‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 162 sur 209 · RO · texte numérisé non relu

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DlCTIONKàlRE

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greneries entailles de division du levier; la partie supérieure de ce crochet est garnie de deux petites roulettes decuivrequiy au moyen d*un mécanisme Irôs-ingénieux, .viennent , lorsqu'on en a besoin , s*appujer sur le levier , enlèvent légèrement le poids curseur au-dessus des divisions, et laissent ensuite la faculté de Tavancer ou de le reculer facilement sans qu'on coure le risque d'en« dommager aucune des divisions; deux petites altdudes ou index , qui dépassent ces poulies de cuivre, indiquent le moment où le trancbant du couteau est exactement eu face d'une des divisions , afin qu'on ne l'y fasse desceuilr^ que lorsqu'il est bien vis*à-vis pour ne riéti endommager. Les trois poids supplémentaires , dont il a déjà été parlé, pesant chacun 10 kilogrammes tV», sont de forme à peu près pareille : le pre^* mier seul a un crochet fait en fourchette, ajusté de manière à pouvoir se mettre aisément sur le couteau extrême du grand évier; les deux autres ont de simples crochets , et peuvent s'accrocher l'uu au-dessous de l'autre, leur poids étant égal. 11 résulte de ce genre de construction que l'on a une romaine qui se trouve suspendue dans une longue chape, et qui porte une aiguille longue comme on en voit aux {balances ; que te poids curseur mis à son point de dé« part fait équilibre à cent kilogrammes de marchandises , et gue, porté à l'extrémité du grand levier, il fait équilibre à trois cents kilogrammes , en ramenant le poids curseur à son point de départ ; en suspendant le premier poids supplémentaire au couteau extrême , l'on a encore l'équilibre de trois cents kilo^^rammes. Le poids curseur amené à l'extrémité du grand levier procure équilibre pour cinq cents kilogrammes : on ajoute ensuite le second poids supplémentaire au premier, on ramène le curseur k son point de départ , et Ton a alors l'équilibre de cinq cents kilogrammes.

Le poids curseur ramené de rechef à l'extrémité du grand levier, fait équilibre à sept cents kilogr.; ou place le troisième poids supplémentaire , on remet le poids curseur h son noim de départ et l'un a le même équilibre (le sept cents kilog., qu'on porte jusqu'à neuf cents en poussant le curseur jusqu'à l'extrémité de sa course : d'où il résulte que par une simple addition de poids , on uiultiplie l'usage de celte romaine au point de pouvoir y faire un plus grand nombre de pesées qu'il serait possible de se procurer, puisque , suivant les constructions usitées, on ne leur faisait que deux points de suspension différents , et que , d après ce prin** cipe, celte dont il est question, au liou de peser depuis cent jusqu'à neuf cents kilo* grammes , n'aurait pu peser que depuis cent jusqu'à quatre ou cinq cents kilogrammes tout au plus , ce genre de construction ne permettant pas de pousser les pesées plus loin que quatre ou cinq fois la première ; encore pour cela il aurait fallu y ajouter une chape de suspension de plus , et y faire une seconde échelle de division. La première

n'aurait guère marqué que de kilog. eo kilog. et la seconde de trois en trois ou di cinq en cinq kilog., au lieu ciue celle dont il est question indique toutes les pesées d^ puis la première jusqu'à la dernière par demi-kilog. ; ce qui met dans le cas de peser avec une exactitude plus grande qu'on ni pu le faire jusqu'à présent. — L'auteur a ei dessein de donner à la romaine de son jrvention la même sensibilité que pourrait avoir une bonne balance de commerce assez forte pour porter le même poids. Avec m instrument de cette espèce, ou ne peut faire d'erreur que d'urie demi-livre sur trois mille livres, ce qui ne fait pas la six millième partie de la pesée. Pour parer à tous les incooté* nients des anciennes romaines. M. Fourché a ajouté à celle-ci un étrier suspendu à une chaîne qui sert à porter la grande braDche du levier lorsqu'on décharge le plateau oa le crochet de suspension, et il a marqué sur toutes les pièces essentielles de sa romaine les poids qu'ils doivent peser^ afin que, par la suite des temps, la rép^aration en devleane plus facile, et qu'on puisse d'ailleurs la Té^ rifier aussi souvent qu'on le désire. II a aussi indiqué le long de son échelle de division, sur trois points différents, les valeurs de son échelle en raison des \K)ids supplémentaires suspendus au tK)ut du levier. Pour ne faire aucune erreur à cet égard, et rendre la manière de compter plus facile, il a réglé la course de son poids curseur de manière à augmenter successivement de deux cents en deux cents pour chaque poids supplémentaire. Cette nouvelle romaine a valu h Tauteur une médaille d'argent. 5o* ciété (Tencouragemeni, an Xill, p. 3, pi. 10, et £ti7rédV^onnfur, pagel79(l). — Voy Bâlaîic». ROTATION DE LA TERRE. Voyez Afrno-

HOMIB.

ROUES. — Roue a double vonce. Intention de M. C, Albert, — Ce nouveau treui) est formé de deux roues parallèles, placées sur le môme arbre et liées entre elles, non-seulement par huit doubles croix de Saint-André, mais encore par un nombre suffisant de marches ou fuseaux soutenus par des la** quets engagés à mi^bois, dans chacune de ces mêmes marches. Sur le devant de la roue, à droite et à gauche, deux poteaux à échelons soutiennent une cabane dont le plancher, élevé horizontalement à la hau* teur de Taxe, reçoit les ouvriers qui, lors du travail, se placent, l'un à côté de l'autre, sur les fuseaux,, à environ quinze poucei au-dessous de la ligne horizontale; ils jiosent leurs mains sur la roue , comme s*il$ montaient à l'échelle; ils marchent extérieu* rement, sans cependant changer de place, et font ainsi tourner la roue. Ils sont pourvus de bretelles (comme les porteurs de braacards), lesquelles, attachées au plancher de la cabane^ leur servent de point d'appot. Près des fuseaux, presaue sous les pieds àt l'ouvrier, est disposée une traversa de iiort B laquelle sont adaptées des bascules; «J5 manière que si l'ouvrier y pose le pied, H

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