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DICTIONNAIIIE
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polygones ; alors les deux séries de ditisions, au lieu d*âtre placées sur le biseau de la rè^le du même côté du point de la ri?e choisie pour lui servir de pivotement, doivent être situées k Topposé Tune de Tautre et graduées dans des sens contraires à partir de ce point.
« Les règles que M. Portant désigne sous le numéro i servent pour le premier cas, et ne peuvent être employées aue lorsque les côtés des polygones semblables doivent être dans le rapport de 10 & 1,5 ou à 3, à moins que ces signes ne soient de petites dimensions ; car, pour opérer sur des polygones ayant leurs côtés dans le rapport de 10 à 8, il faudrait, par exemple, une rè^le et une table de 5 mètres de longueur, si le grand polygone occupait seulement la superQcie d*uu mètre carré.
« Les rèffles è employer dans le second cas sont designées par M. Portàut sous le numéro 2 . il est manifeste qu'elles ne doivent avoir pour longueur totale que \s somme des deux plus grandes dimensions que les deux polygones peuvent offrir, quand on a rapproché les uns des autres leurs points correspondants à leurs plus petites dimensions. Mille circonstances permettent dutiliser ces règles avec avantage» quel que doive être le rapport des côtés des deux polygones semblables; toutefois la dénomination de règles paniographes ^ donnée par M. Portaut à ses règles pivotantes, paraîtra peut-être ambitieuse, puisqu'il est vrai que pour chaque rapport voulu entre les longueurs des côtés des deux polygones^ il faut se servir d*une règle spéciale: les dessinateurs devront donc avoir un assortiment de règles pivotantes; et, quelque nombreux qu'ils soient, ils ne pourraient pas en déduire les réductions ou les amplifications è jour dans les proportions intermédiaires, outre celles que les règles de l'assortiment emportent, tandis que le même pantograpbe sert è réduire ou à amplifier un dessin dans toutes les proportions imaginables, problème à la solution duquel le compas de proportion et celui de réduction peuvent être aussi appliqués dans tous les cas. « Cependant, comme les règles pivotantes dont il s'agit sont d*un service fort simple, comme chacun peut les utiliser pour son usage c'est-à-dire les diviser, les graduer, et y fixer, au moyen de vis à bois où autrement, la douille de pivotement ou lame mince de cuivre percée a'un petit trou, donnant passage à un axe de pivotement en forme de piquoir pour arrêter la règle sur la table ou sur le carton od sont collés le dessin original et la feuille de papier qui doit en recevoir la copie réduite ou ampliflée, votre Comité des arts mécaniques vous propose de remercier M. Portaut de sa communication, et de faire insérer dans le Bulletin le présent rapport accompagné d'un dessin représentant les deux règles que ce géomètre du cadastre a mis sous les yeux de la Société.
« Signé ïiK'notT, rapporteur. »
Rapport fait par M. Le chatetlieraunomûu tomité des arts mécaniques sur le maré* graphe de M. Chazallon construit fv M. Wagner.
« L'appareil soumis k la Société (Titicov. ragement a été appliqué par M. Cbazalloo, ingénieur hydrographe, à l'étude des phénomènes des marées. Sans entrer ft ce sujet dans des détails d'un intérêt exclosivemeot scientifiaue, le Comité dos arts mécaniques doit rendre comptée \a Société de l'heureuse application qui a été faite par ce savant ingénieur des moyens mécaniques destinés a enregistrer par le tracé d'un diagrmmt les observations des phénomènes naturel à la nature des marées, et que H. Wagner neveu a réalisée sur ses indications par la construction de plusieurs appareils. Le phénomène des marées présente de très-grandes variations; la grandeur de la marée varie de 20 mètres à 1 mètre suivant les localités: tantôt elle atteint rapidement et perd atec une égale rapidité son niveau le plus éleré; tantôt elle se soutient pendant longtemps k une grande hauteur. Les ondes principales sont les compagnes d'ondes intermédiaires séparées par des intervalles très-différenls. Il y a donc là un phénomène très-complet et très-variable, oui se complique par Tagitation superficielle de la mer, qu'il importe d'observer d'une manière très-exacte, soit au point de vue dé la mécanique céleste, soit au point de vue des travaux hydrauliques à exécuter è la mer, soit pour la navigation aux abords des côtes et h l'entrée des ports. « Il y a longtemps déjà qu'on a songé à employer des moyens mécaniques pour les observations des marées. A l'époque du creusement des bassins de Chernourg, ou disposa un flotteur dans un puits communiquant avec la mer dans un canot étroit et dans l'intérieur duquel l'eau avait ^perdu son agitation superQcielle; on fit agir ce flotteur sur une sorte de compteur dont les aiguilles indiquaient à un instant quelconque la hauteur de la mer, et qui laissait, au nioyen d'un petit index, la marque des iudications maxima et mtntma.
a Vers 1833, un ingénieur anglais construisit un sjrstème analogue ; mais, au mojen d'un petit cylindre mis en mouvement par un mécanisme d'horlogerie, on avait sur la surface du cylindre la courbe des marées tracée nar un crayon et réduite è un vingtième. M. Chazallon a conçu et M. Wagner, sur les indications de M. Chazallon, a réalisé suruu principe analogue un mécanisme très-complety qui permet d'enregistrer avec une net* teté très-remarquable tous les détails du mouvement delà mer. Cet appareil fonctionne depuis plusieurs années dans oos principaux ports. L'appareil se compose:
1* d'un cylindre horizontal eu métal recouvert en drap et sur lequel on enroule um feuille de papier bien tendue; S* d*un mécanisme d'horlogerie qui fait tourner le cy lindre; 3* d'une forte règle correspondante la règle supérieure et sur laquelle roule un chariot; 4* du chariot indiqué ci-des:^u$ qui