LAU
DES INVENTIONS
LAM
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ne peut rassurer; mais Taugmentatiou de la quantité de beurre dans les vases de zinc est nn effet réel, et ce qui reiid cette expénence digoe de considération , c'est que le zinc ne s'oxyde ni ne se mnille, et que sou poids est presque ^1 à celui de l'étaiu. »
Il n*eQ &at pas douter, la différence de pmdactioii en crème est ici due à la force électro-diiinique des vases de zinc f facilitant le désarment de la crème du caillé et du s^rom ; aussi croyons-nous que Ton pourra tirer an grand profit de cette expérience , et arriver àdesmoyensencore plus puissants que eeax indiqués dans la Gazette de Niée.
On le sait, les vases de zinc ne sont pas d'an aspect agréable , ils ont toujours quel-
Îne diose de repoussant, et on parvient ifficilement à les nettoyer; mais, nous n'en doutons pas , on peut avoir tous les avantages des vases de zinc sans zinc : pour cela, il suflb^ de déposer dans les vases ordinaires un morceau de ce métal bien décapé et frdie à nettoyer. Dans les grandes eipMiatîons agricoles , on pourra mieux bîra encore, rechercher et adopter les moyens de développer , le plus facilement Aie (les économiquement possible, la force éledro-dûmique , capable de faciliter le dégagement de la crème du caillé et du sérum. C'est dans h pensée d'attirer sur ce point Tatlention des expérimentateurs que nous avons eni devoir publier les faits et les obtemdons gui précèdent.
LAMINOIR. — On désigne sous ce nom des machines con^posées de cylindres destinés à réduire en lames les métaux qu'on lait passer entre eux, et aussi les cylindres qai^ dans les forges anglaises, sont emplovés à la fabrication des fers en barres.
Un laminoir, quelle que soit la nature du métal sor lequel il doit opérer, se comftose essentiellement de cylindres de révolution, tournés avec le plus grand soin, placés parallèlement et sur un plan horizontal, assqettia k se monvoir en sens inverse, et susc^tibles de s'éloigner ou de se rapprocher ron de l'autre, afin au'on puisse régler à volonté l'épaisseur de ta lame qu'on veut
Goduire. Les cylindres sont portés par un ti en fer nommé cage^ dont la force est proportionnée à la grandeur du laminoir et à l'effort qu'il doit supporter. Des roues & engrenage réciproques, fixées sur les tou« niions des cylindres, prolongés en dehors de la cage, font mouvoir les deux cylindres en sens contraire, bien qu'il n'jr en ait qu'un qui soit mis en communication avec le moteur. Le cylindre supérieur s'éloigne on se rapproche du cylindre inférieur au moyen de vis de pression que l'on fait mouvoir, au-dessus du bâti, par un mécanisme qui doit tendre à conserver un parallélisme parfait entre les deux cylindres. U y a des laminoirs qu'on fait mouvoir à bras, au moyen d'une manivelle; ceux d^une plus grande dimension sont mis en mouvement |tar des chevaux ; dans les usines considérables on emploie pour moteur une chute d'eau on une machine à vaiHSur.
Il est facile de comprendre, comment opère un laminoir : le rouleau 'supérieur tournant de gauche à droite, et le cylindre inférieur de droite à gauche, si l'on y en-
{^age le bout d'une lame métallique, cette ame est entravée par l'effet du frottement des rouleaux sur ses faces à passer tout entière entre eux. Bans ce mouvement, la lame sera nécessairement amincie, si son épaisseur surpasse la distance qui sépare les deux cylindres. Par cette diminution d'épaisseur, les autres dimensions de la lame devraient augmenter dans un rapport inverse, et, comme la largeur varie ordinairement peu, une lame amincie de moitié devrait doubler de longueur. — Cela est loin d'avoir lieu; le volume de cette lame ne reste pas le même, parce que les métaux soumis -à l'action du laminoir augmentant de densité, diminuent de volume, leurs pores se trouvant plus serrés. Ainsi le *poids d'un pied carré de plomb laminé sur une ligne d'épaisseur est de 3 kilogrammes, tandis que, d'après la pesanteur spécifique de ce métal, il ne devrait peser que 2 kilog. 722. Les autres métaux sont loin de subir au même degré cette altération de densité.
Les métaux que l'on soumet à l'action du laminoir peuvent se diviser en deux classes : ceux qui sont assez malléables pour être traités à froid, comme le plomb; et ceux qui ont besoin d'être élevés à une certaine température pour être laminés, comme le fer.
Le plomb se lamine très-bien et à froid quand il est pur. On le coule d'abord sur une table garnie de sable fin bien nivelé et uni, puis, lorsque le métal est refroidi, on le passe au laminoir {Voy. Plomb laminé}.
Le cuivre-rouge et le laiton se laminent à froid; mais, comme l'action du laminoir écrouit le métal et le rend aigre (cassant), pour lui restituer sa malléabilité, on fait rougir les feuilles de métal et on les plonge dans l'eau froide, puis on les fait repasser sous le laminoir iusqu'à ce qu'on ait obtenu l'épaisseur désirée.
C'est surtout dans la fabrication de la tôle que le laminoir a une plus grande importance (Voy. Tôlb).
On a souvent besoin dans les arts d'obtenir des lames de métaux précieux d^une épaisseur si petite, que la pression de deux rouleaux ne suffirait pas à la produire. On fait alors passer sous le laminoir plusieurs feuilles à la fois, de manière que la compression agissant sur elles en raison de leurs épaisseurs réciproques, on en obtient d'aussi minces que cela, est nécessaire. La fabrication du rhqué (Voy. ce mot) arrive ainsi à des résultats inouïs, en soudant préalablement les métaux précieux sur une plaque métallique intermédiaire.
Le but des laminoirs à fer n'étant plus de proluire des lames, mais des barres, les cylindres, au lieu d'être unis, sont creusés dans le sens de leur circonférence, c'est-àdire que, pendant qu'ils sont sur le tour, loin de leur donner une surface unie, on les siiloune de cannelures, qui, i^ar le rap-