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fiour flaire marcber un navire sous Taclion du Tenl , et toutefois cette actiou peut être tellement Wolenle, qu'il devienne absolument nécessaire de les carguer ou même de les caler. Enfin les roues à aubes peuvent devenir non-seulement inutiles ,. mais encore nuisibles, comme nous i*avons expliqué. Les i)almes seraient-elles seules exemples des inconvénients que peuvent offrir en des circonstances données les autres appareils? Attachées, comme M. A. de Jouffroy le suppose , à la poupe du bâtiment, seraientelles assez solides pour n'avoir rien àcraindre» dans une mer violemment agitée, du choc des vagues et d'un mouvement de tangaj^e marqué? Il faudra évidemment recounr à l'expérience en grand pour être en état de résoudre cette question, si l'expérience prouve que dans la navisation en pleine mer, et dans les temps^ d orage-y le nouvel appareil ne peut travailler sans être compromis , ce que l'on devra iaire alors, ce sera de le mettre au repos en le ramenant sous les Qancs du navire, où iï pourra demeurer en sûreté. Il deviendra pour un temps inutile comme le sont les voiles ouïes roues dans des cas semblables , et reprendra ses fonctions lorsque la tempête sera calmée.
«En résumé ,ravantage incontestable qu'offrent les palmes de pouvoir s'adapter à toutes sortes de bAtiments, de guerre ou de commerce , grands» quelles que soient d'ailleurs leur construction ou leur forme, sans exiger aucune' modification dans leur, voilure, sans priver les bAtiments de guerre d'une partie de leur artillerie, sans élargir les bAtiments de commerce desti'* nés à naviguer sur les canaux ; les avan* tagei non moins évidents qu'elles tiennent de leur immersion totale , de la direction unique et toujours utile de leur mouvement propre et de la grande étendue de surface qu'elles présentent au liquide, doivent Iaire vivement souhaiter que la marine française essaye en grand le nouveau système. Cet essai parait d'autant plus désirable qu'une économie notable de force motrice de combustible est indiquée par la théorie comme conséquence nécessaire des avantages que nous venons de signaler. Nous dfirons même que , suivant l'opinion personnelle de tous les membres de la commission, cette économie est déjà suffisamment constatée par les diverses expériences exécutées jusqu'à ce jour, soit par celles qui, en présence des premiers commissaires , ont été tentées sur une goélette d'environ 120 tonneaux ,. pourvue d*un appareil malheureusement trop faible et encore imparfait, soit par celles que nous avons dû. exécuter sur le modèle présenté à l'Académie et soumis par elle à notre examen. Nous pensons d'ailleurs que, dès à présent, il est juste de reconnaître les avantages du uouvçau système tels que nous les avons
définis , et que ce système est très^digoa de l'approbation de l'Académie. »
Les conclusions de ce rapport ont été adoptées.
Pour rendre plus faciles des expériences propres à faire connaître les avantages ou les inconvénients du nouveau système, M. A. de Jouffroy a construit sur l'échelle de 1 m. pour 37 m. une frégate modèle qu'il arme à volonté de pattes de cygne ou de roues à aubes , dont les dimensions ont avec celtes du modèle les mêmes rapports oui subsistent et doivent subsister dans 1 exécution en grand. Voici les résultats de quelques expériences, dans lesquelles un seul et même moteur a été appliqué à la frégate placée sur un canal et pourvue de l'un et l'autre appareil.
Première cxpérieace dans li4|iMlle la l^aaie a navigoé en lementaiit coaire Je vent.
Armée de roues à aubes, la frégate a parcouru', ^i-'^, en, 7- minutes. Dans cet intervalle de tempb„ au bout duquel laforce motrice a été • complètement épuisée, les roues ont fait 'chacune 199 révolutions.
Armée de pattes , la frégate a parcouru (•9*40, en 7 minutes , pendant lesauelles le nombre des battements ou oscillations des pattes a été ^de 199. Mais ce qu'il im-
Krte de rema^qne^f c'est - qu'alors , au ut de 7 minutes , la force motrice , loin d'être épuisée, a continué de- faire marcher, pendant onze autres minutes, la frégate qui , . dans ce nouvel intervalle de- temps , a parcouru- plus* de cinquante, mètres.
Deuxième expérieoea dans laqaelle'la frégate a iia- «igué dans le canal en dasceodaalioiu le venu
La frégate armée de roues, a parcouru &2 * 60, en 8 minutes. Dans cet intervalle de- temps, au bout duquel la force motrice a été complètement épuisée » chaque roue a exécuté 182 révolutions.
c Armée de pattes, la frégate a parcouru 70*20, en 8 minutes ; le nombre des battements dans cet intervalle ayant été de 182. Hais au bout de 8 minutes , la force motrice n^était pas épuisée comme dans le premier cas, et' eHe a continué de faire marcher pendant 8 autres minutes, la frégate qui, dans ce nouvel intervalle do : temps, a parcouru 59^80.
Le rapport de l'économie de force mo-^ tri ce estaonc ici en faveur du'nouveau sys^ tème
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Ces expériences démontrent évidemment que les palmes ont sur les roues^ un grand avantage sous le rapport de l'économie de force motrice. Si cet avantage eût été déduit par la théorie*d'expériences faites sur la frégate armée du nouvel appareil t on pourrait jusqu'à un certain point contester un résultat de calcul ; mais ici pour se- rendre indépendant de toutes causes d'erreurs on a compaD^
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directement l'aocicn système au nouveau et 1*00 a opéré successivement arec l'un et Tautre appareil, en les plaçani tous les deux dans les mêmes conditions. // n'y a donc aucune possibiliti de révoquer en douie Vavaniage incontestable que donne Fexpérience au nouveau tytthne^ avantage qui d'ailleurs était déjà clairement indiqué par la théorie» et les principes les plus certains de la dynamique.
Nous aimons à croire (jue la vue de tous les avanta{;es ci-dessus indiqués déterminera la marine française à faire l'essai en S;rand du nouveau système; que siM.de Ouifroy père a pu voir ses belles expériences trop longtemps oubliées dans sa patrie, le Ûls sera plus heureui, et que cette fois, du moins, la France ne se laissera pas ravir une découverte qui i)eut devenir si utile k ceux qui les premiers auront su en profiler.
En résumé, les avantages du système vélopède sont :
1* Economie notable de forces motrices, pui8<][ue l-appareil du point d'appui presse le fluide sans obliquité avec une grande surfiice, à une grande profondeur, par eflbrts rapides, et que le fluide a tout le temps nécessaire pour se replacer dans l'intervalle des pressions. Donc, à dépenses égales, aug- ' mentation de vitesse.
9r II conserve au bAtiment sa stabilité,
}>uisqn'on n'a besoin de rien changer à la brme usuelle du navire auquel on conserve tout son gréement et toute sa voilurq à l'ordinaire. L'appareil suspendu k Tarrière en descendant a la profondeur de la quille, travaille sur les flancs du navire.
3* Cet appareil est moins embarrassant
3O0 celui des roues ; il n'occupe (la chauièro exceptée) point de place qui puisse embarrasser les manœuvres à la mer : plus de tambours, plus d'interruption dans les batteries des bâtiments de ^erre. Les palmes i presque entièrement immergées, ne •ont pas plus exposées que ne Test le gouvernail aux projectiles de l'ennemi.
4" Le port des navires voiliers du commerce ne serait diminué qu'en raison du poids des machines qui est à peine le tiers du poids de celles employées è bord des pyroscaphes k roues du même déplacement, et du poids du combustible réduit dans la même proportion, de sorte que le navire ▼élopède porterait six fois autant de marchandises que le steamer auquel nous le comparons.
VELOURS. — Étoffe précieuse, ordinairement de soie, et le plus souvent velue d'un côté et rase de l'autre. Le velours a deux chaînes ; l'une appelée chaîne de piêce^ forme le bâii ou le corps de l'élolTe ; l'autre, nommée poil, sert k former le velouté. Les fils de cette dernière sont moins nombreux d'un tiers ou d'un quart, mais chaque poil est composé de plusieurs brins dont le nombre varie de 1 1|3 k 4 ; on dit que le Telours est à S, 3, b poils, selon le nombre
de ces brins. Le velours esi plein ou rQ$,lc velours plein n'a ni figures ni rayures; k ras est souvent figuré ou ciselé, c'est-ènlirc chargé d'ornements , ({uelaaefois è bod d'or ou d'argent. On voit aussi des Tdoun qui présentent deux raies, l'une eo Teioun plein, l'autre en velours ras : on les appeik cannelés.
Le prix des velours de soie étant eooon fort élevé il y a un siècle, on imagina eo Angleterre d'en faire entièrement decotog. Cette fabrication s'introduisit en France eo 1740 ; mais auels que soient les perfeclioflnements quelle ait reçus, on recoonali toujours le velours de coton k sa ooaleor terne, et, nous ajouterons, k l'inégalité de sa teinture.
Ailleurs, et notamment èUtreebl, on an.! déjà eu l'idée d'employer le fil de lin ou de chanvre pour le tissu, et la laine ou le poil de chèvre pour le velouté. Ce Telours de laine ne s'emploie guère que pour eocrrir les meubles.
L'invention du velours remoiite i m temps immémorial. Cette brillante étoffe, fabriquée d'abord dans les Indes, s'introduisit en Europe par la Grèce e( ritatie. Auiourd'hui il y en a des fab^uef eo Italie, en Hollande, en Allenupe et en Angleterre. Les villes qui se distinguent le plus dans ce senre de fabrication sont Lm pour les velours ciselés et boonoès, Amiens et Manchester pour les Telours de coton, Gènes pour les telours unis^Clredit pour les velours de laine » et CreTeIt pour les velours à bas prix (1).
Velours (Tableaux en). — 7i»refiftwrf« W. Grégoire. — Cet artiste a présenté lli Société d'encouragement des écbantiiloDS de velours imitant la peinture, dont la perfection du tissu, la beauté du coloris et 11 pureté du dessin ont été admirées (lartoos les membres de cette société, sous les jeoi desquels ils ont passé et qw ont tfnoigDé le désir qu'une branche aussi. précieuse de l'industrie française tùi iuslement encouragée. Dans l'histoire de ses P^f^^y^ sent les rapporteurs, ladécouvertedeM Grégoire doit tenir une place distinçiéc. m ne verra pas sans admiration qu'on wit l)arvenu à trouver un procédé tel (\^^ ouvrier ordinaire, ne sacnanl que w''^"^ velours, puisse, dans l'espace de quelq«« heures, tisser une peinture qui, f^ '^ moyens ordinaires de l'art, exigerait, P^ être aussi parfaite, beaucoup pins dctenip et la main d'un habile artiste. De lootesi» fabrications de tissus où l'on se propose dmiter les effets de la peinture, c est cène qui, pour des objets délicaU «pP'^^fv plus de la perfection; et ce qtii «* r
étonnant, c'est qu'elle emploie bi^n^i de temps qu'une autre dans ses dispes'jj^ préoaraloires. (Société d^encovragmeM, i^
Une médaille d'argent pour avoir "^ des tableaux en velours arwc une corrc^
(!) Elirait de VEncycfcpédte éesgeM ^^^
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et nue perfectioD qu*il ne (Mraissait ras possible d'atleindre. L'imitation est plus parfaite que dans aucune autre espèce de tissu connu, et cependant la fiimcation s*eiécute aroc plus ae promptitude. Le jury a considéré que ce nourel art pourrait donner des produits qui serviraient de base à un commerce intéressant. {Livre «fAonneur, p. 210.)
Cet artiste a présenté des tableaux en velours; son procédé qui parati réunir les deux moyens employés à la Saronnerie et aux Gobelins a le précieux avantage de ftire avec la mteie facilité une conlre^épreuve exacte de tableaux. (Refnte etuyclopédiquê. t. IV, p. 138 )
VENTILATEURS. — Immiion de Jf. /.
M. Pockan. — Malgré les difficultés présentées par un local numide dont Télévation rendait presque nuls les effets de la chaleur, une pitee de mousseline a été séchée en trente-cinq minutes, des serviettes et des chemises en deux heures, et des peaux de bazane en trois heures. La pompe d'air donne une quantité considérable de chaleur et renouvelle l'air avec une extrême rapidité. (Moniteur^ an X, p. 556.)
M. Curaudau. — Le ventilateur est un poêle par le moyen duquel la chaleur qui s'en uégage est employée à chauffer Fair que Ton distribue dans les différentes parties d*nn atelier où l'on veut obtenir une température élevée. Lorsqu'on veut s*en servir pour la dessiccation des toiles, on pra* tique un réservoir dans la partie supérieure de la cage qui renferme l'appareil ventilateur. Ce réservoir se remplit de la liqueur à évaporer. Ou fait rouler oeHe-ci par des conduits sous des toiles tendues verticalement, en proportionnant l'écoulement à i'évaporation jusqu'à ce one ce liquide ait acquis au bas des toiles la consistance que Ton désire. On chauffe l'air du local par un courant d'air chaud arrivant du ventilateur et se trouvant suivant les besoins, à 40* audessus de zéro. Par les procédés anciens et {lour évaporer 5,000 kilogrammes d'eau on i^nsomme 75 francs de combustible, tandis qu'à l'aide du ventilateur cette dépense ne s*élève qu'à 10 francs ; ce procédé peut être appliqué avec succès à la concentration du iuoût,à l'exploitation des salpétriêres et des salines. (Archives deê découvertee et tn- Tiniiont, tome IV, p. k9t.)
Les ventilateurs actuels consistent en eilettes montées sur un croisillon dont Taxe est animé d'une grande vitesse de rotation et renfermées dans un tambour. L'air est aspiré par deux ouvertures, et une courroie sans fin communique le mouvement au ventilateur dont la vitesse atteint jusqu'à quinze cents tours à la minute.
TERNIS. — Espèces d'enduits liquides composés généralement de matières gomtneuses ou résineuses, qu'on applique en couches minces à la suiiiice descorps pouren féire ressortir les couleurs, leur donner de l'éclat, et pour les préserver de l'action des ngents extérieurs.
L'art du vemissenr est très-moderne en Europe. Le lustre que le vernis donne aux ouvrages qu'il recouvre, et les qualités préservatives qu'on attribue à cette matière, ont produit, en France, une grande émulation parmi ceux qui s'occupent de rechercher les compositions des vernis, et cet art est aujourd'hui un de ceux qui ont acquis la plus grande |ierfeetion.
Comme l'objet d'un vernis est de conserver les matières qu'il recouvre, et surtout les couleurs que l'action de l'air peut faire changer, une de ses qualités pnncipales est d'être d'une transparence parfaite, et entièrement incolore. Cette première considération doit diriger dans le choix des matériaux qu'on destine aux vernis ; mais ceux-ci doivent, en outre , se dessécher
Kmptement, avoir de la solidité, et, dans ucoup de circonstances, un grand éclat.
Les matières employées à la composition des vernis sont ordinairement des subs« tances solides qu'on dissout dans des liquides, afin de pouvoir les étendre sur les objets destinés à les recevoir. Ces matières sont, ainsi que nous l'avons dit plus haut, les résines, les gommes, et, en un* mot, toutes substances qui, après leur dissolution, peuvent reprendre leur état solide, et remplir toutes les conditions indiquées ci* dessus. Mais on sent qu'il doit y avoir grande différence entre leur degré de bonté, par la différence des matières qui entrent dans leur composition. Cependant les vernis s'emploient dans un grand nombre de circonstances, et il en est qui favorisent plus ou moins l'emploi des uns ou des autres. Les différentes matières qui constituent les vernis les ont fait diviser en genres. A une époque où la nature de ces matières n'était pas encore parfaitement connue, on avait distingué trois sortes de vernis : ceux à l'esprit-de-vin, les vernis gras, et le vernis façon de la Chine , qui se faisait par la dissolution de l'ambre, du suociu, du copal, etc. M. Tingry, dans un ouvrage qu'il a pui>lié à Genève, a divisé les vernis en cinq genres principaux qu'il a sous-di visés par des espèces, qu'il a accompasnées d'observations sur la préparation de chacune d'elles. Le premier de ces genres contient les vernis à l'espril-de-vin, qui sont les plus siccatifs, mais qui ont plus d'éclat que de solidité. Le second genre a pour objet les vernis à l'alcool, mais moins siccatifs et odorants que les premiers. Le troisième genre renferme les vernis à l'essence qui sont beaucoup plus solides que les premiers ; on les emploie pour les tableaux, pour broyer et détremper les couleurs ; ils sont de plus trèspropres à être appliqués sur les métaux.
Le quatrième genre est formé des vernis de copal à l'éther ou à l'essence. Ce vernis est de l'invention de M. Tingry, et, par son inaltérabilité, sa dureté, la facilité de sa composition, son odeur agréable, peut remplacer, avec de très-grands avantages, tous les autres vernis destinés à recouvrir les o^'et d'un certain i>rix. Voici
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