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DR INVENTIONS
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h Paris en 1783, intitulé : Réflexions mr le tirage des soies en France. ( Brevets publiés , tome IV, |>age 19.)
TOURBE [Moyens de fabriquer la). — Inreniion de MM. fiyon et compagnie. — Dans ce procédé, l*extraction de la toarbe se fait comme à I ordinaire. On pratique sur les bords de la fouille un encaissement en terre, où l'on délaie la tourbe dans une eau saturée de chaux vive. Ou emploie, pour agiter cette composition, un instrument connu sous le nom de rabot à mortier; et quand elle a acquis un peu de consistance |iar une légère évaporation de son humidité, on la transporte, avec des brouettes à coffre, dans une espèce d'atelier en plein air; là, on la Terse dans des caisses sans fond , mais placées sur des tables qui leur en servent. La première opération s*y répète , en quelque sr>rte; c'est-à-dire qu'on fait un broiement nouveau avec la même eau. Cependant, l'ouvrier dont la fonction est de donner à la tourbe nne qualité Hante et onctueuse ajoute ou retranche de la quantité de chaux : Tbabitude de jufter les effets dirige alors son travail ; car la tourbe plus ou moins grosse exiçe des préparations différentes dans l'emploi de i;ette saturation. On doit ensuite unir le dessus de la matière placée dans les caisses; on soulève ces caisses, et la préparation reste empreinte de leurs formes sur la table qui leur servait de fond. Cette masse, restée sur la table, se divise en morceaux avec une scie de scieur de pierre, et sans deots; ces morceaux restent en place pour y sécher, iusqu'à ce qu'ils soient transportables à létendage, où l'on en forme des pyramides, en laissant des intervalles pour la circulation de Tair. Lorsoue la dessiccation est suffisante , on porte à l'empilage. Vempilêge se fait sous de^ ban»;ars, pour être à labri du soleil et de la pluie. L'auteur a perfectionné son procédé en se servant d'un cylindre composé d'une ou de deux roues, selon les consistances, nour broyer et diviser la tourbe. Ce cylinnre est mû par deux hommes. La tourbe se manipule dans des encaissements formés par des plates-formes en bois, qui leur servent de fond, et dont la longueur est de 10 mètres; elles sont fermées snr leur pourtour par des plancher de 32 centimètres de hauteur. A côté de ces encaissements sont placées des caisses sans fond, dans lesquelles on jette à la pelle la tourbe, après qu'elle a été préparée comme îl a été dit ci-dessus, et nattue avec une batte en bois, pour la comprimer. On a soin d'en unir le dessus k la truelle ; puis on enlève les caisses sans fond, et on découpe la tourbe à l'aide d^une séie composée d'un simple fil de laiton, et montée sur celle des 0cienrs de pierre. {Brevets non publiés.)
Machines à extraire la tourbe sous Veau. — Invention de M. Hescelet-du-Béré. — La première machine imaginée par l'auteur est composée d'un louchet à ailes, tenant à un manche garni de bas en haut de petites traverses servant d'échelons, et d'une tige xnobile à charnière à la partie supérieure
du manche, et s'en écartant k l'aide d'un ressort. Cette tige porte, à son extrémité inférieure une lame horizontale, destinée à couper la tourlie sous le louchet. Lorsque le louchet est enfoncé par la pression exer^ cée sur les échelons , l ouvrier , an moyen d'une corde, fait rapprocher la lame qui coupe la tourbe, et la retient en même temps qu'on retire le louchet. Pour donner un talus au terrain, on incline l'instrument selon le bord du radeau, taillé en conséguence; ou l'on se règle sur un garde-feu incliné et mobile, qu'on transporte et qu'on fixe dans la partie du radeau où l'on travaille. Pour l'usage de cette machine, il est nécessaire oue, par un moyen quelconque, on ait déjà fait, dans la tourbe, un trou qui permette le jeu de la lame horizontale. La deuxième machine à tourber est composée d'un emporte-pièce carré, surmonté de deux tiges parallèles en bois, liées Tune k l'autre par de petites barres de fer; toutes ces barres sont traversées par une autre tige, k Textrémité inférieure de laquelle est une croix. Les ouvriers , placés sur un radeau et appuyant sur les différents échelons, enfoncent la machine, k laauelle ils donnent l'inclinaison convenable en la dirigeant, comme il a été dit plus haut; l'emporte-pièce rempli, on doit faire faire k la tige qui traverse les barres, un peu
{)lus d^n quart de révolution , les bras de a croix coupent la tourbe, la retiennent lorsgu'on relève l'instrument, et l'on retire ainsi quatre morceaux triangulaires. ( Annales des arts et manufactures^ tom. XXXVl, p. 217, pi. MO.)
Importation de M. de Prony. — La description de la machine importée par ce savant, et qui est employée au curage des ports et canaux de Venise , a été donnée par M. de Prony. Elle est formée d'une Kutre verticale de 5 mètres environ de igueur, et armée, k sa partie inférieure , d'une ferrure plate, ou espèce de bêche ou pelle destinée k être enfoncée dans le terrain k la profondeur de 15 k 18 décimètres. Vers l'assemblage de la poutre et de la bêche, est un axe horizontal en fer, autour duquel tourne la caiisse ou cuiller destinée à ramener les matières qu'on veut extraire du fond. Cette caisse est nne portion de cylindre qui a pour axe l'axe de rotatation dont on vient de parler, et qui est de dimensions telles, que lorsqu'elle est abais* sée et juxta-posée contre la pelle, celle-ci la ferme exactement. La caisse se meut par le moyen d'un levier de 5 k 6 mètres de Ionsueur, auquel elle est assemblée très-solidement. Si l'on veut curer» on enfonce verticalement la bêche dans le lit du canal. La cuiller est tenue ouverte par un crochet adapté k sa partie postérieure ^ auquel tient une chaîne tirée par un moufile. Lorsque la pelle est suffisamment enfoncée , on lAche le moufile d'un côté, et de l'autre on tire l'extrémité du levier avec une corde enroulée sur le cylindre d'un cabestan. Ce mouvement tend k faire fermer la cuiller» ce