‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 36 sur 209 · LUM · texte numérisé non relu

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sont pas ceut qui sontaiijourd'bui employés; il a?ait adopté pour base une certaine pro* gression géométrique qui s'accordait spécialement avec Tapplication qu*il voulait en faire aux lignes trigonométriques dites ti^ nut^ coftfiuf, tangentes, e\c. ^ principalement usitéesdans la marine et l'astronomie. Cependant ce fut de son temps et avec son approbation» que Henri Briggs» géomètre anglais, proposa de partir de la progression décimale qui devait mettre les logarithmes à la portée (les usages vulgaires. Les premières tables imprimées de cette sorte de logarithmes ont paru en ieiSA, et furent (iroraptement réimprimées avec augmentation par Vlacq» en IG28. Depuis on a dressé des tables plus complètes, entre lesquelles on distingue particulièrement celles de Gardincr et celles de notre compatriote Borda ; mais leurs formats volumineux sont peu propres à l'usage habituel. En 1795, on manquait encore d'une table de logarithmes portative : François r.allet, savant laborieux, dont Lalande a fait un juste éloge dans son Histoire de Vattronomt>, combla alors cette lacune par la publication des tables qui portent son nom : il est parvenu, par des méthodes ingénieuses, à resserrer dans un seul volume toutes les tables nécessaires aux besoins vulgdres et h ceux de rasironoraie. Il serait injuste de lie pas tenir compte à rhablle typographe de la part de mérite qui lui revient dans cette entreprise. Ce fut à l'occasion de ce grand Iravuil, que Firmin Didot a fait la première application du procédé de stéréoty^ page{Voy. SrÉRÉOTTPrE), qui, en conservant toujours pour ainsi dire la même composition, permettait de corriger à chaque tirage les foules qu'on avait découvertes, sans jainais s'exposer à en faire de nouvelles. Cet intéressant ouvrage est devenu d'un usage général, môme à rélranger ; de longtemfis il ne sera besoin de le remplacer.

Certaines relations qui existent entre les abicieses et les ordonnées d'une hyperbole rapportée à ses asymptotes, et d'où il résulte que les espaces compris entre l'asymptote, la courbe et deux de ses ordonnées sont en progression arithmétique, lorsque les abscisses sont en progression çéomélrique , propriété qu'on énonce en disant que les aires hyperboliques sont les logarithmes des abscisses correspondantes, ont fait donner par allusion la dénomination de logarithmes Ayperboliques aux logarithmes primitifs de Neper. Mais il est focile de prouver qu'il n'y a point de système de logarithmes A base décimale , qui ne puisse avoir sa' représentation graphique à l'aide d'une hyperbole. L'expression de logarithmes hyperboliques est donc impropre pour particulariser le système spécial dont Neper a fait usage ; c'est avec raison qu'aujourd'hui on l'a à peu près abandonnée, pour lui substituer celle des /ooarithmes népériens, beaucoup plus convenable sous tous les rapports, en même temps qu on a adopté la dénomination de loga^ rithmes vulgaires pour les logarithmes à base décimale , publiés en premier par Briggs.

LDMIÈRB ÉLECTRIQUE.— Vers le commencement de 185i, entre sept et dix heures du soir, les personnes qui passaient la Seine depuis le pont des Arts jusqu'à celui de la Concorde, apercevaient, avec surprise, une longue traînée de lumière qui traversait la nuit, et allait se perdre, en s'élargis- .sant,dans la direction des Tuileries. £n re-

f;ard^nt attentivement, on découvrait, entre es arbres qui forment* l'extrémité de Ttle de la Cité, un point brillant d'où partait cette lumière. C était la lumière électrique.

C'est tout simplement l'éclair et le tonnerre confisqués par l'homme et utilisés par lui. Cette lumière si vive, si brillante, cest un éclair continu fixé entre deux pointes de charbon.

Et comment produit-on cet éclair ? Ayec d'énormes et puissantes machines, sans doute? Pas du tout. Ecoutez M. Archereau qui parle, ayant devant lui un pot en faïence, ressemblant entièrement à un simple pot à confiture de trois livres,

•^ Dans le pot, je met de l'acide sulfurique (huile de vitriol); dans cet acide sulfurique je trempe ce cylindre en zinc creux ; dans ce cylindre en zinc, je place un autre pot en terre poreuse, j'y verse de l'acide nitrique (esprit de salpêtre, eau*forte}, dans lequel je trempe un morceau de charbon de terre. Si maintenant je prends ce fil de fer» et si je l'appuie par un de ses bouts sur le sine et par l'autre sur le charbon, à l'iastant même 11 se fond et brûle avec une fiainxue vive.

Et il le fait au grand ébahissement do l'assemblée.

— Maintenant, Messieurs, continue l'orateur, j'ai là, dans la pièce à côté, trentecinq pots comme celui-ci, et voici à ma droite une baguette qui communique par un fil avec tous les morceaux de charbon de terre; à ma gaucbei^une autre baguette

3ui communique avec tous les morceaux e zinc contenus dans ces trente-cinq pots. Si je mets un fil de fer sur ces deux ba- Çnettes, à Tinstant même il flambera et se tondra.

Et le fer flambe comme une corde enduite de résine; après lui, de grosses aiguilles & tricoter et des morceaux de divers métaux, etc. Et l'assiemblée de s'étonner de plus en plus.

— Prenons maintenant ces deux pointes en charbon emmanchées sur les deux baguettes de cuivre ; meuons-les bout à bout * une étincelle se produit; éloignons-les peu à peu l'une de l'autre.

L'étincelle grandit, grandit et devient une lame de flamme exactement semblable a celle qui'se trouve au-dessus de la porte de la boutique.

La petite salle est alors éclairée d'une lumière si vive, que la flamme de la bougie fait ombre sur le plafond.

En mettant les deux cônes de charbon dans une boule pleine d'eau, la flamme brille de même. Ce sont alors des étonnements^

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