‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 190 sur 209 · TRA · texte numérisé non relu

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qui ne se peut opérer sans qu*elle se remplisse des matières dans lesquelles la bècbo est enfoncée; et, lorsqu'elle vient è être iuxta-posée contre cette bêche, les matières ne peuvent plus en sortir; on enlève alors tout réquipage au - dessus de la surface de Teau, on rouvre la pelle, et les matières tombent dans un bateau qui vient se placer au-dessous. L'enfoncement ,et l'extraction de la bôche s'opèrent au moyeu d'un grand levier extrêmement solide, dont chaque branche h 6 mètres et demi de longueur. Â l'une des extrémités de ce levier est attachée la poutre, à laquelle tiennent la pelle et la cuiller; l'autre extrémité porte un taraud dans lequel tourne une forte vis, dont le bout inférieur, non taraudé, est maintenu, et tourne dans un collier, de manière à ne pas se mouvoir parallèlement à l'axe de ce collier. D'après cette disposition , en faisant tourner la vis au moyen des leviers qui y sont adaptés , soit dans un sens soit dans l'autre, on fait baisser ou lever les extrémités du levier, et par conséquent la bêche et la cuiller. Les pièces qui unissent les extrémités du levier au manche de la pelle et à la vis, et le collier du bout inférieur de cette vis, tournent sur des tourillons horizontaux, a6n de former des articulations telles , que rien ne soit forcé pendant le mouvement du levier. Ce levier et son équipage sont portés sur un bateau fixé, pendant l'opération, avec les précautions ordinaires. La machine est manœuvrée par cinq hommes qui peu^ vent, en travaillant pendant six heures de suite, enlever 60 pieds cubes de matières. ( Archives des découvertes et inventions ,

t. V, p. 396.) TRANSPOSITEUR. — On nomme trans-

{wsiteur^ dans les orgues ou dans les pianos, a disposition particulière du mécanisme du clavier, qui permet à ce clavier de pouvoir glisser de droite à gauche et de gauche à droite, afin qu'une même note communiquant son mouvement d'enfoncement à un certain tuyau ou à une certaine corde, puisse, selon que le clavier glisse de plus ou moins de crans dans un sens ou dans un autre, venir communiquer ce même mouvement à d'autres tuyaux ou cordes et par là changer la tonalité de l'instrument. — Voy. l'article Orgues.

Un verra de sUite quels sont les avantages que présente un pareil système pour l'orgauiste peu habitué à transposer, en ce qu'il lui procure de suite et sens aucun travail le moyen de se mettre au ton d'un chœur qu'il accompagne. Cette idée que le célèbre abbé Vogler avait conçue et qui n'était pas sans précédents, devait être Tobjet, aans ces derniers temps, d'un développement considérable dû au charlatanisme des facteurs.

Nous expliquerons en peu de mots, le mécanisme du transpositeur, tel qu'il a été conçu par l'abbé Vogler et tel que l'a retrouvé M. Clergeau. Le tout consiste en un clavier supérieur adapté à l'aide de deux

coulisses sur le clavier ordinaire de riastrament. — Entre ces deux claviers, il eiis(e une tringle de bois mince fixe, laquelle sap. porte une rangée de pilotes d'un nombre égal à celui des touches de ce dernier clavier. Ces pilotes portent de leur extréoiiié inférieure sur la louche du clavier de Hostrument et portent par leur extrémité sop^ rieure sur la semelle des touches du claner supplémentaire, de sorte que le moufemeat d'enfoncement des touches du clavier sudÏ^ rieur se communique dans le même ordre k celles du clavier inférieur.

Rieq n'est plus simple à comprendre maintenant qu'à l'aide de ce moyeD ror^aniste pourra naisser ou monter le ton de son orgue, c'est-à-dire transposer, car il D'aura pour tout travail à taire que celui qui consiste à faire glisser le clavier supérieur dii nombre de divisions utiles. Ajoutons qu'ooe broche est fixée sur le deVant du clam mobile et que pour faciliter è rorganistelf moyen de ne pas se tromper, celte broè entre dans les trous d'une plaque portiot le nom de chacun des tons différents de la transposition. A ce moyen préconisé par H. Clergeau, les facteurs habiles de tardèrent pas à ajouter des perfectiooneiDeflts nombreux et en fait de transposKeurs, celui qui mérite le plus l'attention par sa booQe construction et sa solidité , est celui qad H. Stein adapte à ses orgues.

Le transpositeur de M. Stein n'esUuc\iQement apparent : tout le mécanisme est 1(^ intérieurement, de sorte qu'un seul et mèoie clavier, celui du l'instrument s'y présent*! l'extérieur, et il suffit de lever un crocbet

f)lacé sur la face de ce clavier, pour qo*^ 'instant la transposition ait lieu.

Un immense perfectionnement au transp)siteur vient encore d'être fait tout nouTdlement par un organiste de talent, a\f. l'abM Perrard^ vicaire a Digoin, département de 8aône-et-Loire, voici en quoi il consiste : Le transpositeur ordinaire n'avait qu'un bat et ne présentait qu'un seul avaotege; çeiiu de changer à volonté les tonalités, mais il m laissait pas moins à l'orgafiiste le travail résultant de la lecture de la musique daiis les différents tons procédant paraiàeiet par bémols. Ainsi, si un morceau était éoii avec k bémols à la clef, il fallait néanmoins

Sue l'organiste jouÂt ce morceau dan5 letoo e la bémol.

L'idée qui a amené H. l'abbé Perrârdm combinaisons de son invention était celN> d'éviter cette grande difficulté encore à i> ganiste et de lui ramener tous les tonsdas^ un seul et unique, celui d*ut naturel mqf* et alors le travail à faire pour toucher Tû^ gue serait tellement amoindri qu*il nV aurait plus une seule personne ayant un p^ de bonne volonté qui ne parvint bieolAl ^ jouer ce magnilique instrument.

Los moyens qu'emploie M. l'abbé PerrïN pour réaliser cette belle idée sont aus^^ simples qu'ingénieux. — Le clavier est dispo» de manière que chaque touche porte sor deux leviers à la fois et à l'atde de ris flch^

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