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de UM litres environ, ayani une douille d*éooiilement et an petit robinet pour indi-
Sier lopsaue la chaudière est suflisaronient argée a*eau ; eu un chapiteau fixé à son collet ; en une soupape de sûreté en bronxei qui reste fermée quand la Tapeur agit* et qui tombe d'elle-même lorsque la rapeur n*a pins d*action. Cette soupape donne aceès a Taîr k la fin de Topération» et s'oppose aux effets de la pression atmosphérique sur le liquide contenu dans les caisses en plomb ; en une douille pour charger la chaudière k Taide d*un robinet. Ce robinet est pratiqué an bas d*un bassin enchâssé dans une partie de la cheminée, et chauffé par la chaleur qui serait perdue. Cette eau est introduite dans la grande chaudière presque bouillante et sans ralentir le traTail. Ce bassin doit contenir la moitié de la charge de la chaudière; k* en caisses de bois doublées en plomb» dans lesquelles on met Tacide sulfunque et le fer nécessaire à la combinaison; larapeur d*eau est portée dans le fond des caisses à Taid'e de tuyaux adaptés k la chaudière. Ces raisses sont de 2 mètres 70 centimètres de longueur, sur 1 mètre 27 centimètres de larw genr, et 86 centiiqètres de profondeur : les eouTercles sont divisés en plusieurs parties; ils sont également doublés en plomb et mu*- DIS d'anses ; 5* en tuyaux de plomb destinés à porter au dehors le gaz hydrogène qui se dégage pendant Topération. Voici la manière de procéder indiquée par les auteurs : on place d'abord la ferraille dans les caisses doublées en plomb, en Quantité beaucoup plus considérable aue celle nécessaire à Topération» afin que 1 acide puisse s'en saturer plus aisément; on y verse de l'acide sulfunque, sortant des chambres en plomb, an Tingt - cinquième degré de l'aréomètre de Baume; les caisses doivent être remplies aux deux tiers de leur contenance. Cette charge consiste à peu près, pour une pre« filière opération, en 600 kilogrammes de fer et 1,200 kilogrammes d'ad«le pour cha-
aue caisse. On remet en place les portions e couvercles; on introduit l'eau dans le liassin et dans la chaudière jusqu'au petit robinet indicateur. On a soin de tenir le bassin plein, on ferme tous les robinets, on allume le feu, et au moment oill l'eau de la chaudière va entrer en ébuilition, on ouvre un robinet de communication, on soulève la soupape, qui est soutenue par Teffort de la vapeur ; celle-ci ne tarde pas à chasser l'air du chapiteau, et à passer pai^ les tuyaux pour aller chauffer le liquide contenu dans la caisse. Ce imssage se fait avec bruit; mais ce bruit diminue à mesure que la température du liquide s'élève ; l'acide ne tarde pas k agir, et TactioA est tfèlvive lorsque tes vapeurs d'eau le traversent sans bruit, ce qui arrive ordinairement dans Tespace de six heures, k compter d«i moment où Teau de la chaudière entre en ébuilition. On ouvre alors le robinet de communication avec lar deuxième caisse, les. vapeurs y passent de suite, on ferme un robinet pour les intercepter avec la première caisse, et on ouvre un autre robinet pour introduire l'air dans les tuyaux et s'opposer k la pression atmosphérique. L'eau de la chaudière se trouvant consommée k moitié, en la remplace avec celle du bassin. Pendant cette manipulation l'ébullition s'est ralen-^
tie, la soupape tombe d'elle-même, et
Èkbe que la pressiOË atmosphérioue ne' sse remonter le liquide de la caisse dans la chaudière, ce*qui pourrait la corroder et produire même des accidents plus fâcheux ; on active le feu, on soulève la soupape, et l'eau ne tarde pas k se remettre en ébuilition ; la vapeur passe par les tuyaux , elle échauffe le liquide des caisses et le met en action sur le fer ; on soutient le feu pendant six heures, ou jusqu'k ce que la vapeur, passant sans bruit, indique que Taeide est suf* fisamment édiauffé pour terminer llopéra^ tion sans le secours du feu.
SYSTEMS ilETRlQDK V. Iflmt.
TACHTGRÂPHIB, — TACHÉOGRAPHIE, — BEACHYGRAPUIE (de pF!^x^ç court, ou rmryct prompt*, et ypafi^ écriture). — On appeUe ainsi tout système abrégé d'écriture dans lequel on peut représenter par un seul signe un nombre plus ou moins grand de lettres ou de sj^Habes, et même des mots e^otiers. Les anciens avaient poussé très-loin eel art. Nous empruntons a VEncyclopédie altft gem dm monde ce court aperQU sur l'art de la brachjgraphie chez les anciens. Tiron, ffranchi de Cicéron, et l'un des hommes
dans plusieurs circonstances des moyens d'abréviations isolés poul* augmenter la rapidité de l'écriture ; et même comme^ art soumis k des règles préiâses, pouvant s'enseigner et se transmettre. On fait remonter la brachygraphie jusqu'aux beaux temps de la littérature d'Alexandrie, sous les premiers Plolémées. U elle prit sans doute naissance aux cours publics et si fréquentés des rhéteurs. Il est probable que Tiron compléta ce système d'écriture abrégée en étendant k tous les sujets ces moyens d'abréviation qui.
les plus instruits de son temps, en est cité chez les Grecs d'Alexandrie, durent seborcomme l'inventeur ; de Ik le système d'écri- ner aux matières de critique et de gram- •^^^ .- » . J • maire. Peut-être alors, pour plus deusem-
ble dans son travail, choisit- il des simes tout nouveaux. Quoi uu'il en soit, cette écriture, dans le peu d'échantillons qui nous eu
ture abrégée qu'il avait composé, est connu ^€>iMS le nom de Notes Uroniennee. 11 est pourtant certain que l'art de la brachygraphie est l»lta ancien; le l>esoin dut d'abord indiquer
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rcftc*ni , ne Tarie jamais : elle est la mâme sur les niaouacrits du x* siècle et sar ceut du t'» ce qui fait supposer qu'elle derrait re« monter de même saos altération « sinon jus« qii*aui temps des premiers Ptolémées , au moins jusqu'aux premiers Césars. Elle est d'une lecture eilrâmement diflicile, et ne OOQS est parvenue aue dans de courtes re« marques en marge ae quelques manuscrits. Ces remarques nx>nl quelquefois pas de rap* port avec le texte ; il y en a qui sont des imprécations de l'écrivain contre quelque homme puissant du jour, qu'il n'a osé attaquer en écriture ordinaire, comme celle du reste du manuscrit. Gruter a réuni tous les signes des notes tironiennes , et les a fait graver à la fin de son Corpus tnscrtplionum, 1616, in-fol. Dans la grande édition en 5 vo» lûmes que Grœvius adonnée de cetouvrase» 1707, elles se trouvent à la fin du 3* vol. ; malgré la facilité que donne ce répertoire , La lecture du plus petit morceau en est tou« ioursfort pénible, a cause de la rapidité avec laquelle on l'écrivait. La grande rareté des monuments en brachygraphie vient même éa ce qu'on ne s'en servait jamais que pour recueillir rapidement des paroles prononcées en public. Quand on était entré chez soi, on les mettait au net en écriture cursive, ou on les faisait écrire en onciale par on es* clave lettré.
Les Romains étaient devenus très-habiles dans l'emploi de la brqcbvgrapbie. On acAare (Técrire une pluroêi, dit Ausone , avant qu$ toraieur ait fini de la prononcer. Sans prendre au pied de la lettre cette hyperbole poé* tique, ou ne peut s'empêcher de reconnaître quMIs avaient atteint en ce genre une grande perfection , résultat d'une organisation sociale où tout se faisait en public et où la grande influence de la parole exerçait les premiers citoyens à une élocution. facile. Ainsi la grande utilité de la. brachygraphie lui avait assigné une place dans toute éducation soignée. On appelaitcelano^ûfcriôere, et les personnes qui faisaient leur principale occupation de recueillir ainsi les discours publics (comme font aujourd'hui les sténographes , mais en plus grand nombre) se nommaient fiolartt. Plus tard, sous le christianisme, on voit l'importance que les fidèles mettaient à recueillir ainsi les sermons des Pères de l'Eglise ; quant aux anciens Athéniens , il ne parait pas qu'ils aient eu les mêmes motifs de rechercher cette facilité. Passionnés surtout pour les finesses et l'élégance du style, ils n'attachaient de prix Îu'aux discours travaillés , comme ceux de ^raosthène, d'Eschine , etc. ; et Ton voit dans plusieurs endroits de ces deux orateurs que non-seulement leurs discours étaient écrits eu entier avant d'être prononcés , mais qu'ils étaient même communiqués à un certain nombre d'amis.
Cet art, chez les modernes, est connu sous le nom de STÉifOGaiPHis. — Voyez ce mot.
TANNAtiB. L'art de conserver les peaux et de les faire servir k divers usages est un des plus anciens et des plus importants.
Quoique eet art soit connu depuis longtemps dans tous les pays, et exercé par un grand nombre de personnes, ses progr^ ont été lents , et il y a sajis doute beaucoup à faire encore pour le porter à sa perfection. Les progrès les plus notables ont été faits depuis la publication des méthodes proposées par Machride, Saiat-Keal et H. Seguin. On doit à ces hommes habiles, distingués par des connaissances profondes en chimie, des améliorations importantes dans la pratique de l'art. Qnant à sa théorie, qui n'était pas même soupçonnée, elle appartient entièrement aux recherches de M. Seguin.
Tanner une peau, c'est la changer en cuir, c'est-à-dire en un tissu plus pesant^ plus solide, sans être sec et cassant, plus coloré, beaucoup moins altérable par les intenapéries de 1 air, et non péuétrable à l'homidué. lA réunion de ces qualités précieuses caractérise le bon cuir.
L'art du tannage comprend denx opératirons distinctes; l'une a pour objet de préparer la peau, de la disposer à recevoir le tan. Elle consiste en plusieurs opérations , telles que le lavage^ ou la trempe, Véch^me^ menty Ou Yécolaae\ le palmage a ta rAaujr, la dépilation ou déhourrementj et le gonflement de la peau f qui précède immédiatement et facilite le tannage proprement dit, qui s*opère chez nous par la mise en fosses. La deuxième partie de l'art du tanneur est la plus importante; en voici les procédés.
Du tannage par la poudre de tan. — On pratique Topération du tannage par la poudre de tan dans des fosses circulaires en maçon^ nerie, ou des cuves en bois, cerclées en fer, ayant six pieds de diamètre et de profondeur, enfoncées en terre, et pouvant contenir cinqnanie à soixante peaux que l'on / place , soit entières , soit fendues par le dos, et formant deux bandes.
Avant de coucher les peaux, on place sur le fond de la fosse une couche d'environ six ])ouces d'épaisseur de tannée ou de tan qui a déjà servi, que l'on recouvre d'une autre couche de tan neuf, de un ou deux pouces d'épaisseur, suivant la force des peaux ; oo étend dessus une peau que l'on recouvre d'une couche de tan neu£ On place ainsi et alternativement une peau et une couche de tan^ jusqu'à ce que la fosse soit remplie; par cette disposition, les deux surfaces do chaque peau se trouvent dans un contact immédiat avec le tan : on a bien soin de garnir également tous les vides qui pourraient exister entre les peaux ou vers la circonlérence de la fosse; enfin, on met sur le tout une couche épaisse de tannée que Pou nomme le chapeau^ sur lequel on place des planches que l'on assujettit avec des pierres» qui exercent une compression utile. On abreuve de temps en temps la fosse avec quelques seaux d'eau ordinaire, ei on laisse les peaux dans cet état pendant trois sssoisz elles doivent avoir été étendues le plus uniment possible , car les moindres plis qui y restent sont autant de défauts qu'il est très-difficile, pour ne \ms dire impossible
M8 ntC^TIOKS.
de faire disparaître lorsqa*elles ont subi Taetioii du tan, qui leur a donné la cOnsislanoe da cuir. Dans les tanneries bien diriffées, on a également soin» |iour la mise en Josse oo première pondre» d'employer du tan assez fin, par eiemple du ion au pilon (1); car les peaux étant alors trés-moiles, les parcelles d'écorces trop grossières entrent dans leur tissu et j forment des empreintes qui disparaissent imparfaitement , mèm« à 1 aide du maillet, que l'on emploie en dernier ressort pour unir leur surface, comme nous le dirons plus bas. Ce tan au pilon a encore une autre propriété, qu'il est bon de ne pas négliger pour obtenir un bon résultat : comme il contient toujours une assez grande quantité de poudre trës-tine, il se tasse fortementy et le liquide arec lequel on arrose la fosse le pénétrant lentement, l'action du tannin sur fa peau est très*Iente et permet à cet agent de pénétrer dans toute son épaisseur; ce qui n'aurait pas lieu si, par une pratique contraire, on durcissait, pour ainsi dire, instantanément les surfaces cle la peau ; pratique vicieuse, par laquelle on ne produirait qu'un mauvais cuir, dont les surfaces seulement seraient tannées et l'intérieur spongieux. Dans quelques fabriques, on se sert, pour arroser les fosses, du liquide qui s'écoule des fosses elles-mêmes , et que Ton recueille à l'aide de puisards ou de cuves à double fond. Nous croyons cette pratique utile, pourvu qu'elle soit conduite avec discernement ; nous pensons^ par exemple, que le liquide chargé de pnncipes tannants, qui s écoule pendant les premiers temps du séjour en tosse^ doit, de même que le tan, jouir de la propriété de tanner; mais, passé certaine époque, ce liquide, susceptible de fermentation, doit acquérir les propriétés de l'acide acétique, qui s'y développe, et ne doit plus anr qu'à la manière des acides, qui n'ont d autre propriété que de relâcher le tissu au lieu de le resserrer. On voit donc
Î|u*il est préférable, quand on aperçoit que e jus a fermenté et qu'il a acquis une saveur acide, de se servir d*eau ordinaire au lieu de jus, pour arroser les fosses, et conserver celui-ci pour préparer les passements.
Trois mois écoulés, on retire les peaux pour leur donner une seconde pauare ou les remettre de nouveau on fosse avec de nouveau tan. Après trois autres mois de séjour dans cette seconde fosse, on les retire encore pour leur donner une troisième, enfia une quatrième et dernière poudre, dans une autre fosse, où on les laisse séjourner eoeore pendant trois mois. Ainsi ropération du tannage, proprement dit, dure au moins une année. L expérience a prouvé que plus on laisse le cuir en fosse plus il acquiert de qualité et de poids. En France
(I) On coomli, dans le eommercê, deox sortea de las : l'nne, désignée ioos le nom de tan «a pOo*,
ri ronobtîeaianmaYendepitOQsannésdelaiiiet 1er iranchamas ; Tauire, noaiiiiée laa à la mm^ ans fooinia par na monlin oonsmilt dans le même frinapa 4 oe ks flMNilias ^ cide.
on abreuve peu les fosses ; à Liège om Ica abreuve davantage; en Angleterre om lea abreuve au point qu'on peut dire que IfS cuirs sont constamment plongés dans nn liain de tan. On obtient fiar ce dernier procédé, d*aussi bon cuir que par la méthode française, mais d*une couleur beaucoup plus foncée; chez nous, le commerce rechercnant outre la bonne qualité, une teinte fauve lé« gère; il s*ensuit que l'on n'emploie pas la méthode anglaise. A chaque mise en fosse on a bien soin de presser les peaux, dans toute leur étendue, avec les pieds, afin quo le contact de leurs surfaces avec la poudre de tan soit immédiat. Lorsqu'on retire les cuirs, on les place les uns sur les autre» près du bord de la fosse, et, l'on a soin eo couchant de nouveau, de mettre en dessous ceux qui étaient en dessus, afin qu'Ile se trouvent chacun k son tour dans les mêmes circonstances. A chaque rliangement de poudre, ou secoue, on bat et Ton balaye les cuirs, afin qu'il ne reste aucune portion d'ancienne poudre, qui, s'opposerait à rac« tion de la nouvelle. Pour les dernières poudres, on se sert avec avantage du tan à In noix : les surfaces des peaux ayant déjA acquis assez de consistance, on ne craiiic plue que les morceaux d'écorce un peu volumineux ne forment des empreintes difficiles à faire disjiaraltre ;de plus, l'écorce ayant subi dans la machine à laquelle on l'a soumise pour la diviser une espèce de froissement, le tan qui en résulte est très-spongieux, se laisse aisément pénétrer par l'eau avec laquelle on arrose les fosses, et par cela même fournit plus facilement au cuir soumis à son action tout le principe tannant qu'il contient.
Le plus ordinairement on ne donne que quatre poudres aux cuirs forts ; mais il y n des fabricants qui jugent à propos de leur eu donner cinq : il est certain que le cuir n'en est que meilleur et plus pesant, parce qu'il s'est combiné avec une plus grande quantité de principe tannant ; mais il est douteux que cette augmenlation de poids puisse les indemniser de la perte qu'ils éprouvent en les gardant trois mois de plus. D'autres, au contraire, ne laissent leurs cuirs en fosses que huit à neuf mois; temps qui {laralt suflisant pour que le cuir soit parfaitement tanné. Une année est le.temps géiiéralenifut jugé convenable pour avoir de bons cuirs.
Au sortir des fosses, les cuirs dont le tannage est terminé sont portés au séchoir, où ils sont suspendus sur des perches ou i des crochets en fer, disposés pour cet u^agt?. Leur dessiccation doit être lente, et pour ceJa être faite à l'ombre, à l'abri du grand air ; avant qu'ils soient entièrement secs, on a coutume de les battre sur des tables en pierre bien unie, au moyen de maillets en bois très-dur ou en cuivre. Cette opération a pour but de rendre le» deux surlaces du cuir bien unies, et de lui donner un coup d'œil agréable. Le cuir qui a été &in^i frap^ pé se nomme, dans le commerce, ctii'r p/a*