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PUPITRE pour donner anx aceugh» ta fÊcilUé d'écrire droit ei avec anurance. — hneniion de M. Dejernon, de Paris. — Vaa» teor a fait an petit pupitre sur lequel se treoYe placée une r^le à ressort , qui se baissani et 8*arr6tant h rolonté à chaque ligne aue transcrit l'ayeagle , lui donne la facilité d'écrire droit et arec assurance. Ce pupitre est creusé dans le milieu pour recefoir la feuille de papier sur laçiuelle on écrie, et les deux bords de la partie creusée sur lesquels est appuyée et glisse la petite rè^le, indique à Tayeugle rendroit où il doit commencer et finir la ligne. Enfin, comme la partie creusée du pupitre est égale au papier dont Tareugle yeut faire «sage, la règle Tarréte à la fin de ladite feuille; Tareugle comprend alors que la
Cgeest finie; il remonte la règle jusqu'au at du papier et en recommence une autre. Cette inyention, aussi utile qu^agréable» peut serrir à écrire la nuit sans lumière. (Momteur^ 1819, page 3%.)
PCTRÉFACTION. — {Moyen d'en prêterver les animaux en eonsertani leur forme esseniielle, ei même en leur donnani la.fraU eàemret Vapparencede la vie. — Déeouveriede M. Ckaussier. — Les corps des animaux, lorsqu'ils sont prirés de la Tie, abandonnés à I action de l'atmosphère , plongés dans les eaux ou enfouis dans la terre , ne tardent pas à passer à la putréfaction, à deyenir la pâture des yers, des insectes, et après un temps toujours très-court, la masse ae leurs chairs se troute r(^*duite à quelques hectogrammes d'une poussière que les vents dispersent, que les eaux entraînent , que les végétaux s approprient pour leur nourriture. Cette destruction, celle altération si grande, si rapide, est une suite nécessaire de la f|ualité, de la nature même de leurs parties constituantes, de leur tendance à la décomposition de la quantité considérable de flui* des relatif ement aux solides ; aussi, pour coosenrer le cadarre des animaux ou quelques-unes de leurs parties, il faut nécessai- Tentent changer Tordre naturel de leur composition, et, à Taido de diflEérents agents, délenniner des combinaisons nouvelles, qui» en consenranl la forme» la texture essentielle, soient en même tempsimputrescibles. Inaltérables au X Yicissiludesde l'atmosphère, inattaquables aux iasectes. Après ces considérations premières qui servent de hase à ses recherches » M. Chaussier examine les dirers procédés qui ont été successivement employés pour la conservation des cadavres entiers, ou des pièces anatomiques ; et après aroir remarqué que les uns sont illusoires, que les autres ne garantissent pas les substances animales de la voracité des insectes, qoe tous ont l'inconvénient d'altérer la configuration essentielle, de réduire le corps en une masse informe, il indique la solution de muriate suroi jgénéde mercure dans J*eau distillée, comme le moyen le plus propre à remplir l'objet qu'on se pro^Kise. S*il s*agtt nniquemeol d*une pièce se, aiée, c^iniuie la iJupart des préparations anato-
miques, il suffit de la plonger dans une solution de muriate suroxygéne de mercure, et d*ajouter dans le vase un ou plusieurs nouets de linge fin qui contiennent queli^ues grammes Je ce sel mercuriel, précaution essentielle pour qu'elle reste toujours également saturée. Après dix, vingt ou trente jours d'immersion, c'est-à-dire lors-
Îue la partie a été pénétrée dans toute son tendue par la solution saline, lorsqu'il s'est opéré dans tous ses points une combinaison nouvelle , on peut la retirer de la liqueur, la placer dans un bocal que l'on remplit d'eau distillée légèrement chargée de muriate suroxygéné de mercure, ou bien on l'expose dans un endroit aéré, à l'abri du soleil, de la poussière ; peu à peu elle se dessèche, prend une consistance, une dureté presque ligneuse; et, dans cet état, elle ne peut plus élre altérée par l'air, ni attaquée par les insectes, comme le démontrent les expériences de If . Chaussier, qui, depuis plusieurs années, a abandonné des pièces ainsi préparées aux insectes et aux vicissitudes de l'atmosphère. La conservation du corps entier exige des soins et des attentions particulières. Pour réussir complètement dans cette opération , il faut , par des incisions préliminaires, pratiquées avec art, préparer des ouvertures par lesquelles la solution saline puisse pénétrer facilement et promptementdans le tissu de toutes les parties ; et lorsqu'on se propose de donner au cadavre la fraîcheur, l'apparence de la vie, il faut auparavant remplir les vaisseaux, les tissus cellulaires, d'une dissolution de gélatine colorée. 11 faut placer dans les orbites, des yeux d'é.iiail proportionnés k l'âge, à l'état habituel du sujet. C'est après ces procédés préparatoires que l'on plonge le cada- . vre dans la dissolution saline de muriate suroxygéné de mercure. On l'y maintient plus ou moins longtemps, suivant le volume du corps, après quoi on le retire pour le laisser sécher lentement,, et former ainsi une momie aussi durable que celles de l'Egypte, et qui a encore l^vantage de conserver les caractères, les traits essentiels de la physionomie. M. Chaussier a continué ses expériences, et il a fait l'application de sa méthode à divers objets; ainsi, il a re« connu que la solution de muriate suroxy-
Î;éné de mercure, préservait, non-seulement es substances animales de la putréfaction, mais qu'elle en arrêtait les progrès et les ramenait, en quelque sorte, à leur premier état. Jl en a ifait aussi usage avec le plus grand succès, pour conserver les bois, les cartons, les pelleteries, de la voracité des insectes. On peut également l'employer dans les cabinets d'histoire naturelle pour la conservation des oiseaux et des petits quadrupèdes. Par exemple, au lieu de suivre la méthode ordinaire pour empailler les oiseaux d'un volume médiocre, M. Chaussier se contente de faire une incision sur la ligne médiane de l'atidomen; il enlève les viscères qui y sont contenus, ainsi que ceux du thorax ; fait à la base du crdno, par
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le fond du gosier , une ouverture pour eo* lever renc6phale;et, après aroir pratiqué sous la peau » dans [^épaisseur des cuisses, différentes incisions, il p^ionçe le corpsdans la solution saline, Vy uainlfent pendant un temps plus ou moins long, après quoi il le retire, et lorsqu'il est sudisamnient égoutlé, il remplit Tabdomen, le thorax , d*étoupes fines, coud Tincision qui avait été faite, et il donne au corps Tallitude qu'il doit conserver uar la suite. On détruira, on éloignera les insectes des animaux anciennement préparés, en les plongeant pendant un certain temps dans la solution saline. {Société philomathiqut^ m X, page 118.)
PYKEOLOPHORES. — Mécanique. — Inr^ vention.^MM. Niepce. — 1808. Les inventeurs en donnant le nom de pyréolophora h leur machine, ont voulu que ce nom indidiquftt les moteurs de cette machine, qui sont le vent d'un soufflet, le feu et l'air dilaté soudainement. Leur intention a été de trouver une force physique qui pût égaler celle des pompes à itju'sans consumer autant de combustible. Pour se faire une idée de la manière dont les inventeurs produisent et font agir la dilatation subite de l'air, qu'on se figure un récipient de cuivre fortement attaché è une table horizontale ; à l'une iïes parois est attaché un tube par lequel on fait passer une masse d'air dans le récipient ; sur son chemin cet air rencontre quelques crains de matières combustibles qu'il projette sur une flamme où elles entrent en ignition ; la matière embrasée pénétrant dans lu récipient en dilate Tair avec une grande force qui s'exerce contre les parois, pousse en avant un piston qui glisse dans un second tube adapte à l'une des parois. Ce piston chasse devant lui une colonne d'eau ou tout autre corps qu'on expose à son action, après quoi ce piston reprend de lui-môme sa prer mière place, et toute la machine revenant à sa première disposition, se trouve prête à jouer de nouveau. Tous ces effets s accom*? plissent en cinq secondes de temps. Dans une expérience faite par les auteurs, un bateau chargé de neuf quintaux et présentant à l'effort de l'eau une proue de d3 décimètres carrés ( 6 pieds carrés ) a remonté la Saône avec une vitesse double de celle du courant. Dans une autre expérience faite par les commissaires chargés de l'exameu de la machine, la pression exercée sur un piston de 22 centimètres (3 pouces carrés) a fait équilibre à up poids de 57 kilogrammes; la capacité intérieure était de Û8 centimètres cubes (21 pouces) et la consommation du combustible n'a été que de 32 centigrammes (6 grains). Sur le rapport fait par MM. Berthollet et Carnot, la classe des sciences physiques et mathématiques a arrêté qu'il serait fait mention honorable de cette intéressante machine. [Af^moiVff de r lustiluij 2* semestre, 1807, page 146 ; Annales de Chimie et Physique, t. VlU, p. 294, 1817 (1).] *— Voy. Machine a vapeur.
(ij Extrait du Dictionn. des découveries.
PYROMÈTRE. -^ Instrument destiné i mesurer la chaleur des fojers les plus iu teoses. A un certain degré de tempéretort, l'alcool, le mercure, qui entrent dans b composition des THEBMOiiàTBBS (Fof . ce met] ordinaires, se vaporisent. Les arts céramiques, les divers arts de la fonderie r^la* maient impérieusement an nouveau mojen d'appréciation des températures les plm élevées. Ces besoins «menèrent rinventioo du Pyromiire. Deux sortes de pyromèirvs sont employés dans l'industrie ; les uns à platine^ les autres à argile; nous eiami* nerons plus tard , avec le iHciionmmre de$ découvertes^ les divers perfectionnements qui ont été apportés h ces instruments. Les
1>remiers indiquent le degré de chaleur par a dilatation du platine , et consistent en deux branches qu'un çrlindr^ de platin« écarte è mesure que la chaleur s'élève : od estime Tintensité de cette dernière an moj«n d'un arc de cercle gradué. Le nyrom^re à argile donne le degré de cbaleor par la diminution du volume de l'argile. Il est dû à Wedgwood ; il consiste en deux règles graduées de cuivre, inclinées l'une à l'autre comme deux branches d'un compas. Ces règles sont graduées : entre elles est placé uu petit cylindre d'argile ; ce cylindre, se ré* trécissant par suite de l'évaporation prodaite par l'augmentation de la chaleur» s'enfonce de plus en plus vers le sommet de I angie formé par les deux règles, et ^indique ainsi le degré de température.
PvROMikTBGS DE PLATiifB. — ObêervoUtm nouvelles. — M. Guytonde Morveau.'—Au XL — L'auteur a présenté à l'Institut uu instrument exécuté pour mesurer le degri de la plus haute chaleur de nos fourneaux. Il consiste en une verge ou lame de platine posée de champ dans une rainure pratiquée dans un tourteau d'argile réfractaire ; cette lame s'appuie k l'une de ses extrémités sur le massif qui termine la rainure; l'autre extrémité porte sur un levier coudé, dont la grande branche forme aiguille sur un arc de cercle gradué ; de sorte que le déplacement de cette aiguille marque l'alloiigement que la lame de métal prend par la cbaleur. Le tourteau d'argile ayant été cuit au dernier degré, il n'y a pas à craindre qu'il prenne du retrait, et la dilatation qu'il pourrait éprouver pendant la durée de rincaii- 4escence, n'affecterait que la très-[>etite distance de l'axe du mouvement de l'aiguille, au point du contact de la verge d'alloogement, c'est-à-dire de manière à en diminuer plutôt l'effet qu'à l'augmenter. Toutes les pièces de cet instrujiDeot étant de (Jatine, il n'y a ni fusion, ni oxydation à re* douter. Par rapport à ses dimensions, laiH teur a pensé qu'elles devaient être réduites à ce qui était nécessaire pour obtenir û\:s variations sensibles si l'on voulait en rendre l'usage commode et sûr; commode, fi^r la facilité de le placer sous un mouQe, M)U$ un creuset renversé, etc.; sûr, à raison delà diminution des accidents d'inégalité de d»
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