TOL
TOU
I on fait chauffer en barros. A l'aide du luarleau, on en fait des languettes, puis une nouvelle préparation les transforme en semelles 9 que Ton réunit au nombre de six à vingt pour en faire des trousses; on les éti-re ensuite en feuilles que l'on finit par battre avec un marteau de bois pour les rendre encore plus lisses. Ces diverses opérations constituent ce qu'on appelle le dégrossissage et le finissage. Aujourd'hui, l'usage du laminoir les a beaucoup simplifiées et en a diminué la main-d'œuvre. Le principal travail de l'ouvrier consiste à faire chauffer à plusieurs reprises les barres de fer et à les présenter à l'action des cylindres. Ceux qui servent au dégrossissage sont ordinairement cannelés. La tôle corroyée au boiSi que l'on emploie de préférence dans la fabrication des chaudières de machines à vapeur, se fait principalement en France, à Imphy, avec les fers du Berry ; à Abainville, avec les fers de la Meuse ; et à Bazeilles , avec ceux des Ardennes. La tôle mince ou fer-blanc ne se fabrique avec le martinet que dans quelques usines du nord de la France et en Silésie. Le laminoir, dont l'usage est devenu presque universel , exige quatre opérations : le dégrossissage , l'espatage , le décapage et le finissage. Le dégrossissage se fait avec des cylindres beaucoup plus cannelés que ceux dont on se sert pour la tôle forte, puis on découpe les barres en plaques ou bidons qui sont soumis à l'espatage , second dégrossissage parliel ; le décapage a pour but de dégager les feuilles de tôledes couches d'oxyde qui les recouvrent ; on les soumet ensuite au finissage par le laminoir et on y revient à plusieurs reprises. C'est alors que les lames sont portées à rétamage ; de cette opération dépend cette teinte plus ou moins brillante qui a fait donner à la lôle mince le nom de fer-blanc. « Le principal foyer de la fabrication du fer-blanc est , pour la France , à Montaiaire, Audintourt , Bains , et autres usines de la Franche-Comté. »
TOUR A TIRER LA SOIE. — Invention de M. Tabarin. — Cette machine est composée d'un fourneau, d'une bassine, d'une croisade et d'un tour ou asple, avec un va-etvient. Le fourneau ()eut éts^e fait en tôle ou en briques; son principal mérite consiste dans les distributions intérieures, qui doivent être construites de manière à répartir diflérents degrés de chaleur, selon les besoins. 11 doit avoir environ 22 pouces de large, sur 26 de long et 20 de haut. On peut employer toute espèce de combustible pour le chauffer. La funée ne peut sortir de la cheminée gu'après avoir parcouru les différents conduits qui lui sont destinés. La cheminée peut être en lôle ou en briques. La bassine en cuivre, de la forme d'un carré long, doit être bien scellée sur le fourneau ; elle doit avoir 18 pouces de large, sur 22 de long et 2 de profondeur;; elle est divisée diagonalement, aux trois quarts à peu près, par une séparation de même métal, qui doit joaer à charnière avec son milieu, et qui sert
à faire la battue. Celte séparation, placée de champ, doit diviser en deux parties égales un tuyau qui est placé à l'angle où aboctit cette séparation, et par où doit s'écoaierà volonté, au moyen d'un robinet, l'eau contenue dans la bassine. Presque au-dessus de ce tuyau, et à peu près sur le bord de la bassine, est une gouttière qui sert à purifieri et à tenir de niveau l'eau contenue dans la ^ bassine. La partie de cette bassine qui se I chauffe le plus est destinée à recevoir les i cocons qui se dépouillent. Cette partie est vis-à-vis de la tireuse , qui peut d'autant mieux les entretenir égaux, qu'il lui suit d'avancer le bras environ à moitié, et qu'elle peut s'asseoir commodément. La disposition de la bassine et la construction du fourneau lui offrent, en un mot, les plus grands aTaotages pour que la fumée ou la vapeur, les temps sombres, secs ou humides, ne la gênent point. La batteuse est placée au boot de la bassine, et à droite de la tireuse, de manière à ne se gêner ni l'une ni raulre. Dans ces positions, ces deux ouvrières font ensemble et séparément leur besogne, arec autant de célérité que de perfection. U croisade est différente de celle de Yaucaoson en ce qu'elle fixe invariableaipo/ le nombre des tours, sans qu'il soit è la liberté de l'ouvrière de croiser plus ou moio5,L'on s'est servi d'une lunette dont la forme est a peu près pareille à celle de VaucansoQ.Elle est en bois, suspendue par une corde sans fin à une poulie soutenue par deux montants ou pièces de bois debout, verticalement et parallèlement posées. Ces pièces ont une rainure dans laquelle la lunette est 6i^ sans pouvoir balancer, et qui cependant II laisse tourner aisément. La poulie d'en haut est traversée par un axe qui la fixe aa moyen de deux cordes adaptées à cette poulie, et dont l'une est enroulée autour de l'axe autant de fois qu'on veut donner de tours à la croisure; l'autre corde pend dans toute la longueur, de manière qu'en tirant celle qui est enroulée on fait tourner la poulie, qui, par suite, fait faire à la lunette autant de tours qu'il y en avait d'enroulés. Par oe moyen, l'autre corde, adaptée à Taotre côté, et qui restait développée, s'enroule en même temps autant de rois que celle que Ton tire se déroule. Si les brins de soie cassent, il n'est besoin que de les repasserdans les deux filières de la lunette et de tirer ta seconde corde, qui répète l'opération et ail enrouler la première en se déroulant ellemême. Cette opération simple est immanquable. Pour éviter que l'ouvrière ne crow« pas assez en ne tirant la corde qu'à moiw environ, il existe un contre-poiûs qui y tend malçré elle la corde jusqu'au bout U construction du tour diffère de celui « Vaucanson par deux roues d'engrenage qui servent à faciliter et à régulariser le moH^^ ment circulaire de l'asple. Le va-et-vient e^ à peu près celui du Piémont, perfectiono^ par Vaucauson. Le surplus des détails, q^" serait trop long de consigner ici , se troow dans un mémoire de M, Tabarin, impn««