MAI
« bule et l*bomme éTeillé étaient deui bom- « mes différents.
« Dans cet état de somnambulisme, les c personnes magnétisées ont une lucidité qui « leur donne des idées positives sur la nature « de leurs maladies, sur la nature des af- « fections des personnes arec lesquelles on c les met en rapport^ et sur le genre de « traitement à opposer dans les deux cas. »
c Certes, ce n'est pas moi qui nierai chacune de ces facultés dans tel ou tel somnambule; mais je ne puis demeurer insouciant à la Tue de cet étalage de facultés somnambnliques, toujours prèles à se montrer à la demande des consultants, qui se renouvellent chaque jour, et souvent chaque heure, )M)ur la satisfaction du caissier.
« La lucidité à l'aide de laquelle un somnambule peut indiquer h des malades ta nature de leur mal et les remèdes convenables est assez rare ; elle est peu durable, si elle est fatiguée par un trop fréquent usage ; celle qui permet de voir quelque chose de l'avenir, ou de suivre par rétrospection un événement quelconque, est encore plus rare et ne se commande pas h volonté. Comment donc alors ces nombreuses sibylles et ces nouveaux oracles sont-ils toujours prêts h répondre aux désirs d'un consultant ?
« Même lorsoue le somnambulisme indique parfaitement les parties malades, qu'il si-
$n%le les causes pn jsiologiques de la mala* le, ce n'est pas une raison pour que cette lucidité soit la preuve que celle qui fait trouver les remèdes existe, et c^est là l'écueit de la médecine somnambuHque. On est en effet naturellement porté à recevoir avec conflance >es remècles conseillés par un somnambule qui vient de donner les renseignements les plus exacts sur une maladie» et pourtant, il faut qu'on le sache, il n'y a point de solidarité forcée entre ces deux genres et ces deux degrés de lucidité.
^ « Très-souvent les somnambules, assez lucides pour sentir et voir le mal dans sa nature et dans ses effets, ne sont plus que des individus à facultés de l'état de veille quand ils abordent le traitement. Ainsi les uns ne coordonnent leur médication qu'à l'aide des moyens divers dont la connaissance leur est acquise parle commerce habituel de la vie ; les autres, à l'aide de certaines études de médecine et de botanique, se sont fait une sorte de méthode de traitement qu'ils appliauent dans tous les cas. Bienheureux quand leur pharmacopée est inoffensivel « Je crois donc, avec Deleuze , avec les médecins magnétistes d'Allemagne et bien d'autres, que les ressources offertes par le somnambulisme aux malades consultants sont très-restreintes, et qu'elles sont inférieures à celles que le magnétisme, agent dynamique, renferme par suite de sa nature ot de son mode d'action. »
Voilà tout ce que nous avons pu recueillir de quelque portée sur l'existence du magnétisme animal et sur ses applications à rart de guérir, encore serons-nous forcé d'avouer que les expériences dont nous venons de
parler rentrent dans la catégorie de toutes les observations recueillies par les médecins; elles ne sont que des matériaux proposés à l'autorité de la science elle-même, laquelle, à propos du magnéti<:me, se tient encore dans une réserve plutôt hostile qu'encourageante. Quant aux merveilles du somnambulisme, à la seconde vue, à l'art de lire sans le secours des yeux, de prédire lefutur etc., nous ne pouvons que renvoyer nos lecteurs aux réclames de journaux et aux théâtres d'escamoteurs.
MAINS A4tTlFlCIELLES. — {Inveniion de M. Thévenin.) Cet artiste a obtenu une médaille d'or du Lycée des arts, pour l'invention d'une main artificielle oui imitait parfaitement les mouvements d une main naturelle, et dont Textrémité des doigts était garnie de boutons mobiles,, qui, légèrement pressés, faisaient agir des ressorts qui font connaître au moignon le degré de pression que les doigts opèrent sur l'objet saisi » et mettent, par conséquent, l'homme dans le cas de régler à volonté cette pression. (Lycée des artif séance du 30 vendémiaire, an Vil.)
La faculté de médecine de Paris ayant à prononcer, d'après la demande du ministre de l'intérieur,, sur une main mécanique présentée par H. Provost, a entendu un rapport à ce sujet , en séance du 30 avril (1812). Ce moyen mécanique est composé de trois parties, savoir : du point d'appui, qui est flxé à la partie inférieure du bras, a la faveur d'un lacet; c'est sur c^tte partie qu'est fixée la tiee mobile qui fait mouvoir les doigts à la laveur du moignon. La partie moyenne présente l'avant-bras qui reçoit le moignon et est le point actif du moyen mécanique , dans le but de flexion ou d'extension de l'articulation cubito-humérale ; c'est aussi le point de la résistance qui est l'extrémité du levier, présentée par la main dont les doigts sont susceptibles de se rapprocher lorsqu'on fléchit l'avant-bras, et sér^rtent lorsqu'on étend cette partie afin de pouvoir prendro les corps que l'on veut saisir. Cette main, construite d'après celle de M. Thévenin, qui est déposée dans les collections, a l'avantase de saisir les objets avec plus de sûreté , vu gue le pouce, et les doigts index et médius jouissent de tous leurs mouvements. M. Provost a représenté avec du fil de laiton contourné les doigts annulaire et auriculaire,, qui offraient trop de rigidité dans la main de M. Thévenin. La commission fait observer que le pouce n'est pas assez écarté et que la main n'a pas de flexion comme dans celle de M. Thévenin. Elle pense toutefois que ce moyen mécanique peut remplacer avantageusement la main perdue par l'amputation d'une partie de l'avant-bras, en la confectionnant sur la longueur du membre sain , et en faisant les corrections indiquées : la commission est généralement d'avis que l'auteur mérite un encouragement de la part du gouvernemenl, non-seulement pour ce moyen mécanique, mais encore i^our ceux qu il emploie, afin
IIA^i
DES INVENTIONS
HAR
de suppléer aux autres membres qui ont eiéampatés. { Moniteur ^ 1812^ p. 675.)
Uk^ÈGESlet mieaniques s'y adaptant H
nlnmt lieu)^— Invention deMJPocard-Chi.'
tm^ de Parts. — Pour établir le manège
L'edmpagae^doDtM. Pocard estrinventeur»
il suffit de creuser un espace circulaire ayant
laprofoodeor nécessaire pour dégager les
agrenages. Avec les terres provenant de
reUe excavation, on forme le remblai circu-
aire soutenu des deux cÂtés par des talus,
ct^ierraatde trottoir aux chevaux. Au fond
u ctt espace , et vers le milieu* on creuse
Q&é (0636 allongée et suffisamment profonde
wpouTOiry placer le bfllide charpente
isr leqoet tout le mécanisme du manège
eu mooté. Les axes des roues d'engrenage
t\ des laolernes sont renfermés dans les
(lisses carrées de bois de chêne, et tournent
ifaos le foDd sur des. crapaudins d*acier
u-^iopé, tandis que le haut est maintenu
|4r des collets de cuivre serrés entre les
•imparties de la moise supérieure. Lorsque
la machine est d^aplomb» on rejette la terre
ïQs U fosse pour la fixer solidement. Les
::)s de levier , au nombre de huit, ont 18
\'M% longy tous imnlantés dans un moyeu
eiièinis entre eux près de leurs extrémités,
piriâ moïses en bois : ils sont maintenus
'ja<l(seQS vertical» par des tirans de fer
V&au sommet de Taxe moteur. Les
(ttmi tirent par des palonniers. Il est
U|VtiDt qu'il y ait toujours un nombre
/trde chevaux 9 et que ceux qui sont d'é-
;3lt force soient attelés vis-à-vis les uns des
autres, la machine se fiitigue moins. La
iraosmission se fait au moyen d'une bielle*
L'ouverture dans laquelle elle ^asse dans le
it^rre-plaÎQ est formé de madriers solides,
|«ar que le poids des chevaux , qui passent
Ci:»usoe la détruise pas. L'auteur a obtenu
«0 breiet de cinq ans. {Brevets publiés ^ t. II ,
MANIVELLE A RESSORT. — Invention ^M, Réonier. — Cette manivelle peut être widérée comme une espèce de romaine <{Gi pèse continuellement 1 action de la main appliquée au mouvement des machines « et '|ii fait apercevoir en même temps à Tœil «Ijeniif les variations de forces qui se suctwenl, suiyanl la vitesse que la main im- Vjm^f ou selon les différents degrés de ^islance que la machine oppose. Cette ma- Bï»e!leest en fer et de forme carrée. A Tuae î« ses extrémités est un œil pour recevoir ■wedela machine que Ton veut éprouver;.
^tlœil, qui porte une plaque de pression, «t filé sur la lige de Tarbre au moyeu ^m vis de rappel. Une lame de ressort en >Qef, formant le rayon de cette manivelle > *^ Partie inférieure fixée à iourchette, 1^1 œil, Quelle est solidement maintenue ^•Neax çroupillons d'acier. A l'extrémité J^'« partie supérieure de la lame, est adapta lige du manche de la manivelle. Cette *J|«û acier trempé doit être soumise à une preuTe plus forte que ne pourraient le j?PPOricr ses graduations, afin que, dans '**'ll*» wle ne perde pas de son élasticité.
Elle a 27 centimètres (10 pouces) de Ions, 3 centimètres (i& lignes) de large, et k millimètres d'épaisseur à sa naissance; elle diminue un peu vers le manche de la manivelle. Sur les côtés de l'œil est fixée h vis une bande de laiion écroué, qui porte à sa partie supérieure une portion de cercle divisée en 25 degrés, qui valent chacun 1 kilogramme. Cette division est comparative, parce qu'elle a été faite avec des poids connus , suspendus au manche de la manivelle. L'extrémité de l'arc de division est relevée pour former un point d'arrêt au ressort, afin qu'on ne puisse pas le forcer dans l'usage , et cette partie mobile du ressort est encore soutenue par une bride qui l'empêche de s'écarter de l'arc de division , sans occasionner de frottement sensible. Sur cet arc de division sont disposées k petites chevilles en fil de laiton, à la distajice de 5 degrés les unes des autres. Ces quatre chevilles correspondent à un index d'acier attaché au ressort près du manche de la manivelle, en sorte qu'en appuyant la main sur le manche on peut juger, par aperçu, de toutes les variations qui sopèrent dans les mouvements de rotation. M. Régnier a encore ajouté à cet arc de division un accord index en* basane huilée. Il coule, comme celui de soa éprouvette à ressort, sur un fil de laiton ajusté sur l'arc de division ; il est poussé par un premier index d'acier, qui lui laisse un maximum de l'action que l'on a donnée pour mettre la machine en mouvement. Par cette disposition , on voit qu'on peut non^ seulement connaître la force d'inertie d'une machine que l'on fait mouvoir, mais encore le minimum des degrés de force qui entretiennent son mouvement. On doit employer cette manivelle avec précaution; car si on la tournait brusquement, elle donnerait non-seulement la valeur de la résistanceopposée par la machine soumise à l'épreuve, mais encore la valeur des vives impulsions, du poignet. Cette invention de M. Régnier est importante pour les arts, et surtout pour les manufacturiers qui veulent connaître et comparer les différents moyens qu'ils em-
{kloient pour améliorer leurs filatures ou. eurs machines à carder; des expériences déjà répétées prouvent la vérité de cette assertion. {Société d'encouragement ^ t.. VII» p. 115.)
MARAIS {Dessèchement des). — La société royale de médecine a prouvé, d'après les principes et les faits rapportés par M, Boncerf (1790), que la quantité prodigieuse de marais qui se trouvent dans quelques provinces, non-seulement nuit à la végétation et à la reproduction des arbres, mais encore qu'elle influe sur la santé des habitants ; qirelle donne aux humeurs un caractère gangreneux ; qu'elle abâtardit les races, et détruit la fécondité dans les hommes et dans les animaux. Ceux qui ont lu les écrits de M. Boncerf, ou suivi quelque opération de cette nature, ont puvoirqu'une prudence et des fonds ordinaires suffisent pour effectuer les plus utiles entreprises^ ek
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donner de Tonvrage au peuple dans les moments de détresse. Mais il est' une règle infiniment importante, c'est que. jamais on ne doit commencer un dessèchement à rapproche des chaleurs; c'est dans l'automne qu'il faut s'en occuper»^ et continuer les travaux tout l'hiver, afin d'avoir le temps d'épuiser les substances alcalescenles, qui, par leurs émanations, peuvent produire de grands maux pendant l'été. Enfin, ce qui parait devoir donner aux dessèchements des marais un grand caractère d'utilité publique, c'est qu'indépendamment des avantages précédents ils deviennent une source d'excellents pâturages, et par conséquent un des plus grands encouragements de la cui-> ture des terres et de la nourriture du bétail. {Moniteur, 1700, page 1105.)
La société d'agriculture de la Seine a décerné à M. Charbon de Fontaine une médaille pour le zèle qu'il a apporté dans le dessèchement des marais du département de TAin. (Moniteur^ an Vill, page 1359.)
M. de Perthuis, membre de la société d'agriculture de Paris, dans un travail général sur cet Objet, divise ses observations en quatre parties, qui comprennent, 1" les travaux à faire oour effectuer de grands dessèchements; 2* les travaux nécessaires iiour conserver les dessèchements faits; 3* la culture des dessèchements; k* l'administration intérieure déterminée ^ar l'acte d'association. Ces sortes d'entreprises excè* dant les facultés d'un seul propriétaire, se font presque toujours par des compagnies, des sociétés d'entrepreneurs ou de cultiva-» teurs. Il faut que ces sociétés se prescrivent des règles pour leur administration intérieure : sans cela on ne peut espérer de succès. Dans la première partie* travaux à faire pour opérer les dessèchements, l'auteur dit : Avant tout il faut parfaitement étudier le terrain, consulter ses intérêts, calculer la mise des fonds à faire, prévoir les produits présumés, et surtout bien connaître les besoins du commerce et des consommateurs. Là, des prairies sont plus avantageuses; ici, ce sont des bois ; ailleurs, de vastes plaines de blé offrent une meilleure spéculation. Ces faits constatés, il fait résoudre les Questions suivantes : Est-il avantageux de faire un dessèchement complet, afin de cultiver les plantes céréales, oléagineuses ou des racines nourricières ? est-il plus avantageux de n*opérer qu'un demidessèchement qui, h . bien moindres frais, offrira de bonnes prairies, qui redouteront peu le séjour momentané des eaux? faut-il dessécher la totalité du terrain, ou convientil mieux de conserver un réservoir d'eau ou étang dans la partie la plus élevée, afin d'avoir toujours à volonté des mojens d'irrigation? Si Ton n'a pas à sa disposition des eaux extérieures provenant de lacs, étangs, rivières ou sources abondantes, il n'y a aucun doute qu'il faut réserver un étang supérieur en contenant les eaux par les di-
Kes. Toutes les données précédentes résoss, le dessèchement étant jugé utile, il
ftiut apprendre à conuAttre parfaitenienl 1 pentes par des opérations multipliées, mi simples et que l'eau qui cx>uvre le terra rend toujours faciles ; surtout s'assurer d parties les plus basses. Lorsque la surfa du terrain est bien étudiée, il faut le soi der pour connaître la nature des coucb de terre inférieure ; car il est nécessaire ( trouver d^s terres argileuses pour en foi mer des diçues. Tous les terrains inood offrent de 1 argile, mais il faut s'assurer ( leur profondeur pour y appuyer les digm ou levées. Souvent les bords des mara inondés qui touchent aux terrains ne mouillés, n'offrent point d'argile ; il ne fat pas y poser de digues, il vaut beaucou mieux les descenore dans les marais < laisser des terrains en dehors, dût-on h abandonner. Ensuite on doit s'assurersi o peut conduire les eaux dans des bassit naturels, tels que la mer, une rivière, u lac, un étang ; enfin, si l'on possède ou ! Ton peut acquérir le terrain nécessaire pou creuser les canaux qui doivent j conduit les eaux. Ces connaissances préliminaire étant acquises, il faut contenir les eaux ei tèrieures et vider les eaux intérieures. L'au teur traite très-différemment ces deux ob jets très-distincts. Dans le premier chapitr il dit : On ne peut contenir les eaux exté rienres que par des digues faites soit are des terres, soit en maçonnerie. A cet effet on élève des digues ou levées en terre ; ol se rappellera qu'il faut que leur pieda'l base perte ou sur Targile, ou sur ud baD( calcaire impénétrable à Teau. Les lerée* étant sondées et bien sondées, il faut eia miner attentivement les matériaux qu'uffn )a nature pour les élever , car, si le sol n'of frait qu'un sable cru, un fond calcaire, i| serait impossible d'eu formef des lerée] qui continssent les eaux. Heureusemeal ce cas est très-rare dans les marais inou dès, et même il n'arrive jamais quand or veut descendre dans les marais et sacriHei quelques terres hors des levées. Cependant^ SI l'on ne rencontre que des sables oa dei terrains calcaires mêlés de quelques par ties de terre végétale, i Ifau t élever les chaus^ sées, y planter des arbres, des arbrisseaux* des tamarins, semer des gazons, bientôt Je: racines entrelacées consolident le terrain; les feuilles pourries, les débris des plan^^?« des insectes qui y habitaient, les pluies fe^ coudes, les influences de l'atmosphère, cou^ vrent ces digues de terres végétales et "^ gazon qui arrêtent les eaux; mais il wui tenter quelques essais avant de travailler en grand : car ici la seule expérience peui prononcer définitivement. Ces sortes de digues, faites avec des terres végétales, soni peu solides les premières années, l'eau le attaque facilement jusqu'à ce qu'elles soieBi bien gazonnées. Pour les défendre on ie* couvre de longs roseaux choinsou ïûasseue i et autres plantes aquatiques que les niara mouillés produisent ea abondance; on ««^ contient par des perches saisies eHes-nieiu^^ par des crochets en bois enfoncés dan.
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DES INVENTIONS
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lerre. L'eau glisse sur ces roseaux, rnoote, descend sans endommager les levées. On UL<%e ainsi ces digues sous enveloppe pen« ùaUoat rbiver. Les roseaux» les plantes ;iittrrisseot, forment du terreau, et, au printù'fi, on voit succédera ces lits de roseaux» .^^ et jaunâtres» de très-beaux gazons, il •.<U>n de répéter cette opération pendant I Bsjeuri années. Souvent les eaux intérfiires qui menacent les digues tombent ,ir torrents des montagnes: alors plusieurs .liUpas transversales ou fossés parallèles ar* rMU brisent l'impétuosité du torrent.
Four construire les digues ou chaussées «qi, comme un mur de circonvaliation»
'.lireoi contenir ses eaux extérieures» il un ea connaître la force» calculer leur vo- 7Zït, la rapidité de leurs cours, la direciMaesvents qui peuvent q'outeràleur f rre, afin de leur opposer les moyens suf* :»Qis de défense par la hauteur et la force l'sdipes. Une digue» chaussée ou levée» a tbsjoors la forme d'un trapèze ; sa base ^^'^\\tpi€df empâiemeni : son sommet est iroiTonae; ses côtés sont les flancs^ le .weitérieur d'où Ton a tiré la terre se '^«uoe la ceinture; s'il y a un second i ««lu dedans» c'est la contre'^einture ; la : i):nda terrain qui borde les canaux» les '"«ci^Rs, et contre-ceintures» est appelée pmi-krds. Quand on élève une digue» il 0;i/fuminer la nature du terrain qu*on »f3ieaiployer. Si la terre est forte^ argileuie^ L iiat donner moins d*empdlementf de Aaaa, mdigues ou levées» moins de largeur à la ^^rouM, moins de talus à ses flancs. Si la (erre est légère» calcaire» mélangée de ^(riiui de végétaux» il faut alors tracer de '^o'es riaiifa^et» donner peu de pente aux tiui des Qancs» afin de prévenir les éboucoenis. En général on ne peut donner trop ^'c largeur aux levées ou digues. Il vaut Mûi qoe les ceintures et contre-ceintures foieoi iorjfes que pro/bndea. Il faut se mé* ^li^erau moins trente pieds de flancs-bords ii long des ceintures et contrC'CeintureSj ^de trouver tomours la terre nécessaire }r^t charger et rehausser les levées. La dé- {«Qse est plus forte» mais les produits sont ^rés. Si l'on plante en bois les digues et ^bancs-bords, tous les bois blancs y vienbeot iris-rapidement. Cependant il ne faut ^laisser les arbres s'élever en hautes l'itiies^Agité par le vent, cet immense levier soulève, ébranle les levées. Il fautcou- ^^étèler les arbres à six ou huit pieds du H les planter par rangs ; et on en retire ^(^les quatre à cinq ans d'excellents fago- H^; I^ans le second chapitre gui donne* la B^nière de vider les eauf intérieures, M. de ^^nhuis dit Qu'en traçant un canal inté* ^•eur de dessèchement» il j a trois choses à ^i^idérer: !• le niveau des parties \e» Hus basses do terrain; 2" la nature du sol ; 'l^voliiroe des eaux à écouler.
J^ sait qu'il faut que le canal destiné à <®a|er les eaux puisse les contenir» et ra- ^votr toutes celles que lui portent les cauai ou conduits subsidiaires qui dessèchent
le terrain; mais comme on ne peut fias diminuer à volonté le volume des eaux, il faut y proportionner les canaux destinés à les recevoir, et comme il y a quelquefois impossibilité de connaître le volume d'eau dans un dessèchement, la prudence demande qu'en creusant les canaux on se réserve toujours les moyens de l'élargir; et four ce, il faut laisser une espace ou franc'^ ord entre les bords mêmes du canal et les déblais ou terre qu'on en tire pour les creuser. Quand cette opération se fait au moment même où l'on creuse le canal, il est facile; deux travailleurs placés sur le bord reçoivent les terres, et avec la pelle ils les jettent à dix pas du canal, où d'autres les terrassent; mais lorsqu'on a négligé cette mesure» lorsqu'une fausse économie de terrain l'a repoassée» et qu'il faut élargir un canal, alors les dépenses deviennent immenses»
Suelquefois les travaux impossibles, et Ton prouve une vérité certaine en agriculture» c est que rien n'est plus ruineux que les demi-moyens et les fausses économies.
Qu'on ajoute encore que lorsqu'on a négligé de laisser des francs-bords et qu'il iaut curer les canaux» il faut porter les déblais à une grande hauteur pour atteindre la léte des jets^ ce qui ne' se fait que nar des moyens très-dispendieux. Ledessécnemeotdes parties basses est de toutes les opérations la plus difficile et la plus compliquée; avant (le l'entreprendre» il faut bien connaître : l^Le niveau comparatif des parties les plus basses et les plus élevées du sol ; 2° la pente que Ton peut donner au canal général pour rendre les eaux du bassin naturel destiné à les recevoir. De l'examen de ces données dépend la solution des questions suivantes : Peut-on opérer le dessèchement complet sans employer des ouvrages^ d'art? Faut-il avoir recours à des machines ou à des écluses? En effet, si dans un terrain à dessécher il se trouve des parties fort au-dessous du niveau général, il est évident que pour en recueillir les eaux, il faudrait donner une pente telle aux canaux qu'ils no pourraient plus conduire les eaux dans le bassin naturel» étang, mer, fleuve on rivière. Il n'y a pour cela que deux partis à {>rendre : ou de resserrer par des chaussées es parties inondées et d'en faire des étangs» ou de les mettre en prairies. Si l'on en fait des étangs» l'art n'est plus nécessaire que pour en contenir les eaux par des digues; si on les chance en prairies» il faut alors, employer les polders hollandais, ou le simple chapelet» ou le bélier hydraulique pour élever les eaux dans un canal» dans un aqueduc qui les porte au canal général. La
Sente du terrain que ()arcourt le canal doit tre la première donnée du problème. Ces. pentes sont ou trou lentes ou trop rapides» ou nulles ou inégales. Les pentes sont-elles trop rapides» Jl suffit quelquefois de con-. tourner le canal» de le faire circuler Dans ce cas la pente se prolonge sur un grand, développement et devient peu sensible. Ce. moyen supplée souvent aux écluseSi aux
DICTlOxNNAÏRE