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Jettre est représenté eu crciit, et qui, après la comBOsitioDt donnent de suite le moule où se fond la planche stéréotype. Dès lors« on annonça des éditions stéréotypes; et à la première exposition des produits de l*indusrrie» au Champ-de-Mars, dans les jours com-
Slémentaires de Tan VI, Herban, Pierre et . Didot, associés, exposèrent leurs plan^ ches solides, propres à l'impression. La même année, ils avaient mis en vente un Virgile in-18, de 1^00 pages, au prix de 75 c. A la même époque, un nommé Bouvier ^ûli" graniste aussi em[)loyé autrefois aux assi« mats, revint aux moules en argile et à la ionte, en cuivre : il réussit assez bien, mais il était loin do la perfection qu'avaient atteinte les fiidol. Cependant F. Didot, impri* mant les tables de Logarithmes de Callet, et craignant les déplacements de chiffres mo* biles qui pouvaient se produire pendant le moulage, souda tout simplement les plan* ches en-dessous, revenant ainsi aaprocéaé pri* mitif de la stéréotypie. Plus tard, MM. Treutp tel et Wùriz, ayant acquis le procédé de Uerhan, le mirent en usage pour leurs belles éditions des ouvrages de madame de Staël, leur nouvelle Bibliothèque classiuue (80 vol. in^S*), etc. Les étrangers ne restèrent point indifférents aux succès do cet art : en 1800, on stéréotypait une Bible h Londres, et un Hongrois, Samuel Falka^ graveur de carac* 1ères à Bude, en 1801, trouva l'occasion de faire usage de ses découvertes et de ses procédés. Mais la stéréotypie est principale* ment une invention française, très-probableluent par son origine et incontestablement par son usage et se$ perfectionnements. Parmi ceux qui ont su tirer un riouveau parti des procédés stéréotypiques, nous devons citer M. Ë. Du verger, qui a ingénieusement adapté cet art h la reproduction de la musique et des cartes géographiques^ exposées par lui en 184fc, en composant comme à l'ordinaire, la notation musicale ou les noms de lieux géographiques, puis les moulant en pMtre, et traçant dans cette matrice les lignes de portée ou les lignes qu*on emploie dans la géographie. — Voir Camus, Histoire et procédée du polytypage et de la stéréoiypiey Paris, an X, in-8*(l).
SUCBE. — L'histoire do sucre est une des plus curieuses et des plus intéressantes (|ni se puissent étudier; c'est une des gloires du xix* siècle, dont elle est pour ainsi dire une création. En effet, prendre des jus plus ou moins sucrés, liauides, décomposables presque instantanément, de couleurs et de goûts excessivement variaiiles, et tirer de là une pierre blanche , so* nore, homogène comme du Carare pur, d'un goût toujours égal, sans mélange de saveur étrangère, presque inaltérable, n'est-ce pas là, certes, une chose étrange, et gui montre cher, rhomme une singulière puissance?
- Les anciens avaient des sucres ; mais c'était presque toujours des miels. Strabon,
(1) ï^xinMétVEneicl&pidie d€% Gen$ du M^nde.
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Lucain, Galien et autres, parlent bien du sucre d'Arabie et qu'A rcbigène nomme #e/ indien: voilà où s'arrêtent les documents. Avicenne parle d'un bambou qu'il nomme tabaxir^ et que Juba dit croître dans les lies Fortunées ; mais il ne donne rien de plus précis.
Le moyen Age commença à connaître le sucre àl'éiat cristallisé, mais encore grossièrement : il venait tantôt de la canne, tantôt d'autres plantes; enHn, les colonies d'Amérique en versèrent sur le vieux monde de telles quantités, qu'il en fut tout étonné, et qu'en 1791 M. Yalmont de Bomare, voyageur et démonstrateur d'histoire naturelle, avoné du gouvernement, membre d'un très-grand nombre d'académies, s'écriait :
« Il est étonnant de Voir combien l'on consomme de sucre dans les cuisines et dans les pharmacies ; il n'y a point d'aliments agréables, s'ils ne sont assaisonnés de sncre, surtout dans les desserts ; c'est ce qui a donné naissance à un nouveau genre d'artistes, les confiseurs. »
Le sucre le plus communément connu jusqu*à la fin du xviu* siècle était celui de canne, qui venait d'Amérique; Ton était parvenu, il est vrai , t retirer du sucre de la uetterave , du chervis et de plusieurs autres plantes ; mais ce n'étaient là , pour ainsi dire, que des essais nuls pour la consommation. Alors commencèrent ces années terribles où le sncre se vendait 5 et 6 francs la livre, et pendant lesquelles il n'était plus employé, à cause de sa rareté, par suite du blocus continental, nue dans les pharmacies. Ce fut alors que l'intelligence humaine, faisant un effort, créa le sucre de betterave.
Un homme, qui s'appelait Bonmatin. dé* couvre un jour que 1 on n'a qu'à courir en portant son sirop, pour qu'il ne se décom-
riose pas et qu'il se cristallise parfaitemenL I trouve ainsi le mot d'ordre de la fabrication '.Rapidité. Un autre s'avise de faire cuire les sirops sous une cloche dans laquelle on fait le vide, et ses sirops ne brûlent plus, ne fermentent plus, et laiabricationdnsucre de betterave est trouvée; et tout le monde sait quelle extension elle a prise depuis ce moment.
Tandis que les colons se servaient encore de presses imparfaites; qu'ils ne retiraient pasdescannes'les deux tiers du jus qu'elles contiennent ; qu'ils perdaient une partie de leurs mélasses, en France , les progrès dans la fabrication sont tellement rapides que, dès l'origine presque, |Jon retirail 95 p.lOO du jus ôes betteraves.
C'est à M. Tilloy, de Lille, que Ion doit ce résultat : après une première pression des betteraves renfermées dans des sacs, on les plonge à l'instant dans de l'eau contenant un millième de tannin ; une deuxii^ me pression leur fait rendre la moitié dn jus que recelait la palpe : les mêmes sac» sont encore plon^^és dans Teau qnlls at»orbanr, puis, soumis à une dernière pressinu ; cm f>btient ain^ : .
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