‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 154 sur 209 · FRU · texte numérisé non relu

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es. Nous ferons d*abord remarquer qu'auefois on obtenait difficilement une faee de »rre de cette dimension oui t&i bien hoogèoe, sans stries, sans bulles, et d'une inte uniforme. Cette partie de l'art de )pticieD s'est perfectionnée de nos jours. . Vincent Cheyalier nous a montré des orceaux de glace qu'il ctioisit lui-même los les manufactures , parmi ceux qu'on stingueàla miroiterie; il les amollit au pd'un fourneau de coupelle, et leur fait «odre, dans un moule nne forme peu fférente do celle du prisme tailfé. D'une ic« de miroir, qui n'a que 9 à 11 milliêtres d'épaisseur, on en fait un prisme dont dimension peut être dix fois plus grande. près avoir décrit la forme du prisme courte de M. Vincent Chevalier, nous allons tpiiquer ses etfets. Un faisceau de lumière oniontal , dirigé vers le centre de la lace Dflfexe, traverse le prisme, rencontre la K plane inclinée à tô degrés, et s'y réflé- ^il, tombe sur la face plane horizontale, isort du prisme pour rentrer dans Tair. b reçoit sur une feuille de papier l'iige de l'objet d*où le faisceau de lumière R parti. £n général, nn rayon de lumière Bise réfracte de l'air dans un verre, serékte ensuite de ce verre dans l'air. Mais il Ides angles d'incidence pour lesquels itte seconde réfraction se change en rénion. Le rayon de lumière qui passe du erre dans l'air, milieu moins dense, s'éloile de la perpendiculaire sur un plan d'incikoee, et lorsque la réfrangihilité est telle te l'angle de la perpendiculaire et du rayon ïracte surpasse un angle droit, ce rayon I luffllère ne sort pas du verre ; il se ré- ^iiitdans l'intérieur du prisme sur la face incidence, ^ui fait dans ce cas la fonction t miroir. Si la distance entre la face con- Ae du prisme et ie foyer des rayons pailleles est donnée, par exemple cinquante niiaiètres, la distance entre ie point où tiait la réflexion et l'image qui se peint « f »jer sur une feuille de dessin , est ^re que la première, de la longueur du 'jW'ïnqiie la première parcourt norizoniKiDeot dans nntérieur du prisme. Nous ^iis comparé reffét du prisme convexe au jiième d'une lentille doublement convexe 'Qun miroir plan ; iJ y a pour l'un et pour taire appareil une réflexion de lumière et ^i réfractions. Néanmoins Timage des oLi- ^ formée par le prisme nous a paru ^ucouD plus nette, tant pour les contours. «^parles ett'eis de lumière; l'expérience «e faite avec un miroir plan que M. Vin- ^ilhevalier avait reconnu de bonne qua- ^' Le prisme convexe présente les avan- ^ suivants : !• l'image des objets est ^ nve, plus nette que dans la ciiambre «l^re où l'on se sert du système de la ^^J»e et du miroir; 2' on évite par la ré- . j ^"j sur la face du prjsme, rinconyénieul ; '5 double réflexion sur les faces para 1- ^«Mune glace de miroir plan qui a une ^^ne épaisseur ; 3* un prisme e>l préfé- "'«» IH)ur la durée, au miroir, dont l'éta-

mage peut se détériorer par l'humidité ou par d'autres causes accidentelles assez fréquentes ; 4* L'artiste ou Tamateur peut travailler longtemps et commodément sous le rideau de la chambre obscure h prisme » parce que l'air y circule facilement; 5* le prisme convexe sans monture, qui ne se vend que quinze francs, pro.luit l'effet d*une lentille avec son miroir, qui coûterait le triple, à cause de la grande difficulté de faire de bons miroirs plans, niéme d'un» petite dimension. La chambre obscure por-^ tative à prisme coavexe, de l'invention de M. Vincent Chevalier aîné, est un appareil recommandable , digne d'être accueilli par toutes les personnes qui s'occupent du dessin d'après nature. (Société d'encouragement^ séance du 29 décembre 1819.)

PKONOPIOGUAPUE. — Invention de M.

SoleiL — Cet instrufiient, qui a valu à son auteur un brevet de cinq ans, est une nouvelle chambre obscure peri'e<:tionnée ; le i>rouopiographe fait voir les objets d'uno igné horizontale, sur un plan vertical. 11 d-ili'ère des chambres obscures connues jusqu'en 1812, et il n'a rien de commun avec les chambres obscure^ à prismes des Anglais^ dites de Newton. Cet instrument consiste en un prisme rectangle d'une forteproportion; lorsqu'il est placé derrière Tobjectif, daus une boite conique, à laquelle est adaptée uneglacedépoHeencadréeetquise place dans Tépaisseur au mur d'un ap|)artement, il fait voir un tableau vivant des objets du dehors re- > présentés avec toutes les couieucs et dans leur position naturelle. Le pronopiographese (ait aussi en une boite carrée qui a la forme d'un meuble ; il représente trois tableaux,, dont deux sont latéraux et ne déplacent pas les images qu'ils représentent; ce qui est à droite reste de ce côté, il en est de mémo pour ce qui est à gauche. Par ce moyen , . trois personnes peuvent dessiner le môme dessin sans se gêner. Le uronopiographe se compose : l*" d'un objectif; 2' d'un prisme rectangle ; '6" d'un miroir; k* d'un tuyau en cuivre qui renferme le prisme et l'oojectil'.. {Brevets non publiés,)

PKOPULSKUK. Voyez Hélice.

PKUN£LLE ARTIFICIELLE, — /nven/^'on de il, Demours^ membre de l'ancienne Faculté de médecine^ et oculiste à Paris, — Le procédé de cet oculiste consiste à placer une rTunelle artificielle tout auprès du blanc de 'œil pour remplacer la prunelle naturelle, détruite par des suppurations répétées, et quand le désordre de l'organe est devenu tel, qu'il est unanimement regardé comme irréparable. On particulier, nommé Sauvage, de Uaui, département de l'Orne, et qui avait été privé quatre ans de la vue, l'a recouvrée par ce moyen. Il peut être appliqué avec le. même succès sur les personnes ayant perdu la vue par des cicatrices ou taches blanches, regardées jusqu'à ce jour comme incurables. M. Sabatier, dans un rapport à l'Institut, a dit qu'on devait recueillir, conserver et publier l'observation que M. Dcmours à présentée comme renfermant une découverte

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iiD[>ortante9 propre ï recaler en ce point les limites de Tart de guérir. (Rapport à Vln$* tUui^ en date du 26 prairial an VllI.)

PRDSSI ATES. — ( Leur usage en teinture). — Découverte de M. Berihollet. — Ce savant est parvenu à obtenir toute la beauté et toute la solidité désirables dans la couleur bleue, par Tusage du bleu de Prusse, ou pruissiate de fer. Il procède en étendant de trois ou quatre parties d'eau le prussiate de chaux y ou bien en étendant de beaucoup d eau -une quantité de prussiate d'alcaii. Il y met très-peu d*acide sulfurique, lient la liqueur à une chaleur de vingt à trente degrés, et y plonge l'étoffe pendant quelques minutes, ce qui lui donne une couleur belle et solide : en ajoutant un acide puissant à la dissolution de prussiate de potasse, l'acide prussique se combine avec Toxide de fer qui se trouve uni à Tétoffo, et forme du bleu. {Séance de V Académie des sciences^ du M avril 1792.)

PDITS [Appareil propre à enlever les as'» phtjxiés des]. — Invention de M. Brizé-Fra^ din. — L'air atmosphérique suiBt, dit l'auteur, pour communiquer au sang une couleur vermeille, brillante, qui le rend plus l^^er, plus écuraeux et oui constitue la tie. B après les lois propres a notre espèce, l'air vital est uni è l'azote comme à un températeur nécessaire. L'azote est destiné à modérer l'énergie de l'air vital, de même que l'eau sert à diminuer la force des liqueurs spiritueuses : on ne peut détruire cette économie sans altérer la constitution humaine. Dans ces moments urgents et criti-^ ques, on est réduit à employer la compression pour transmettre l'air atmosphérique aux personnes courageuses qui enlèvent les victimes des mines et des puits^ Mais les difQcultés s'accroissent de plus en plus. Comment un homme, entièrement occupé de descendre l'échelle et de manœuvrer, peut-il faire usage de ses bras pour agiter un souIQet et communiquer l'air à travers un long tuyau? Comment transporter et utiliser un semblable appareil? L'auteur a aplani les obstacles en considérant que cet air peut être transmis par voie inécanique« à l'aide d'un agent opérant en vertu d une puissance qui lui est propre,, de manière à ne point embarrasser l'ouvrier chargé de fournir à la respiration de celui qui va chercher la victime. Il suppose qu'un asphyxié soit étendu au fomi d'un puit do do trente mètres de profoufleur, et que la sphère respirable ait un diamètre de dix mètres. Le premier ouvrier qui descend

Îour enlever le cadavre est muni d*un tuyau deux branches : l'une est dirigée vers une petite lanterne, l'autre vers la bouche; ce tu^au est fixé à une ceinture. Un second ouvrier suit le premier le long de l'échelle ; il porte sur le dos un souiQet carré, fixé dans un châssis et des coulisses en bois; le soufflet est terminé à sa base par un petit tuyau de trente mètres de long et dont l'extrémité communique avec celui qui veut enlever Tasphyxié. Avant de mettre ce soufflet en

jeu, l'ooTrier chargé du réservoir s*assure qu'il est dans une sphère respirable par h présence de la flamme d'une bougie ; il se cramponne à l'échelle et prend une position assurée, au moyen d'uo crochet en fer. Il élève le souillet placé sur son dos en tirant en avant et à la fois deux cordons placés sur deux tringles terminées par des poulies. La table , surchargée d'un poids d'un kilogramme, s'abaisse lentement et l'air comprimé , chassé dans ce tuyau , fournit abondamment à la respiration et à l'entretien de la lumière de celui qui enlève la victime. Comme le ieu du soufilet peut durer trente secondes, l'ouvrier qui le porte peut facilement monter et descendre. Cet appareil ne pèse pas plus de dix kilogrammes ; il est partagé d'ailleurs avec l'ouvrier qui est descendu le premier, et il n'est point embarrassant. Cette expérience simple, décisive a été répétée à Orléans, en présence des autorités et devant une nombreuse assemblée. {Annales des arts et tnanufac* turcs, 1813, tome L, page 813, planche

Puits en coffbb. — Invention de M. Du* four^ fondeur y à Paris. — Ces puits sont d'autant plus avantageux qu'ils offrent la facilité d'être établis dans des maisons déjà construites, sans craindre de nuire h leur solidité. On peut, par ce moyen* se pro^ curer abondamment et à peu de frais Peau

Îui manque dans la plupart des maisons de aris; et ce serait une ressource en cas d'incendie. Les procédés du sieur Dufour ont Tavantage de pouvoir utiliser les puits gâtés et ceux qui ne fournissent pas une quantité d'eau suffisante. {Moniteur^ anWlU page 721.)

Purrs iRTésiBRs. On rencontre des fo< rages d'eau jaillissante dans les déserts de l'Asie, dans Vlnde, dans la Chine, etc. ; ce qui prouve que cet usage remonte à la plus haute antiauité. On a donné à ces puits le nom d'artesienSf i>arce qu'ils sont connus dans l'Arlois depuis six a sept siècles. Le plus profond des puits artésiens, en France, est celui de Grenelle, profond de 5^ mètres, et donnant 3,000 litres d'eau par minutes. Celui de Ba^e, près Perpignan, en donne 2,000, et celui de Tours 1,100.

Il est facile de comprendre que ces puits ont pour but de rencontrer une nappe d'eau souterraine comprise entre deux couches de sol imperméables^ et de faire rejaillir cette eau à la surface du globe. Les nappes d'eau souterraines sont de véritables colorants qui paraissent avoir un largeur con* sidérable. Us circulent à Tintérieur de la terre dans les vides de certaines couches qui sont com|>rises entre d'autres couches imperméables. Ces courants intérieurs proviennent de l'infiltration des eaux pluviales, et ils sont le plus souvent alimentés par les eaux des fleuves et des rivières. Cela est si vrai qu'à Tours , la fontaine jaillissante a ramené des coquillages et des débris de vé* gétaux, tels qu'on en rencontre dans les rivières.

fin

mCTH»iNAlllE DES INVENTIONS

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