MAE
déYersoirs, aux chaussées mobiles; il est encore irès-utile pour aller chercher les eaux des parties les pins basses. Un simple chapelet suuit pour les déverser dans un canal général, et le chapelet lui-même est mis en action par le cours des eaux. Il ne faut pas croire qu'il soit nécessaire quêtes canaux généraux d*un dessèchement soient toujours droits. Voici une troisième hypothèse qu'il ne faut pas omettre. Il arrive assez souvent qu'après un dessèchement fait, le fond de terre se trouve ardent, sablonneux ou trop compacte» Alors le sol livré aux chaleurs de 1 été se fend en longues crevasses ; tout se dessèche, tout jaunit, tout brûle à sa surface. Si dans un tel terrain on eût adopté les canaux sinueux, ralenti le cours des eaux, multiplié leurs surfaces, augmenté les rosées que portent les brouillards du matin, on eût porté partout la fraîcheur et la vie. Si tes pentes sont trop lentes, il suffit souvent de ralentir momentanément le cours même de Teau par des batardeaux ou des écluses à poutrelles; dans ce cas les eaux s'élèvent, deviennent plus rapides, et font sur les parties inférieures l'effet d*une écluse de chasse. Les canaux les plus directs sont toujours à préférer. Les pentes nulles on irrégulières n'existent presque jamais dans les terrains à dessécher. Ce sont presque toujours de grands bassins que les eaux mêmes ont nivelés, et la nature a placé auprès d'eux des bassins inférieurs et naturels. Il n y a donc d'obstacle à vaincre que pour le canal qui doit communiquer d'un bassin à l'autre. La majeure partie des terrains inondés en France le sont par des lacs ou des rivières qui s'exiravasent et se répandent sur des terrains qui sont au-dessous de leurs eaux, enflées par les pluies ou par les torrents. 11 suffit d'élever le long des bords du fleuve une chaussée parallèle pour contenir ses eaux, et de creuser un canal intérieur éga- Icenent parallèle au fleuve, et qui va à un ou deux myriaroètres lui porter ces mêmes eaux qu'il refusait de contenir dans la partie supérieure de son cours. Il suffit quelquefois de creuser des puisards dans un terrain que l'on veut dessécher, de percer Je lit de terre qui contenait les eaux supérieures. Elles se perdent dans un banc de pierre ou de sable; elles disparaissent et vont enfler ces sources fécondes, qui portent ailleurs la fertilité et la vie. L'auteur termine ce chapitre en parlant des canaux secondaires qui, comme autant de ramitications, vont porter les eaux aux canaux généraux de dessèchement. Comme on peut augmenter et réduire le nombre, ou changer le cours des canaux secondaires, leur construction est bien moins importante que celle des canaux principaux. On peut les essayer avant de les actopiter définitivement : 1" 11 importe de construire à l'embouchure de chacun de ces canaux des clapets trèspeu dispendieux, qui servent à retenir les eaux dans telle ou telle partie, tandis qu*il faut les fairaf écouler dans une autre;
2* l'usage connu en Angleterre, et recom-. mandé par Rozier, est de combler les fossés secondaires ou rigoles avec de grosses pierres (quand la nature en offre) et de les recouvrir de 15 à 16 pouces de terre franche; il n'y a pas alors de perle de terrain, et les eaux s'écoulent par des conduits secrets. Cette règle cependant souffre beaucoup d'exceptions, parce que, 1* en comblant les fossés secondaires on perd l'avantage de pouvoir contenir les bestiaux, et les empêcher de vaguer et de fouler avec leurs pieds plus d'herbes qu'ils n'en mangent; on éloigne d'eux les moyens de se désaltérer ; 2* dans les terrains brûlants, on renonce par là à l'avantage de ces vapeurs qui s'élèvent de la surface des eaux, et qui se répandent en fertiles rosées sur un terrain trop aride. Cet effet, naturel dans le pays des montagnes, n'existe pas dans les plaines, et l'on doit y suppléer; 3" enfin^ en suivant cet usage , on renonce à ces plants d'arbres aquatiques qui bordent les canaux, en contiennent les terres, attirent la rosée et la fraîcheur, et décomposent l'air méphitique et pestilentiel. Dans tous les dessèchements qu'on opère en élevant des digues, en creusant des canaux, il est rare qu'on ne soit pas obligé de construire à l'ejmbouchure de chaque cours général une écluse, vanne, ou porte battante, ou à coulisses; cette construction est indispensable pour tous les dessèchements qui portent leurs eaux à l'Océan, afin d'arrêter l'action du flux, qui ferait refouler les eaux. Elle sert encore dans tous les laes, étangs, rivières oi!^ l'on peut craindre des crues d'eaux. Ces sortes de constructions consistent ordinairement dans deux culées ou" bajovers qui soutiennent les portes battantes, busquées du côté où elles doivent soutenir les eaux. Quelquefois les culées soutiennent quatre portes ou vanteaux, deux busquées et deux autres contre-busquées. Presque toujours près des premières culées on en construit clés secondes, dans l'épaisseur desquelles on pratique une coulisse ou rainure, dans laquelle une vanne monte et descend, conduite par une vis qui marche par le moyen d'un ecrou fixé. C'est ce qu'on appelle ordinairement porte-coulisses ou vanne. Mais s'il importe de vider les eaux surabondantes, il n'importe pas moins de pouvoir les retenir à volonté pour arroser les terres et abreuver les bestiaux ; et sans les secondes portes ou vannes dont il vient d'être parlé, on ne saurait empêcher que les portes battantes, poussées par les eaux extérieures ou intérieures, ne se ferment parfaitement ou ne restent entièrement ouvertes ; ce moyen est, d'ailleurs, dangereux, parce que la vanne peut se rompre ou bien seulement se voiler, ce qui l'empêcherait de jouer dans ses coulisses. Pour éviter ces inconvénients, il est prudent, lorsqu'on construit les culées ou bajoyers, de leur donner assez de force et d'épaisseur pour y construire des canons ou écrous latéraux, que Ton ferme avec une simple
teAR
DES INVENTIONS
MAR
itooe; alors on peut ouvrir une seule de st$ vannes, ou les deux ensemble, et au besoin les rannes et la porte principale, ce iTQi procore une plus grande chasse d'eau, ^Smeûu cours con^let d'agriculture^ t. IV,
' MM. Bertein frêrei. — Mention très-ho- ;t..fabi€ du jury des prix décennaux. Depuis l*<<Qque de \à réunion temporaire de la IfUique à la France, MM. Herwin ont ^Qju une seconde fois à la culture un terriiD de 8 k 9,000 hectares dans la Moëre, lac i.ioé entre Dunkerque et Furnes. Ce termmii iadis été desséché; mais il était -"eiierrau à diverses reprises marais im* jtrBse et insalubre. [Litre d'honneur^
Baère (Lfi propriétaires de U) {Charente-
lt[<riotrej. Mention honorable du jury des
.(II décennaux pour le dessèchement de ce
unis, qui contient 1,100 hectares. Des
iolliodais avaient déjà entrepris le dessé*
e^fiseot de ce marais vers le milieu du
vu* siècle, mais sans succès. A force de
tranux les plus opiniâtres, d'activité, de
«riiîces pécuniaires et d'intelligence, les
inr^éiaires actuels sont parvenus à vaincre
t.i&ficullés qui avaient paru jusqu'alors
itiinaûQtables, et à rendre, d'une manière
(^dfi^.à la culture ces terres maintenant
^'^rtes de troupeaux et de productions
r-^tA. {Liv. d'hon., p. 43, et Soc. den-
«^^ t. VllI, p. 187.)
HaRBRE ( Machines à scier leu — /n-
^m de M. Barbier^ menuisier à Grenoble,
-Cette machine est mise en mouvement
P^r un seul ouvrier, qui selon l'auteur,
iiii plus d'ouvrage en un jour que. n'en
l^iorraienl faire trois, qui emploieraient la
m ordinaire. Elle contient deux châssis
<iai portent chacun deux lames, doutTéqui-
•»tre est maintenu par des contre-poids
|iUebés i une corde passant dans une pou*
u^comme dans les scies ordinaires; avec
co lames on peut faire quatre traits en
ûrae temps sur deux blocs, sans que
it^uîrier en soit plus fatigué. On peut
*û5si, enserrant ou desserrant l'écrou qui
fil derrière chaque lame, les espacer de
ïi3mère à pouvoir couper sur chacun des
<i«ui blocs des tablettes d'une épaisseur de
^^} lignes à six pouces. 11 n'est pas même
B'îcessaire,^ pour introduire le grès dans le
^>Uue fou V lier cesse de baisser ou de
•f'^ne balancier qui fait mouvoir la mé-
^ïJÎQue.U mouvement est assez doux pour
jfïil puisse jeter l'eau d'une main, tandis
J"|j^<l^l*autre il continue l'abaissement et
^'éTaiion du balancier. Cette machine se
Jjoipose d'une manivelle, que l'on baisse
J*'ltton lève pour faire mouvoir un ba-
«ûcwr, qui met en mouvement une pièce
*ûJer«yant la forme d'unT, avec son bras
jjiorce qu'il porte sur le côté gauche
J^o demoiselle, laquelle est mue par cette
^^<=^ et donue elle-même le mouvement à
J'^icun de ses côtés, à deux barres de fer
1^» tournent dans la mortaise des bras de
*^ceaonnant le mouvement aux scies. Des
cordes faisant l'office de balancier , tiennent les scies d'aplomb; elles sont attachées d'un bout à un ciou ; de l'autre où se trouve un plomb, elles passent par des poulies qui servent à maintenir l'équilibre des scies. Un cadre est enfoncé dans la terre de manière à pouvoir contenir tout le choc de la machine. Un autre petit cadre attaché par des vis à celui-ci tient la pièce appelée T. Une traverse est attachée au montant du cadre fixé à terre; à cette traverse tient le pivot de la demoiselle, (fraver^ nonpu^ bliés.)
M. Coutan, de Paris, a obtenu un brevet de cinq ans pour une machine dont il indique trois manières de se servir. Dans la f>remière, dit-il, le châssis qui porte les âmes des scies, est d'une construction connue, et l'on s'en sert dans tous les ateliers: l'invention consiste ici dans le bout du montant n' 1 ; ceux n*» 2 et 3 sont pour donner h la scie le mouvement et la lorce nécessaire pour suppléer à celle de six à huit hommes. Au montant de droite est une fourche en fer vissée dans le bois avec écrou. Cette pièce porte dans la fourche une roulette on cuivre. Les agrafes adaptées aux bouts des montants sous les n^* 2 et 3 sont propres à recevoir jusqu'à 7 lames de scie pour scier 7 dalles de marbre d'un pouce d épaisseur. La force pour mouvoir et vaincre les frottements est désignée aux deuxième et troisième moyens ci-dessous indiqués; savoir : par un levier au deuxième et par une manivelle au troisième. D'après cette première manière, dit l'auteur» tout réquipage marche et travaille perpendiculairement. La deuxième manière diffère de la première, en ce que le châssis travaille horizontalement et supporte les feuilles des scies dans le milieu, et tendues à leurs extrémités par des tenons et des clavettes. La force du mouvement est la même que celle de la première manière; elle est donnée par un levier rompu, armé d'une mâchoire qui embrasse la roulette de la fourche mouvant sur son axe entre deux jumelles. Plus le levier est long, plus les mouvements du travail sont doux et légers. La troisième manière consiste à remplacer le levier qui, dans le deuxième moyen, opère le mouvement des scies par une manivelle. Il résulte de l'invention de cette machine, que, par le premier moyeu on s'est rapproché de la scie usitée jusqu'alors; mais le procédé a L'avantage de donner
1)lus de débit, pouvant recevoir jusqu'à sept âmes de scies. Le deuxième moyen établit le mouvement qui donne la force nécessaire pour vaincre le frottement des scies sur la pierre, par le secours d'un levier tournant dans son coude sur l'axe qui traverse les jumelles, et qui embrasse dans la fourche ou mâchoire la roulette montée sur la pile qui communique au châssis des scies. Le troisième moyen est bien plus commode que les deux précédents, tant pour la légèreté du châssis des scies et pour ta facilité qu'on a à le faire mouvoir, que
DiCnONNAIRE
liàR
pour la ^ande facilité qu'il offre è Uouvrier, qui agit sans fatigua et sans peine. (Brevets non expirés. Dictionnaire des dé^ couvertes^ tome X(, page 129 à 131.)
Marbbres précieux. {Machine propre à débiter en rond les), — Inventions dé M. Valin^ de Paris. — Cette machine, au moyen de laquelle on peut tirer d*une colonne antique ou de tout autre morceau de marbre précieux deux ou trois colonnes, qui, à I exception de la dernière, se trouvent creuses, se compose de quatre lames de tôles, placées perpendiculairement, et percées, de distance en distance de trous destinés à les fixer à des cercles en fer, à Taide d'écrous. Ces lames sont mises dans un sens de rotation par une grande poulie fixée horizontalement à un arbre, et qui reçoit son mouvement d'une roue à volant, qu*un. seul homme fait tourner. Eu tournant sur le marbre qu'on veut débiter, les lames font Teffet d*une scie circulaire et n*ont besoin que d*étre arrosées de temps en temps avec un mélange de grés pilé et d'eau» ou avec de Témeri, si la matière l'exige. Lorsque les scies sont assez descendues et
Sue les cercles qui les portent sont à peu e distance du bloc, on remonte ceux-ci, on les fixe de nouveau, etl'on continue l'opération.
La société d'encouragement a décerné à M. Valin une médaille d'argent, pour le mécanisme dont nous avons donné ci-dessus Ia description. {Dictionnaire des décou* vertes^ tome XI, p. 132.)
MARC DE Vi\\%m {Distillation du).— InventiondeM.BontouXf de Marseille. — L'au-
rer successivement l'eau-de-vie, l'iiuile, le vinaigre qu'ils contiennent et autres avantages procédant tous du même marc. 1* Il sépare de la masse des marcs cette portion qui, pendant le cours de la fermentation, est restée en contact avec l'air atmosphérique, il la trit.ire ensemble avec les rafles, les feuilles et rejetons de vigne et les fleurs du sumac. Il arrose de temps en temps cet amalgame pendant la trituration avec une partie du vin qu'il a retirée du pressoir et celui des baissières, lies de vin et vinaigres déjà exprimées; il soumet ensuite le tout à la fermentation acéteuse, puis il introduit au centre de la masse du moût bouillant composé de grappes tardives, après avoir fait fondre de la crème de tartedans le dit moût. Par ce procédé l'auteur obtient : 1" Un premier Vinaigre excellent, qui, blanchissant le çaz, devient un vinaigre distillé; 2*des résidus de cette première opération, on obtient un vinaigre qui, quoique moins fort, sert à la fabrication du blanc de plomb : à cet effet, on joint les pellicules du marc de raisin» les acides des amidonniers, les houblons rejetés, la vinasse des distillateurs, et on soumet le tout à une seconde fermentation ; 3* pour obtenirde l'espritardent, Tauieur» au moyen de la séparation des rafles
et des marcs, et après les avoir fait déchj par deux roues à cardes, les mélange a divers végétaux sucrés, du miel et du iq bouillant dans lequel il fait dissoudre tartre blanc pilé : ces marcs sont sauiM drés avec^de la fiento de pigeons, dans i cuve remplie aux deux tiers; il suspeadi panier rempli de craie, il ferme herméti(| ment, ménage par une soupape un passi au gaz, et prolonge la fermeaiationpendl trois jours ; k* il retire des pépins sép^ du marc, une huile propre è l'éclairage triturant les pépins, en formant une pi en la chauffant à la vapeur ou dans un ch^ dron à trois fonds et la soumettant à l'acti du pressoir. La graine de l'abdelasis de { sette sert à l'auteur à améliorer son hul de pépin, qui peut servir à fabriquer savons et un suif inodore. La feuille d
(;raiue d'abdelasis sert encore à amélio es eaux de vie. L'auteur annonce, en out| que les pellicules et rafles, reste de lafabi cation du vinaigre, peuvent ôtre emploj^ à celles des cartons et papiers de pliag queces mêmes résidus distillés donnent de| onces et demie parlivre d'huile empyreuaj tique, et qu'enfin ces mêmes résidus, ap^ tant de métamorphoses et mêlés avec 1| substances les plus communes peuvel encore servir d'aliment au feu ; à cet eff^ il en compose des pains, les saupoudre a^ de la cendre de boulanger, et lorsqu'il ve s*en servir, il les trempe dans l'urine et I en retire aussitôt. {Brevets expirés^ 1806.) MAÏMOIMUO.— Découverte deM.Sagt- Ce que M. Sage appelle marmon/to est de chaux vive durcie par l'eau, c'est dans proportion de l'eau employée et lamauiè de la combiner que consiste tout le mystèrj Si l'on prend 6 kilog. de chaux vive quel'q arrose avec 2 kilog. d'eau, cette quactij sufiira pour faire fuser, mais non pou satisfaire son afiinité par l'eau. Elle se d vise et tombe en poussière blanche comtn de la chaux éteinte à l'air; Tauteur appel) cette manière méthode à la romaine. Silo
t»rend donc quatre litres de chaux éteinte a romaine et un litre d'eau, on forme un pâte qui, coulée dans des moules, prenj corps au bout de quatre à cinq heures. £1 se durcit progressivement, et au bout d cinq ou six jours, elle est susceptible dj recevoir le poli du marbre. M. Sage fait u| autre mélançe analogue au stuc, et qu'il noi» me marmorîlio crétacé. Il le compose en m lant trois mesures de craie pulvérisée,aTe< deux mesures de chaux éteinte à la roraainej qu'il réduit en pâte à l'aide d'une cinquièDJ mesure d'eau. Enfin, l'auteur dit V^^^^f. mesures de craie et trois de chaux lusec à la romaine, délayées dans de Teau et éien^ dues sur les pierres à l'aide dunpïQj ceau, s'introduisent dans leurs po^^? .' laissent à leur surface un enduit blanciD«' térable par l'eau, et qui offre aux arcbiiec tes le badigeon le plus solide et le cooin» coûteux. {Journal de pharm.^ t.IV,p. **^i Dictifwnaire des découvertes, toroeXI»?- 'f;; MARO0DIN8 {Préparation des).-^^
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DES INVENTIONS
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