‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 199 sur 209 · HT · texte numérisé non relu

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1« recette que donne Tauteur de la première espèce, qui est composée de copal et d'élher.

C'ipal ambre. • • ifi once (15,28 gram). Eiher pur ... 2 odccs (61,14 id»

On réduit le copal en poudre très-tine, on l'introduit |)ar petites parties dans le flacon qui contient Téther, on bouche le flacon avec un bouchon de verre ou de liège, on agite le mélange pendant une deiui-heure* et on le laisse en repos jusqu'au lendemain. Si, en secouant le flacon, les parois intérieures se couvrent de petites ondes ; si la liqueur n'est pas trèsclaire, la solution n'est pas complète; on y ajoute alors un peu d'éther (&,%(h sram.), et on laisse le mélange en repNps. Ce vernis est d'une légère couleur citrine. L'es- 1)èce à l'essence est surtout solide et brilanle : elle résiste au choc des corps durs mieux que ne le ferait une glace d'émail, et elle se polit très-bien. On rappUq[ifte, avec le plus grand avantage, sur lea instruments de physique, et sur les peintures dont on décore les vases, et autres ustensiles métalliques. La cinquième espèce de ces vernis est destinée aux objets qui exigent la solidité, la souplesse et la transparence. A la suite de la description des différentes espèces de ce quatrième genre, se trouvent des observations très-détai liées et très-intéressantes sur la dissolution du copal. Dans ce genre, M. Tingry comprend les vernis çras, qui sont les plus solides de tous, mais aussi les plus longs à sécher. Cette première partie oe son ouvrage est terminée par des préceptes généraux sur la préparation des vernis en grand, et par la description d'un alambic à bain-marie, dont l'usage met k l'abri des accidents

3ui accompagnent souvent la fabrication es vernis.

On trouve dans ce livre un art presque tout nouveau sur l'emploi des vernis de copal. Ces vernis peuvent servir d'excipient aui différentes couleurs transparentes, et faire alors l'office d'une glace sur les surfaces métalliques, unies ou guillochées. De cette manière on imile trèsexactement les émaux transparents, et on [»eut, à l'aide de ces préparations, réparer es accidents qui peuvent arriver aux pièces émaillées, sans les remettre au leu, comme il faudrait le faire sans le secours de ces vernis. On sent facilement les nombreuses ressources que les arts peuvent retirer de l'emploi de ces vernis colorés ; leur extrême solidité rend leur application d'une étendue illimitée (1).

VERNIS METALLIQUES. — Ces vernis , de l'invention de madame Guyonne-Leroif sont destinés à préserver le fer et le cuivre de l'oxydation. Il est deux manières de les composer.

(t) Yoy. BnlletifU de la Société d* encouragement. — Annaleg de ckimU. — Yoy. ausdi Diclionnaire des détouvertcê.

L'étain est le seul métal emptoyé damb première composition ; les doses poor les matières épuratoires soat en raison de h

Îuantité de métal employé.. On eiv met sofsamment pour couvrir d environ deux lignn toute la surface en fusioo. Pour les iavages on prend assez de liquide pour que la mitière y baigne amplement^ Les* poAiesHoo* dre l'étain doivent être assez é?as6s pour ne contenir que quatre pouces d'épaisseor de matière : pour la première composition on doit faire fondre Tetain, le laisser looftemps en fusion, i'écumer, le parifier et ir jeter dans l'eau pour le laver ; ensuite ftire fondre le même etaîn à vingt-quatre reprises différentes , en y projetant , chaqie fois, différentes matières coname du diartK)n eu poudre, du salpêtre raffiné, desosdes^to, et le laver aussi après chaque fusioo, tantôt dans de la lessive de sarment ou im du vinaigre, tantôt dans de l'urine, de reaupont ou de l'eau de chaux ; tantôt enfio émet l'eau de miel, ou de l'eau mercurieJ/e.

Une autre composition plus éooooDique remplit le môme objet. On la fait enptauit cinq livres d*étain, nuit onces de zinckii onces de bismuth, huit onoes decuimjiQK en baguettes, et huit onces de salpêtre pour purifier. Ces matières s'amalgament de mnière que le métal qui en résulte est dur, blanc et sonore. Le peu de cuivre (^û eoirt dans cette composition no produit ineun vert-de-gris,, parce que le bismuth le décompose totalemenL Pour appliquer ce Te^ Dis on fait chauffer les objets que Too ni enduire,, autant qu'il est possible, dinsL matière même mise en fusion dans d^ tuyaux de tôle. On les retire lorsque \i chaleur est suffisante et on répand dessus du sel ammoniac ; on les passe upideml couverts de ce sel ,. dans le vernia ; oo w essuie avec des étoupes oudu coton, comtoe cela se pratique pour l'étamage oixlinairB, et de suite l'on trempe dans l'eau le morceai enduit. Yoy. ETAJiueB (1). ^ ,

Vbb RIS Df VERS. — MM. Demouge et Rmiter, de Strasbourg. — Vernis mitant Fémh te marbre, h Jaspe, $t les pierres iitoiUo les espèces. {Livre d'hotineur, page 129.J - Jf. Meullersteu. — Le vernis dont il s«P' ici est applicable sur plusieurs substanas- La Société d'encouragement a renrojé i l'examen de son comilé^des arts ehimiqû» quelques échantillons de peaux et de lafie» enduits de ce vernis, et qui leur avaient eie envoyés par M. Meullersien. M- Coaïé,w nom du comité, rend compte des expérience suivantes : On a successivement wW des morceaux de peau et de taffeus dans ' potasse et la soude caustique, dans la»»* moniaque, l'éther et l'eau de chaux, » température de 20 degrés. Ces écbant»

sont restés dans ces liquides depuis j^j jusqu'à quinze minutes, et on a oDser les effets ci-après : Dans la soude et la r tasse caustique, et dans ramnion»>f ; ils ont été détériorés; mais on a vu «^

(I) Voy. PuUetiHi de la SoàM Sn(W»Vi«*

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DES INTENTIONS

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Iilaisir que cette altération arait lien assez entement, et par des couches successives, c'est-à-dire, que le Ternis, quoiaue atteint par ces alcalis, n*est pas hors de service. Quand il ne reste que peu de temps en contact avec eux, il ne perd qu'une partie de son épaisseur et de son brillant, et il recouvre un peu ce brillant par l'usage. L'étber l'a attaqué légèrement; mais comme l'emploi de cette substance est assez rare, on ne doit pas en craindre les effets. Ce vernis peut résister à l'action deTeaudechaux. On est cependant porté è croire qu'il en serait attaqué si l'immersion était prolongée, parce qu aucune substance résineuse ou huileuse n*en est à l'abri. Les carbonates de potasse, de soude, et l'eau de savon ne paraissent avoir aucune prise sur lui, à moins qu'un long contact avec ces substances, élevées à une as^ez haute température, ne changeât cette propriété , ce qu'on ne peut craindre tOHteiois dans les usages domestiques. On a ensuite essayé d'attaquer ce Ternis par les acides ; on a remarqué qu*il est inattaquable aux acides acétique, citrique et muriatiqae, et que les acides sulfurique et nitrique ne l'attaquent que dans un état de parfaite concentration, effet qui est commun à la majeure partie des corps combustibles; encore cette altération n'a lieu que par couches, en attaquant les surfaces, ce qui ne diminue que l'épaisseur, et n'empêche pas le vernis de servir. La peau et la soie sont plus endommagées dans cette opération que le vernis. On a touIu aussi déterminer quel degré de température il peut soutenir sans perdre de sa qualité; mais n'ayant pas d'instrument préparé pour opérer avec exactitude, on s est contenté d approcher un morceau de peau vernissée assez près du feu, et de l'y laisser assez longtemps pour gue le vernis se détériorât. La peau s'est crispée avant qu*il eût subi aucun changement. Le taffetas résiste davantage k l'action du calorique, et le vernis conserve une partie de son brillant, quand même il a éprouvé une température assez haute pour faire réduire à l'état de gaz quelqu une de ses parties constituantes, et celle de la soie elle-même, au point que le tout est presque réduit en charbon. D'oii on conclut que ce Ternis résiste au calorique dans toutes les circonstances où il peut être employé. Il restait encore k TéprouTer, en l'exposant aux effets combinés de la lumière, de l'oxygène et du calorique; oiais comme le temps seul peut assurer Teiactitude d'une pareille expérience, on n'a pu la tenter. On présume toutefois que dans cette exposition il peut perdre de sa souplesse, et devenir plus cassant. Au reste, cet effet est inévitable, puisque tous les vernis sont faits avec des matières susceptibles d'absorber l'oxygène jusqu'au point d'être réduites en une sorte de charbon. On a remarqué que ce vernis résiste bien au frottement, que les peaux et taffelas qui en sont enduits peuvent être plies en tous sens 2»ans qu'il s'écaiPe; il ne colle point sous

les doigts ; les corps étrangers posés dessus ne s'y attachent point; i! a peu d'odeur; il est bien imperméable. M. Conté termine son rapport en disant : Nous estimons, d'a-

[»rès cet exposé, qu*indé|jendamment des égers inconvénients inévitables que présente le vernis de M. Meullersten, il mérite l'approbation de la Société, comme offrant de grands avantages sur tout ce qui a paru jusqu'à ce moment en ce genre. (5ociété d'encouragement^ an XI, page 7.)

MM. Lebrelon et Didier avec MM. Lié-' grois et Valenlin^ application de leur vernis sur des vases en cuir bouilli , sur des peaux et des feutres. Ce vernis est souple, élas* tique et brillant; soumis k des épreuves rigoureuses, il a paru solide. {Livre d^hon-^ neur, page 143.) — MM. Liégrois et Valentin ont exposé des applications de leur Ternis sur des cuirs, des harnais, des baudriers, des chapeaux de soie» et des pièces de draps fmprimés ou brodés en or ou argent. Ce vernis, souple, élastique et brillant, a été soumis k des épreuves rigoureuses ; il a paru très-solide. {Moniteur^ an XI, page S5.)

Dans un mémoire M. Fourmy remarque que les poteries communes qui se font en France, sont de deux sortes : les unes qui résistent suffisamment au passage subit du chaud au froid, mais qui ont une couverture insalubre : ce sont les poteries communes proprement dites; les autres, dont la couverture n'a rien de dangereux , mais qui ne supportent pas les alternatives du chaud au froid, ce sont les grès. Par cette oi>servation, M. Fourmy est conduit, pour résoudre la question proposée, ou k rechercher un vernis salubre pour les poteries communes, ou une composition de terre plu« lâche pour les grès. Cependant les poteries communes, telles que celles qui se fabriquent k Paris, ont, outre le défaut de leur vernis, celui de n'être pas assez cuites. Mais il est facile de remédier k cet inconvénient en renonçant k la mauvaise économie que présente une température trop faible et en donnant un coup de feu plus vif que ne le font les potiers de Paris. Les essais de M. Fourmy l'ont conduit k composer quatre biscuits qui ont toutes les propriétés k désirer dans ces sortes de compositions ; la perméabilité

Ear le calorique, la solidité et la susceptiilité de recevoir un vernis salubre. Mais ce5^ compositions ne renferment rien d'absolu, étant relatives aux températures employées et devant nécessairement varier avec elles. Le premier de ces biscuits est composé de trois parties d'argile de Vanves et dune partie de sable de Belleville; le deuxième, d'une partie d'argile de Forges et d'une prtie de sable de Saiut-Samson, trèsgros ; le troisième, de deux parties d'argile de Forges et de trois parties de sable de Saint-Samson, moyen ; le quatrième, d'une partie d'argile de Forges et d'une partie de sable de Saint-Samson, très-iin. Quant au vernis, c'était ce qui offrait le plus de difficulté. M. Fourmy, {lour en trouver un qui

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