‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 156 sur 209 · PYR · texte numérisé non relu

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lear, qo'il est impossible d^éTiler, même aa milieu d'aoe grande masse de feu sur une certaine étendue. M. Gujton est parvenu à rendre sensibles des variations aun deux ceotième de millimètre. La verpe d'allonge* Dent est de quarante*€inq millimètres de longueur, cina de largeur et deux d'épaisseur. Le bras au le? ier coudé qui s'appuio sur rextrémité de cette vei^e a YÎngt-cinq millifflètres de i longueur, et le bras en équerre, qui lait fonction d'aiguille sur Tare de eercle gradué a cinquante millimètres. L'espace parcouru par le déplacement du petit bras est donc agrandi dans le rapport de un à vingt. Le grand bras portant un oooius qui indique, sur le même arc de cercle ^dné les dixièmes de degrés , on aura distinctement le deux centième de l'un de ces degrés. Enfin la division déci* maie d'un arc de cercle de cinquante millimèlrirs de rayon ne donnant pour un de ces d^rés que 7,8538 décimilli mètres, il est ërident que Ton pourra mesurer un allon* gement de 0,078338 décimillimètres, ou d*un cinq mille sept cent trentième de la verge de Tinstrument. Comme il pourrait arriver qu'en retirant l'instrument du fourneau le mouvement changeât la position (|ue la dilatation aurait donnée à l'aiguille, un a adopté unelame de platine qui fait res^ sort sur son extrémité. {Annales de cAimte, t. ILLVl, page 976, 18M.)

U.Gnjton de Morvcau s'étant livrée Texamen de la table de Wedgwood et de ses pièces pyrométrf(|ues, ayant fait un grand nombre d'expériences, et rapporté celles de

fldsieurs autres sur le même objet, conclut ce que les valeurs assignées par Wedgwood aux degrés de l'échelle de son pyromètre doivent être considérablement réduites; et il cite une expérience répétée trois fois arec Tantimoine ; le terme moyen de cette expérience achevée sans aucun accident a été de 1131,5 millimètres de dilatation du barreau de platine et 702 du pyromètre de Wedgwood : ce qui donne la correspondance du 7* degré de son échelle à 955* de Fahrenheit , au lieu de i987 et 512 * 77 du thermomètre centigrade, au lieu de 1086, 11 ; que tous les moyens œnnus de mesurer la chaleur concourent éc^alemenl à établir ce résultat, depuis le zéro du thermomètre jusqu'à la température Ju fer iocandescent ; que les corrections que l'auteur en a déduites se trouvent en concordance avec les indications données par les appareil» les plus ingénieux et les instruments les plus parfaits; enOn que ces corrections ne peuvent manquer d'ajouter à Tutilité du pyromètre d'argile, soit dans les travaux chimiques, soit dans les arts ; quand même le pyromètre de platine, plus exact, mais moins usuel, serait réservé po t en BS^urer la marche. {Même ouvrage^ l8iS t. iC, p. 325-4

l^raoïf KT«B EX TBBRK ccrTB. — Obserto^ HonM nou9eUeê. — M, Fourmy. — 1810. -* Js^ i^'arail aiiribué, juM^u'è ce jour, Tirrégu-

larité de la marche de ces instruments quli la différence de nature des argiles employées^ à leur lavage, brovage, ou pétrissage plus ou moins parfait, è la quantité plus ou moins considéraule d'eau employée pour fnire la pâte, à la dessiccation lente ou rapide de celle-ci, à l'inégalité de pression qu'elle éprouve dans son moulage, enOn, a son plus ou moins d'anciennaté; chacune de ces causes apporte en effet des différences dans la retraite que la même masse de pâte argileuse éprouve lorsqu'on l'expose à une même température : qu'on juge, d*après cela, de la oonnance qu'on peut avoir dans de pareils instruments. Mais il est une cause d'anomalie encore plus puissante, qui n'avait été constatée par aucune expérience directe, comme vient de le faire M. Fourmy. On avait remarqué dans la pratique, ({ue des pièces faites de la même pâte prenaient souvent plus de retraite lorsqu'elles étaient tenues pendant longtemps k une haute température , que lorsqu'elles n'éprouvaient eette température que pendant peu de temps. If. Fourmy a exposé une vingtaine de cy* Itndres du pyromètre de Wedgwood à une température tantôt égale et tantôt inférieure k celle qu'ils avaient déjà éprouvée; et il a reconnu, dans presque toutes ses expériences, que ces cylindres avaient pris une nouvelle retraite qui les faisait entrer quelquefois de 15* de plus dans l'échelle pjrométrique. Ici, la même température plusieurs fois renouvelée a tenu lieu d'une même température longtemps continuée; et si chacune des expériences de H. Fourmy, prise isolément, ne peut pas prouver l'assertion qu'il a mise en avant , à cause de toutes les circonstances qui peuvent déranger la marche d'un cylindre pyromètriquc, la coïncidence de vingt expériences qui ont toutes donné le même résultat semble être une preuve suffisante de la vérité de ce principe. M. Fourmy en conclut donc : 1* que noD-seulement la température, mais encore la dorée plus ou moins longue de la même température font éprouver h la même masse d'argile des retraites différentes ; 2* que le pyromètre de Wedgwood, et tous ceux qui sont construits en argile et sur les mêmes principes, ne peuvent donner des résultats utiles dans la pratique que lorsqu'ils sont faits avec la même masse de pâte aif ileuse, et employés à comparer des températures obtenues dans les mêmes circonstances; 3* qu'ils ne peuvent être nullement considérés comme un instrument propre h donner, soit au physicien, soit au manufactu* rier, les moyens de comparer de hautes températures obtenues dans des lieux ou dans des temps éloignés. H. Brongniart se range du même avis que H. Fourmy et croit pou* voir assurer que tout pyromètre métallique destiné k mesurer de hautes températureSr qui aura |K>ur support ou pour point d'appui un corps argileux quelconque, empruntera de ce corps, exposé au feu avec lut, toutes les causes d'inexactitude attribuées avec raison aux pvromètresdes terres cuMcs ;

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