LA M
firucberaeiU de deux cylindres assonis. Dirent la fonue qu'ils doivent donner à la b'irre. Les cylindres à fer sont fixés Tun ))ar rapport a fautre, et chaque cannelure présente toujours les mêmes dimensions, de sorte que, pour faire subir au fer toutes les manipulations que nécessite Téchantillon à obtenir» il faut présenter le fer successivement à des cannelures différentes et progressivement plus petites. Ces cannelures sont donc des espèces de filières d^une grande dimension, sur lesquelles on agit par un moyen plus puissant. On fabrique ainsi des fers carrés, plats ou ronds. Dans le premier cas, les cannelures sont angulaires; dans le second, elles sont rectangulaires, et dans le troisième, elles sont creusées en gorge présentant une demi-circonférence. On distingue deux espèces de cylindres : ceux oui servent à étirer la loupe ^ pudding-roUê ou roughing-rolls ^
2u'on appelle cylindres dégrossisseurs oiv baucheurs; et ceux qui traitent le fer devenu malléable par le recuit sont nommés rollers^ cylindres etireurs.
Suivant quelques auteurs, ce serait Antoine Brucher ou Bruckner qui aurait eu ridée de substituer l'action des cylindres tournants à celle du marteau dans la production des lames métalliques. Sa machine aurait été employée pour la première fois à la monnaie de Paris en 1553. Ce serait donc à tort Qu'on attribuerait l'invention du lajainoira Aubry Olivier, qui n'était que le gardien de cette machine. C'est en 1663 seulement c|u*un Hollandais établit à Shew, près de Richemond, le premier laminoir
3u'oa ait vu en Angleterre, et le laminage u fer |;ar' le moyen des rouleaux y uxi substitué au travail à main d'hommes par Henri Cert de Gosport. Chaselden fut le principal auteur de ce changement d'opération que Cert et Parnell perfectionnèrent en 1787. L*usine, qui, avec un marteau, fabriquait autrefois 10,000 kilogrammes de fer par semaine, en fournit maintenant 150,000, dans le même temps, avec les cyliiidres mus par une machine à vapeur de trente chevaux (I).
LAMPES. — « L'éclairage, gui ne consistait autrefois que dans l'empioi d'a[)pareils extrêmement grossiers, a pris, depuis ta fin du dernier siècle, un développement extraordinaire, dit un chimiste distingué, M. Mallet. Après la découverte des becs à aouble courant d*air d'Argant, les lampes employées antérieurement par la classe pauvre devinrent un objet de luxe. Bientôt on «construisit la lampe hydrostatique ei celle k mouvement d*horlogerie. Enfin le gaz, découvert en France, en 1788, et appliqué en Angleterre par Mardock, en 17^2, vient donner une nouvelle importance à l'art de l'éclairage, qui devint alors une branche d'industrie très-importante, et qui excita au plus haut point l'intérêt de tous. »
(l)Cet article est extrait de V Encyclopédie des gens dît mande.
Nous emprunterions à YEnetfclopédie des gens du monde le résumé hisloHque des différentes phases qu'a parcourues rindustrie lampadaire.
Les lampes se composent de plusieurs parties principales : le réservoir, où Von met l'huile; le conduit, qui la dirige Ters la mèche, laquelle est maintenue par le bec et le porte-mèche ; la cheminée en verre, qui sert è alimenter la flamme de l'air nécessaire; le garde-vue ou réflecteur, et les globes, demi-globes, etc. ; puis le pied qui soutient la lampe, ou les cnatnes qui servent à la suspendre; un sodet destiné à recueillir l'huile qui s'échappe goutte à goutte, etc.
• On sait que l'huile monte naturellement dans la mèche par l'effet de la capillarité. Pendant un erand laps de temps la mèche ne fut qu'un long fil de lin, et plus tard de coton, plongé dans un vase rempli d'huile et sortant seulement par le bout. Cette mèche pleine était ou cylindrique ou aplatie, et toujours formée de fils parallèles en plus ou moins grande quantité; plus tard on imagina une sorte de mèche plaie forméee d'uu tissu lâche en coton, semolable à un rubau étroit. On cire ordinairement ces mèches pour leur donner plus de raideur et les rendre moins promptes à se charbonner. Une troisième sorte de mèche, inventée par Argant, est de forme cylindrique, mais vide intérieurement, c'est-à-dire qu*elle ressemble à un tube ou tuyau. Elle est tissue au métior, en coton Iflche, mais jamais écru. Les lampes Locatelli emploient des mèches carrées ( t compactes d'une façon particulière. U est généralement avantageux d'élever beaucoup la mèche, et, dans certaines lampes bien construites, on peut le faire sans produire de fumée : c'est ce qu'on appelle nrûler à blanc. Dans toutes les lampes on monte et on descend la mèche à volonté. L'appareil inventé par Argant, qui consistait dans une longue crémaillère, était peu commode, et on l'a successivement remplacé par plusieurs autres. La forme des becs a varié autant que celle des mèches. Oo distingue les becs plats et les becs d'Argant ou cylindriques. Les becs plats sont de deux sortes : les becs à mèches plates sans cheminée ou becs nus, et les becs ayant une cheminée en verre. Cette disposition des becs est la plus mauvaise, principalement celle des becs nus. C'est encore ce dernier genre de becs qu'on emploie dans les réverbères pour l'éclairage des rues, des corridors, etc. Ils ont subi une grande amélioration auand îord Cochrane eut, le nremier, l'idée de disposer le plan de la mècne dans une situation telle, que le bec présente en avant sa paroi la plus mince.
En substituant aux becs plats et h leurs mèches pleines à fibres parallèles un bec et une mèche en forme de cylindre creux, Argant trouva le moyen d'augmenter la lumière des lampes en faisant éclairer la [partie intérieure de la flamme. Depuis cette époque (1786), toutes les lampes à peu prèsdont
LAM
DES INVENTIONS
LAM
disposées d'après ce système. Les premiers jwt5 ooQStroits par cet inventeur avaient tïiir mèeba pinèée par en bas entre deux uioeauxdecaivre : elle pouvait monter et ^fsœodre entre ces deux anneaux à Taide uoe lige de fer deux fois coudée, dont (me Inbche glissait dans un conduit ménagé le to^ du grand cylindre. Dans Torigine, la .tfiainée employée par Argant était en ^e, 5a partie inférieure était placée audMU5 de la flammoy où elle était mainte-* v4i psr UD collier fixé à une tige. Cette Kmnk a été remplacée par un cylindre i Terre dont le diamètre est plus grand ;k celui de Tenveloppe extérieure de la wde, et qui descend verticalement jus«- ^lUHlessous de la flamme. Ainsi, comme 'a a DOD-seulement accès à Textérieur h I mèche cylindrique, mais encore qu*il ;.%.e dans l'intérieur pour alimenter la tisuiie, la combustion s'opère plus rapideitcUtToo obtient une plus belle lumière :f'f i4iûème quantité d*huile brûlée, parce ^jiU'eD raporise très-peu, et Ton na ni •^dr ni fumée,
^'«rapport de leur appareil, on peut
in^ les lampes en trois classes princi-
i^:'<ilampesàréservoirde niveau avec le
ij^;làlaipes à réservoir supérieur au bec»
^tit<biii|«i à réservoir inférieur au bec«
<i^'.'?S99dles se rangent les lampes hydros-
^'^d les lampes mécaniques. Les lam-
'^'rtserroir de uiveau avec le bec sont
>^(iflples. Dne condition nécessaire, c'est
II»: ia partie de la mèche dans laquelle s'o-
f^' la combustion soit à une très-petite
id!;:ncedabain d'huile. Cette condition est
t^ujoun remplie dans les veilleuses, parce
luWi loéthe ayant peu de longueur, et se
L' 'ivaûi placée sur un flotteur qui reste tou-
( j-)àla surface de l'huile, il y a constam-
^Klamème distance entre le sommet de
^m\\^ et le réservoir. On classe encore
•TiS celle catégorie une foule de lampes, et
|^«3utres la lampe a$trale^ inventée par M.
•^'iier-Maral, et la lampe sinombre, mven-
'^parï. Phihpps, avec sa couronne ser-
^'* lie réservoir, et dont le bec ou porte-
^^ est maintenant adopté pour toutes
* 'iflipes.
^ lampes à réservoir supérieur au bec ^^•t presque toutes connues sous le nom de ^^ti^ mm qui leur vient d'un pharma* |*ii de Paris qui avait eu Tidée des chemij*^.DIes étaient autrefois très-employées; "f»**erToir était porté sur une lige verticale '^^nt de pied; mais, comme elles ont l'in* l^'^étiieiit de projeter une ombre derrière ' '«iinoir, on ne les emploie plus guère *«(ûlts attachant sur les murailles des lieux ^«^Teut éclairer. •
«w les lampes à réservoir inférieur au ^ tl but que l'huile soit maintenue dans ' î^ i la hauteur convenable par une cer- ^'''Ibrce; et, comme l'huile doit arriver ^^'^ouellement à mesure qu'elle est con*- *'^J©t'e,ce mouvement ne peut être produit '^ \^r une action motrice équivalente:
'^idaoïces sortes de lampes, il est né-
cessaire d'employer un mouvement constant. Ce mouvement est tantôt produit par une application de la théorie de l'équilibre des liquides, tantôt par un mécanisme plus ou moins ingénieux ou compliqué. C'est ce qui fait diviser les appareils a réservoir au-dessous du bec en lampes hydrostatiques et en lampes mécaniques.
Dans les lampes hydrostatiques, l'huile est élevée du pied, où on Ta versée, jusqu'à la mèche qu'elle baigne, par une force de pression , à -l'aide d'un liquide , précisément comme dans là fontaine de héron. Mais, outr0 cette espèce de lampes hydrostatiques, qui ne contiennent que de l'huile et de l'air, il y en a encore d'une autre sorte qui renferment de l'huile et une liqueur d'une plus grande densité. Ces dernières sont plus modernes et plus répandues que les premières.
Les lampes mécaniques sont sans contredit les plus belles. L'idée de prendre le pied même de la lampe pour réservoir, et de laire monter l'huile à l'aide d'une pompe mise en action par un mouvement d'horlogerie, est due à Carcel et Carreau, et c'est pour cela qu'on les a nommées lampes CarceL Depuis eux, MM. Gasneau, Gotten et autres ont seulement perfectionné ou changé le mécanisme.
Lampes à couronne. — Invention de M.
Chopin.— Ce lampiste a imaginé des lampes dites à couronne, qui ne projettent aucune ombre, le réservoir d'huile étant placé audessus d'un réflecteur parabolique, auquel on peut donner différents degrés d'inclinaison, suivant les objets qu'on veut éclairer. Ces lampes, susceptibles de recevoir un ballon de gaz, sont remarquables par leur forme agréable, leur exécution soignée et la lumière qu'elles répandent. (Moniteur^ 1813, p. 478.)
Lampes économiques. — Invention de Jf, Paul Nicolas^ de Cenète. — L'auteur a pris un brevet d'invention de cinq ans pour des lampes qui ont l'avantage de pouvoir brûler à volonté des huiles ou des graisses; d'éviter le coulage ordinaire aux lampes percées de
[Plusieurs trous , effet pour lequel on ne eur donne qu'une seule mèche ; d'opérer une comrbustion complète, de manière è ce que l'appareil, étant exposé à tous les mouvements de l'air, on n'a point la fumée qui salit et détruit promptemenl les réverbères et occasionne en outre une perte assez considérable de combustible; de pouvoir ada^»ter à une seule mèche depuis un iusqu'À cinq réverbères, et de pouvoir réunir et
{)rojeter les rayons lumineux le plus uni* ormément et le plus abondamment qu'il est possible vers tous les endroits qu'on veut éclairer ; enfin de pouvoir réunir ces divers moyens dans un appareil de construction facile et applicable surtout à l'éclairage des rues d'une manière plus parfaite et plus économique quon ne l'a fait jusqu'à présent.
Cette lampe est composée d'une boite en fer-blanc qui la reçoit; d'un tuyau en fer-i blanc servant de conducteur à lair qui doit
LAM
DICTIOMNAIRE
LIM
Alimenter la combustion : i! fait corps avec la boite; d*un petit cylindre creux percé de troust ajusté à frottement dans le tuyau el
fiouvant s'allonger et se raccourcir à voonté, ce oui permet ot; n'introduire que la quantité d'air sufD&ante pour alimenter la combustion ; d'un couvercle dont le corps est enfermé dans la botte et descend jusqu'à î et5 millimètres du fond: il est percé dans son milieu d*un trou circulaire arec rebord,
t)ortant quatre petits montants pour recevoir a cheminée en forme de bouteille sans fond, laquelle peut être en verre blanc ou coloré; de deux «-.onduits traversant verticalement la lampe et servant de conducteur h Vair introduit par le cylindre ; de deux conducteurs de chaleur, en cuivre étamé, descendant jusqu'au fond de la lampe et destinés à entretenir la graisse dans un état suffisamment liquide pour la combustion ; de deux poignées en gros fils de fer, fixées au tube qui reçoit la cheminée : elles supportent la botte et sont disposées de manière qu'en leur faisant faire un quart de tour on puisse sortir la lampe de la boite et la remettre par le même moyen ; de deux réflecteurs en laiton argenté formant des segments de paraboloïdes : ils sont suspendus chacun au moyen d'un crochet à un anneau à pitons servant h suspendre la lampe ou réverbère dans la lanterne : on les dispose de manière à pouvoir éclairer les rues dans toutes dispositions où elles se trouvent; enfin de deux broches de fer servant à fixer la cheminée au tube. [Brev. pub.^ t. IV, p. 26.) MM. Bordier et Matpas ont obtenu un brevet de cina ans pour une lampe à double courant d air et à cheminée de verre, qu'ils ont nommée lampe économique, et qui a l'avantage d'éclairer autant que quatre bougies et de ne consommer que douze décagrammes d'huile en huit heures. Sa forme est celle d une bougie ; elle se démonte en d'eux parties pour en faciliter le nettoyage.
dans la lampe par le moyen de quelques découpures qui sont ménagées dans le corps de la bougie. La forme du réservoir et sa disposition horizontale font que cette lampe ne porte que le quart de l'ombre que portent les lampes ordinaires. On peut aussi doubler la lumière de cette lampe sans relever la mèche, en resserrant le courant d'air à volonté par le refoulement de la bougie dans le flambeau qui lui sert de pied, de manière à ce que les découpures pratiquées dans le corps de la bougie soient fermées en partie. {Érev. pub., tome IV, d. 224.) Pour tout ce qui a trait aux diverses et nombreuses inventions relatives aux lampes, on peut consulter avec fruit le Bulletin de la Société d'encouragement ; on y trouvera la description et le dessin de la majeure partie du grand nombre de lampes nouvelles, construites dans ces dernières années, et qui sont presaue toutes .des modifications plus ou moins neureuses du système Càrcel.
LETTRES DE CHANGE. Koy. Paneu-