‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 166 sur 209 · SAT · texte numérisé non relu

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)Kiu voir faire une piqûre instantanée, snbite, c»t moe iDar un ressort en caoutchouc tuIcanisé d'une griindo simplicité; il est en tnême temps facile à' remplacer' s*il rient à manouer. Pour que ia peau soit aisément {lercee, et pour que les tissus sous-jacents ne soient pas attaqués par la lancette, Tap-

S»areil qui porte celle-ci sert en môme temps I faire une Tentouse qui soulève la peau dans le point où Ton veut laire la piqûre ; e*est encore un ressort en caoutchouc vulcanisé, aussi simple que le premier qui remplit cette fonction. Pour comprendre comment il agit, il faut voir fonctionner Tinstrunent ou*au moins en avoir la description et la Qgure.

^ L*npf)areil entier opère donc à la manière u*une ventouse scarifiée; mais cela ne serait |>as suffisant ; ia piqûre une fois faite, il faut qirello donne un écoulement de sang : pour arriver à ce nouveau résultat, d'autres petites ventouses sans lancette et confectionnées de la même manière sont appliquées sur la piqûre, et pour peu que la pointe de la lancette ait rencontré quelques vaisseaux, on peut tirer du sang autant qu'on en désire. Chacune des ventouses est de plus calibrée, en sorte qu^on règle pour ainsi dire à Tolonté )a quantité de sang que Ton obtient; je regrette cependant que pour arriver à ce xésultat il faille que fa lancette ait trouvé quelques vaisseaux suffisamment forts, mais cela n'arrive pas toujours ; eu moyenne, pour tirer une quantité de sanç assez considérable on est quelquefois ooligé de faire un certain nombre de piqûres, il est bon, même, sous le rapport médical de faire plusieurs piqûres. L'inflammation locale qui en résulte agit comme un puissant révulsif de quelque durée et vient souvent aider puissamment aux effets de la saignée elle-même, c'est un des avantages que les sangsues ont sur les saignées. r

L*instrnment est simple, peu coûteux; sous ce rapport il doit être convenable, niais son emploi n'est pas aussi facile qu'il peut le paraître. D'après ce que je viens de dire , la saignée se compose d'abord de l'application plusieurs fois répétée delà ventouse scaritiée et ensuite de l'application successive de plusieurs ventouses destinées à tirer du sang; tout cela demande du temps et de la dextérité, et aussi une certaine habitude de l'opérateur. Je crois môme qu*il est bon qu'il soit aidé, pour qu'on puisse laver les ventouses à mesure qu'elles ont servi une première fois, si on est obligé de les faire servir une seconde; l'inventeur prétend que ce n'est pas nécessaire, que la même ventouse peut servir plusieurs fois sans être lavée. Cette pratique demande du soin et de l'intelligence ; je le répète, je jiense qu'il faut môme que la boite soit ] emplie de plusieurs lancettes toujours en bon état, aQn que si l'une manque, une autre soit toujours prête ; cela augmentera le prix, car la lancette est ce qu'il y a de plus cher. De plus, la lancette jointe à la 'boite qui a été déj^osée h la Société n'est pas suffisam*»

ment solide ef elle a besoin d'être perfco* fioonée, ce oui est facile do reste ; tout c*li augmentera bien le prix de Tappareil. uiâis ne le rendra pas tellement dispendieni qu« soti emploi , dans beaucoup de circonstances, par exemple dans les campagnes, par un praticien, ne puisse remplacer rappji. cation des sangsues vivantes.

L'appareil a été essayé dans les hôpitaux de Pans, et il y a bien fonctionné ; et [or son moven on a pu mesurer exACtenient h quantité de sang qu'on a tiré du malade» ce qui est un grand avantage.

En me résumant, je pense que cet inslrument, entre les mains d'un praticien habile, peut avantageusement suppléer les sangsues clans beaucoup de cas ; actuellement où les bonnes sangsues deviennent rares, ou celles qu'on trouve chez les phano&elens les plus honnêtes ont été nourries souvent avec du sang et môme ont déjà senri à l'emploi chirurgical, et, par ces raisons diverses, sont peu avides de sang, je pense que l'appareil sera préférable à ces mauvaises sangsues. Quant aux personnes auiquelles l'emploi des san^ues qui ont déjà servi répugnent, et qui craindraient quil n'y en eût dans celles livrées à l'emploi chi* rurgical , elles trouveront préférawe sans aucun doute l'appareil de H. Alexandre.

A ce sujet je crois aue quelques personnes font profession de 1 appliquer lorsqu'elles sont appelées à le faire. (Voir les BulUiim de ta Société d'encouragement^ année I8M.) ^ SAVON. —Ce corps est le résultat de Taction d'une baee^ le plus souvent a<ca(îae,sur un corps {^r(M d'origine végétale ou animait. Le savon parait avoir été connu des Egyptiens et des Hétireux. Pline en -fait mention sous le nom de sopo, et attribue sa découverte aux Gaulois. Celui que fabriquaient les Germains était très-recherché à Rome du temps des empereurs. Les Romains pra* tiquaient aussi cette industrie, car on a découvert dans les ruines de Ponipéta,* ensevelie en 79 sous les cendres du Vésuve, un atelier complet de savonnerie» avec ses dif* férents ustensiles et d(*s baquets pleins de savons, dans un très-bon état de conservation, bien que sa préparation remoiuâtà plus de dix-sept siècles.

On peut partager les savons eu deux grandes classes : les savons solubles dans l'eau, ce sont ceux de potasse» de soude et d'ammoniaque; et les savons insoJubles, oui sont formés par les autres oxydea métalliques. Les premiers sont seuls employés iians l'économie domestique. Ou sait qu il) servent au nettoyage des vêtements, au dégraissage des tissus ou de$ fiU de laioei au décreusage de la soie, enfin aux soins de la propreté. Les savons solubles sont de deui sortes : les savons durs ont pour base U soude; ils se préparent avec l'huile d'oJives, le suif et diverses graisses. Eu France, e» Italie et en Espagne, c'est l'huile d*olivei de qualité inférieure qu'on emploie le pfu> souvent; on jT ajoute toujours une certui:» quantité d'huile de graines, qui rcud.cofuu^

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M dit, la eoQfie da saron donce en dimî- Buaot sa coDsiataDce. Pour la préparation da stTOO blanc, on einploie les huiles les noios colorées. En Angleterre, dans le nord de TEurope et de J'Amériqae, à défaut d'huile d*oli?es, on emploie le soif on les graisses animales. Les 9a9an$ mau$ se prépareot an mojeo des haïtes de graines, telles que celles de chèneTis, de lin, de colza, de sésame, etc. On fait aussi, au moyen de rajreii^, un saroo mou pour l'usage de la toilette. Les huiles de graines se distinguent en ktiiiei ehaudeg et kuiltê froides ; ce qui signifie que les premières se figent a une température moins basse que les secondes. Ilaos le nord de la France on emploie les huiles froides à la préparation des savons BOUS, lesquels sont ^néralement colorés en tert ou en noir, soit à Taide de Tindigo, soit au mof en du suliale de fer et de la noix de galle.

Les savons à base de soude et de potasse sont très-solobles dans Talcool bouillant, qui est leur féritaUe dissolvant ; l'eau pure les dissout aussi, surtout h chaud, pourvu que la auaotiié d'eau ne soit pas trop considérable. Lorsqu'on ajoute en effet un pmod eicès d'eau à leur dissolution, le savon est décomfiosé : il se précipite une matièm nacrée, douée de beaucoup d'éclat ; c*est un savon avec eicès d'acide gras, tandis qu*uoe portion de l'alcali reste lit>re Oo sait que les eaux calcaires et les eaux sélénileuses, c'est^-dire celles qui contieooeul du carbonate et du sulfate de chaux en dissolution, comme l'eau des puits de Psaris, l'eau d'Arcueil, etc., forment avec le aavon des dépôts blancs, floconneux et comme caillebotés : ces eaux sont, par suite, impropres aux savonnages ; oo dit vulgairement qu'elles ne prennent pas le savon ; ces dépôts sont des savons calcaires résultant de la combinaison des acides gras avec la chaux. On rend ces eaux pro- |ires au savonnage en y ajoutant une petite quantité de cristaux de soude (earbonaU de M9mde erieUdlie^^ lesquels précipitent la chaox à l'état de carlionate calcaire ; l'eau claire qui surnage au bout d*un certain teuius prend le savon et peut servir même, â défaut d'une eau plus pure, à la cuisson des légumes.

L*aete de la formation d'mi savon, comme résultat du contact d'une matière grasse avec un alcali, est désigné sous le nom de MmpQmfkaiùm. La théorie de cette opéraaion a été pendant bien longtemps erronée. ^Test à H. Cherreul qu'on doit d'avoir dissipé les épaisses ténèbres qui la cachaient «ttx yeux des anciens chimistes ; c'est lui €§au dans une série d'admirables mémoires, •lai n'exigèrent pas moins de douze années «Je travaux assidus, dévoila la véritable nature des corps gras et celle des savons. Bx- ^losoifs d'une manière sopmaire la théorie «le la saponification, telle qu'on la conçoit aujourd'hui.

L.es huiles fixas et les graisses peuvent ^tre considérées comme de^ mélanges en

proportions variables de certaines substances org^niçiues neutres, d'une composition définie et invariable. Les plus communes de ces substances, celles qui constituent la plupart des corps gras, sont: la stéarine (Foy. Bougie), la margarine et l'oléine ; la première se rencontre particulièrement dans les corps gras d'origine animale ; les deux autres constituent la plnpart des matières grasses végétales, et elles existent aussi, conjointement avec la stéarine, dans celles qui proviennent des animaux. Or, lorsqu'on fait a^r un alcali caustique sur Tune de ces matières, elle est décomposée, surtout si l'action s'accomplit à la température de l'ébullition de l'eau ; elle éprouve un véritable dédoublement, et elle se transforme d'une part en un acide gras qui s'unit à l'alcool pour former un savon, d'autre part en une substance particulière qui reste en dissolution dans l'eau, au milieu de la-

aiielle la saponification s'accomplit. Cette emière substance se distingue par une saveur sucrée, qui lui a fait donner par Sclieele, qui l'a découverte, le nom de principe doux des huiles : on la désigne maintenant sous celui de glyeérine. L'acide gras qui s'est formé est l'acide stéarique, Pacide margarique ou l'acide oléique, selon qu'il provient de la stéarine, de la margarine ou de l'oléine. Ainsi le savon de Marseille, lait avec ITiuile d'olives et la soude, est un mélanine d'oléate et de margarate de soude. Le savon de ITindtar, qu'on fabrique avec le suif, contient, outre ces deux sels, du stéarate de soude; de plus, les savons» même les (flos secs, renferment ton* jours une forte proportion d'eau.

L«s principales opérations d'une fabrique de savon sont les suivantes : 1* préparation des lessives caustiques; S* empâtage de l'huile; 3* relargage de la pdie eapanilUe: 4* ooctîon du savon ; 8r roadrage (ou moyen de marbrer le savon); A* coulage du savon dans les mises ou caisses ; 7* division du savon en gros pains et sobdivisions de ces derniers en barres. Dans le cas où l'on fabrique da savon blanc, le madrage se trouva supprimé. On emploie, dans le courant de la fabrication, deux sortes de lessives : l'uue est caustique et ne contient que de la soude pure; elle sert k l'empâtage de l'huile; l'autre contient du sel marin, et a'emploie pour le reiargage et la coction du savon. La pre* mière s obtient en ajoutant à la soude artificielle, aussi exempte que passible de sel marin, le tiers de son poids de chaux éteinte et en lessivant le méjange dans des bassins en maçonnerie appelés birqmeuxs l'autre eu remplaçant une pactie de la soude ordiuaire

Br de la soude salée, contenant au moins centièmes de sel marin.

Le savon se fabrique à Marseille dans de grandes chaudières à parois inj^linées en briques et k fond de cuivre, pouvant contenir jusqu'à 12,000 ktlogr. de savon qu'on y fait à chaque opération. L'huile d'olives, toujours mélangée d'une certaine quantité d'huile de moindre taleurAélanlYt^r^e dans

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