SUL
nus, étaient bien éloiKnées de pouvoir fournir tonte la quantité ae sulfate nécessaire à nos besoins; elles en tiraient de TAngleterre» qui se trouvait en possession de celte branche importante. C'est afin de nous affranchir de ce tribut que M. Vitalis indiqua lin moyen aussi simple qu'économique de combiner directement Pacide sulfurique au fer. La question se réduisait à trouver les meilleures proportions d*acide, d*eau et de fer h employer dans la fabrication de la couperose; les données n*étaient point déterminées avec précision, et c'est à quoi Tauleur a cru devoir s'appliquer. Après des expérienr^es faites avec le plus grand soin* il s'est assuré que 1,958 kilogrammes de fer snflisent pour saturer, autant qu'il est possible, 3,059 d'acide sulfurique étendu de trois fois son poids d'eau, et qu'ainsi pour 48,651 kilogrammes (100 livres) de fer, il faut employer 76,363 kilogrammes (156 livres) d'acide sulfurique, augmenté de trois fois son poids d'eau. L'acide sulfurique dont s'est servi M. Vitalis est celui qui est concentré au soixante-sixième degré de l'aréomètre de Baume ; mais il y a, suivant l'auteur, beaucoup d'économie è se servir du même acide non concentré, c'est-à-dire, marquant de quarante-cinq à quarante-nuit degrés au même aréomètre, surtout si l'on fabrique soi-même l'acide, ou si Ton est voisin d'une fabrique d'huile de vitriol, et alors il .suflTit de l'étendre de deux fois son poids d'eau. En faisant le mélange, on doit, pour éviter tout inconvénient, avoir soin de verser l'acide sur l'eau, et non pas l'eau sur l'acide. Il est nécessaire aussi de bien agiter la masse liquide, afin de faciliter la combinaison de l'acide avec l'eau ; ce mélange étant fait dans des cuviers de bois doubles en plomb et placés sous un hangar, on jette aussitôt la quantité convenable de tournures <tc fer ou de ferraille, la plus propre et la moins rouillée qu'il est possible de trouver. Une chaleur considérable se produit à l'instant: une portion de l'eau se décompose; l'oxygène, l'un des principes de ce fluide, se porte sur le fer ; et l'hydrogène, autre principe du même fluide, se fond dans le calorique, et se dégage sous la forme d'un gaz très-fétide et très-dangereux à respirer. Le dégagement du gaz hydrogène est accompagné d'une effervescence si vive, que la li- ({ueur s'élèverait au-dessus des bonis du vaisseau qui sert à l'opération , si Ton n'avait la précaution de ne le remplir qu'au trois-quarts environ de sa capacité; au bout de quelques heures le mouvement tumultueux et intérieur de la masse s'apaise, la chaleur diminue, et une partie du sulfate de fer, tenue en dissolution dans la portion d'eau non décomposée, ne tarde pas à se déposer en petits cristaux irréguliers et empâtés dans un dépôt noirâtre qui se précipite avcceux. Pour parera cet inconvénient, on saisit l'instant ou il ne se dégage plus que quelques bulles de gaz hydrogène qui viennent crever ë la surface du liquide; on retire alors la liqueur au moyen d un robi-
net placé au bas des cuviers ou tonneaux; cette liqueur marc|ue de vingt-cinq à treute degrés ae l'aréomètre de Baume pour les sels. On le verse avec le fer qui pourrait restera dissoudre, dans des chaudières de plomb posées sur un fourneau évaporatoire, et on chauffe jusqu'à ce qu'elle marque de quarante à cinquante-cinq degrés de l'aréomètre ; on la fait passer alors, à l'aide d'un robinet placé à deux centimètres du fond de la chaudière dans des futailles doublées en
Elomb, où le sel ne tarde pas k se cristalliser, e procédé que M. Vitalis donne comme le meilleur pour obtenir la couperose cristallisée, consiste à la renfermer dans des pyramides tronquées de bois blanc, dont les surfaces sont liées par des brides de fer qu'on enlève pour mettre les cristaux à découvert ;k deux ou trois centimètres audessus du fond de ces vaisseaux, on établit un double fond à claire voie« qui permet au dépôt de se former au-dessous, ce qui sert de support k la masse des cristaux; on y adapte aussi un robinet pour récoulement des eaux mères ; il reste au fond des chaudières un dépôt plus ou moins abondant, qu'on retire avec une pelle de fer; on le lave pour en extraire tout le sel qu'il pourrait contenir, et après avoir laissé déposer quelque temps, on décante la liqueur claire, et on la réunit aux eaux mères que ron évapore de nouveau. Les eaux étant bien séparées des cristaux, on laisse égouller ceux-ci- pendant vingt-quatre heures, après quoi on les enferme dans des barriques pour les livrer au commerce et aux ateliers. Tel est le procédé de M Vitalis, par lequel on obtient un sulfate de fer d*un vert foncé, et qui contient une si petite quantité d'acide libre, que les teinturiers n'ont rien à redouter, ni pour la solidité des matières à teindre, ni pour les nuances des couleurs, même les plus délicates. (Société dTencouror gement, tome V, page 7.)
Jlf Af. Berard et Martin de Montpellier. — Le sulfate de fer ne s'obtenait, disent les auteurs, que par des procédés imparfaits, sujets à de graves accidents et très-dispendieux. Les moyens de MM. Berard et Martin consistent : l"* à chauffer l'acide sulfurique par la vapeur d'eau, portée par des tubes dans de grandes caisses doublées de plomb laminé ; 2* dans le choix du degré de aensité de l'acide qui doit varier, suivant la quantité de vapeur d'eau ouMI condense pour être porté au de^ré de caaieur nécessaire, et suivant la quantité d'eaux mères qu'on a fait passer dans les cuites ; enfin le but principal du nouveau procédé est d'éviter de concentrer les eaux mères et les autres dissolutions par l'évaporation ordinaire. L'appareil consiste : 1* en un fourneau avec une cheminée en spirale^ enveloppant la chaudière, passant sous un bassin supérieur, et terminé |)ar un tovau de * cheminée qui porte la fumée au dehors; S* en une tirelle adaptée au tuyao de cheminée pour régler le courant d'air; 9* en une chaudière en cuivre d'une cooteoaoc»