‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 173 sur 209 · SOU · texte numérisé non relu

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ftar Turiflee qoe Ceriiio une troisième soa*

Kpe daos un IuIm qaî le cooduil aux réga«» .•ors, ou bien directement au parU-^emi» A» iiëiraîr de ce tuyau se trouve une ouYer* ture qui ooDnuimqoa aTCC un petit cjliodre dont le piston, par sa tige» est lié par le mojeo de leviers coudés et de bielles à la TaWe ou venne d'arrivée du moteur (eau ou Tapeur )« de sorte que celui-ci se trouve réglé par la pression de Tair sous le piston de ee petit cylindre. Lorsque le moteur est ooe roue hydraulique et que Ton a peu de place, on dispose le cylindre soufflant an* dessus d*un arbre parallèle à Tarbre de couche de la roue, qui communique avec ce dernier an moyen d'un engrenage, et qui est lié par des manivelles coudées et des bielles a la tige du piston de la machine, dont le mouvement rectiligne est assuré par deux slissières Terticales dans lesquelles roulent des ^lets portés sur une trii^le horizontale qui, en son milieu, est filée à la tiçe du piston.

Les machines soufflantes k cylindre alésé en Conte rendent 50 i 55 p. 100 d*eflet utile, c*est-è-dire du travail transmis k Tarbre moteur.

MM. Ramus, deAigoin ( Saène-et-Loire), ont perfectionné les soufflets à cylindres. Le récipient d'où partent les tuyaux est une cave en fonte renversée, ayant les bords plonsés dans Teau ; de sorte que Tair étant fercé dans le récipient, détruit l'équilibre de Teau qui remonte k l'extérieur de ses bords. La différence du niveau de l'eau en dedans du récipient, d'avec celle du dehors, est la mesure de la pression sur la colonne d*air gui alimente le feu ; l'effet en est très* r^pilier. On a remarqué dans cette construction une heureuse a(iplication des maoivelles qui font mouvoir les pistons. Au lieu de les mettre , comme il est d'usage, dans la position verticale de l'une k l'autre, situation dans laquelle elles laissent un instant en repos la machine, elles ont été placées k angle droit ; de sorte qu'avec deux ■laoivelles qui font mouvoir la machine, Vëir subit, pendant tout le temps de la ré- Tolution de l'axe, une compression égale ; mais cette disposition ne peut être appliquée qu'k des soufflets k double effet, ou k ceux qu'on frit mouvoir par un balancier. Les auteurs emploient encored'autres récipients; on remarque entre autres : une cuve remplie d*eau aux deux tiers et placée an-dessus des soufflets ; les tuyaux qui communiquent l'^ir des soufflets au récipient traversent le fond de la cuve et débouchent au^essus de la surlace de l'eau ; le tuyau qui communique le vent du récipient au foyer est placé de même. On a renversé une seconde coTe, dont le diamètre permet d'entrer librement dans la première, sur ces tuyaux de communication. One tige placée sur le fond de la cnve renversée, passe dans un anneau et la maintient dans une position Tertîcale. La machine ainsi disposée, et les soufflets eu mouvement, si Tair s'y introduit . plus vivement qu'il n'en peut sortir, cette

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cuve se lève, et cala sans frottemeni, de sorte que son poids est la mesure juste da Ja pression qu'on donne an courant d'air dingé Ters le foyer. ( Voy. Amudes des Aris €t MammfaeiureM, )

SOUFFLET DE FORGE, SOUFFLET A £YUNDRE. Voy. SooFTLBaiB.

SOUFRE (Procédé pour rafflner le). — /n* Mfemiian de M. Michel , de Marseille.) — L'une des branches de commerce les plus intéres*

souCre raffiné.

La raffinerie se compose d'une chambre en forte maçonnerie , voûtée et chargée sur la voûte d'un massif de 1 mètre 5 décimètres d'épaisseur. Deux ouvertures de 0 mètre 3 centimètres carrés sont pratiquées au haut dé la voûte, et servent de soupiraux k la chambre ; ces soupiraux se ferment avec des portes en fer battu. Cette chambre a 8 mètres de long sur k de large ; des fourneaux avec leurs grilles, renfermant chacon une chaudière en fonte de 1 mètre de diamètre k l'ouverture, de 0 mètre 65 centimètres de profondeur, et de 0 mètre lis millimètres d'épaisseur au fond seulement. Ces fourneaux ont leurs foyers séparés du cendrier par une simple grille , et communément cbacun a un tuyau ;cesdeux tuyaux se réunissent ensuite en un seul ; des trois massib de mafonnerie élevés au-dessus dos chaudières , et qu'on peut comparer k des espèces de dûmes de fourneaux k réverbères» avec cette différence que les voûtes en sont oblonçues, et qu'elles vont en montant un peu obliquement s'appuyer sur le mur do la chambre, avec laquelle elles élabUÛent une communication par trois ouvertures pratiquées k cet effet dans ledit ouïr; de trois fietites portes carrées, ménagées sur le devant des massifs , par où on jette le soufre dans les chaudières; ellea servent aussi k retirer la crasse; de petits intervalles vides qui séparent les ioumeanx de la chambre, diminuent la chaleur qu'elle pourrait recevoir des foyers. Après avoir chargé les trois chaudières de 65 myriagrammes de soufre brut, et mis le feu aux fourneaux,, on fiât fermer, avec des plaques de fer fondu^ les trois ouvertures , ainsi que les portes de la chambre. Ces plaques de fer doivent être arrêtées avec des barres de même métal, placées transversalement, et retenues par des équerres de fer, fixées dans la bâtisse. On doit aussi les mastiquer tout autour avec une pâte d'argile mêlée de fiente. A vaut de pousser le feu, et de porter le soufre k l'ébullition , les portes des sou- |)iraux doivent être soulevées de 4 k 5 centimètres; et demeurer ainsi entr'ouvertes par le moyen d'un caillou qu'on place sur le bord. On augmente ensuite le feu , et le soufre , en passant k l'ébullition ^oane des vapeurs qui, réunies k l'air dilaté de la chambre, occasionnent un violent sdofflement; ce soufltement, qui ne manquerait pas de faire sauter la chambre , sans rie»

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DICTIOKNilIRE

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fiue des soupiraux , soulèv^^ leurs portes* qui retombent ensuite d*elles-mtmes , et se referment par leur propre poids ; il n'y a plus rien à faire alors qu'à soutenir le feu environ huit heures. Pendant ce temp, le soufre, s'élevanl h gros bouillons au-dessus des chaudières , monte en écume à la hauteur de la marche» la franchit, et tombe, après avoir traversé Tembrasure du mur dans la chambre, où il s'étend également sur le sol. On juge que le souire des chaudières est entièrement passé dans la chambre, à Taide d'une sonde qu'on introduit par un peiit trou pratiqué aux portes de fer des ouvertures. Le lendemain on ouvre les portes de ces ouvertures pour retirer les crasses

3ue le soufre a laissées au fond des chauières , on charge de nouveau celles-ci , et, après avoir enlr'ouvert, comme la première fois, les portes des soupiraux, et fermé celles par lesquelles on charge les chaudières , on recommence le feu pour répéter Topéraiion de la veille. On fait la même chose tous les matins» peudant huit jours, au bout duquel temps les différentes couches de soufre qui se sont accumulées dans la chambre lorment une épaisseur de 0 mètre 3 centimètres, et plus, d'un soufre étonnant [)ar sa qualité et sa couleur. La seule précaution k

{^rendre dans cette opération, c est d'ouvrir es espèces de soupapes des soupiraux. L'on comprend aisément que, sans cette issue', les vapeurs du soufre et l'air dilaté de la chambre occasionneraient une explosion terrible. Par ce procédé, la totalité des corps étrangers ne pouvant s'élever avec l'écume du soufre qu'on tire de la chambre est, à l'état de matière première, parfaitement pure, d'un degré de couleur et de beauté auquel il est impossible de rien ajouter. (Breveti publiés ^ 1820, tome IV, page 178>

pi. 8.1

^ STÉNOGRAPHIE (de mvfhç 7/»ft?iS, écriture

éir^itty serrée f abrégée). — Toute écriture abréviative est une espèce de sténographie; mais ordinairement on entend par cenom l'art d'écrire aussi vite qu'on parle, avec d'autres caractères que ceux de l'écriture usuelle. L*iDvention de caractères spéciaux, formant une écriture aussi prompte crue la parole , n'est pas aussi ancienne qu on le Droit : elle suppose un état de civilisation déjà avancée. Diogène Laërce nous apprend que Xénopbon écrivait par signes, qu'il se servait de la séméiographie nour recueillir la parole de Socrate et des pnilosophes qui se réunissaient dans les jardins d'Acadé- Hius. Cette manière d'écrire a passé d'Athènes à Rome. Cicéron eut un affranchi nommé liront qui recueillait ses discours avec des notes que nous connaissons sous le nom de notes tironiennes ( Yoy, Tacht- GOApaiB). Ptutarque , dans la Vie de Caton iVUtigue^ rapporte comment fut conservée la harangue que Caton prononça dans le sénat, à répoque de la conjuration de Catilina: Cefour^là Cicéron avax^^ disposé^ dans la salle du sénuif des élèves fut', d'ufM main légère^ êrupuitnê eeriaines noies et abréviations gui^

en peu de traits^ valaient et représentaient beaucoup de lettres. Les notaires ^ ainsi que leur nom (notant) l'indique, se servaient de notes pour écrire plus vite les conventions des parties et les dispositions testamentaires. Sénèque composa, h ce qu'on dit, une espèce de dictionnaire des roots les plus usités de la langue latine, représentés pàt des figures arbitraires , n'ayant aucun lien commun entre eux. Le nombre s'en élevait k plus de 4,000. Ce dictionnaire ne nous est pas parvenu ; le fait ne peut donc être vérifié; mais il nous paraît peu vraisemblable. Quelle mémoire eût pu retenir tons ces signes, s'ils n'eussent été formés des mêmes éléments?

Les notes tironiennes nous ont été transmises parPierre Diacre, moine du mont Cassin ; plus tard, en 17M, un Bénédictin, dom Charpentier, publia l'alphabet tirohien, suivi du texte latin capitulaire de Louis le Dé^ bonnaire, écrit h 1 aide de ces notes. Oo peut juger, en voyant cette écriture , de ce qu'était l'art tironien, et en général, l'art abréviatif chez les anciens. 11 n'est pas présumable (qu'avec des figures aussi compliquées on ait pu suivre une parole bien rapide; mais la langue latine étant plus articulée ,

S lus cadencée que la langue française , le ébit de l'orateur romain devait être plus lent, et laisser plus de temps au sténographe.

Dans les républiques de l'antiquité, et particulièrement d^ns la république romaine, on n'attachait qu'un médiocre intérêt h la reproduction des discours prononcés devant le peuple assemblé. La parole de l'orateur n'avait guère d'action au delà de la place publique, où se décidaient les affaires les plus importantes. D'ailleurs, les moyens de publicité manquaient. L'usage de la sténographie fut donc restreint dans ces républiques. Ce n'est que depuis .la découverte de Timprimerie que l'utilité dé l'écriture sténographique a pu être mieux appréciée. L'art de produire les discours improvisés, répé* tant au loin les accents de la tribune, fut merveilleusement sècoûdé par ce puissant moyen de publicité. Le besoin d'une écriture rapide se flt beaucoup sentir dans les pays où l'établissement du gouvernement repf é-* sentatif ouvrait une nouvelle arène à la lutta des partis, à l'éloquence narlementaire ; aussi est-il à remarquer que la sténographie était pratiquée eu Angleterre lougiemps avant qu'elle fftt connue en France. Un d^

Sremiers ouvrages de ce genre qui parut eu rance fut la Tachéographie de Charles Ramay, Ecossais, imitée du procédé graphique de Shelton, et publié en 1681, avec une dédicace à Louis XIV. D'après ce procédé , les voyelles sont indiquées par la place que les consonnes occupent» ce c^ui empêche leur liaison, et ne permet d'écrire que par sylla* bes détachées. Un siècle après, en 1786, Taylor, convaincu par des tentatives infrue* tueuses que, j;>our parvenir à suivre la pa- •rôle improvisée, il fallait écrire non par syllabea détachées^ mais par mots , publia

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