‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 164 sur 209 · ROI · texte numérisé non relu

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rouge h polir en traitant/ par des latages et des pulvérisations répétées, Toiyde de fer résultant de la décomposition du bulfate de fer dans la fabrication de l'acide nitrique. Mais ces procédés, d'ailleurs très-pénibles, ne sont point généralement en usage, et la jilns grande partie du rouge h polir qui entre dans Te commerce, y e^t fournie par des nersonnes qui possèdent le secret de sa fabrication, et qui en font monter le prix à quinze ou vingt fois sa valeur réelle. 11 est un grand fiombre d^artistes qui, par leur position, tireraient un avantage'cerlain en fabriquant eux-mêmes ce rouçe, dont ils fout une assez 4$rande consommation, car à la modicité du prix se joindrait encore l'important avantage de pouvoir toujours s'en procurer de la même qualité, la différence entre les ^espèces de rouges purement métalliques ayant pour i^use principale les différents degrés d^oxydation du métal. On connaît un très-grand nombre de procédés pour faire passer le fer à Télat d oxyde rouge ; niais la plupart sont compliqués, et exigent lies soins délicats ou des dépenses qu'il est toujours avantageux d*éviter dans les arts. La décomposition immédiate du sulfate de fer (couperose verte) par lé feu est sans clouta un des moyens les plus simples à J'aide desquels on peut se procurer l'exyderouge de fer; mais» outre qu'il est très-péfiibie, rebutant et même dangereux par les vapeurs suffocantes d'acide sulfureux qui se dégagent pendant l'opération» on n'a pas là liberté de fixer à volonté Toxydalion du métal au point où, pour ses différents emplois, il pourrait être nécessaire de le faire; on n'a jamais qu'un oxyde de même nature, un rouge de même qualité. 11 pouvait donc être utile de trouver un moyen simple, peu dispendieux et à la portée de chacun, de faire du rouge à polir de toutes liortes de qualités, c'est-à-dire de pousser Voiydation du fer graduellement depuis le noir jusqu'au rouge le plus éclatant. Si l'on met dans une terrine tres-évasée une couche lie limaillede fer, etqu'onla recouvre par une légère couche d'eau, celle-ci se décompose assez rapidement et le fer s'oxyde; si Teau était pilis abondante, l'oxydation se ferait

{ilus lentement, parce qu'il parait que dans e premier cas l'oxygène de Tair est absorbe et probablement aussi l'acide carbonique, comme l'a observé H. Fourcroy» Si on laisse dessécher le mélange, toutes les parties s'agglutinent, et l'on ne parvient pas à son but; mais si l'on a soin de toujours entretenir le même degré d'humidité, le fer ne tarde pas à passer en partie h l'état d'oxyde noir, surtout si l'on sépare de temps à autre, ])ar des lavages, l'oxyde qui s'est formé. On voit que ce procédé n'est qu'une légère modification de celui employé par Lémery, jtour faire son élbiops minéral. On aurait â»ans doute pu employer d*autres moyens pour $e procurer cet oxyde noir; mais il s^gissait au moyen le plus simple, et c'est évidemment celui-ci qui exiue le moins de soins et de dépenses. XorsqiTon a recueilli

une assez grande quantité d*oxyde uoir, ii suffit de l'exposer à l'action simultanée du feu et de l'air pour en augmenter Toxydation. Et comme dans ce cas le contact le plus parfait de l'oxyde et de l'air est essentiel, on |)arvient à 1 opérer d'une manière assez complète et assez uniforme, en agitant l'oxyde chauffé à un certain degré dans un vase bien fermé, où l'on a laissé une cer* taine quantité d'air. Suivant les quantités de ces deux corps, l'oxygène de l'air peut être complètement absorbé, et, en employant la détermination de ces quantités, on pourrait toujours fixer d'une manière assez précise le degré d'oxydation du métal, cet instrument formant un véritable endiomètre. Je me suis convaincu par expérience, ditU. Cuvier en terminant ses observations, que, lorsque cet oxvde est arrivé au rouge violet, c'est le degré ou il est le plus propre à polir l'acier trempé ; à mesure qu'il se pénètre d'une plus grande quantité d*oxysèae, il devient toujours plus divisible, et alors il peut être employé a polir les substances plus tendres. (Société d'encouragement , an XI, p. 21 ; et même société, t. Xll, p. 319; et Société pki* lomatiquCf an XI, p. 150.)

RoL'GE i>*Andiiinople. — Perfectionnement de MM. Heilmann frères et compagnie.— Cette maison est la première qui ait imprimé en rouge d'Andrinople ûes chiles fond blanc, [)erses, foulards, etc., de la plus belle exécution. {De Vindustrie française^ par M. Jouy.) Voy. Garancb.

RouoE VÉGÉTAL UQOiDE. — InvcntiondemO' demoiielle Goubet. —- Ce rou^e liquide se coinpose de quatre onces d'esprii-de-vin rectifiéà trente-six degrés, de deux onces d'eau distillée, de vin^t grains carmin première qualiléi de dix grains d'ammoniaque liquide, de six grains d'acide oxalique, de six grains de sulfate d'alumine, de dix grains de beauuje de la Mecque. L'esprit de vin et l'eau distillée sont mêlés ensemble ; on y ajoute ensuite l'adde oxalique, l'alumine et le baume de la Mecque; on agite le mélange, on lient la bouteille à une douce chaleur cinq à six heures pour faciliter la dissolution du heaume par l'alcool; on filtre la liqueur, on met le carmin dans un mortier de verre, on verse par dessus l'ammoniaque, on broie bien et on verse peu à peu la liqueur en continuant de broyer. On met le tout dans une bouteille, on agite le mélange, on laisse reposer dix minutes, on décante la liqueur ; le rouge est fait: on le conserve en bouteilles bien bouchées. Pour se servir de ce rouge on açite la bouteille, on v trempe un peut

fnnceau à plume ou le bout du doigt, on 'étend légèrement sur. les parties que Ton veut colorer; ensuite on' en remet un peu aux endroits qui doivent être plus vils ; de cet emploi il résulte un coloris superbe, imitant jparfaitement le naturel. Ce rouge s'identiue tellement avec la peau, qu'il w se détache même pas, lorsqu'on s'essuie peudant la transpiration. {Brevets non pubtiti.) ROULEAU A BATTRE LE BLÉ. — Intcidm de M. de Puymaurin. — Dans presque tous

lias

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