‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 38 sur 209 · LON · texte numérisé non relu

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dtuine les noms de monocles et de binocles è ces lunettes à un ou doux verresf dont on ne fait pas usage continuellemenL Ces lorgnons se montent en écaille, en nacre* en argent, en or, etc., soit à simple pivot, soit à ressort, soit à repoussoir. Les lunettes dites lunettes à nez, ou besicles, étaient montées en cuivre, en écaille, en acier, en argent^ en or, etc. Comme elles pincent désagréablement le nez, on les a complètement abandonnées pour les montures à branches. Ces branches étaient d*abord simples, et c'est ce qu on nommait lunettes è (emi)e : elles pressent les tempes comme les besicles serrent le nez ; on imagina d*en faire en écaille h branches fourchues, garnies de velours, d'une grande légèreté et d'une flexibilité parfaite. Néanmoins, les moutures le plus en usage sont à doubles branches, soit à charnières, soit à pivot, soit à coulisse. On les fait également en acier, en écaille, en argent, en or, etc. C'est à ces lunettes à branches qu'on adapte des doubles verres de couleur ou du taffetas vert, au moyen de charnières, pour éviter les effets du grand jour ou pour guérir le strabisme. Il importe beaucoup, lorsqu'on veut faire usage de lunettes, de choisir des verres parfaitement appropriés aux yeux dont ils doivent corriger les défauts. Les moins convexes qu'on emploie comme lunettes ont 72 pouces do foyer: on les nomme premières conserves; viennent ensuite les verres de 60, kSf 36, et 30 pouces, qui portent encore le nom de conserves, parce que leur effet grossissant est peu sensible et qu'on les emploie plutôt comme moyen conservateur. Après les verres de 24 pouces, on les dispose à peu près de 2 en 2 pouces jusqu'à 12 pouces; ensuite de pouce eu pouce jusqu'à 6; enfin de { pouce en 4 pouce jusqu'à k et même 3 pouces |. Mais, devenant ainsi de véritables loupes, ils ne sont plus employés que par des personnes dont les travaux délicats exigent un fort grossissement. Il y a donc en tout 2i à 22 forces de verres usuelles auxquelles on donne des numéros. Les verres concaves sont gradués deJa même manière. Les foyers se proportionnent à l'état de l'œil, en sorte qu'on est obligé petit à petit de changer les verres de ses lunettes en observant que, pour les vues longues, les foyers ont besoin d'être diminues à mesure que Ton avance en âge, tandis que, dans les vues courtes, Tàge demande des foyers de plus en plus longs, ce qui dépend de l'aplatissement progressif de l'œil dans le cours de la vie. Il faut encore avoir égard à la dislance à laquelle on a Thabilude de se tenir, les objets qu'on étudie, et de celle qui existe par suite de la conformation du nez, entre l'œil et les verres.

Les lunettes à la Franklin ont, devant chaque œil, deux segments de verre de différents foyers, placés l'un au-dessus de l'autre et occupant l'un la partie supérieure, l'autre la partie inférieure; en sorte que la vue peut trouver deux secours divers, suivant que les yeux regardent par Tune ou l'autre

de ces deux parties. On fait généraleroet honneur de 1 invention des besicles à Rog( Bacon ; mais elle paraît plus ancienne i doit remonter au milieu du xii* siècle. I moins compliquée des lunettes composé!

ou lunettes d'approche est celle dont on s sert journellement aux spectacles et qu'c nomme lorgnette. Lorsqu'elles sont accoi

{>iées de manière à pouvoir s'appliquer à bis aux deux yeux, elles prennent le noi de jumelles. Les lunettes achromatique!

qui s'allongent et se développent davanta^< sont vulgairement appelées longue-vue. Ce lunettes sont composées seulement de deu verres adaptés aux deux extrémités d'u tuyau ou plutôt de tubes entrant les ur dans les autres et permettant ainsi de raf prncher au moyen d'un tirage les verres l'u de l'autre, de manière à s*appro|irier à touu les vues. L'un de ces verres, convexe i large, se nomme objectif, parce qu'il reço les rayons envoyés par les objets vers le quels il est tourné ; l'autre c^ucave et pk petit, se nomme oculaire, parce qu'il e: placé près de l'œil, auquel il transmet U rayons reçus par l'objectif. Dans les grande lunettes astronomiques, où il y a plosieiu oculaires, on les compte à partir de l'objec tif : le premier oculaire en est le plus prè; le second oculaire vient après, et ainsi d suite, en se rapprochant de l'œil. On nomm champ de la lunette l'espace que ron eni brasse à la fois en regardant à travers, es pace qui est nécessairement circulaire; oi mesure ce champ par l'angle sous lequel l'œil simple Tapercevrait. Une lunette grossi le diamètre apparent des objets autant dt fois que la distance focale de robjectif con tient la distance focale de l'oculaire. L quantité plus ou moins grande de surfae que présentent les verres de lunettes au rayons de lumière se nomme ouverture plus.l'obiectif a d'ouverture, plus Tinslru ment a de clarté; et, plus l'oculaire a d'où verture, plus l'instrument a de champ.

On attribue au hasard l'invention de cei lunettes. Vers 1609, un opticien, Jacque Metius ou Metru, de la ville d'Alkmaer ei Hollande, suivant les uns, et, suivant d'au très, Zacharie Janssen, ou bien Jean Lipper sheim, tous deux de Middelbourg, s'uccii pait à fabriquer des miroirs et des verre ardents. Les verres imparfaits étaient jeté de côté; ses enfants s'en amusaient, et lui d'eux aurait eu la fantaisie d'en prendre ur de chaque main et de les mettre l'un dovan l'autre, en les approchant et les éloignjDi Surpris du résultat, il poussa des cris « «^ claraation qui attirèrent l'attention de lofv

ticien : celui-ci répéta l'observation et 5( mil à étudier cette combinaison des verres, en les adaptant à des tuyaux qui lui pe^ro^*' taient de les éloigner et de les rapprocher f volonté. Quoi qu'il en soit, Galilée raconte, dans le Nuneius sydericus, publié au moisot mars 1610, que le bruit s'étant répandu qu ui Hollandais. avait construit une lunette pan*^ moyen de laquelle les objets éloignés para»s^saieut très-proches, il chercha à en coPpoJ^**

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DES INVENTIONS

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aiie semblable. 11 plaga aux deux extrémités ruQ tube de plomb deux verres plans d*ua (ùié et sphériques de l'autre, mais dont T^n «tait un côté concave et Tautre un côté conme^ et il put yoir les objets trois fois plus fiT^s quà la Tue simple. Galilée s'occupa iks lors à perfectionner cette invention, à iiipelle il dût plus tard ses plus curieuses ij6i>iuTertes astronomiques. Ces sortes de l'jneites ont reçu le nom de Galitie ou de Bollande. k cause de leur origine.

Dans la lunette de Galilée, les verres doileot être disposés de manière que Timage rirOYersée des objets, produite par l'objeclif, D atteigne pas tout à fait le fojer postérieur de Toculaire, ce qui en produit le redressement; mais le champ de cette lunette a\ trop petit pour qu'on puisse obtenir avec ^ie de très-grands grossissements. Kepler isiipioja pour oculaire de ces lunettes des Terres" de convergence d'un foyer Irès-rap- )«uché. Comme produite par l'objectif, il s'éDsuit qu'avec ces instruments on voit les oi)i«ts renversés, ce qui, du reste, est indifféreat pour les observations astronomiques. Codant, on n'obtient encore un grossis- ^^isat très-considérable qu'en donnant à la Witeooe longueur incommode. Pour re- Qmstfles objets de la lunette de Kepler, il soSi'ie placer entre l'objectif et l'oculaire diuires ferres convexes; la lunette prend lion ie nom de lunette terrestre. Elle fut ràreotée au commencement du xvii* siècle, [Vie P. Theita. Le verre convexe de l'objectif est ordinairement très-larse , parce ({q'oo cherche surtout à rassembler le plus possible de lumière et à embrasser beaucoup J'otgeU; mais, comme les rayons qui frapi*eDi sar les bords d'un verre d'une certaine dimeosion éprouvent des réfractions pris«- Batioues, le défaut des lunettes ordinaires «l de former des trw, c'est-à-dire de don- ^^ aui bords des objets les couleurs de U(^eD-€iel. On diminue cet inconvénient tu plaçant dans l'intérieur un diaphragme.

cercle opaque percé à son centre, ou esrèce d'anneaux qui ne laisse parvenir à roculairc que les rayons le plus régulièrement réfractés. La lunette perd un peu de son brillant, mais les objets en sont plus nets. Newton crut ce défaut incorrigible, et pour j parer il imagina un télescope dans lequel l'image des objets est reçue sur un miroir. Depuis ce temps, on divise les lunettes en lunettes dioptriques lorsqu'elles sont composées de lentilles seulement, et en lunettes catoptri^ ques lorsque des miroirs y sont adaptés, r^ous traiterons de ces dernières au mot TÉLESCOPE, nom sous lequel elles sont particulièrement connues en France, bien, qu'en général, on puisse l'appliquer à toutes les lunettes astronomiques.

Cependant la découverte des lentilles achromatiques a rendu Tusage des lunettes plus commode. Pouvant donner plus d'ouverture aux lentilles sans craindre les iris, on obtient de forts grossissements sans faire prendre aux instruments des formes trop gigantesques. Les lunettes astronomiques ^ont très-puissantes; il en est qui grossissent jusqu'à un millier de fois.

Pour mesurer la hauteur des astres et pour une foule d'autres opérations, les lunettes portent dans leur champ des fils métalliques diversement disposés, qui semblent diviser l'espace en petits carreaux, et dont la ténuité est extrême, puisqu'ils sont beaucoup plus fins que des fils d'araignée. On obtient ces fils de platine par un procédé très-ingénieux qui consiste à les recouvrir d'argent de manière à former des fils dont ceux de platine forment le centre ; on les passe encore à la filière, le fil de platine s'étire proportionnellement, et enfin on plonge le tout dans l'acide nitrique, qui dissout l'argent sans agir sur le platine '

(i) Cet article est tiré de VEncjfelopédie de» ffe-u du monde.

VACHINB A COLONNE D'EAU. — Ce

genre de machine consiste en un cylindre ^ gros corps de pompe, dans lequel se meut tin piston poussé par le poids d'une haute coioDoe d'eau contenue dans un tuyau mon* ^ni. On adapte à la tige de ce piston un li- ^t ou on balancier, qui met ordinairement ^^ pompes en mouvement; rarement on tranflorme le mouvement de va-et-vient en tto mouvement de rotation au moj^en d'un QêcaDisme convenable. Les machines hyjlnuiiques sont à simple ou à double effet ; ies premières sont le plus fréquemment tooployées. La machine règle elle-même son iHmeDtation au moyen de régulateurs à pistons, ou de robinets qui sont mis on oiouiement par la tige du gros piston de «vttchine. Nous entrerons dans les détails

circonstanciés qu'exige cette intéressante machine, dans un article particulier.

Machine à couper tes bots de teinture. -^ Importation de MM. Temaux^ frères.— Celle machine coupe le bois périsphériquement^ ce qui forme des copeaux en rouleaux , semblables à ceux de la canelle, ouvre et sépare par conséquent tous les filaments du bois en largeur, et dispose ainsi à l'extraction la plus pure, la plus facile et la plus abondante de ses parties colorantes; cette coupe n*a pas besoin qu'on donne l'humidité au bois, ce qui fait qu'il reste dans sa perfection et ne peut se noircir ou se brûler en aucune manière. On peut donner aux copeaux le degré de finesse que l'on désire, sans difficulté, par la position des couteaux. Cette machine, qui n occasionne aucuu dé->

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chett peut 6tre dirigée par un seul homme. Un fort cheval suiBt pour la faire mouvoir. Maison doit préférer V appHqpier à un cours d'eau, pour donner à son mouvement Tégalitési essentielle et une rotation soutenue. Comme il y a quelquefois des morceaux de bois trop gros pour les appliquer à la machine et qu'il faut les couper dans leur longueur» ouvrage (rès-pénible à cause de la dureté de ces bois, MM. Ternaux appliquent au même moteur une petite scie en long que le même homme peut diriger, sans interrompre la coupe. On applique aussi au même moteur une meule pour aiguiser les couteaux, lorsqu'ils en ont besoin. La roue motrice fait douze révolutions dans une minute. Le premier hérisson ayant soixante dents, le premier pignon vingt-

auatre rayons ; le second hérisson soixante ents et le seconi pignon douze rayons, ils produisent une rotation de cent cinquante révolutions dans une minute pour le cylindre où les couteaux sont appliqués. {Brevets non publiés,)

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