‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 187 sur 209 · TOL · texte numérisé non relu

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oonnsissable. Quand Kenvie vonlnt nuire à ses IraTaai, Tabbé Morellet, paiiîsao de la liberté de Tiiidustrie, le défendit avec chaleur. Oberkampf ne se reposait point dans son succès, mais il y puisait les mojrens d'améliorer ses procédés. Pour cela , il envoyait» à ses frais, des hommes capables, afin qu'ils étudiassent les manières de faire , en Allemagne, en Angleterre et jusqu'en Perse. On fab riqva, à Jou y , des toiles peintes transparentes et d*un merveilleux effet quand ïm lumière venait se jouer dans leurs couleurs ; des stores de fenêtres coloriés et offrant des dessins dans le genre de ceux des aocâens vitraux d'église. L'établissement de la belle fliature d'Essonnes ne fut pas moins utile. Si l'on veut apprécier par des chiffres les services qa'Oberkampf rendit au pa^s, il suffit de remaïquer que, pourM millions de mftière brute , la France gagna , par la fabrication, 2M millions » et que les deai industries naturalisées par lui occupent maintenant phis de 300,008 ouvriers. Les honneurs suivirent la fortune de cet homme de bien. Déjà Louis XVI lui avait fait offrir des lettres de noblesse, qu'il avait refusées pour ne pas faire d'envieux. 11 ne voulut pas davantage accepter la dignité de séna-» leur qui lui fat proposée plus tard. I)ans une iiremière visite & la manufacture de Jouy , Napoléon détacha de sa poitrine sa croix de la Légion d'honneur pour en décorer Oberkampf ; il lui conféra aussi le titre de baron. Sn 1815, Oberkampf vit avec douleur » par suite de Tinvasion^ ses ouvriers sans travail et sans pain. Ce ipêciaele «a /utf» disait-il ; et il mourut en effet le 4 octobre ISIS. — Son fils Emile Obemkâu^w , ancien député de Saint-Quentin, etc. » est mort le 9 avril 1837, igé de M ans.

Nous ne saurions terminer cet article sans citer encore .cette grande ISimille des KoEcnuif dont l'activité et le génie industriel ont su dans l'espace d'un siècle seulement porter le travail, Taisance et la richesse au sein de Tune de nos plus belles provinces. La Emilie Kcechlin remonte à Samuel Ko8CBUN,né à Mulhouse» en 1719. Dans rannée 1746, ce patriarche de Tiiidustrie alsacienne établit dans cette ville, en société avec Jean-Denri DoUfus et Jean-Jacques Scbmaltzer, la première fabrique de toiles peifltesyiodustne encore dans l'enfance alors, mais qui était destinée à faire la gloire et la prospérité de Mulhouse. Samuel Kodchlin f ttourut en 1771 , laissant 12 enfants, dont 8 fiis.

JeoH KoBCHUN, l'alné , continua les travaux de son père, et c'est principalement de sa branche que nous devons nous oc* cuper , bien que plusieurs autres fils de Samuel aient rempli honorablement diverses fonctions. Jean Kœciilin renonça pendant quelque temps à l'industrie pour diriger une sorte d*école supérieure connue siHis le nom d'/nsliriil, et qu'il fonda dans sa ville natale, de concert avec un de ses iieaux-fràres. Cependant il rentra dans la earrière inSustrielle. et ce fut dans ses

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ateliers de Wesserling qu'Oberkampf de Jouj fit pour ainsi diio ses premièros armes.

Son fils , M. Nicoloê Kokchux , né en 1761 ,• est le créateur de l'important éta* blissement connu, depuis Tannée 180â, sous la raison de Nicolae Eœchlin et frèree. Il y associa son |ièreet successivement neuf de ses frères et beaux-frères. Cette maison acquit \% plus grand développement et tenta , une des premières en France , de faire concurrence sur les marchés lointains au peuple le plus manufacturier du monde; elle eut, pendant plusieurs an« nées, des dépôts d'indiennes dans les deux Amériques , en Turquie , en Perse et jusqu'aux grandes Iodes. La fabrication du coton avait donné un brillant essor à l'industrie manu&cturière, jusque-là renfermé»

dans de petites proportions. Bientôt le» découvertes et les applications utiles se multiplièrent dans la chimie et dans la mécanique. La famille K(Bchiin voulut j associer l'Alsace, et par elle la France. Indépendamment de feu M. Nicolas Roechlin, l'faonneor en revient à l'un de ses frères, M. Daniel Kobchuh , chimiste distingué qui reçut la décoration de la- Légion d'honneur en récompense de ses travaux, à la suite de Texposition de 1819.

Quant aux autres branches de la famille Kcecfalin, nous citerons dans celle du docteur Jacques KoBchlin (fils de Samuel) son fils, M. André Kocchun, né en 1789. Choisi pour devenir son gendre par un des premiers et des plus riches manufacturiers de Mulhouse, 1>ollfos*Mib6, dont le nom a retenti dans nos expositions publiques de l'industrie, et qui lui légua la direction de ses vastes établissements, M. André KoBohlin ne faillit pas à ses destinées. La mort de son beau-père* en 1818, le mit \ la tète de la maison Dollfus-Mieg et C*. Sous son habile direction, cette maison, qui embrassait la filature, le tissage et l'impression des toiles peintes, continua à marcher dans la voie du progrès (1).

TOLE. — Nous avons déjà parlé, aux articles ETAnaoB et Feh-blaih:, des avantages que procure au fer réduit en feuilles minces 1 application d'un autre métal; nous emprunterons à YEneyclopidie des gène du mande la note que l'on va lire sur l'ensemble de cette espèce de préparation.

« La TÔLE» dit M. Déadé , est une plaque en feuille de fer métallique , dont la surface est rendue lisse à l'aide du martinet ou du laminoir. On en distinguo de deux sortes : la tôle forte ou fer noir, employée pour la confection des chaudières h vapeur, ei qui exige une certaine épaisseur , et le fer-blanc oui est beaucoup plus mince. Autrefois la tOlc forte se fabriquait avec des marteaux sur une table d'enclume un peu voûtée pour hâter l'étirage. On se servait alors, et l'on se sert encore dans certaines fabriques, de fer méplat d'ime médiocre épaisseur que

(1) Voir VEncychpétUe des gtnt du wMnâe.

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