SUC
De U ^liénr,
Toul, 0,95
Ce jtts (riitenu, il fallail promplement le con?ertir en sucre par divers procédés.
Celui de M. Rousseau eo extrait la presque tolalilé du sucre qu'il contient. M. Bubrunfaut Tint à son tour perfectionner la fabrication des sucres. Il IrouTS le moyen de retirer des plus, affreuses mélasses un sucre uarfait. 11 substitua pour cela la bar?te à U chauK employée autrefois. Les mélasses dont il tire si bon parti étaient données avant lui comme nourriture aux bestiaux, ou alMJidonnées comme perdues.
Las sucres coloniaux commencent à comprendre leurs véritables intérêts ; ils établissent des machines à va|>enr • et font venir d'Europe des presses mieux combinées qae leurs presses à bras. M. John Léon vient d'en inventer une qui , mieux que tous les abaissements de droits, pourra leur permettre de lutter contre la bettenve.
Cette presse frit rendre aux cannes 800)0 et même davantage, au lieu de 55 QjOj presque un tiers en plus I Elle est ainsi faîte : Dans une caisse en fonte se meut un piston carré mû par nne machine à vapeur à double effet. A chaque oonrse de piston , il coupe dans chaqne sens 90 centimètres environ de Uko de canne au'il comprime ensuite dans la caisse, àcnaque extrémité de laquelle il finit par en accumuler une certaine quantité qu'il presse avec une force croissante ; le jus exprimé sort par le plancher à jour de la caisse, et les lésidus sortent d'euxmêmes par une étroite ouverture nratiquée à chaque bouL Voici donc déjà 80 <^ au 1-eu de 55 €^ , et quelquefois 50 Ôfi seulement. Que l'on ajoute à cela Tapplication des procédés Rousseau et Dubrunfaut, et l'on pourra tripler la quantité de sucre obtenu, et les colonies seront florissantes.
Frotédés pour raf/lner les $uere$. — Lé^ €mÊ9erie de MM. Bouckerie^ frèreê^ de Bor* deamx. — Leur procédé de raffinerie des sucres, premièrement, a pour but d'enlever •a sucre brut, tel qu'il arrive des colooies, la partie colorante et la mélasse dont il est enveloppé; et, secondement, d'éviter la décomposition qui se fait sur le feu d'une grande portion de sucre qu'on raffine. Ou dépose, pour le premier objet, le sucre brut, tel au*il sort des barriques et sans le disare.
dansdes caisses ou dans descuviers; ces caisses ou cuviers contiennent depuis dix jusqu'à vingt quintaux de matière première : elles sont percées, sur toute l'étendue du fond, de doq trous par pouces carrés, et elles doivent être assez larges pour nae le sucre qu*on y dépose ne monte |ias à pins de douze ou quinze ponces de hauteur. On met alors sur la surlace supérieure une couverture de terre glaise détrempée avec de l'eau en consistance nécessaire; Veau qui ^eséparedeJa terre se flltre à travers Jam^se
du sucre, le lave et entraîne avec elle la
Ertic qui le colore; il en résulte un écoument qui est reçu dans des cuvettes ou dansdes caisses doublées en fer-blanc; le sirop qui constitue cet écoulement fournit, à l'aide d'une douce chaleur, une cristallisation abondante ; les cristaux retirés et sé- }>arés de la masse subissent la même purga> tion que les sucres bruts, qui, après ce lavage, sont blancs et en tout semblables aux sucres terrés de nos colonies. On arrive ensuite à la seconde partie du procédé, et le sucre brut ainsi pui^é est clarifié par le même procédé que celui qui est employé dans les raf« .fineries. La clarification laite, on obtient ce qu'on appelle une clairée parfaitement lim* pide et presaue sans couleur ; ou dépose cette clairée dans des cbaudièresà évaporer : ces chaudières sont plateset neportentqu'un bord de huit à neuf pouces de hauteur ; la cJairée n'j est exposée qu'à une chaleur de quatre-vingt-cinq degrés, en sorte qu'elle ne bout presque jamais, et qu'il but trois heu« res pour qu'elle parvienne au desré d'épaississeroent nécessaire pour la couier dans les formes où la cristallisation s'opère parle refroidissement. On place alors, comme les raf' fineurs, les ibrmes sur des iiots; il s'en découle un premier sirop qu on nomme non couvert, après quoi les pains demeurent blancs et semblables à ceux des raffineurs. Le sirop non couvert provenant du premier écoulement est presque aussi blanc que la clairée, et rentre de suite dans un nouveau travail avec la matière première, ainsi que la portion de la clairée qui a été enlevée pour les écumes. Lorsque après le premier écoulement on couvre les sucres en pain avec de la terre glaise détrempée dans de l'eau, le sucre ainsi couvert fait de très-beau sucre royal. Le sirop qui provient de cette couverture se nomme sirop couvert; il est blanc comme la clairée et rentre toujourj avec elle dans la suite du travail. Tel est le procédé des auteurs. L^s différences essentielles qu'il a aveccelui des raffineursse réduisent à dwx :
1* Le terrage des sucres bruts en nature, et sans dissolution préliminaire, opération dont la découverte leur appartient absolument, et que les raffineurs regardent comme impraticable malgré l'évidence; 2* févaporatioo lente, à l'aide d'une chaleur de 85 de-
grés au plus , qui ne s'opère qu en trois eures, au lieu que dans les raffineries elle est achevée en quarante ou quarantecinq minutes. Lj^s auteurs ont depuis apporté quelques améliorations dans leur procédé; d'abonl ils se servent exclusivement de caisses, et rejettent Tusage des cuviers, par la raison que la forme carrée des caisses évite une grande perte de terrain, et qu'elles ne se dérangent pas comme les co- Tiers, qui se démontent d*enx*mèmes lorsque la chaleur a séché leurs douves et leurs cercles, lis ont substitué au fond du bois percé, un treillis d'osier qui produit le même effet, €i qui a deux avantages que les fonds percés n'avaient fàs: le premier, e'e&l
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d^Atre moins coûteux ; le second , c'est d'être mobile» et par conséouent susceptible d'être nettojé au besoin» c est-h-dire quand le sucre qui s'y attache à ta longue est parvenu à obstruer cette espèce de filtre. Ensuite, quoiqu'il soit dit dans la première description du procédé : « que le sucre brut purgé est clarifié par les mêmes procédés (]ue dans les ramneries» » le fait est que» si la manœuvre est la même» les agents «ont différents ; car» dans les expériences précédemment faites, on substitua l'eau commune et le blanc d'œuf à feau de chaux et au sang de bœuf» et depuis» après s'être assuré que Peau de chaux était non-seulement inutile» mais même nuisible, elle a été entièrement bannie des eteliers» de même que le san^ de bœuf. A l'égard de la cuite ou évaporation, les auteurs ayant reconnu que l'état de pureté où la purgation préliminaire porte le sucre brut, leur permettait de seservirdeTéYaporation rapide»sansrisauer de le décomposer, ils Tout substituée à I évaporalion lente. Cette faculté de rendre inutile une précaution si bien indiquée » est due au terrage préliminaire du sucre brut, qui est le cachet de ce procédé. I RAFriiiA43B DBS sccREs. — Procédé de MM. C.-L. Cadet et J.-P. Boudet. — 1815. — Les travaux que Ton a faits depuis plusieurs années sur les végétaux qui peuvent fournir du sucre; les recnerches auxquelles on s'est livré sur l'art de purifier les miels; les expériences que l'on a faites pour convertir en sucre les fécules amylacées ont beaucoup éclairé l'art de raffiner les sucres de canne. Autrefois une raffinerie était toujours une grande fabrique exigeant de forts capitaux et n'onérant que sur de grandes masses; aujourd'hui ^ l'on peut également agir sur des quantités considérables ou faibles» à volonté» rafliner dans un vaste atelier ou dans son ménage» employer mille formes ou deux ou trois seulement; aussi voit-on dans Paris beaucoup de personnes rafliner le sucre dont elles ont besoin pour leur consommation personnelle. Deux petites chaudières ou bassines en cuivre» quelques filtres ou chaus.«es» quelques formes en terre cuite» une petite étuve, leur suffisent. On peut n'employer ni la chaux» ni le sang de bœuf, ni l'argile. On a supprimé les cristallisoirset les rafralcbissoirs; enfin» on -à réduit la fabrication aux opérations les plus simples et les plus faciles. Le problème à résoudre dans le raffinage consiste à séparer le sucre cristallisabie de celui qui ne Test pas» et d'une matière empyreumatique» provenant d'une portion du sucre décomposé par le feu dans les premiers travaux sur le vezou. On arrive à ce résultat par trois opérationssuccessives. Supposantqu on veuille raffiner un quintal de sucre brut : 1* on met ces cent livres dans une bassine de cuivre h fond plat» avec cinq litres (dix livres) d*cau, et Ton chauffe jusqu'à ce qu'en plongeant le doigt dans la solution » on ait jii'ine è l'y tenir ; on la verse alors dans des formes ou lumps, bouchées h Taide d*UD
morceau de linge » et on la tient dans un lieu frais. Les formes doivent avoir été préalablement trempées dans Teau» afin qo elles en soient impréenées» et aue le pain de sucre qui s'y moule puisse s en détacher facilement ; autrement on risquerait de briser les formes en le retirant. Le repos et la fraîcheur déterminent une sorte de cristallisation confuse ; quand elle est opérée» on débouche Pextrémité des lumps, on perce même la masse solide de part en part, k Taide d'une tarière , pour donner issue à la mélasse, que l'on reçoit dans le r9SB qui supporte les formes. En ce moment, les fonoes doivent être placées dans un lieu dont la température soit élevée de trente à quarante degrés, afin de faciliter l'écoulement du gros sirop. 2* On reprend ce premier sucre encore coloré, et qui n'est pas encore débarrassé du sirop non cristallisabie» on le pèse. On prépare clans un vase particulier de Veau albumiueuse» qui se fait en délayant k froid un blanc d'œuf dans cinquante parties d'eau» dans la proportion de cinquante centièmes du sucre employé. On verse moitié de cette eau dans la bassine que l'on met sur le feu avec la totalité du sucre» et un dixième de charbon animal ou vé|;étal en poudre» lafé et préparé. On chauffe jusqu*à ce que le mélange se boursoufle. On apaise ce mouvement en versant la seconde moitié de Teau aibumineuse et en agitant avec une suatuie; on attend un secoua soulèvement ; alors on jette la solution sur les chausses» et Ton obtient un sirop limpide et décoloré. Après avoir nettoyé la bassine» on la remet sur le feu» et l'on chauffe fort lentement» jusqu'à ce que la température soit de quatre-vingts à quatre-vingt-dix degrés* On reconnaît que le sucre est suffisamment cuit au petit sauffié (la preuve du petit souifié consistée pioo-
Jrer une écumoire dans le sirop et à souffler ortement au travers de ses trous ; si le sucre, en s'en détachant» forme un petit réseau blanc et nuageux qui se prend comme de la mousse» le sirop est assez cuit); ou au boulé (pour essayer le sucre au boulé» on prend un vase contenant de l'eau froide; on ploo-
(re avec célérité dans le sirop» un doigt préaablement mouillé» et on le porte dans leau; < alors, si» en roulant le sucre qui s^est alla- I ché au doigt, on en forme une petite boule, on dit que le sucre est au degré). 11 but avoir Tnabitude (lour faire cet essai sans se brûler et pour bien juger de la cuite. Ou ne laisse atteindre le ciegré du petit caaé (on dit que le sucre est cuit au cassé » lorsque
firocedant» comme il est dit pour le toulé, e sirop solidiQé ne se roule point et iiese détache du doigt qu*en se cassant)» aue lorsqu'on veut faire du sucre candi. On retire la bassine du feu ; mais il est prudent de ne pas verser de suite le sirop dans les formes,
1)arce que sa température élevéu pourrait aire casser ces dernières. Il est même d'usage de l'agiter jusqu'à ce qu'il commence à se grener ; on s'aperçoit de cette disposition par un changement dans la traosparence^ Le sirop se trouble» et» si Ton el^