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SOUFFLERIE (Machines soufflantes.)''Les fuachines soufBantes servent, comme leur nom l'indique, h lancer l'air destiné à alimenter les feux et fourneaux métallurgiques, et dans quelques cas à l'aérage des mines. Nous allons décrire ces machines en commençant par les simples et les plus anciennes.
Dans les forges pyrénéennes où l'on dispose généralement d'un excès de force motrice, on emploie presque partout, pour machines soufflantes, des trompes, ainsi qu'on les nommée Cette machine se compose de deux arbres verticanx forés, qui plongent inférieurement dans une caisse de forme variable, et qui aboutissent par le haut à un réservoir, où afflue un courant d'eau. Les arbresi de forme carrée ou cylindrique,
sont munis à leur partie supérieure d'entonnoirs évasés, qui descendent dans leur intérieur et que l'on peut fermer ou bien ouvrir plus ou moins à l'aide de tampons en bois*. Ces entonnoirs, un peu au-dessous de Textrémité supérieure oes arbres, ont un étran-
Î(lement ou étranguillon^ autour duquel 'arbre est percé de plusieurs trous, appelés aspirateurs. La colonne d'eau qui traverse l'étranglement et qui entraine l'air fourni par les aspirateurs, vient heurter, dans la caisse inférieure, un fort madrier, appelé le tablier^ sur lequel elle se brise en laissai dégager l'air qui adhérait è ses filets. L'air accumulé dans la caisse suit un tuyau flexible de peau de mouton, pour se rendre à la base du fourneau, qui consiste en un tube de fer portant le nom de bourctce. L'eau alimentaire s'échappe de la caisse par une ouverture.
. Au lieu de régler la quantité d'eau débitée par la trompe au moyen de tampons en bois qui ferment plus ou moins l'étranglemeni, on adapte quelquefois au canal une vanne mobile, percée dans sa hauteur d'un trou qui remplit l'office d'un aspirateur. Une trompe bien établie ne rend que 10 n.
100 d'effet utile.
Il y a deux siècles, on se servait généralement, en Europe, de doubles souiuets en cuir analogues à ceux que l'on voit encore dans lés forges de maréchaux. Plus tard on remplaça le cuir, qui s'usait assez rapidement , par des plateaux en bois munis de ressorts, et au lieu d'un seul soufflet, on en mit deux pour régulariser le vent. Ces machines, quoique fort imparfaites, firent faire un grand pas à la métallurgie, et sont encore employées sur le continent dans un grand nombre d'usines à plomb, à étain, ei de feux de forge ; on leur a donné le nom de soufflets pyramidaux. L'effet utile des soufflets pyramidaux est de 0,25 à 0,30 de la force existant sur l'arbre des camés.
Après ces soufflets, on a employé, et oxt emploie encore dans quelques eiidroits, des caisses rectangulaires en bois, munies sépa* rément de clapets s'ouvrant du dehors au dedans, et dans lesquelles se meuvent des
Instons en bois sarnis de liteaux à,ressorts; 'air s'échappe oe' ces caisses par'des sou* Sapes placées en sens contraire des précéenles, et se rend par un tuyau dans le porte-vent ou dans, le régulateur (!)•
De là aux machines soufilantes a pistons, que l'on emploie généralement aujourd'hui, à cylindre alésé en fonte et double effet, il D*y avait qu'un pas. Représentons-nous un cylindre alésé en fonte, dans lequel se meut un piston dont la tige traverse le couvercle dans une boite h étoupes, et vient se ratta* cher à un parallélogramme articulé {Tvy. Machines a vapbua, Vinvention de WoltU qui termine- un balancier mû par un moteur quelconque. L'air est aspiré au-dessous du piston par trois soupapes, et au-dessus par deux autres soupapes ; il est ensuite refoîiK
(i) KofV le Dfcllofifiatrv des Arts et MuMmfaesmm.
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