds de couche, ou de quarante-neuf pieds de surface aTec une vis en bois, dont le pas aurait sept centimètres de hauteur. Le mouvement de cette mani- Telle faisant tourner la roue, la ris qui lui sert d'axe tourne a? ec elle et fait descendre récrou. Cet écrou doit être en cuifre, et aToir à peu près Tingt-cinq centimètres de hauteur ; il porte un rebord qui est renforcé par quatre arêtes saillantes qui descendent de haut en bas ; ce bord est percé de deux trous qui senrent à l'assujettir au mojen de deux boulons en fer au sommier et à la dame. Le sommier ^i&se entre les colonnes et la dame presse le marc en entrant ellemême dans la danaide ou cutc sans fond, et le diamètre de la dame doit ê!re un peu moindre une celui de Tintérieur de la danaïde : elle est composée de deux tronçons de cjlindre creux ou tonneaux sans lond et percés latéralement, posés l'un au-dessus de l'autre. Chaque tronçon est garni de deux forts cerceaux en fer et de deux mains qui
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ii*éièfent un peu au-dessus^de leur hauteur. Ces tronçons, réduits à cinquante ou soixante centimètres de hauteur, pourront être maniés avec la plus grande facilité, et les main» de fer s*évasant, aideront sans tâtonnement h leur juste position. La danaïde repose sur un^ couche en pierre d'environ vingt centimètres d'épaisseur. Dans cette couche est creusée une rigole tout autour de la danaïde pour recevoir le vin qui en découle et le conduire par une grille mastiquée dans les vases oniinaires. La couche est portée par deux traverses qui ont , ainsi qu'une troisième, trente-huit centimètres de hauteur. Si le marc est peu considérable , et que la dame, après èlre descendue , laisse encore du vin, alors, h Taide d'un disque en bois et de quelques morceaux de poudrotte bien équarris, on presse jusqu'à siccité. Quand la <iame remonte, on prévient la chute de la vis à l'aide de la soie qui traverse la p\èc.e de bois et la dépasse de que^ues centimètres. L'extrémité de cette soie est terminée par \xne vis h laquelle s'adapte un double ^erou : entre l'écrou et te pièce de bois est une rondelle en fer qui reçoit le frottement et la charge quand le sommier remonte. On «st parvenu à prévenir le fnussement de la vis sans fin par son mouvement oblique en^ tre les dents de !a roue , dans les moments du plus grand effort, et, pour cet effet, on a placé près de la vis sans fin deux roulettes en cuivre qui maintiennent Thorizontalité de la roue; pour empêcher que le marc ne s'attache trop fortement à la danaïde alors qu'il est comprimé et devenu très-dur, on place le tronçon rempli de marc pressuré «ur un autre tronçon foncé, et d'un diamètre un peu plus grand ; en lui faisant subir une seconde pression, le marc tombe dans le vase inférieur et la place restera nette pour recommencer une autre foulée. La pression se fera inlicument plus vite ; on pourra remplir une danaïde pendant qu'on pressera dans l'autre : la même vis sans fin ^pouvant servir pour les deux, le support étant disposé de manière que l'on peut mettre et ôtcr la vis à volonté. Ce pressoir, supérieur aux anciens, occupe peu de place, €8t d'un service facile, n'exige pointd'efforl, eteoûie moins qu'un auireà établir. (Archi^ tes de$ découvertes etinventiom^ t. Y, p. MSl.) PRISMES DIVERS. — Invention de M. RocAon. -— De la propriété du cristal d'Islande, qui ^st d'avoir une double réfraction et de tonner deux images, M. Rochon a su tirer le parti le plus avantageux. II a placé un prisme de ce cristal dans une lunette; il obtient deux images de l'objet observé, et ces images s'approchent ou s'éloignent Tune de l'aoïtre, suivant que ce prisme est plus ou moins rapproché de l'œif; si l'on met les images en contact, alors une échelle gravée extérieurement à la lunette^ indique à l'observateur combien «a distance à Tobjet observé contient de fois le diamètre de ce même objet. Ainsi, connaissant la distance on aurait la grandeur du diamètre ; et te diemètre bien connu , donnerait une idée
sufllsamment approchée de la distance. Ainsi en mer, apercevant un vaisseau que tous afvez intérêt d'éviter ou d'atteindre, il fant mettre en contact les deux images. Si l'on s'approche, elles ne tarderont pas i empiéter l'une sur l'autre, si on peut s'éloigner, elles seront bientôt séparées. Ainsi, ron calculera Téloignement d'un vaisseau, l'observation vous apprenant son rang, vous connaissez la dimension de sa mature, si tous mettez en contact et bout è bout les deux images du grand mât, vous saurez kcomèien de longueurs de ce mAt vous êtes a^ t'iellement du vaisseau. A terre, on peut observer les images d'une troupe; on les place de manière que les pieds des unes soient sur la tète des autres ; et évalu&ni k 17 décimètres la taille moyenne , la lunette montrera combien de fois on compte de 11 décimètres jusqu'à l'objet observé. L'expérience a été répétée à Saint-<]loud, le 11 prairial , et Napoléon ordonna la fabricatien de plusieurs lunettes semblables, l Moniteur, an XJ , p. 1294.)
Af . Chenalier (Vincent) , de Paris, — L'auteur, dit une commission de la Société d'encouragement , s'est proposé de remplacer, par un seul prisme, la lentille et le miroir p^an de l'ancienne chambre obscure. Nous allons d'abord décrire la forme du prisme. Sa base ne diffère d'un triangle rectangle isocèle que parce que l'un des côtés de l'angle droit est remplacé par un arc de cercle qui a ce côté pour corde. Cet arc est la section d'une face sphérique du prisme adjacente à la petite face plane de la forme d'un parallélogramme. Le plan de la plus grande face sphérique de même forme, passe
Ear des hy()Otbénuses des deux triangles, ases du prrsme. Des cinq ftices du prisme, auatre sont planes, et chacune a pour lun e ses côtés l'arc de cercle intersection do son plan et de la cinquième face qui est sphérique. Cette courbure de l'une des faces du prisme de VL Vincent GheTaiier le distingue des prismes ordinaires , el c'est par cette raison qu'il l'appelle prisme convexe. Lorsque ce prisme est en place sous la chambre obscure, les plans des deux bases sont verticaux, la petite face perpendiculaire à ces plans est horizontale ; la grande face est inclÎRée à 45 degrés par rap()orl à l'horizon. Les dimensions de i^s pnsmes sont arbitraires; cependant, si Ton considère la section à égale distance des deux bases, formée d'un arc de grand cercle de la face sphérique, et des deux droites inclinées, . l'une horizontale , et l'autre à 45 degrés, il imperte que la longueur de ces droites soit la plus grande possible ; c^tte dimension contribue plus à l'effet du prisme que la longueur ou la distance des deux bases. Le prisme que nous avons vu en expérience,! les dimensions suivantes : sa lonzueuresr de M millimètres; les côtés rectiîignes de l'une Qu l'autre l»ase sont respectivemeot de &p et 45 millimètres ; la longueur du foyer de la face convexe du prisme est, pour les rayons parallèles , d'environ 50 centime-
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