‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 183 sur 209 · GL · texte numérisé non relu

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lîDiiRé non interrom|nie, les dépêches d*an point quelconque de celte ligne peuvent atteindre Paris par deux routes difTéreDles, disposition qui pent devenir d'une grande utilité lorsque, par snite d'obstacles on d*acctdeuts particuliers» la communication se trouve arrélée sur Tun des points du trajet.

« La Tîtesse de transmission des dépôcbes varie suivant les lignes. On reçoit à Paris les nouvelles de Calais (W lieues) en trois luiooies, par trente-trois télégraphes; celles de Lille (60 lieues) en deux minutes, par vingt-deux télégraphes; celles de Strasbourg (ISO lieues) en six minutes et demie» par quarante-quatre télégraphes; celles de Brest (150 lieues] en huit minutes, par cinquantequatre télégraphes; cf'lles de Toulon (267 lieues) en vingt minutes, pjir cent télégra* pbes.

m Cinquante ans d'expérience ont sufiisamment montré toute retendue des services que Ton retire de la télégraphie aérienne; cependant cette télégraphie a ses imperfections, et nous devons les signaler. Les signaux se transmettent à travers Tatmosphère, par conséquent ils sont soumis à tous Jes aocidenis, à toutes les vicissitudes atmosiriiériques. Les brouillards, les pluies almndantes, la fumée, le mirage, les brumes du matin et du soir, paralysent le jeu du télégraphe aérien. Claude Chappe avait constate que de son temps le télégraphe ne pouvait bien fonctionner que deux mille centauatre-vingt-dix heures durant Tannée, c'est4*dire six heures par jour, terme moyen. Aussi afHrmait-il que sur douze dépôcbes envovées par les ministres et les autorités h Fadministration télégraphique ou aux directeucs du télégraphe en prpvince, six restaient dans les cartons ou étaient envoyées par la poste ; trois ne parvenaient it leur destination que six, douze ou vingt-quatre heures après avoir été remises, et trois seulement arrivaient aussi promptemeot gue l>ossii>le. Cependant, nar suite des perfectionnements apportés dans le service depuis celte époque, ces observations de Chappe ont beaucoup perdu de leur vérité, et la pratique démontre que le télégraphe aérien suifit, dans la généralité des cas, à tous les besoins de radminjstralion. Le vice fondamental de la télégraphie aérienne ne réside donc pas, à proprement parler, dans le trouble aecidentel que les variations de Tatmosphère introduisent pendant le jour dans le passage des slgriaux; elle présente UD inconvénient plussérienx, et quc,depuis trente ans, on essaye inutilement de con\battre. On devine qu'il s agit de l'absence des signaux pendant la nuiu Le repos forcé du. télégraphe pendant toutes les nuits laisse, dansî le service une lacune funeste, puisqu'il diminue de moitié le temps de la correspondance. Pendant seize lieures sur vingtquatre en hiver, le télégraphe aérien eéi condamné è l'immobilité. En mai et en septembre, il ne pci^t fonctionner c|ue pendant douze beuresi et durant les jours les

Elus longs de l'été, il doit encore se reposer uit heures. Aussi toutes les dépêches oue Ton apporte au ministère après le coocoer du soleil sont-elles forcément renvoyées an lendemain. Alors, le salut d'une armée dûtil en dépendre, Tétat fût-il en péril, la révolte eût-ellearboré son étendard triomphant dans nos rues ensanglantées, nulle puissance humaine ne pourrait arracher le télégraphe à son fatal repos. Aux premières ombres du soir il a replié ses ailes ; comme un serviteur paresseux, il dort jusqu'au lever de la prochaine aurore. Et cependant de queUe importance n'aurait pas été» en tant d'occasions de notre histoire, l'existence d'unç bonne télégraphie nocturne 1 La bataille ou l'émeute sont suspendues aux approches de la nuit; dans ces heures de silence et de trêve, l'autoritépublique a le temps d'organiser ses mesures. Les niasses dorment, les chefs doivent veiller; par leurs soins, sous l'ombre protectrice de la nuit, les ordres s'élancent dans toutes les directions avec lar rapidité de la pensée, et le lendemain, quand le soleil monte sur l'horizon, la défense est

{)r6te ou l'attaque concertée. Les données ournies par la science montrent sous un autre aspect les avantages de la télégraphie nocturne. La météorologie nous apprend que les nuits limpides sont plus fréquentes que les jours sereins. Presque tous les phénomènes atmosphériques qui, dans le jour, contrarient la transmission des siçnaux, perdent leur influence pendant la nuit. Jus« qu'au lever do soleil, les fleuves, les bois, les marais, cessent de £>urnir des vapeurs. Le mirage est nul, les brouillards tombent avec le crépuscule. La nuit abaisse l^s vapeurs que le soleil avait élevées; la nuit, les villes, les villages, les usines, sont sans fumée. Le refroidissement du soir précipite, il est vrai, l'eau répandue en vapeur dans l'atmosphère, et la résout en un orouillard léger ; mais ce phénomène ne se passe quTà quelques pieds du sol, et n'atteint jamais la liauteur des régions télégraphiques. Il fii^ut remarquer de plus que presque toujours des nuits sereines succèdent à des jours pluvieux, et réciproquement. En supposant donc la télégraphie nocturne établie coiyointemept avec la télégraphie de jour, il se/ait difficile que l'intervalle de vingt-quatre heures s'écoulAt sans ItMSser quelques moments favorables au passage des signaux.

« Ces considérations ont été si bien appréciées par toutes les personnes qui ont mis la main a l'administration des télégraphes, que depuis trente ans on a fait de continuels efforts pour arriver à créer la télégraphie nocturne. Les frères Chappe' n'ont jamais perdu de vue cet objet capital. De leurs recherches assidues il est résulté que lé problème de la télégraphie nocturne ne peut se résoudre que par ce moyen : éclairer pendant la nuit les branches dq télégraphe ordinaire. Malheureusement les essais ppur cet éclairage ont presque tous échoué, él il est aisé de le comprendre, car les conditions ï remplir sont aussi nombreuses que diffî-

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yiles. Il' faut que, le combustibte employé ûoilne une lumière assez intense pour que la distance des postes télégraphiques ne lut fasse rien perdre de son éclat (cette- distance est en moyenne de trois lieues) ; il faut que, sans entretien et sans réparation, cet éclat reste invariable pendant toute la durée des nuits; il faut que la flamme résiste à Timpéluosité des vents et des courants atmosphériques qui balayent les hauteurs; il faut enfin qu'elle suive sans vaciller les branches du télégraphe mises en mouvement par les manœuvres. La plupart des combusti* blés essayés ont présenté chacun des inconvénients particuliers. Les graisses, les résines, la bougie, donnent peu de lumière et une fumée abondante qui masque et offusque les branches du télégraphe. Le çaz employé à l'éclairage de nos rues donnerait unelumière d'une intensité convenable, mais il serait impossible de le distribuer à tous les postes télégraphiques. Selon M.Jules Guyot,rhui]e ne soutient pas la flamme dans le mouvement de Tappareil, la lumière vacille et dis* Îaratt par intervalles. Le gaz tonnant, c'est- -dire le mélange explosif des gaz hydrogène et oxygène, fut essayé à l'époque oh Napoléon armait le camp de Boulogne et préparait sa descente en Angleterre» Les expériences faites sur la côte de la Manche eurent les plus beaux résultats : le volume de lumière était énorme ; au milieu de l'obscurité des nuits, le télégraphe brillait comme une étoile détachée des cieuz ; mais le maniement de ce mélange explosif pouvait causer de terriMes accidents, et l'on dut renoncer à en faire usage. Plus récemment, M. le docteur Jules Guyot a montré que r%drogine liquide^ combustible nouveau qu'il a découvert , brûlé dans des lampes de son invention, suffirait à toutes les exigences de la télégraphie nocturne. On a trouvé cependant que la pose de ces lampes serait peut-être, par les mauvais temps, très-difticile ou même impossible, et, par suite de ce déplorable système qui- consiste à exiger ' qu une découverte atteigne du premier coup la perfection absolue, le projet de M. Guyot, qui aurait pu offrir à l'état de sérieuses ressources, a été abandonné. Le problème de la télégraphie nocturne est cependant bien loin d'être insoluble. Il est résolu en Russie depuis plus de dix ans, puisque la ligne télégraphique de Varsovie à Cronstadt, établie par M. Chatau, fonctionne de nuit aussi bien que de jour (1).

(1) Dans 81 petite brochure publiée en 1842, foas

le titre de Télégraphe de jour et de nuit, M. Chatau

donne les d^^taiU suivanu sur là disposition qu^il

a adoptée en Russie pour éilairer le télégraphe pen-

. daot la nuit :

€ Mes lanternes et nu>s feux ne laissent rien à désirer, L*buile est le seul combustible employa. Les résertoTt sont }i Fabri des froids les plus intenses. Les lampes sont à niveau constant , à mèi lie pUte, Le foyer lumineux ne crciiit ni la ploie, ni le vent le plus violent , ni les mouvements les plus rapides d<i télégraphe*. Ce Toyer ht maintient à un tegré a*€€kt sufllsint dorant vingt heurts, sans deoian-

« Toutefois, il faut le dlre,^ tes essais do

télégraphie nocturne auraient élé poursuivis avec plus de persévérance par les inventeurs» aecueillis avec phis de faveur par le Souvernenieol el lea chambres, ai des conitions capitales et toutes nouvelles n'étaient venues apporter dans te question un éléoient d^une irrésistible in&ueoce. Pendant que la télégraphie aérienne cherchait péniblement à accomplir de nouveaux progrès, la télégraphie électrique avançait à pas de géant dans la carrière. Longtemps délaissée, elle grandissait tous les jours en piiissanoo, et un jour viut où il fallut sérieusement compter avec celte rivale k moi tié vaincue et presque outtliée.

i « Découver U de réleciro-magnétistne. — Soik aopUcaiion au jeu des télégraphes. — Etablissement de la télégraphie électrique aux Etats-Unis. — Télégraphe de M. Morse. — La télégraphie électrique en Angleterre. — Télégraphe à cina aiguilles de M. fVheatêtone. — Télégraphe à cadran. — Télégraphe à double aiguille. — Etat actuel de la télégraphie électrique en Angleterre. — Tous les essais entrepris avant les premières années de notre siècle pour appliquer Télectricité au jeu des télégraphes ne s'écartaient guère, comme on l'a vu, des conditions d'une belle utopie philosophique. L'électricité statique est un agent si capricieux, si difficile à manier, que l'on ne pouvait raisonnablement en espérer aucun avantage sérieux dans un service régulier et continu. La découverte de la pile de Volta vint changer profondément la face de cette question. On sait que la pile électrique, découverte par Volta en ISdO, est un instrument qui fournit une source constante d'électricité, électricité sans tension, c'est-à-dire qui n'a aucune tendance à abandonner ses conducteurs. La pile voltaïque offrit donc un moyen de faire agir ce fluide à travers un espace très-étendu sans déperdition pendant le trajet. 11 restait cependant à remplir une condition capitale: il iallait rendre sensible à distance la pré-

der aucun so'n , pourvu qo*on emploie de lliaile bien épurée et de bonnes mèches. Bien que la largeur des roècbei ne loit que de 12 milHmétrea» cens les s'goaux sont distingués à la disunco de 30 kil^ mètres ; ainsi on obtient une très-bonne traosmîtsion à 4i ktloxètres, la plus grande distance qai doive exister sur une ligne télégraphique.

• *SI une lanterne s'éteint, le staUonnaire le sait à rinsiant,. et cette lanterne est bientôt rallomée; mais on pareil accident est extrèmeuieni rare avec ■»• tél^rapbe, et je doute qu*il arrive trois fois par an sur une ligne de cent cinquante postes. Les Isaternes portent un signe qui inllque le côté de Varsovie ; chacune d*ellts a, excepté anx 'po!»tes extrêmes, deux réverbères, deux réservoirs etd« ux fo^rers. .... Si 00 verre se easse'^Cce qui arrive irès-rareaaeBtX il faut quinze secondes pour enlever la porta éoat le verre est cassé , et quinze secondes poor m-^im une nouvelle porte, qui est toujours prèle; nais les verres sont à Tabri de iout accident , nna ims que mes lanternes sont posées an tél^rapke. QoeUe que soit la rapidité des mouvements du iclégra|»lif. aucune lanterne ne p ut s'ouvrir, ni se d<!t:cli«r, ni donner contre on fo.eau. »

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OBS UITEKTIOIB.

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Moee de rélectricité par ooe action mécanique ou physique d*UDe intensité snflSsante. Cm dernier pas fut heureusement franchi par la découTerte bien connue du physicien danois Œrsled. Dans Tannée 1820, OCrsted tfécouTrit ce fait fondamenlaK que les courants électriques produits j^r la pile de Yolta ont la propriété d'agir sur Taiguille «imantée et de la détourner de sa position naturelle. Si Ton fait circuler autour d'une aiguille aimantée un courant Toltaîque, on ▼oit aussitôt raigoille dévier brasquement, osciller pendant quelques instants, et abandonner sa direction vers le nord. La iiossihilité d'appliquer ce fhH remarquable à l'art tél^raphique fut bien vite saisie par les physiciens. Voici, en effet* ce qu'écrivait Ampère très-peu de temps après la décou- Terte d'OBrsted : B'apriê le $uuh de cette tœpérience, (m pourrait^ au ma^en d^ autant de fis eonducttur$ et iTaiguities aimantées qu*tl y a de lettrée^ et en plaçant thaque lettre mur une aiguille dlfTérentej établir^ à Vaide d'une pile placée loin de ces aiguillée, et qu*on ferùit communiquer alternativement par s€$ deux extrémitéeà cellet de chaque fit conducteur , une sorte de télégraphe propre à éirire tous les détails qu'on pourrait transmettre, à travers quelques obstacles que ce Motif â la personne chargée d'observer les letires placées sur les aiguilles. En établissant Mur ta pile un clavirr dont les touches porieraieni tes mêmes lettres^ et établiraient la cammunicùtion par leur abaissement, ce moyen de correspondance pourrait avoir lieu arec assez de- facilité, et n'exigerait que le temps méeessaire pour toucher a un côté et lire de imUre chaque lettre ( 1 } .

« Le principe de la déviation de raignilte aimantée par l'influence d'un courant électrique a servi, en effet, h construire deux lélemphes: ceux de Richtie etd'Alexander d'Edimbourg. Cependant ces appareils présentaient uu vice capital, qui devait singulièrement en compliquer le jeu : c'était la nécessité d'employer un grand nombre de fils métalliques pour indiquer les diverses lettres de 1 alphabet. Le télégraphe proposé par Alexander exigeait trente fils de cuivre. Ainsi le problème n'était pas encore résolu, et la télégraphie électrique, pour atteindre son point de perfection, réclamait de nouvelles découvertes dans les propriétés de l'agent électrique. Elles ne se Grent pas attendre. En 1820, M. Arago observa ce fait fondamental, que Télectricité circulant autour d'une lame de fer doux « c'est-à-dire de fer parfaitement pur, communique à ce métal les propriétés de l'aimant. Si l'on enroule autour d*une lame de fer doux plusieurs tours de fil de cuivre, et que l'on fasse f lasser dans ce fil un courant électrique, en e mettant en communication avec une pile en activité, aussitôt la lame métallique est aimantée, c'est-à-dire qu'elle acquiert Ta propriété d'attirer, comme l'aimant, un

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(I) Annales de pht^Mique cl j^: chimie^ f. X?, f.

morceau de fer. L'aimantation cesse dès que l'on interrompt le courant, de telle sorte qu'en établissant et rompant alternativement la communication avec la nile, on peut successivement donner et enlever au ifer son aimantation. C'est sur ce fait capital de l'aimantation temporaire du fer par les oourants électriques qu'est fondé le principe essentiel de la télégraphie électrique moderne. Supposons en effet qu*il s'agisse d'établir une communication électrique entre Paris et Rouen. Plaçons à Puris une pile Toltaïque en activité, étendons jusqu'à Rouen le Gl conducteur de la pile et enroulons à Rouen Textrémité de ce fil conducteur autour d'une lame de fer doux. Le fluide électrique, en circulant autour de la lame de fer, l'aimantera, et si Ton place au-devant de celle lame ainsi artificiellement aimantée un disque de fer mobile, aussitôt ce disoue sera attiré et viendra se coller contre 1* aimant. Maintenant, que l'on interrompe le courant électrique, en supprimant la communication du fil conducteur avec la pile : au sitôt la lame de fer doux revient à son état habituel, elle cesse d'être aimantée, elle n'attire plus le disque de fer. Or admettons que, pour se porter vers l'aimant, la pièce de fer ait eu è vaincre la résistance d'un petit ressort; dès que le courant sera interrompu, le r'tit ressort ramènera la pièce de fer mobile sa position primitive, puisque la puissance de l'aimant ne conire-balancera plus la tension du ressort. Ainsi, chaque fois que l'on établira et que l'on interrompra le courant, la pièce de fer sera portée en avant, puis repoussée en arrière; par la seule action de la pile, on pourra exercer de Paris à Rouen une action mécanique qui donnera naissance k un mouvement de va-et-vient^ L'aimantation temporaire du fer par Tinfluence d*un courant électrique donne donc le moyen d'exercer, à travers Tespace, un effet d'attraction et de répulsion; la pile voltaïque permet, à travers toutes les distances, de mettre un levier en mouvement. Tel est le |>rincipe fondamental de la télégraphie électrique. En effet, ce mouvement de va-et-vient une fois produit, la mécanique nous offre vingt moyens différents d'en tirer

Karti pour l'appliquer au jeu des télégraphes, ien de plus varié que les procédés que l'on a mis en œuvre pour utiliser cette action mécanique. Les différentes combinaisons imaginées pour l'application de l'électrij^ité à l'art des signaux ont donné naissance à autant de télégraphes particuliers, qui, bien qu'identiques dans leur principe, diffèrent cependant beaucoup entre eux par les détails secondaires de leur mécanisme. Nous n'entreprendrons pas la tâche beaucoup trop longue de décrire en particulier chacun de ces instruments. Les personnes- que cette

Juestion intéresse trouveront la description es divers appareils de ce genre dans le traité spécial publié sur cette matière par H. Moigno. Il nous suffira d'exposer, selon Tordre historique, la constitution des systèmes de télégraphie électrique établis suc-

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eessiveicont aux Etols-Unis, en Angleterre, en Allemagne et en France.

« Le télégraphe électriqae, qui fonctionne depuis sept ans aux Etats-Dois^ a été ima*' ciné et construit par M. Samuel Morse, professeur à runi?ersité de New- York. M. Morse a été longtemps regardé comme le premier* et le seul inventeur du télégraphe électromagnétique. Cette gtoire lui est cependant disputée aujourd'hui par de nombreux rivaux. On nous |>ermettra de ne pas toucher Ici à cette question de.priorilô, débattue de part et d'autre avec une passion infatigable. Il est bon, il est juste de rapporter à leur véritable auteur la gloire de ces découvertes immortelles qui changeront un jour les destinées de rhumanité; mais quand une question de ce genre est obscure, complexe, hérissée de difficultés de toute espèce , il est permis d'en suspendre l'examen. M. Wheatstone disait en 1838 qu'il avait recueilli pour sa pai:i les noms, de soixante-deux prétendants k la découverte du télégraphe électromagnétique. Jqsqu'à plus, ample informï, uous nous eo tiendrons aux allégations de «1. Iforse^ en laissant toutefois reposer sur lui la responsabilité de ses assertions. M. Morse, qpi prétend à, l'honneiir d'avoir le premier, conçu l'idée de la télégraphie électrique telle qu'elle est établie aujourd'hui,^ assure qu'il a imaginé son télégraphe électro-magnétique le 19 octobre 1832. Il revenait de France aux Etat^-Unis, à bord du paquebot le Sully. Dans une conv,ersation avec les passagers, ou parla de l'expérience de Franklin» qui avait vu l'électricité franchir,, dans un mêlant. ioappc.éciabIe} la disr tancQ d^ deux lieues. 1.1 lui vint aussildt à la pensée que, si la présence de l'électricité pouvait Êtce rendue visible da||ns une partie du circuit vpltaïque, il ne serait pas diilQciLe de construire un sjrstème de signaux par lesquels' une dépêche serait instantanément transmise. Pendant les loisirs de la traversée, cette id.ée gcaudit dans son esprit; elle devint fréqu^emment l'objet des conversations du bord. On lui opposait difOcit) tés sur dilticultés„ il les surmoQtait toutes. Au terme du voyage, le problème pratique était résolu dans sa pensée.^En quittant le paqueboti M* Morse s'approcËa du capitaine William Pell, et lui prenant la ipain : Capitaine^ lui ditril, Monà mon télégraphe ser^ devenu la merveille du monde ^ souvenez -vouâ que la découverte en a éié fnUe 4Mrd du paquebot le Sully. Une semaine après sou retour., M. Morse s'occupa de préparer les bases pratiques de sou système de télégraphie ; cependant, en raison de diftiQuItés et de loxigueurs aisées h concevoir, ce ne fut que cinq ans après qu'il put l'établir. Les premières expériences qu'il exécuta, à l'iuvilation du congrès clés Etats-Uqis, eureqt

lieu le 2 septembre 1837, sur une distance de quatre lieues, en présence d'une commis* $iou de l'Institut de Philadelphie et d'un comité pris dans le sein du Congrès. Sur }fis rapports extrêmement favorables de ces 4.Ç^i compiissionsjj^ le Congrès, par un acte

passé le 3 mars 1643, accorda une somme de 30,000 dollars (150,000 fr.) pour.de »oikvelles expériences sur une échelle pias étendue. C'est à la suite de ces derniers es^is» dont les résultats furent sans réplique, que Je système tél^rapbique de H. Morse fui établi tel qu'il existe aujourd'hui aux Etats- Unis. II commença à fonctionner irégulièfement dans les premiers mois de VannéB iSkh. c 11 sera utile, avant d'aller plus loin, de donner une description suocÎQCte du télégraphe électro-magnétique américain. A la station où les dépêches doivent être reçues, se trouve un aimant temporaire de fer doux* ayant la forme d'un fer à cheval». autour du-

3uel vient s'enrouler l'extréinitéda fil conucteur du télégraphe. Une pièce de fer mobile est placée en regard de cet aimant, et est attirée vers lui lorsque passe le courant électrique. Celte pièce de fer mobile est armée d'un petit levier recourbé qui porte un clayon. Sous ce crayon est un ru|>ai) de papier qjji marche continuellement à laide de rouages d'horlogerie^ D'un autre côté, à la station d'où partent les dépêches, il existe une pile vol laïque en communication avec le Gl conducteur; ce Gl est interrompu snr up point de son trajet, à peu de distiince de la pile. Les deux extrémités disjointes du til conducteur soQt plongées dons deuK. coupes contribues contenant du. mercure, de telle manière qu'on peut établir ou interrompre à volonté le courant, en plongeant ces extrér mités dans la couge remplie de mercure ou en les retirant. Quand on établit le courant électrique, ce qui se fait en plongeant les deux extrémités du Gl dans les deux coupes, le fer à cheval est instantanément aimanté; il attire b lui la pi^ce de ij^r doux et, par ce mouvement, le crayon vient porter sut le pnpiM' tournant ; quand le circuit est inler^ rompu, le magnétisme du fer à cheval disp^alt» et le crayon s'éloigne du papier. Lorsque le circuit est ouvert. et. fermé rapi* Cernent, il se produit sur le )>&pier de simples points ; si au contraire il reste fermé pendant un certain temps,. la plume trac9 une ligne d'autant plus longue que la dur^ di^ circuit a été plus prolongée ; enfin , rieo n'est tra{:é sur le papier tant que le courant est interrompu. Ces points, ces lignes et ces espaces bjancs. conduisent h^ une grande variété de combinaisons^ H. Morse a construit un alphabet à l'aidp de ces éléments, C'est ainsi que l'oo écrit :

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D E, etc.

a Le télégraphe américain est, comme on le voit, un inslrumeut qui écrit lui-même les dépèches qu'il transmet. C'est évidemment une dis|]Osition des plus avantageuses en ce que le texte mèniie du message peut être conservé et reproduit, s'il est nécessaire, avec toutes les conditiops voulues d'authenticité. En outre , la présence d'un employé à la station où la dépêche est ex-* péuiée n'est pas absolument nécessaire, puis qu'elle s'imprime elle-même sans que i'on ait besoin ae surveiller son inscription: (t

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premier modèle de ee genre de télégraphe , eoDStnril par M. Morse, emplof ait un crayon de mine de plomb. Comme il ftihiitè chaqae instant aiguiser ce crayon» on le remplaça par une plume à laquelle un réservoir fournissait constamment de Fancre. Celte plume donna d*assez bons résultats, maïs récriture parut confuse ; d*aillenrs, si la plume s'arrêtait quelque temps , Tancre [s*évaporait et laissait dans la plume un sMiment qu'il fallait retirer avant de la mettre de nouveau en activité. Ces diiBcultés forcèrent l'inventeur à rechercher d antres manières d*éorire. Après bien des expériences» il s'arrêta à remploi d*on levier d*acier à trois pointes » qui imprime sur le papier tournant des traces très-nettes et trèsAlurabies* Ces pointes métalliques laissent sur le papier , qui est très-épais, des marques qui ne le percent pas, mais qui s'y impriment en relief, comaie les caractères à l'usage des aveugles (1).

« M. Morse avait d*abord enfoui sous terre les fils oe fer qui forment les conducteurs, en les enveloppant d'une substance isolante. N eut plus tari Tidée de les placer le long de la voie des chemins de fer, en les soute* nant en l'air à Taide de poteaux. Comme cette disposition si avantageuse a été adoptée depms pour la plupart des lignes télégi^vbiqnes, nous la décrirons en quelques mois. Voici donc comment le fil conductenr est élevé et soutenu le long de la voie : des poleauz de bois, solidement plantés à la ais-tance de vingt ou trente mètres, supportent le fil à la hauteur de deux ou trois mètres an-dessus du sol. Sur ces poteaux sont platées des plaques de porcelaine , de verre on de terre cuite, destinées à isoler le fil, et qui sont protégées contre la phiie par de petits toits de zinc on de fer; car, s*il arrivait que les poteaux fussent oiouiUés, et que les supports isolants le fus^eni aussi , Tisolement fierait imparbît , il sYtabiirait des courants dérivés , et il faudrait des piles beaucoup plus énergiques pour conserver au courant principal une intensité suffisante. De cinq cents mètres en cinq cents mètres, on place des poteaux plus forts, que Ton appelle po- Uaux de iraetian^ sur lesquels on établit des espèces de cabestans propres è tendre le fil et à prévenir de trop grandes ioOexlons.

m L*anp1oi do cra joo Ckl évidemment bien préférable à edai. de ces pointei d*ader anqiv;! M. Mo9ie a été coalnini d*^vorr recou ^ aar saiie de la éitteallé qall a ëfirMVKe à fa're reuilfer le rrayoa à flMnre qa'tf s'ose par le iravail. IL Fromeoi a parfailenenl féfota cebe diflicallé. Il a coaslrui» mi appareil de ce genre portao un cnjunifiiî se taille loi-aiêrae en éaiTani, parée qu*il loaroe coniionelkmenisurson axe , toni en exécttUui ses moave- ■seau ; ee froiiemeni contre le pipi^r ns^ le ersvpn daaale sens convenable poor Tenlrelenir coD8*aament taillé.' lies signes rurroés par ee té graphe pré- MBlenl la forme de^pirales s.iccesijves reliées par daa traits en carré dans la forme de romcmeni ar- Chiteciaral conirae tous le nom de Crèque.

D*aprèi le nombre de ces traits, on peut coastrv^e «Il alpbabei en chiffras qni snfDl à toute» les n.te. - --'ij de la eorrcs^K>jdance.

Cependant eeMe disposition pour h pose de^ fils conducteurs n'est pas la seule adoptée aux Etats-Unis. Comme on recherche avant tout l'économie, dans le but de multiplier au* tant que possible les lignes, on prend en général la voie la plus coiMrte, et Ton n*bésite pas à placer les conducteurs sur le bord des grandes roules, ou même è travers champs. Sur le trajet des roules, le fi^ est sontenu , comme le long de la vole des chemins de fer, par des |K>teaux de bois de sapin. Si la ligne prend è travers la campagne, on utilise souvent les arbres sur pied; on élague les branches, et le tronc, resté del)out , sert de sup|)ort au fil télégraphique^ S'il se rencontre une rivière , un bras de mer qu'on ne puisse franchir, on recouvre le fil de guitapercha^ et on le place tout simplement sous reau« C*est ainsi que le télégraphe de New- York à Washington possède seize lieues de fils plongés dans Teau salée. Le guita-percha étant une substance très-adhésive et oui iouild*une propriété isolante très-prononcée, on ira rien è redouter sur la dissémination d'j fluide électrique dans l'eau salée. Comme les fils établis dans les champs ont besoin d*élre surveillés, on a intéressé à leur conservation les propriétaires des terrains traversés, en leur accordant la faculté de transmettre gratuitement les dépèches qui les concernent. En retour de cet avantage dont ils sont très-jaloux, ils gardent et surveillent avec soin la |iortion de ligne établie sur leurs terres.

« La télégraphie électrique occupe aux Etats-Unis une étendue immense; elle relie le golfe du Mexique aux forêts du Canada. L'une des lignes télégrapbigoes parlant de Burlington-Vermont, sur la frontière du Canada, traTcrse Boston, New-York et Washington, en passant par Baltimore et Philadelphie; elle parcourt ta Virginie, laCaroline,. la Géorgie, et descend par Richemond, Raleigh, Colombie, Augusta et Mobile, jusque vers le golfe du Mexique, et jusqu'à Temboucbure du Mississipi, qu'elle atteint à la Nouvelle-Orléans* Une seconde ligne principale part de cette dernière ville et remonte les vallées du Mississipi et de TOhio jusau'à Louis ville. Quelques autres partent des côtes de l'Océan pour se diriger vers le centre dii pays, en remontant vers les grands lacs qui le bornent au nord. La ligue de Burlingtoa- Vermoot présente une étendue considérable, en raison de la grande distance qui sépare les villes qu'elle doit relier. Eptre Burimgtoo-Vermont et Boston, elle a llfi lieues à

Earcourir ; entre Boston et New-York , IQi eues; entre Naw-Tork et Washigtou , i37 lieues ; entre Washin^on et Colombia , 205 lieues.; entre Colombie et la Nouveile-Or* léaos, hSù lieues« La ligne de la Nouvelle- Orléans h I^uis ville présente, y compris les embranchements, une éteiidtie de460 lieues. Depuis Tannée 1U5» dans tous les Etats^de rilo'on américaine, le télégraphe électriqao a été mis à la disposition du public. Au mois de décembre iShh , M. Morse écrivait au Congrès des Etats - Unis pour l'engager à

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s'emparer de sa Oéeou? arle dans un bol d*intérèlgénéral el commesource importante de rerenu pour le Trésor. Quelques mois après, le Comité des routti ^ dans un rapport au Congrès, concluait au monopole du télégraphe électrique par TEtat, en le considérant eomme une branche nouvelle du posi-office • (poste aux lettres), et par suite, comme un cas prévu par la constitution. Mais l'existence d'un tel monopole ne s'accordait pas avec les habitudes et les mœurs de la république américaine. Le Congrès rejeta cette proposition, et abandonna a la concurrence industrielle l'exploitation du service général de la télégraphie nouvelle. Le gouvernement se réserva seulement l'usage d'un ou deux flissur les lignes établies. Aussi la concurrence n'a-t-elTe pas tardé à multiplier singulièrement le nombre des lignes et à perfectionner les appareils; entre certaines villes il existe quelquefois deux établissements rivaux pour l'exploitation de la correspondance électrique. Toutes ces circonstances ont contribué à donner, aux Etats-Unis, une extension remarquable à la télégraphie électrique, et depuis plusieurs années, elle rend au commercera l'industrie, aux relations privées des citoyens, des services qui sont de tous les jours et do tous les instants. Grâce à cet açent merveilleux, les commerçants américains sont instantanément informes du départ et de l'arrivée des navires dans les ports de l'Océan, des mercuriales, du prix des cotons el des cafés dans les différentes villes du littoral et de l'intérieur. Les producteurs du pajs qui expédient des blés, des cotons , des bestiaux et des fourrures par les fleuves l'Ohio et le Mississipi , sont avertis, pendant tout le cours de cette longue navigation, des différentes particularités et des accidents qui peuvent signaler le voyage , des variations du temps pendant la traversée , et enGn du moment précis de Tarrivéedes bateaux. Les particuliers ont aussi recours au télégraphe électrique dans un grand nombre de cas où son usage vous surprendrait beaucoup: par exemple, pour transmettre des mandats de payement ; en un mot, le télt^graphe électrique est pour eux une seconde poste aux lettres, qui souvent n'est guère moins occupée que son aînée. Aussi la plupart des lignes télégraphiques, surtout dans les villes importantes telles que New- York, Boston et Washingîon, sont-elles pres(]|ue toujours employées au service du public; il faut souvent altendre plusieurs heures son tour de transmission, et il arrive quelquefois que les bureaux doivent rester ouverts une partie de la nuit. Les journaux américains, si nombreux et si utilement remplis, donnent chaque^ourun grand nombre de renseignements arrivés par la môme voie. Il est même assez remarquable que, grâce au télégraphe électrique, les nouvelles d'Europe sont connues à New- York deux jours avant Tarrivée du bateau-poste d'Europe, et voici comment : en arrivant en Amérique, le paquebot touche à Hali&ix; Ih on fait rapidement un résume aes nouvelles au'il apporte, et ce

résumé, inmédiatement transmis à New-Yoït par le télégraphe électrique, arrive par eonaéquent dans celte dernière ville avant le paquebot lui-œAme , qui doit employer deux jours pour cette dernière traversée*

« Le tarif pour l'expédition des dépêches du public est fixé comme il suit : sur la ligne de New- York à Washington, 2S centimes par mot sansy comprendre la date, l'adresse et la signature de l'expéditeur; sur la ligne de Boston è New-York, 1 franc 25 centimes pour les dix premiers mots, et 10 ceotimes pour chaque mot suivant. Les journaux jouissent d'une réduction sur ce tarif.

« La télégraphie électrique n'a pas fait en Angleterre des progrès moins rapides qu'aux Etats-Unis. La plupart des lignes de télégraphie électrique qui fonctionnent amourd'nui sur les chemins de fer anglais, ont été créées par M. Wheatstone, dont le nom mérite une place à part dans Thistoire de la grande invention qui nou& occupe. S'il n'est pas authentiauement prouvé qu'il ait le premier con^u Vidée de la télégraphie électro-magnétique, on ne peut contester cependant qu'il ne l'ait le premier réalisée d une manière pratique. C'est à lui qu'appartient eu effet l'honneur d'avoir le premier rattaché deux villes entre elles par un lien de correspondance électrique. C'est à lui qu'il revient encore d'avoir fondé la théorie de ces phénomènes et d'avoir élevé les procédés de cet art nouveau à un degré de perfectioo remarquable.

« M. Wheatstone, l'un des physiciens les plus distingués de notre époque, fut conduit à l'invention de ses appareils télé^raphiaues par les expériences qu'il fit en 183V sur ta vitesse de transmission de l'électricité. 11 s'assura que cette vitesse est de 333,800 kilomètres par seconde, ou si l'on veut^ qut^ l'électricité . pourrait faire, dans l'espace d'une seconde huit fois le tour du globe. Pour exécuter ces expériences, il -avait employé des Gis de plusieurs lieues. Les effets produits par l'électricité à d'aussi grandes distances lui prouvèrent que les communi* cations télégraphiques par l'électricité tétaient non-seulement possibles, mais très-praticables. Il se mit donc à rechercher les af»pareils les plus convenables pour réaliser son projet, et il arriva bientôt aux résultats les plus satisfaisants. Le [iremier télégraplie construit par M., Wheatstone fut établi en 1838 sur une partie du chemin de fer de Londres à Liverpool ; il était fondé sur le principe de la déviation des aiguilles aiiuautées par l'influence du courant vollaïque, et se composait de cinq fils qui servaient à faire apparaître instantanément les diverses lettres de l'alphabet. L'emploi de cinq conducteurs était une complication sérieuse èl une aggravalion de dépenses. Aussi ce système fut-i2 bientôt abandonné par l'inventeur, qui construisit de nouveaux appareils fondés sur le principe de l'aimantion temporaire par les courants électriques. Le système télégraphique, imaçiné en iSiO par &I. Wbeatstooe, el qui a lonctionné quelque temps sur les

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