‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 180 sur 209 · TA · texte numérisé non relu

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On reeonnati qu'an cirir est parfaitement tanné, par l'examen de la tranche nouvellement coupée; l'intérieur doit être luisant, eomme marbré, et ne doit pas présenter dans son milieu une raie blanche qu'on nomme la corne ou crudité dts cuirs. Ce signe indique que le cuir n'a pas été assez nourri par Técorce et que le principe tannant n'a pas suffisamment pénétré à l'intérieur. Dans ce cas, son tissu, au lieu d'être serré et compacte, est lâche et poreux : aussi est*il désigné, dans le commerce, sous le nom de cmr creux et toujours rejeté par les connaisseurs.

Tannage par la dissolution du tan ou tan-^ nagea la flotte. — Cette méthode de tannage dont nous avons déjà donné une idée plus haut et qui est celle suivie dans plusieurs tanneries anglaises doit être également attribuée è Machride qui eut le premier Tidéô de plunger les peaux, préalablement gonflées, dans une infusion de tan, au lieu de les mettre en fosse pour opérer le tannage.

Malheureusement j(fâchride sMmagina en même temps, de faire son infusion de tan dans l'eau de chaux au lieu d'employer l'eatt ordinaire; il détruisait ainsi, sans s'en douter, en grande partie, sinon en totalité, l'etTet qu il se proposait de produire. C'est ce qu'i< complètement démontré M. Seguin, dans son travail concernant l'action chimique que le principe tannant exerce sur différentes substances, et notamment sur la« chaux. M. Seguin, éclairé par le résultat de ses ingénieuses expériences, évita facilement recueil que son devancier s'était créé lui-même, et rectifia ce que le procédé de celui-ci avait de défectueux. 11 lui fut alors facile de voir et de démontrer que le principe soluble du tan, en solution dans l'eau simple jouissait d'une action infiniment plus énergique et plus prompte que le tan lui-même légèrement humecté, comme on l'emploie encore en ce moment dani presque toutes les tanneries, et qu'en enmloyant l'eau de chaux qui en neutralise l'effet pour servir de véhicule à l'infusion.

Ces résultats heureux lui firent nahre la

1)ensée qu'il était possible de tanner, même es peaux les plus fortes, en peu de temps} il fit alors, en présence de commissaires nommés pour vérifier ses travaux, des expériences tendant à démontrer que trente à trente-trois jours suffisaient non-seulement pour les diverses préparations des peaux les plus épaisses, mais encore pour en opérer complètement le tannage , et quatre ou huit jours seulement pour les cuirs minces comme ceux de veau, de chèvre, etc. Ces résultats, qui parurent ii*al)Ord si extraordinaires, ne présentèrent en réalité que de faibles avantages comparativement è ceux qu on avait d& en espérer. On reconnut bientôt, et M. Seguin lui-même que la seule immersion des peaux dans l'infusion de tan, telle qu'il la conseillait, quelles que fussent d'ailleurs les précautions aiiportées aux opérations préparatoires, n*é*

tait (lOint propre k donner de bon cuir. On vit également que l'action, trop instanlénéê de l'infusion du tan, resserrait les surfaces du cuir, au point de s'opposera la pénétra* tion du principe tannant dans l'intérieur. Quoique l'infusion seule du tan ne réalisât pas les trop flatteuses espérances uae l'on avait conçues sur son emploi, il n'était pas difficile de prévoir qu'entre les mains de manufacturiers habiles qui sauraient en ti« rer tout le parti possible, elle serait d'un

Srand secours pour diminuer ta longoent es manipulations du tannage; et l'expé* rience l'a prouvé par le procédé mixte ac* tuellement employé, et la méthode dite à Ut flotte employée avec succès en Angleterre.

M. Seguin se servait, pour préparer ses infusions de tan, d'un appareil à peu près semblable à celui dont les salpêtriersfont usage pour lessiver le urs terres, et les pri rer entièrement des principes soluUes qu'elles renfjprment. Des tonneaux élevés sur des chantiers, de manière à pouvoir placer aadessous des vases destinés à recevoir le li* quide qui en découle, étaient remplis de tan neuf sur lequel on versait de Teau : celle-ci ayant traversé le tan, et déjà chargée de principes sotubles, au point de marquer 19 deçrés à l'aréomètre des sels. On ne voyait point d'inconvénient à cette concentration, attendu qu*il était facile de la diminuer i volonté en ajoutant une plus ou moins

Ïrande quantité d'eau, suivant le besoin, ans Thypothèse d'un succès complet, et conséquemment d'un emploi considérable d'écorce, on proposait d'aller exploiter au loin les chênes de forêts, et de préparer sur les lieux mêmes l'extrait du tan. qu'il aurait suffi de dissoudre ensuite dans les quantités d'eau nécessaires.

Cette méthode était vicieuse; et, pour s'en convaincre, il suffira d'observer on elle avait été connue, et que, quoiqu'elle intéressât un grand nombre de fabricants, personne n'avait songé à en faire l'application.

Cuirs à OBuvres. — Les manipulations cidessus décrites, pour la préparation et fa tannage des peaux, concernent plus spécialement la fabrication des ctwrr fàrts^ destinés èi faire des semelles ; celles que Ton emploie à la préparation des peaux minces se rapprochant beaucoup des premières et, en ayant d'abord donné une idée en parlant du travail à la chaux, il nous semble inutile de rentrer dans des détails dont la répétition serait sans intérêt. Nous passerons donc légèrement sur les opérations d^à connues, et nous nous bornerons k indiquer quelques suppressions, additions ou changements dans la durée des opérations qae peut nécessiter l'emploi auquel on destine les peaux que l'on doit soaœettreaa tannage.

Dans l'art du tanneur on appelle émirs à emtfres ceux que l'on prépare arec des peaui minces de petits bœuEs , de Ta^tbes et M veaux, etc., vraisemblablement parce iu'»'«

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