‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 174 sur 209 · STS · texte numérisé non relu

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9tm STSlème stéoographigue, qui réduisit Tart abréTiatif à sa plus sunple expression , et loi fit faire des progrès rapides. La sténo* in^pbie de Tarlor, adaptée à la langue française par Théodore Bertin , parut dans un moment foivorable» lorsque la tribune nationale retentissait de la parole si animée des orateurs sortis du sein de la révolution de 1789. H est à regretter que cette traduction n*ait pas été faite avec une connaissance

(»lus approfondie du mécatiisme de ces deux angues. Comme il entre moins de consonnes dans la composition des mots français, il eût fidlu exprimer en plus grand nombre les Yoyelles pour que récriture sténograpbi- <iue fût plus lisible. L'omission des voyelles initiales et médiales en rendit la lecture tellement difficile , que Jes premiers praticiens furent arrêtés par un obstacle insurmontable. La tacb jsrapbie de Goulon-TbéTe- Dot, pratiquée è Ta même époque, moins rapide, mais plus facile à lire que la sténographie, eut longtemps la préférence.

La sténographie était alors si peu connue eo France, que le Moniteur univenet ne put se procurer aucun slénoçrapbe pour rendre compte des séances de rAssemnlée consti-* tuante ; elles furent rédigées par Haret, depuis duc de Bassano, oui, à défaut de récriture sténographique, était aidé par une heureuse mémoire et une intelligence supérieure.

On eut recours sous 1) Assemblée législatiTC, à un singulier mojen employé par le jounidl le Logo§rapke. Cinq a six rédacteurs placés autour d*une table ronde, se servant de récriture ordinaire, écrivaient dos phrases eu parties de phrases qui étaient ensuite réunies pour fermer un tout. Le £ogograpke^ véritable écho de la tribune, répétait tout ce qui se disait, sans prendre soin de la rédaction. On se rappelle que c'est dans la loge du Logograplu^ que le 10 août, furent placés Louis XVI et ^ famille, pendant que l'Assemblée délibérait sur leur sort. Le Logographe avait cessé de paraître sous la Convention; on pense bien que les journaux de ce temps rendirent compte des séances de la Convention avec beaucoup de circonspection.

L'écriture sténographigue commença à être plus pratiquée sous le Directoire ; et il se forma alors des tachygraphes et des sténographes assez habiles ; mais ils étaient plus 4iarticulièrement occupés à recueillir les plaidoiries des avocats , oue les leçons des professeurs. La pratique de la sténographie, circonscrite dans un cercle étroit , ne put s'étendre sous l'empire, avec un corps législatif muet. 11 est peut-être à regretter Îu'elle n'ait pas contrioué à reproduire les iscussions du conseil d'Etat, où la parole de l'empereur a brillé d'un si vif éclat. Locre s'est acquitté de cette tâche avec beaucoup de talent ; mais n'a-tr-il rien omis qui m^ rilAt d'être recueilli? Quoi qu'il en soit, sous le régime consulaire et impérial , l'art sté- BOgrspbiaue, trto-bomé dans son applica- •îoii , ne nt aucun progrès. U faut convenir

que les ouvrages qui parurent alors u'é' talent guère propres a lui en faire faire. L'okygraphie de M. Blanc, publiée en 1803, espèce d'annotation de la parole par signes syilabiques, qui se placent sur deux lignes parallèles, comme aes notes de musique, fondée sur la même idée que la tachéographie,ne pouvait avoir plus de succès. La sténokTapnie méthodique de M. Ifontigny n'était autre chose gue la sténographie de M. Taylor,avec l'addition dequelques points, pour des voyelles omises, comme s'il était possible de suivre la parole en ajoutant ces points.

Après la chute de l'empire, le gouvernement représentatif, s'établissent sur une base plus large, ouvrit à la sténographie une carrière plus vaste. Les séances de la Chambre des députés excitèrent un vif intérêt ; les journaux pour en rendre compte commencèrent h employer des sténographes. En 1817, les discours improvisés étant plus fréquents, le concours de la sténographie devint nécessaire à la rédaction du Moniteur univeneL C'est à cette époque seulement qu'un sténographe fut attaché è sa rédaction. Le Moniteur n eut pendant longtemps qu'un ou deux sténographes è la Chambre des députas ; mais après 1890 , le service de la sténographie fut organisée sur une grande échelle : nuit sténographes formant une espèce de roulement se succédèrent sans cesse au pied de la tribune, revenant tour à tour reprendre leur place, après avoir transcrit ce qu'ils avaient sténographié. Ce travail, contrôlé par des sténographes réviseurs qui suivaient l'orateur de l'autre côté de la tribune, était immé* dialemenc envoyé h l'imprimerie du Moniteur ^qui pouvait, dans la soirée même, fournir aux orateurs et aux autres journaux des épreuves des discours improvisés. Si les Anglais nous ont devancés dans la carrière sténographique, il faut avouer qu*aujourd'hui nous les laissons bien en arrière : le rtm^s ne peut être comparé au Moniteur pour la reproduction des débats parlementaires.

Parmi les ouvrages publiés depuis 90 ans sur l'art sténographique, on doit distinguer la Sténographie exacte de M. Conen Prépian, fondée sur de nouvelles combinaisons, dont les praticiens ont su tirer parti pour atteindre leur but, en écartant les obstacles que la thébrie n'avait point prévus. L'auteur, persuadé qu'on pouvait suivre la parole en exprimant exactement tous les sons de voix, s'était engagé dans une foiusso route, mais plus tard, éclairé par sa propre expérience, il s'attacha è simplifier la forme des signes dans six éditions successives, si l'on peut donner le nom d'éditions è des combinaisons de signes entièrement différentes. On ne parvient à écrire aussi vite qu'on parle qu'en omettant certaines lettres vocales. C'est d'après cette règle que l'auteur de cet article, guidé par une longue pratique, à modifié |K>ur son usage la sténographie de Prépian.

MM. Breton, Fossé-Grosselin, Marmet et Hipp. Prévost , ont pris pour base de leur

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«écriture Talphabet de Taylor; cherchant à la rendre plus lisible, tout en lui conserTant sa rapidité. MU. Aslier, Chauvin, Céleslin, Lngache, Midy, Aimé Paris, ont publié des Imités de sténograpbiequi sont plus ou moins suivis. Frappés ne Tinconvénient qae présente récriture sténographique, formée de ^diverses figurc>s tracées dans diverses directions, MU. Fajret et Senock n*ont employé que des figures inclinées vers la droite, ayant tout une pente uniforme, qui facilite les' mouvements de la main. Cette manière d'écrire, très-régulière, serait la meilleure de toutes si la forme des signes n'était pas trop compliquée. H. Vidal, marchant sur les traces de l'okygraphie, a composé, sous le nom de noêQoraphie^ une écriture syllabique; seulement, los signes représentant des syl* lobes détachée-s, au lieu de se placer sur des lignes parallèles et horizontales, se placent Terticalemeot , rapprochées plus ou moins d*une ligne perpendiculaire.

Toutes les écritures abréviatives sont formées de figures simples combinées de diverses manières. La ligne droite, l'oblique è droite ou à gauche, la perpendiculaire, l'horizontale, l'arc de cercle tourné dans des sens différents, le cercle entier ou la boucle et le point, tels sont les éléments de toute sténographie. On dislingue trois combinaisons princifialcsde signes : la combinaison des signes qui ont tous une pente vers la droite •t uniforme, comme l'écriture anglaise, ()*upe lorme élégante et compliquée, plus propre k exercer l'habileté du calligraphe

aue celle du sténographe; la combinaison es signes, détachés exprimant des syllabes séparées, et ayant une signification de position, comme 1 okygraphie et la notographie; «pfin , la combinaison de tous les signes simples, liés entre eux, et représentant, dans leur liaison , des mots cl non des syllables. Cette dernière combinaison, la plus féconde de toutes en heureux résultats, est celle qui exige la plus longue pratique, puisqu'il faut du temps pour accoutumer |a main à tracer des lignes dans tous les sens. Mais le sténographe exercé,, qui écrit par mots, peut seul atteindre à un haut degré de célérité et prouver que l'art difficile d*écrire aussi vite çuel'onparlen'est point une vaine théorie (1). STERKOTYPIE, de «tffw, iolide,eix<»i^Q€, ^p€t caractère, «^ Art de convertir eo une (orme solide et unique un certain assemblage de caractères mobiles. JPour cela, on emploie divers procédés, {«e plus sipaple et le plus usité est celui qui consiste à prendre ^0 creuxi avec une sorte de plfltre gâché, l'empreinte en relief des caractères mobiles composés comme h l'ordinaire, puis k couler, par des moyens cftà varient, sur cette espèce de matrice sécbée au four, de la conw |)ositîQQ métallique qu'emploient les fon ileurs en caractères, ce qui donne e"* une seule planche toute une page composée.

(1) Cet iniéressant article a ëlé inséré par un ll^K)graphc disilngité* M. Delsart, dans VEnejfdO' ^ilk dei geru 4u mçnde.

l^'autres prennent celte empreinte dans une composition métallique particulière dont ils forment la matrice, et font tomber prestement celle-ci sur du métal en fusion prêt k se figer : c'est là proprement ce qu*on ap-

!>elle clicher on l'opération de clichage mots que Camus croit dériver de l'allemand ikUscken^ claquer, donner une claque); naais à présent ces mots sont devenus synonymes de Héréotyper par quelque moyen que ce soit, et l'on entend par cliché la forme, la plaque qui résulte de la stéréotypie. D*au* tres enfin se sont servis pour stéréotyper de caractères spéciaux en cuivre, dont l'œil est frappé en creux, et qui, après la composition, servent immédiatement de matrice sans opération intermédiaire. Peut-être la galvanoplastie donnera-t-elle bientât un nouveau moyen de reproduction solide des types mobiles (i).

Quel que soit le procédé employé, le but de la stéréotypie est toujours le même, savoir , d'obtenir, avec un nombre restreint de caractères mobiles, des plaques minces et assez légères de métal, où toute une page se trouve représentée, et dont on puisse imprimer des exemplaires h volonté, et seulement à mesure du débit, sans avoir besoin de refaire les frais de composition, les plao« ches subsistant toujours entières et u'exi^ géant qu'un assez petit emplacement de ma** gasinage.

Comme on le voit ce (>rocédé n'a d'aTanta-i ges réels que pour les ouvrages dont le débit est assez lent et néanmoins assuré dans un plus ou moins grand nombre d'années ; eu outre, il offre un moyen certain d*épurer chaque édition, puisqu'on peut corriger des pages solides sans commettre de fautes oouveiles. Pour cette dernière opération, on fait une entaille dans le cliché à la place à corriger, on y introduit la correction en ca-» ractères ordinaires, et l'on y soude ceux-ci. Depuis l'invention des caractères mobiles on avait dû plus d'une fois rechercher les moyens d'en conserver certains assemblages unis d'une manière indissoluble. L'idée vint d*abord en Allemagne de les souder ensemble par le pied pour éviter leur déformation; mais ce procédé dispendieux exigeait une

Srande quantité de caractères et les reodail ésormais impropres à tout autre usage.

Pour parera cet inconvénient, on imagina un nouveau moyeu : les caractères mobiles composés furent empreints sur une compo* sition argileuse et un bloc de cuivre fut fondu dans ce moule.

Telle est la forme des pagesd^an calendrier perpétuel que l'on a retrouvé, et dont sa servait l'imprimeur français Yalleyre au xvui' siècle ; la date de ces monuments n'a pas encore été déterminée d'une manière

(f ) Ntus avons été lémo:ii, chez on de nos aniis d*uiie expérience suivie d'un excetleni résulUi : Uae image photognptiiqiia de carieières tn qméfm torie microfcop qaes av4U été obleiwe; ces caraeiè* Ures, à l*aide a*OMe opénii.pn a«lvinoplasU^ii , «al ëié UMnsformés en véruable cUené. VuiJà ca «giia Vmk peui obtenir et ces deux sciences réouieiK

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DES LNYENTIONS.

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rerlaîne ; mais l« forme de lears ijpes et leur genre de composition se rapprochent de rîmpression an xywT siècle, date que leur donne Lottin. Un compositeur assurait encore, au commencement de notre siècle, avoir tu ces planches chez Valleyre avant 1735. Quoi quMI en soit, de 1725 à 1739, un orfèvre écossais nommé William Ged fit d'autres tentatives, il imprima des livres entiers avec des planches moulées d*une seule nièce pour chaque page. D'Edimbourg, il Tint à Londres, et s associa aux frères Teaner, dont Tun était fondeur en caractères et Taulre libraire ; bientôt ils obtinrent de lUniversité de Cambridge le privilège d'imprimer une Bible et d'autres livres de piété. Le procédé de Ged était le moulage en plâtre des caractères mobiles, et la fonte dans ce moule d'une planche en métal d'im- |irimerie. Traversé dans ses projets par la jalousie des imprimeurs et des libraires, Ged retourna ruiné à Edimbourg. Il ne se laissa pourtant pas abattre ; il mit son fils James en apprentissage chez un imprimeur, et, conjointement avec lui, il donna une éJition de Salluêie en 1739. Six ans après Ged fut impliqué dans une rébellion ; mais on lui fit grâce en considération du secret dont il était possesseur. 11 mourut peu de temps après en 1749. James, son fils, publia, deux ans plus tard, un mémoire oii il exaltait le procédé de son père, et proposait une souscription qui ne fut pas sans doute remplie, car on ne trouve plus rien d'imprimé par lui de cette façon. D'un autre côte, dès 17M, Fanckter, imprimeur d'Brfurt, publiait un livre où il indiquait le mojen de mouler et de couler, lettres, vignettes, médailles, etc.;

fmis il décrivait le procédé qu'emploient es graveurs, pour tirer ce qu'on nomme une épriMive par le moyen du plomb k la main, et qui n'est autre chose que le cliehage proprement dit. Ces procédés continuèrent d'être suiTis en petit en Allemagne, mais aucun livre ne parait plus avoir été stéréotypé avant la fin du xvin* siècle.

Depuis les expériences qu'avait entreprises Karcet, en 1773, sar les compositions métalliques, pour en trouver une qui fAt fusible k l'eau bouillante, Bochon et Franklin s'étaient occupés de graver, par simple pression ou à Teau-forte, des planches métalliques, dont on pût tirer immédiatement quelques épreuves. L'Alsacien Hoffmann poursuivit ce but sans grands résultats; mais, alliant les découvertes de ses prédécesseurs, il sut fondre des blocs stéréotypes, en alliage métallique, jlans des moules d argile.

Depuis 1786, il publiait avec son fils un journal polytype. L année suivante, il fit paraître, ainsi polytypé, l'ouvrage de Chénier père, intitulé : Beekerehe$ histarimuê tur lu Mawrtê^ 3 vol. io-S*. D^è en I78(, YEneyeUh pédie méikùdifme (Arts et Métiers, art. im» primerie) avait parié des recherches des Hoffmann, qui les iaîsaient remonter Jus-

Î|a*ea 1783. Bulliard, auteur de la Flor^ ratiçeiêe: L*Héritier,depuis membrede l'Institut ; Pierres» imprimeur àe Versailles ;

Pingeron, mécanicien habile; Rochon, dtr l'Académie des sciences, découvrirent les procédés Hoffmann, et quelques-uns surent même les mettre en pratique ; mais on n'était encore arrivé à aucun résultat remarquable avant Carez, imprimeur de TouU qui imagina une machine pour le clichage à I aide d'un moule en métal ordinaire en fusion frappé par les types mobiles au moment du refroidissement.

En 1786, Carez exécuta par ce procédé un fivre d'église en 2 vol. grand in-S* de plus de 1,000 pages chacun, et successivement il imprima de la même manière 20 volumes de liturgie ou d'instruction k l'usage du diocèse. Après la première législature française, dont il fit partie, Carez s'occupa d'un Diction^ Daire de la Fable ainsi que d une Bible latine, en caractères très-fins qui réussit parfaitement. Pendant ce temps, Hoffmann imagi^ nait un procédé pour éviter les frais de composition dans la stéréotypie; à cet effet, il construisait un moule argileui, et y imprimait successivement l'empreinte des lettres de son texte, ayant eu soin de iaîre fondre d'un seul morceau les syllabes qui reviennent le plus souTent dans le discours.

Hoffmann obtint, en 1793, un brevet pour exercer l'art polytvpe et logotype, et le oéda la même année à Salzmaon. Mais déjà des émissions d'assignats araient été votées. Les premiers furent imprimés d'une manière déplorable qui encourageait la contrefaçon. Des savants et des artistes furent réunis pour arriver à la formation d'une plancha tvpe, gui pût lacilement se reproduire dans cfes clichés exactement pareils, pour être ensuite livrés à l'impression. C'est ce à quoi l'on parvint en réunissant des poinçons gravés séparément, et en un seul rx)in avec lequel on frappait, dans le métal eu fusion, autant de moules ou matrices que l'on toulait, chacun pouvant donner ensuite des clidiés propres à l'impression, et tous identiquement semblables k la réunion des poinçons. La machine à polytyper ou à clicher fut alors inventée j^r Grassal.

Herban , mécanicien ; Henri et Firmin Didot, imprimeurs; Gatteaux, çraveur, etc., avaient été appelés dans le sein de la commission chargée de l'exécution des assignats, et leurs connaissances spéciales avaient servi à la bonne confection de ces effets publics. Gatteaux, chargé plus tard de la fabrication des billets de la seconde loterie de maisons nationales, imagina de se servir des caractères mobiles ordinaires comme des poinçons : il réussit; mais il avait rencontre des difficultés d'exécution dont il s'ouvrit à son beau frère Anfry et à Firmin Didot, qui pensèrent que le seul moven de les éviter était de frapper la matrice dans un métal à freid ; Anfry prépara une composition trop chère ; bientôt Herhan en trouva une aussi bonne et moins dispendieuse. Herhan» F. Didot et Gatteaux pnrent des brevets d'invention eu Tan VI; mais Herhan ayant d^à découvert un autre procédé, 9on brevet, s'appliquait à l'usage des caractères» où l'ôal de Ja

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