‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 192 sur 209 · TAC · texte numérisé non relu

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nière que ce soîl snr un sujet disposé à le recevoir* reste le plus communément trois jours environ sans qu'aucun symptôme ap- («arent manifeste son existence. Au bout de ce temps* et quelquefois plus tard, l'endroit dé la piqûre s'élève, devient rouge* une vésicule se forme au sommet de cette rougeur. Lors de la formation du bouton de la Yaccine, on observe ordinairement un petit mouvement de Sèvre, ce qui est surtout remarquable chez les enfants. Le dessous des aisselles devient douloureux. Le bouton formé* le calme se rétablit et dure jusqu'au moment où une auréole rouge doit paraître autour du t^onton. C'est ce qui arrive le huitième jour à dater de l'insertion ; quand le bouton s'est annoncé le quatrième* alors souvent on éprouve un accès de fièvre qui dure vingt-quatre heures : un cercle rouge entoure la pustule* il s'étend assez loin* et est souvent doublé par un autre cercle qui lui est extérieur et qui en est distinct : c'est là ce que l'on appelle l'auréole; la peau est profondément engorgée et rénitente. Bientôt la liqueur contenue dans la pustule devient moins limpide* l'engorgement se résout et se dissipe. La dessiccation s'étend* et* faisant corps avec l'éniderme qui la recouvrait* se durcit et forme une croûte brune* lisse et luisante qui adhèrtf à la peau et ne se détache que le quatorzième ou le dix- huitième jour* laissant l'empreinte d'une légère cicatrice circulaire, qui reste au niveau de la peau* et ne s'efface point* ou ne s'efface que très-tard. La fausse vaccine ne se présente pas sous ces symptômes, et elle peut provenir de deux causes* soit que la personne vaccinée ayant eu la petite vérole ne se trouve pas disposée à recevoir cette inoculation, soit que l'on ait employé du vaccin défectueux on qui ait perdu de ses qualités primitives. L'effet résultant se présente sous deux aspects : le premier* qui ne mérite pas le nom de fausse vaccine* offre les phénomènes suivants : le lendemain de l'insertion il se forme une rougeur* une démangeaison* et même on éprouve de la douleur aux aisselles. La rougeur va croissant jusau'au quatrième jour. Le lieu qui ré[K>nd à la piqûre s'élève en pointe et se couronne à peine d'une vésicule très-petite. La rougeur tombe ensuite et tous les symptômes s'évanouissent. On oe peut tirer aucune liqueur de ce bouton* et I on ne peut guère supposer que Ton s'en soit jamais servi pour inoculer. On n'accorde donc point à ces exanthèmes le nom de faune vaccine, La fausse vaccine au contraire est vraiment une pustule ; mais voici comment elle se distingue de la véritable : Elle débute* dès le second jour de l'insertion* par une véritable inflammation* à laquelle succède bientôt une vésicule; mais elle est irrégulière* mal arrondie* saillante* dans son milieu comme dans son contour, elle n'est point partagée en cellules ni formée en bourrelet circulaire* et elle contient une liqueur lymphatique trouble* prenant la nature d'uu pus ichoreui. Elle ne sèche pas

en totalité comme la Kqueur gommeuse de la vraie vaccine ; enfin c'est véritablement un petit ulcère. Sa liqueur inoculée reproduit la fausse vaccine, et peut ainsi, par des résultats toujours sensibles, mais toujours trompeurs* inspirer une sécurité malheureuse à ceux qui n'ont point appris à reconnaître la vraie vaccine par ses caractères distincts. La différence essentielle entre la vraie et la fausse vaccine est dans la

Propriété préservative de la petite vérole, our établir victorieusement que la vaccine préservait de la contagion de la petite-vérole* on s'est livré constamment à des expériences* on a tenu note des observation^, les faits les plus authentiques ont été cité^. Plusieurs fois on a fait coucher des enfn- is vaccinés avec ceux attaqués de la pelitr vérole* et elle ne s'est communiquée ihi s aucun essai de ce genre. On a inocula* la petite vérole à des sujets vaccinés nn an ou dix-huit mois auparavant* et la potite vérole ne s'est point déclarée ; seul' ment quelques-uns des enfants soumis ^ ces épreuves ont ressenti dans le lieu de la piqûre une inflammation locale* quelquefois même une suppuration ; mais ces phénomènes ne proviennent que de l'effet d'une introduction plus ou moins profonde d'un corps étranger et de l'irritation qu'il excite dans le tissu cutané. Dans des contrées menacées de devenir victimes d'une épidémie variolique* on a vu les sujets vaccinés échapper à ce fléau* et souvent échapper presoue seuls. Des faits nombreux observés, des expériences multipliées et suivies avec le plus grand soin, on a été en droit de conclure que la vaccine était un sûr et infaillible préservatif; que dans les circonstances qui se sont montrées dans certains cas où la petite vérole avait plus ou moins envahi des sujets vaccinés, on devait en déduire : 1* que le virus inoculé n'avait point eu son effet* ou avait eu pour résultai une pustule de la nature de la fausse vaccine; 2* que les maladies survenues après l'inoculalion de la vaccine oni été prises pour la petite vérole*, et ne l'étaient pas; 3* que la petite vérole s'est développée avec la vaccine avant que celle-ci eût pu produire son effet préservatif. L'observation est venue donner une nouvelle force è ces conclusions* car* dans la plupart des cas sur lesquels on établissait ces réclamations et dans lesquels la petite vérole avait succédé à la vaccination* on s'est assuré que la fausse vaccine seule avait eu lieu, et Ton s'en est convaincu par la description même des phénomènes qu'elle avait présentés dans son développement, et des circonstances qui avaient accompagné le choix de la liqueur insérée. Des observations ont encore démontré que la petite vérole pouvait se montrer pendant les deux premières périodes de la vaccination* mais que 1 envanissement n'élait plus possible lors de la formation de l'auréole, jusqu'à la formation de la pustule en croûte.

Il est à remarquer que le développement du boulon de la vaccine peut éprouver d»

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telles yariations , qae Tod serm leoté de croire que Tofiératiou anrait oianqué. Chez un enbnU la marebe de ia racciue se troore Btrétée i-ar les douleurs et les rarages de b dentition, tandis qoe la mère vaccinée avec le iii£me Tîrus voit se développer les sjmptdmes de la vaccine dans leor ordre oatoreK Chez l'enfant, et dans an moment de calme, treize jours après Tinoculation, le bouton

(laralt, la rougeur se forme, les orages de a dentition se renouvellent, mais les phases de rirruptioo n*en sont pas moins troublées. On a vu des boutons provenant de piqûres dites au même t>ras dans la même vacdna* tion, et à des bras différents, se développer k des époques assez distantes, et présenter toutefois les caractères de la véritable vaccine* Enfin, on assure que Ton a observé un enfant chez lequel il n'y a eu éruption que dix-huit jours après la piqûre, que Téruption fut précédée de Oèvre et d'acddents graves, et qu'enfin les boutons parurent autre part qu'aui piqûres.On a vu en outre, que différentes maladies, comme la dentition, les affections cutanées, pouvaient retarder la marche de la vaccine, mais on s'est convaincu oue rien ne pouvait Taltérer, et on a firouve que même en mêlant au vaccin des substances provenant d'affections cutanées, et vaccinant avec ce virus mélangé, le bouton vaccinal est sorti isolément, et les humeurs provenant des autres causes ont paru dans d'autres places. On a remarqué que la vaccine avait une influence assez prononcée sur les maladies que pou* yaient avoir les sujets au moment de la vaccination, (jue la dentition en était facilitée et adourio , que les éruptions cutanées étaient plus fortes et plus promptes, et que l'insertion du vaccin donnait une grande au|çroentalion à l'action organique. L'inno^ cuilé de la vaccine est donc aussi bien éla* blie que sa vertu préservative; il est reconnu qu'elle ne se propage que par l'in* sertion, et qu*à elle ne peut être attribuée la cause des désordrc^s qui peuvent survevir pendant sa période. (Voir le Moniteur j au XI.)

La propriété préservative de la vaccine est ^ufiisamment démontrée; mais il reste encore des observations à faire sur les modiiications dont elle est susceptible. M. Halle en a communiqué à l'Institut de très-intéressantes sur les irrégularités que rinoculalion de la vaccine a éprouvées à Luccjues uans le cours de l'année 1806. Ces diirérences u'ont point affecté la marche, les périodes ni les caractères essentiels de rériiplion vaccinale ; elles se sont manifestées dans la forme du bouton qai ^ en s'étendant et en se confondant avec de petites pustules réunies autour de la pustule princinale, perdait et sa forme régulière, et la dépression ombilicale qu'il offrait au moment de sa formation. Quant à la nature de la croûte qui succéda à la pustule^ celle-ci n'avait point la couleur brune, luisante, polie do la croûte de la vaccine ordinaire; elle était irrégulière dans sa forme comme

Je Iwotoo q«t lai avait et laissait dans la peav on enfooccaiem plus ou motos profond, f^ se reoAptissait ensuite oomplétemeot; enfin, ouant aax éni^ tious de pmtiules smr Imw I» corpM qui $t sfnii moolrées dans le moaient uù se formait fauréoie auloor du bontoo principal, ces irrégularités ont été ép%démûmie$ dans tout le territoire de Locqoe». Les eaairfépremceg faites par ftsacnlalien de ia petite téroie sur les individus qui avaient éproaré des vaccines irrégulières, ont démontré qae leur irré^larité n'avait aucunement altéré la propriété préservatrice de la vaccine. (Voir Travaux de ia classe des seiemees pit^siguu maihéauUiqmes de flnsiùml^ en 1806, deuxième semestre.)

Bcrthollet, Percj et HalIé, nommés par rinstitut rapporteurs de la commission chargée de présenter l'hisCorigue de la vacciné, et de déterminer son utilité, on de signaler les dangers que Tintroductiou du virus pourrait présenter, émirent ainsi leur opinion :

c Nous croyons avoir mis hors de doute : 1* que l'insertion du virus de la vaccine n'introduit point dans le corps une matière qui soit de nature à porter dans nos orgëoes un trouble remarquable, et qui doire être rejetée au dehors par des mouvemeats comparables à celui qui suit nécessaîremenl IV noculalion de la variole ; 2* que les éroplions qui se sont jointes dans l'origine aux effets ordinaires de la vaccination, sont dues non à la nature du vaccin lui-même, mais à des circonstances le plus souvent connues et déterminables,au milieu desquelles les vaccinations ont été faites ; 3* que les événements malheureux qui ont été observés dans quelques cas, ont dâ évidemment être rapportés à des causes étrangères à la vaccine, qui se sont développées pendant son cours, et qui, d^à existantes, y ont acquis une intensité qu'on doit attribuer, non, comme oo l'a dit , au mélange du virus de la vaccine, mais à l'état particulier des sujets vaccinée»; h" que les désordres consécutifs qu'on a quelquefois observés, après les vaccinations, quand ils ne se rapportent pas à des maladies préexistantes, sont évidemmeut des cas particuliers dus h des conditions individuelles, et qui, n'étant en aucune proportion remar(]uable avec la somme connue des observations exemptes de toutes suites fâcheuses, ne peuvent donner lieu è aucune conséquence générale ; 5* que ces observations particulières, en les supposant iucon testables, sont avantageusement compensées |)ar de nombreux exemples de maladies chroniques et rebelles qui ont complètement et inopinément cessé à la suite des vaccinations; 6* que ces exemples (si l'on en compare le nombre et les circonstances aux exemples semblables cités en faveur de Tinoculalion varioliifue, et si à cela on joint la différence essentielle du caractère propre des deux virus et celle de leurs propriétés contagieuses) donnent au virus vaccin un avantage incomparable sur le virus varioliquf, considérés l'un et l'autre comme préserva-

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BES INITEKTIONS.

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libAe la'yarioie et comme remèdes de plusieurs nôtres maladies; 7* Ëntio, aue TetTet préservatif du viru$ vaccin^ quand ce virus a été pris dans des circonstances déterminées qui en assureat la pureté, qu'en conséquence» il a donné lieu à une véritable ▼accine, et que I(^ développement en a été complet^ est pour le moins aussi assuré que l'effet de la |>etite vérole elle-même, ou que celui qui résulte deTinoculation variolique; que de plus, considérée relativement a la société en général, la vaccine a un avantage que ne peut avoir Tinoculation, celui d'arrêter, de circonscrire, de faire dùparaitre les épidémies varioiiques, de diminuer considérablement la mortalité qui menace les premiers âges de la vie, de conserver en conséquence à la population des proportions plus avantageuses, qu'enfin» les résultats obtenus jusqu'à ce lour motivent d'une manière probable l'espérance de voir enfio disparaître du sein de la société le fléau de la petite vérole, l'un des plus déplorables dont gémisse l'humanité (1). »

VACHBS LAITIÈRES (Déeawerie de M.

Guénom). «— U. Guénoo est un paysao de Liboume qui a trouvé moven de distinguer les bonnes vaches laitièresaes mauvaises, et d'évaluer la quantité de lait qu'une première va<ebe venue peut donner, avec autant de précision et de certitude que si ou l'avait nourrie et éprouvée soi-même pendant plusieurs années.

Cette connaissance est basée sur des signes eitérieurs très-apparents chez tous les iodividus de l'espèce bovine ; ces signes ou mar-

aues sont situés sur la partie postérieure u corps de la bête. M. Guenon leur a donné le nom d'éeuiêon et Sépit. Une partie du poil qui forme l'écusson s'élève du milieu des quatre trayons et s'étend sous le ventre dans la direction du nombril ; l'autre partie s'élève en arrière, un peu au-dessous des jarrets, déborde sur les cuisses, et se prolonge quelquefois jusqu'à la vulve. Sur I écusson, ou plutêt dans le corps de l'écusson, on remarque des touffes de poil à contre-sjens : ce sont les épis. Chaque épi a une valeur et une signification particulière, selon la place qu'il occupe, sa grandeur et la finesse de son poil.

Si rétendue de l'écusson est grande, le réservoir sécréteur du lait est grand et, par conséquent, la vache est bonne laitière; au contraire, retendue de l'écusson est-elle petite, le réservoir sécréteur est peu développé et la vache est mauvaise laitière.

Les épis que l'on remarque dans l'écusson, indiquent le temps que la vache maintiendra *son Tait pendant la gesUtion. Si les épis sont larges et si leur poil est long, c'est un indice que la vache perdra promptement sou lait; au contraire, si les épis sont formés d'un poil fin, soyeux et s'ils occupent peu d'étendue, on est assuré que la vache conservera son lait pendant longtemps.

Les écussons et les épis formés d'un |Kiil

(I) Mémaireê de CinUUm.

gros et hérissé signifient à la fois que la vache ne donnera pasde lait pendant longtemps ^et aue celui qu'on obtiendra d'elle sera de qualité inférieure; au contraire, les vaches qui portent un écusson et des épis d'un poil fin sont de première qualité, surtout si, depuis l'intérieur des cuisses jusqu'à l'anus, la peau est de couleur' jaunâtre, et si les pellicules qui %^en détachent en forme de menu son quand on gratte celte partie, portent une couleur safranée. Il y a des vaches et des génisses chez lesquelles ces marques s'étondent jusqu'au panache de la queue et à l'intérieur des oreilles, et laissent tomber, en les frottant, une poussière de même couleur; on peut être certain que celles-là donneront un lait gras etbutyreux; au contraire, on est sûr que toutes \es vaches ou génisses dont la peau sera unie, sèche et blanche, et couverte d'un poil clair et allongé aui endroits indiqués ci-dessus, ne donneront qu'un lait maigre et séreux.

Pour bien distinguer les signes ou marques dont nous venons de donner ia description, il suffit de se placer à trois ou quatre pas en arrière de la bêle.

Les observations qu'on vient de lire au siiyet de la vache s'appliquent aussi au taureau. L'influence du mAle est grande sur la qualité du sujet, aussi fera-t-on bien de ne conserver pour reproducteurs que les mêles portant les signes décrits plus haut ; ils sont absolument les mêmes que chez les vaches, seulement un peu moins grands, attendu que les organes de la eénératiou chez le mâle sont moins développés que la sécrétion du lait chez la femelle.

Ce que nous venons de voir est la partie pratique de la méthode Guenon: comme on le voit, elle est simple. La partie scientifique, sans être moins simple, est cependant plus détaillée et exige une élude plus soutenue: elle comprend la classification de toute l'espèce bovine, et sa division en dix classes ou familles. Ces classes viennent de la disposition de l'écusson qui affecte dans l'espèce bovine en général dix formes différentes; il n'est pas indispensable de s'attacher à une de ces formes plus particulièrement qu'à une autre pour être sûr que la vache sera bonne, puisque, en général, celle qui porte l'écusson le plus large est toujours la meilleure.

Une méthode qu'une femme ou un enfant peuvent apprendre et appliquer avec succès, après avoir reçu trois ou quatre leçons ou plutôt trois ou quatre démonstrations pratiques, doit devenir usuelle aussitôt que son appréciation sera introduite dans la partie jou rnalière. Eh bien I devenue pratique, usuelle enfin, elle permettra d*écarter, dès le jeune âge, les élèves qui n'auront pas la marque qui caractérise une bonne laitière; et après deux générations de vaches, on sera assuré den'en trouver sur le marché que d'excell entes. D'où il résultera que, après avoir ^w^mente le nombre de têiesdu bétail en France, on aura triplé les productions laitière et beurrière, sans parler de la (>lus-value résult«int forcément de Tamélioralion de Tespècu. .

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