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sortant des manufactares» sont Ëcelées solidement : chaque tour de ficelle a son nœud particulier» qu il n*est pas aisé de dénouer. On ne peut pas présenter les carottes, ainsi ficelées, à ia machine ; cette corde empAcherait absolument l'action de la râpej on commence donc par en dépouiller la carotte, pour en substituer une autre sans nœud, par le moyen d'une seconde machine, qui est indépendante de ia première, et dont la description suit : une coulisse, un Yolet, et une VIS à pas carrés, forcent toute la machine. La coulisse est composée de deux (>ièces de ^ois jumelles, de vinj^t pouces de on^ueur ^ur deux pouces d'équarrissage, fixées parallèlement, sur une table, à deux pouces de distance Tune de Tautre, par le moyen de deux traverses qui les recouvrent, et par des boulons à écrous vissés en dessous de la table. Le volet est une pièce de trois pieds deux pouces de longueur. Cette pièce porte à sa tète un montant en fer et à lunette, dans laquelle doit entrer le collet de la vis. A l'autre bout de ce montant on en voit une autre de même hauteur, mais percé seulement d'un trou de deux lignes de diamètre, pour donner passage à la queue d'une calotte à trois pointes, pareilles à celles dont on a déjà parlé. La vis passe par un écrou fixé sur la traverse qui est à la tête de la coulisse ; elle porte aussi, à son extrémité, une calotte semblable à celle ci-dessus. Ces calottes ont pour objet de contenir la carotte que Ton doit ficeler. Lorsqu'elle est fixée entre les deux calottes, de manière à ne pouvoir se déranger, on enfonce, sur le bout de ladite carotte, uiie petite pointe attachée à un des bouts de la ficelle; on fait ensuite passer cette ficelle, par un crochet fixé sur le dessus des jumelles, et on la tient légèrement d'une main, tandis que de l'autre on fait tourner la vis par le moyen de la manivelle; alors le volet glisse en arrière, et la carotte se trouve enveloppée par la ficelle conformément aux filets de la vis. [Brevels publiés^ tome U, page 15th.)
Réflecteur diurne. — Pour taire ap-
précier cet utile instrument nous nécrosons pouvoir mieux fôire que de transcrire ici lo rapport fait par M. Benoît à la Société d'encouragement sur un appareil réflecteur de Tinvenllon de M. Troupeau. {Voirie Bulletin de décembre 1851.)
« Messieurs, M. Troupeau vous ayant sou* mis ses appareils réflecteurs, vous les avez renvoyés à l'examen du Comité des arts économiques, qui m'a chaîné de vous en rendre compte ainsi qu'il suit :
« Comme l'air, le jour est nécessaire à nos habitations, à nos établissements publics et particuliers. La lumière factice, in-* dépendammoht de ce qu'elle a de moins commode, est toujours plus ou moins dis^ pendieuse, et Ton a dû chercher à faire pénétrer la lumière du jour dans tous les endroits qui en étaient naturellement privés, et où il n'était pas complètement impassible de la faire parvenir. Dans une de vos $éau-
ces de cette année, H. Rojoget de Liste tow a rappelé des essais de ce genre faits à Taide de glaces, et mentionnés dans l'article A^ PiRTEMKNTS du Dictionnaire de Vlnàuttrxf^
ÎMiblié, en 1795, par une société de gens de ettres, article qui a été reproduit dans ^otre Bulletin de juin dernier, p. 3H. Hais les glaces sont toujours assez coûteuses et fra« giles, et Ton a dû naturellement chercher k j suppléer au moyen des surfaces métalliques Tel a d'abord été l'objet d'un brevet (tris, en 18&^, par M. Jacquesson, pour 'éclairage de ses magnifiques caves à vins de Champagne, h Cbâlons-sur-MarDe (département de la Marne) , comme le fait voir la description qui en a été également donnée dans le BiUletin précité. Une application analogue a été faite depuis longtemps aux docks des Indes occidentales, à Londres, et Tonne peut que s'étonnerquecela n'ait pas eu lieu plus généralement, soit dans ces docks, soit dans nos entrepôts de matières combustibles ou inflammables, etc. Il restait surtout à faire cette application d*une manière générale à nos habitations, aux usines, etc.; tel est l'objet des réflecteurs de M. Troupeau, a Ils ont pour but, comme Texprimeson prospectus : « 1' de procurer du^ jour dans c des localités (passages, escalieqs, arrière- « boutiques et autres) qui ne sont pas éclairés « directement , ou qui ne le soat que d'une a manière insufusante, et de rendre ainsi « avantageuses, utilisables des localités d'un « usaçe impropre ou nul; 2* de projeter la « lumière des appareils d'éclairage et d'eu « multiplier les effets; 3* de diminuer, dans c Tun et l'autre cas, les frais d'éclairage, !es « chances d'incendie , le taux des primes « d'aSsurance; 4' d'augmenter la valeur loch « tive , et , par suite , la valeur capitale des a propriétés. »
« M. Troupeau fait observer avec raison que ces avantages sont d'un grand prix dans la capitale et dans d'autres villes où la cherté des terrains a porté à diminuer les cours e(i en général , les espaces vides , et à établir des escaliers, des passages, etc., sans éclair^e direct et sufQsant.
a Ces appareils consistent généralement en planchettes de dimensions et de proportions variables suivant les besoins , recou* vertes : 1* d'une feuille de cuivre argenté ou i)laqué, inoxydable en elle-même; 2" d*uo^ luuille de verre d'un nettoyage facile. Placées h environ 45 degrés cTincrmaison , ces f planchettes peuvent, en outre, êtrearlicuées en une ou plusieurs parties, de façon h renvoyer la lumière dans telle ou telle direction jugée la plus nécessaire. Ces appareils sont dès à présent en usage à Pans dans un grand nombre de maisons, d'usines, d'administrations, etc., où l'utilité et lac<iUvenance en ont été appréciées , ainsi qu^ plusieurs membres de votre comité ïo^^ reconnu. Nous citerons principalement 1^5 ateliers de l'imprimerie Dupont, établis* l'ancien Hôtel des Fermes^ dans un éuge souterrain où l'on se servait habiluelleo»e"t d'un grand nojnbre de lampes, qui^prc^qutL
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DES INVENTIONS
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Hite5, ont pu être supprimées, grftce à emploi habilemenl combiné des réflecteurs. « Dans i'état actuel de cetlc fabrication, » appareils sont livrés à raison de 1 fr. le éciiûètre carré (10 centim. sur 10 centim.]» iloutdort faire espérer que ce prix devienriit sasceptibie d*une certaine diminution, i, comme on doit le penser, le succès de »$ appareils va croissant, c En résumé, considérant de quel avani;e remploi de ces appareils peut être pour I commodité d*un grand nombre de nos ibilatioDS, de nos usines, etc.,
< Voire Comité des arts économiques a honneur de vous proposer : l'de remercier ■.Troupeau de sa communication; 2" de engager à persévérer dans l*élude et l'applistiuD (le ses appareils, et à y apporter tous h perfectionnements , toutes les améHoraviQsdont ils pourraient être susceptibles; ^•l( Caire connaître ces appareils par Timp-eiâuii du présent rapport dans le Bulletin ùhSociétéj accompagné d*une planche qui D donne la représentation, v
RÈGLES PANTOGRAPHES. — Nous ne ^ms pouvoir mieux faire , pour donner ne idée de cet utile instrument , que de Ber le rapport fait è la Société d*encourage^ M/ par M. Benoit, au nom du Comité aes rts mécaniques, sur les rigU$ pantographes réseiitées par M. Portaut.
< Tout procédé simple, ayant pour objet Iriaciiiter soit la réduction, soitTampliGcai^ des dessins géométriques, môme par lotnls, peut rendre des services à certaines ^cbes d*industrie, pour lesquelles ]*art il dessin est utilisé. Les règles pantogrates que M. Portaut a soumises a Tappréiatiou de la Société, bien qu'ayant pour but riocipal la réduction et l'amplification des )>os topograpbiques , sont dans ce cas.
^^si, ie Comité des arts mécaniques, que ous arez chargé de l'examen de ces instru- ^ots, mVt-il désigné pour rédiger en »n nom le rapport dont je vais avoir l'bon- »«f de vous donner lecture.
* On sait que lorsque deux polygones ^^obiabies sont posés sur un même plan ^ tDaaière à ce que leurs côtés homolol<itt soient parallèles entre eux, ce qui peut Ire réalisé de deux manières, tes droites Indéfinies que l'on imagine pour joindre ^ sommets de l'une de ces figures au ciomet homologue de l'autre, concourant u&cerlain point unique que l'on a désigné (^tts le Qom de centre de nmilitude. On sait ?^i selon la position relative directe ou *^<^ les doux polygones soit qu'ils ne 0 superposent en aucun de leurs points, ^it qu'ifs aient un point de contact, ce (^Qlre se place ou au delà du plus petit ou ^Qs rintervalle qui les sépare l'un de *uire.On sait enfin queles distances,soitdu cotre de similitude directe, soit du cen- ^ de similitude inverse au sommet homoloi^^dedeux polygones semblables concédés, ^tioujoursproportionnellesauxlongueurs ^ deux côtes homologues de ces figures.
* laissent les principes que M. Portaut
a voulu matérialiser par des règles punto* graphes, destinées à obtenir sans calcul, snns compas de proportion, sans compas de réduction, et surtout sans pantograplie, dont le prix est plus ou moins élevé, un polygone semblable à un autre polygone donne et dans un rapport de grandeur voulue. Ce rapport étant connu, M. Portant trace sur le biseau d'une règle et à partir d'un môme point destiné à lui servir de pivot, deux séries de deux divisions égales dans chaque série et observant le même rapport de grandeur que les côtés de polygones doi* vent offrir. Cela fait, si l'on suppose les deux polygones tracés et placés 1 un à côté de l'autre, de manière à ce que leurs côtés homologues soient parallèles, il est clair que si lé point du biseau de la règle choisie pour lui servir de pivot, est constamment maintenu sur le centre de similitude des deux polygones, et si la série de petites divisions est tracée et graduée sur toute la Sarlie du biseau qui, pendant le pivotement e la règle, correspondra aux divers points des petits polygones, tandis que les grandes divisions le seront sur la portion du biseau qui dans, la même circonstance passera sur les divers points des grands polygones, il est évident que lorsque le bord de la règle effleurera deux points homologues des deux polygones, les graduations des divisions correspondantes à ces points dans les deux séries seront toujours les mêmes.
«Si donc un de ces polygones est donné, et qu'il faille tracer l'autre, il suffira d'aligner le bord de la règle sur ses sommets, successivement décrire sur le biseau le nombre de divisions qui séparent chacun d'eux du centre de similitude, et de pointer, sur le papier disposé pour recevoir le polygone à tracer, le point de la même rive de la règle portant la même graduation dans l'autre sens de division. Ce point décalqué sera le sommet du polygone a tracer homologue de celui du polygone donné sur le- 8uel le bord de la règle aura été aligné, ette opération étant répétée pour tous les sommets du polygone donné, il ne restera plus qu'à joindre par des droites les points obtenus correspondant aux extrémités des divers côtés du polygone à imiter, et Ton aura ainsi dessiné le polygone semblable demandé.
cil est manifeste que, dans le cas oà lasimi* litude est directe^ le centre laissant les deux polygones du même côté, toute la partie au biseau de la règle aboutissant au point de pivotement auquel l'origine des graduations est placée, et qui ne passe pas sur le petit polygone, peut être dénuée de divisions et de graduations, que la série de petites divisions doit occuper toute la partie du biseau de la règle qui passe sur le petit polygone, et enfin que la partie suivante du même biseau qui correspond aux divers points du grand polygone doit porter la série de grande division.
« Dans le cas pour lequel la similitude est inverse^ le centre se place entre tes deux