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Dioière de préparer les maroquins è Fez ci ITétuao, que M. Broussonoet a importéet e5 peaux sont entières et recouvertes de rars poils; elles sont plongées dans Teau tj séjoarnent trois jours. On les expose iisoite à Tair, et quand elles sont séchées^ flIe$déboarre grossièrement; après quoi t les plonge dans la chaux éteinte. Pour H débourrer avec plus de soin, on les sau- Mirede chaux Yive, afin de détacher les .'osf^bU poils; enfin on les lave dans une iQeourante, et on les rince avec beaucoup le MO. On les laisse une nuit dans cette f .. ûQ les fait égoutter à l'air. On place i5i:ue 90 parties de peaux dans 2 quintaux Se m. (Chaque partie est de six peaux et iquiotal est de ISO.) On les y laisse, en les !tcarDaot de dedans en dehors chaque jour açii ce qu'elles aient acquis beaucoup LfKiaplesse; on les relave de nouveau dans m courante, en les y foulant avec les tis. Elles sont alors jetées dans un second [lis bit arec des figues blanches» dont on QpioieenTironun quintal et un quart pour ^:itnies de peaux. Les figues rendent *ii «vonneuse. Les peaux y séjournent lA^ottcinq jours, et v sont souvent reines; et tandis qu'elles plongent dans f^'j*iQ, on les saupoudre pendant trois jiQ-sitse) gemme très-fin; on laisse en- *cii*^tler l'eau, on les saupoudre encore *ir$*.,!^OQles met en tas dans un vaisseau nivelles achèvent de sUmbiber de sel.
teoo «prime l'eau qu'elles contiennent : (Mordant. Elles sont alors très-souples •^npres à recevoir la couleur. Si c'est la "sV'irroujçe qu'on doit leur donner, on 'j»''nje une demi-livre de cochenille et Ij'i* onces d'alun pour 10 parties de peaux. \m uo )es tanne eu les plaçant dans des l^où Ton fait des lits de tan d'environ 50 •'ftt pour chaque peau qui est retournée f« œanière que la fleur soit en dedans et °^lie de Teau tannante. Au bout de huit "fîon la retourne et on la remplit encore '"« tannante que Tony laisse six jours, Wwin de bien remuer ces peaux ; elles lîDiensaiic rincées dans une eau courante, Jéesavec on instrument de fer, ouvertes ^'^^ogparle centre et assouplies avec un *«^ huile. On les 'fait sécher au soleil, ^«5 raîralchir k l'ombre; on les imbibe ^^n\m d'eau, et on achève de les amincir ^ ifois différents instruments en fer.
Md !c rouge est trop foncé, on emploie ^f.^*fl^»iblir la décoction d'une plante •rièe Taxoul al achbif qui est une espèce J^^riantkemum annuel. Cette liqueur l^f^W^ chaude; on en verse une cuil- :-^'"f chaque peau. Si c'est en jaune ïjj^ ^eoi teindre le maroquin, on le pré- [J^J^f'^nïo pour le rouge; cependant on ij:'^ 7 peaux que lorsqu'elles sont dans ^-«Jae figues. On ne met aussi que 25 livres L 31 '^"^ ^*"^ douzaines de peaux. La 'nili^ ^'/«ite d'écorce de grenade pul- ''ûbT ^^ ^'^^un. Le rouge faux teint se 2*"][peaux avec le bois de Brésil et ^^•v)q emploie souvent, au lieu de bois
de Brésil, le/buoA, qui est une espèce de ^a* lium ou de rubia qu'on apj)orte en grando quantité de Maroc. {Société philomatique, an VII, bulletin 23, p. iS3,^Mémoire$ des sciences physiques et mathématiques de i7naa/uM.V, p. 81.)
MM. Pauler, Kempff et Muntzer. ^Médaille d'or à l'exposition de Tan IX pour des ma* requins en toutes couleurs, qui ont été 'ugés supérieurs à celui d'un portefeuille fabriqué au Caire, l'année précédente, avec le plus beau maroquin du Levant. Ils ont soutenu avec le même avantage le parallèle des maroquins fabriqués en Europe. Ce genre d'industrie manquait à la France, et ces fabricants l'y ont établi. Des maroquins jaunes et bleus, qui sont les nuances les plus difiiciles à faire, ont été par les mêmes fabricants exposés en l'an X . Ces objets écartent la concurrence des maroquins étrangers, et les marchands ont le soin d'avertir qu'ils sont de la fabrique de Choisy (Seine).
MM. Pauler et compagnie (1806) ont exposé des assortiments que le jury juge capables de soutenir la réputation que cette fabrique s'est acquise. {Livre dhonneur, p. 169.)
M. Malter^ de Paris^ a obtenu une médaille d'argent pour des maroquins de couleurs différentes dignes de grands éloges, les peaux sont bien apprêtées, les couleurs belles et solides. {Livre d'honneur^ p. 300.)
M. Malter, 1819, médaille d'or pour avoir présenté ce qu'on a vu de plus parfait dans ces produits sous le rapport des couleurs et de l'apprêt ; les artistes et les ouvriers qui les emploient les préfèrent à ce que l'étranger fournit de plus beau ; cependant ils sont vendus à des prix inférieurs. {Livre dhon" neur^ p. 407.)
La fabrication des maroquins s'est établie en France vers la fin du xvin* siècle. MM. Pauler Kempff et compagnie avaient formé à Choisy-le-Roi une manufacture dont ils présentèrent les produits à l'exposition de l'an IX. Ces produits, comparés aux plus beaux maroquins du Levant et à ceux des fabriques d'Europe les plus estimées, furent trouvés supérieurs; depuis l'an IX, la fabrication des maroquins s'est propagée ; il est facile de voir, à leur beauté et à leur prix, que cet art a fait des progrès véritables*, et l'on est autorisé à penser que notre industrie a dans ce genre une supériorité décidée. M. Malter, de Paris, a produit, pour la première fois, à l'exposition de 1806 de très-beaux maroquins. Ceux qu'il a exposés en 1809 étaient ce que l'on a vu de plus parfait en ce genre, sous le rapport des couleurs et sous celui de l'apprêt. La beauté de ces produits est due aux excellents procédés de teinture employés par M. Malter, et à la perfection des machines dont il se sert pour donner la régularité au çrain de ses peaux. Les maroquins de ce iabricant sont préférés par les artistes et les ouvriers qui les emploient, à ce que le commerce étranger fournit de plus beau, cependant ils étaient vendus à des prix in-
UAR
DICTIONNaIRR
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férieurs. (Annales de chimie et de physique^ 1820, 1. XIII, p. 377.)
Procédés relatifs à la teinture et à VimpreS" ston des peaux de maroquin. — Invention de M. Dolfus de Ronnelle (Seine-et-Oise.) — La paau sur laquelle on yeut imprimer an dessin quelconque étant retirée de l'eau, on l'étend exactement sur une table de bois blanc bien unie, pour que cette peau puisse, au moyen d*un racloir en bois, Atre tirée en tous sens, afin d*en faire disparaître les plis et toutes les inégalités, et la dégager en môme temps de 1 eau superflue. On la place ensuite, et avec les mêmes précautions, sur la table à impression où on la racle de nouveau pour achever de Tunir et la dis* poser à recevoir également l'impression. La
(blanche à imprimer étant chargée des coueurs convenables, on l'applique sur la peau, et pour éviter le coulage, on donne un coup de maillet pour incruster le dessin sur la peau. Alors, sans donner le temps à la couleur de sécher, on porte les peaux dans un bain de teinture, oik l'on agite vi* vement jusqu'à ce qu'on s'aperçoive d'un changement de couleur. On les relire alors
f»our les mettre dans un second bain, oii 'on peut ralentir le mouvement et mfime laisser séjourner quelque temps. Le premier moyen pour obtenir des couleurs nuancées, est d*<ûouter de l'eau gommée au mordant, quand on veut avoir une nuance claire ; pour l'avoir plus intense, on diminue au contraire l'eau de gomme prescrite pour la couleur mère. Le deuxième moyen consiste à délayer les ingrédients qui forment la teinture, dans une plus ou moins grande
Îiuantité d'eau pure. Dans tous les cas, il aut teindre dans des bains tièdes, et même plutôt froids que chauds. Pour le mordant ilu rouge mère, on prend un kilogramme d'acide nitrique concentré h 38 degrés et 0,5 d'acide muriatique, on y fait dissoudre lentement 25 décagram. du meilleur étain d'Angleterre; cette dissolution étant encore chaude, on ajoute un kilogram. 5 bectog. d'eau pure, dans laquelle on aura fait dissoudre i hectog. d'alun de Rome, et plus ou moins de gomme arabique, suivant le degré de consistance qu'on veut donner à la couleur. Pour la composition d'un bain de couleur rouijçe, on prend (5 litres d'eau de fontaine, 2 kilog. de bois de Fernamhouc moulu, 1 kilog. d écorce de bouleau séchée au four ou au soleil; on bit cuire le tout ensemble pendant une heure au moins ; on soutire la liqueur dans un vase de bois ; puis on laisse refroidir. On se sert de ce bain pour y teindre les peaux imprimées, à la manière des maroquins, et on obtient un rouge vif, d'une solidité à toute épreuve. Pour la couleur jaune, on fait usage du mordant du rouge mère, on y ajoute 3 kilog. au lieu d'un kilog. et demi d eau dégomme et on supprime entièrement l'alun de Rome. Dans quarante-quatre litres d*eau de fontaine, on fait cuire pendant deux heures sept kilogrammes de brindilles de peuplier d'Italie sechées au four ou au
soleil ; on obtient ainsi un bain qui dooBo aux peaux» imprimées avec le mordant cidessus, un jaune doré superbe et très-solide. Pour la teinture violette, qui est uneooaleur mixte, composée du pouge et da bleu, on se sert du même mordant employé pour le rouge mère et on teint ensuite les peaiii dans un bain composé de quarante-cioq litres d'eau pure de fontaine , deux kilo^r. et demi de bois d'Inde ou de campécho moulu, et un kilogr. d'écorce de bouleau, bien desséchées : on fait cuire le tout eosemble et à petit feu, pendant deux heures. Lorque le bain est tiré au clair et refroidi,on y passe les peaux, qui prennent une couleur violette très-belle et très-solide. En second lieu, si on a à marier le violet avec le rouge, en imprimant sur une même peau un dessin qui exige la réunion de ces deux couleurs, on imprimera séparément chacune d'elles avec leur mordant particulier. Celui du vert sera composé de 25 décagr. de dissolution d*étatn dans de l'acide nitrique ou mnriatique ; on ajoute six décagr. de sulfate de fer, on couperose calcinée ; on j ajoute la quantité d'eau gommée chargée d'alun de Rome, suivant l'intensité de couleur que l'on veut avoir. On imprime ei ou tient ensuite dans un bain préparé avede bois de FemamtM>uc et l'écorce de bouleau, et Ton obtient distinctement les deux nuances. Si l'on cherche du mordoré pur, c'est-è-dire des brunitures pour imprimer rouge sur rouge, on les obtient en mêlant
(dus ou moins de couperose calcinée avec e mordant du ronge mère. Si l'on veut laire les différentes variétés de jaune depuis le clair jusqu'au foncé, on étend le mordant d'eau de gomme en conséquence.
Le bleu est une couleur mère très-difficile h imprimer sur étoffe, et à plus forte raison sur des peaux. Mais on obtient facilement un fond mat et uni, sans mélange d'autres couleurs. On fait dissoudre 25décagrafflmes d'indigo dans 5 hectogrammes d'acide sulfurique concentré, en favorisant cette dissolution par un léger degré de chaleur ; on laisse refroidir, puis on ajoute la quantité d'eau nécessaire pour l'amener au degré de nuance cherché. Si Ton veut des mouches ou autres dessins rouge et violet sur un fond bleu, oa commence par imprimer ces mouches ou ces dessins, et on passe la peau dans le bouillon bleu. Pour avoir un fond f^er/ avec des dessins particuliers imprimés en jaune, on emnloie un mordant coiQposé de deux parties d acide nitrique, une partie d'acide muriatique, une partie d'étaio qui) l'on fait dissoudre, on gomme cette dissolution sans y ajouter d'eau, et on s'en sert )K)ur imprimer les peaux; on les passe ensuite dans un bain de bleu étendu d*eau : on ajoute à ce bain une décoction faite avec des brindilles de peuplier d'Italie, dans la proportion des nuances que l'on désire. Bien que les maroquins noirs sont trèscommuns, cette couleur offre pourtant des difficultés insurmontables quand on veut rimprimcr en dessins sur les peaux ua
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DES INVENTIONS
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iMrr« et de mouton, et Tauteur n*a pa oblenir qa« do gris uni de toutes les nuances. Nonne facilement à des dessins imprimés' rt tf lois en rouge, jaune, bleu, Yiolei, des Ns gris très-beaux. Pour cela dans yingt- Qnq litres d*eau pure il fait fondre un kilonniise de couperose, et y passe les peaux aprimées qui prennent *^un gris cendré:
oijoutaot un peu de bouillon jaune fait iT^ des brindilles de peuplier d'Italie, le 21) sera foncé; si on force la proportion de imperose, on aura un gris de fer, etc. Les ^xes procédés s'emploient pour Timpres* m des peaux tannées en chamoiserie de e espèce. Si les dessins à imprimer sur
CM peau chamoisée devaient être façonnés, ose fflouillerait point la peau, on I impriitftit à sec avec les mordants appropriés, iir.Q la plongerait dans ies mêmes bains fKies maroquins. {Brevets publiés^ tom. II,
MARQUETERIE dv métal dans le bois jJbciiie à faire to), et propre à la décoration bmubhsjappartementif etc. — Invention érE Joutetj de Paris, — Le mécanisme de nsk macbiae est disposé de manière que Ktmer le moins habile peut en diriger la ujQvre. Le balancier ou découpoir est à vu'ila tète de cette vis a deux filets pour &:lit(rla manœuvre; un des bouts du ba- •wFHTtst recourbé en contre-bas, tandis IQfinlrebout porte une masse de plomb pi)3(i^irde volant; un fort établi en bois «^£«ot toute la machine ; un bras de levier 9âfr,de2 pieds 6 pouces de long, est placé pinllèlement et à la distance d'environ i ponce eu avant des jumelles ou balancier ; 'Mtritt est mobile dans le sens vertical, à ^90 des bouts et un peu en avant d'un pivot Mt6Qr duquel il tourne dans le sens bori* ^''i(ai,et ce pivot lui-ftiôme s'élève plus on ^^M dans une douille, où il est arrêté par ^ Tis de pression à une hauteur voulue, BtiscoDrenable selon le cas. La tige de cette AQiile, étant placée dans une mortaise al- •^ée, donne la facilité d'approcher ou ^^oiimer h volonté le bras du levier des Mies du découpoir; par conséquent, ce ^^era la faculté d approcher ou de reculer, ^ ^e se mouvoir en tout sens autour du '^^^* Le bras du levier repose librement ^ruQ support placé dans une espèce d*en- ^'^ qui lui permet de s'approcher ou de <eioigoer du découpoir. Ce support est fixé ^flf rétabli au mojen d'une vis, et est sur- ^'Qté d'une tige verticale longue de six f^^<^,d0Dl le bout supérieur est recourl)é ^krme de potence, et sert à recevoir le •*» du levier pendant qu'on dispose la ^Uoe pour le travail ; un autre montant, '•«posé comme ce support, mais moins élevé, ^urt à ré^er le mouvement horizontal ^Hras du levier qui e8t4esté par une boule ^ plomb. Une poupée fixée sur la moïse ^^ ^iaucier sert de point d*appui à une J^le dont )e plus petit bout est engagé /vi le carré du marteau du découpoir, j^disqueTautre, percé de plusieurs trous, ^^<^it une petite cbappe à laquelle est atta*
chée une chatne dont l'autre bout tient au bras du levier. La petite chappe est également percée de plusieurs trous, afin de pouvoir faire varier la longueur de la chatne suivant le besoin. Une pointe à vis à contreécrou, qui a la faculté de se mouvoir Iongitudinalement dans une fente de trois pouces pratiquée dans le levier, est au point correspondant au milieu du balancier, entre les divers repères de la feuille à découper. Pour ne point affaiblir le levier, on a soin de pratiquer un renflement vis-à-vis la fente* Un rouleau horizontal de quatre pouces de long est placé un peu en avant du levier. Son arête supérieure est au niveau du dessus du contre-poinçon , en sorte qu'un plan horizontal passant par celui-ci est tangent au rouleau. Au-dessus de ce cylindre est une bride en fer laissant un intervalle un peu plus grand que l'épaisseur des feuilles a découper. Le bout de la feuille par lequel on commence doit ôtre engagé entre le rouleau et sa bride; elle est maintenue latéralement par deux rouleaux verticaux qui s'approchent et s'éloignent à volonté; un de ces rouleaux est pressé par un ressort. Deux poulies sont fixées dans le mur visà-vis le milieu du découpoir et dans le même plan vertical : l'une d'elles est à la hauteur du rouleau et amène à l'un des trous de la plaque à découper le crochet qui tient à une corde qui, passant sur une poulie, monte le long du mur, va joindre l'autre poulie plus élevée, et est ensuite tirée constamment par un poidis qui lui est attaché. Un piton vissé sur le devant de l'établi est destiné à recevoir le crochet de la corde lorsque le travail est interrompu. Lorsque l'on veut opérer, et que le balancier est armé de ses poinçons et contre-poinçons, après avoir placé sous la machine la feuille à découper divisée dans sa longueur en autant de parties qu'elle peut contenir de fois le dessin, et après avoir pratiqué des trous ou repères à ces points de division tels que la pointe et le crochet puissent s'y engager, on introduit la pointe dans le premier trou en faisant avancer la feuille jusqu'à ce que le deuxième repère se trouve hors du poinçon. On donne un coup de balancier, et, avant de retirer l'emporte-pièce, on fait approcher le grand support contre le bras du levier et on l'arrête dans cette position sur l'établi à l'aide de la vis destinée à cet objet; on retire la pointe du premier repère et on la place dans Je second; on fait glisser le petit support jusqu'à ce qu'il touche le levier, et on l'arrête de la même manière que le premier, et l'intervalle ménagé entre eux permet à la pointe d'aller d'un repère à l'autre. On engage ensuite le crochet dans un trou pratiquéau boutdela feuille qui est tirée horizontalement au moyen du poids adapté au bout de la corde. On règle en même temps la longueur de la chaîne qui réunit Textrémité de la plus grande partie de la bascule avec le bras du levier, de manière que la pointe soit dégagée du repère de la feuille au moment où le poinçon est arrivé au ba«
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de sa course. Le levier, tiré obliquement par la chafnev vient s'appliquer contre le montant dont la tige est recourbée. Alors la pointe est toute prête à retomber dans le repère qui se trouve vis-à-vis. Le tout étant dans cet état, Touvrier, debout derrière la machine, relève la vis du balancier; ce mouvement fait baisser le bout de la plus gi'ande partie de la bascule, et la pointe s'engage de nouveau dans le repère qui se trouve vis-à-vis. La feuille, dégagée de l'emportepièce, obéit à l'action du poids qui, au moyen des poulies, la tire horizontalement et la fait mouvoir jusqu'à ce que le levier vienne heurter le petit support. Lorsqu'on abaisse de nouveau la vis du balancier, le jeu de la machine a lieu de la^môme manière et autant de fois qu'il y a de repères dans la feuille. 11 est bien entendu que le découpoir ne doit point détruire les points de repère. Pour sentir la précision du jeu de la bascule, il faut remarquer que la partie opposée à celle qui est engagée sous le carre d'un marteau étant double et même triple de cette dernière, son extrémité jparcQurra un espace double ou triple de celui de la vis. Cette faculté, combinée avec l'allongement de la chaîne, permet de savoir l'instant précis de la sortie et de l'entrée de la pointe et du poingon. On se sert de la même machine pour incruster le bois dans du métal, ou même du métal tendre dans du métal. On découpe à cet effet une lame de cuivre, en en conservant les repères; on met dessus une feuille de bois ou d'étain de même dimension; on remplace le contre -poinçon ou découpoir inférieur par une plaque qui n'a que les trous de repères ; on laisse le même emporte-pièce au balancier, et l'on recommence l'opération avec les deux lames superposées : celle de cuivre est en dessous. Les découpures faites dans celle-ci, se représentant exactement vis-à-vis du poinçon du découi)oir, sont remplies par des figures égales qu on aura enlevées dans la lame supérieure de bois ou d'étain ; elles pourront même y être fixées d'une manière solide, si la lame supérieure est en étain, en appuyant un peu fortement sur le balancier qui, la refoulant, en augmente la surface. Dans cette opération, on voit que les découpures à jour faites préalablement dans la lame do cuivre servent à leur tour de lunettes ou de découpoirs pour la lame supérieure; il faut donc que la première présente quelque rési:stancei {Brevets publiés^ n* 90, p. 9(^, pi. ^.) MASTIC DB BiTCMB MiMÉBAL. — Inventiou de M. Garrozy directeur de la manufacture des apprentis pauvres et orphelins^ 1820. — Ce mastic est préférable 8 celui dont se servent les foptainiers, qu'il peut remplacer très-avantageusement dans tous les cas. Il est assez dur pour sceller solidement lé fer dans la pierre ; il adhère avec force sur la pierre et la poterie; il est excellent pour les joints des dalles des terrasses, pour boucher les fuites des fontaines de grès , l'our poser les robinets, les tuyaux des pierres à lavejr. Il n'éprouve jiucune altération
dans l'eau, et, appliqué sur le bois il le rend inattaquable à 1 eau. Les tableliers, les m* veurs et les orfèvres peuvent l'employer avec avantage. {Moniteur, 1820, p. 1472 j
Mastic et ornements. — Invention de M.
Smithj 181 ! .-^L'auteur a présenté à la sociélé d'encouragement des ornements à l'imiution du bois ciselé, d'une exécution irèssoi^née» composés d'un mastic d'huile de graine de lin, de résine noire, de craie pulvérisée, de farine et de colle forte. Ces ornements qui acquièrent une grande dureté, se jettent dans des moules de cuivre ou de bois, qu'on soumet à l'action de la presse; ils sont propres à recevoir la dorure, et sont à dix et même vingt pour cent auKlessous du prix des ornements ciselés en bois.
{Archives des découvertes et inventions^ tome m, p. 328.)
Mastic inaltérable. — Ce mastic est formé de quatre-vingt-treize parties de brique ou (d'argile bien cuite, de sept parties de litharge et d'huile de -lin. On pulvérise la brique et la litharge; celle-ci doit toujours être réduite en poudre très-fine ; on les mêle ensemble et on y ajoute assez d'huile de liu pure pour donner au mélange la consistance du plâtre gâché ; alors on l'applique à la manière du pifltre , après avoir toutefois mouillé avec une éponge le cort)s que Toq veut en recouvrir. Cette précaution est indispensable; sans cela l'huile s'inliltreraità travers ce corps, et empêcherait que le mastic ne prit toute la dureté désirable. Lorsqu'on 1 étend sur une grande surface, il s*; fait quelquefois des gerçures; on les bouche avec une nouvelle quantité de mastic. Ce n'est qu'au bout de trois ou quatre jours qu'il devient solide. Ce mastic peut être employé avec succès pour couvrir les terrasses,, revêtir les bassins, souder les pierres, et s'opposer partant à l'infiltration des eaux; il est si dur qu'il raie le fer. {TtûM de chimie élémentaire^ de M. Thenard., 1. 11» p. 220.--5octV^^ d'encouragement, U Xill, P* 123. -^Annales des arts etmainufàctnreSjX.^Vl*) Mastic litbogolle. — ( invention w MM. Péron et Lesueur, 1811. — Ce mastic dont les auteurs se sont servis avec avantage pour fermer les vases destinés à conserver des objets d'histoire naturelle, se compose :
Résine ordinaire » ou baie sec des marais et ocre rouge.
Oxide rouge de fer» cire jaune, huile de térébenthine.
Suivant qu'on veut rendre ce lut plus on moins gras, on ajoute plus ou moins de résine et d'oxide de fer, ou d'huile de térébentine et de cire. On commence par faire fondre la cire et la résine, et oj ajoute Tocre rouge, en remuant le tout arec une spatule de bois; lorsque le mélange a bien bouilli pendant un quart d'heure, on y verse l'huile de térébenthine, on mêle et oii laisse continuer l'ébullition pendant huit à dix minutes. Pour prévenir l'inflammation de tant de substances combustibles, on se conduit ainsi : 1* on prend un ybsg dont la capacité soit au moins triple ou quadruple de cells
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DES INTENTIONS
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.]uJ serait suffisante pour la quantité de lut çie ToQ Yeat préparer ; 2* ce vase doit être (••omi d*un manche^ afin que l'on puisse le ntirpr facilement de dessus le feu» toutes îe< fois que la matière en ébullition se sou- '«re H menace de franchir les bords; 3* il biériter d'exposer le vase à Taclion im-^ et'iate de la flamoiey parce que l'huile de^ t'éDenlhine en évaporalion prendrait feu ; i'tQiin, si malgré toutes ces précautions» ? 3)élaDge venait à s'enflammer» on coufnnit le vase avec un plateau de cuivre ou » (die. Pour s^assurer de la qualité de ce !di,0Q en prend de temps à autre quelques foUes avec une spatule, on les laisse kiber et refroidir sur une assiette et on Haieson Térilable.degré de force. (Archi* ra d» découverUt et inventions » tome a page 323.)
ïiSTic POUR LES coifDurrs d'eau. — Inventé • IMl. -Onfait fondre du suif » auquel <^<j*ia(e de la chaux vive en poudre; on >'.r ju$qu*à ce que la consistance du mék;esoitun peu plus liquide qu'épaisse; cr trempe des étoupes» et on les appliy. en les arrêtant par une ligature» sur le'mdQitou tajau du métal qui suinte»
n^ lequel ia soudure ne peut prendre « '^aderhnmidité. L'eipérienre a prouvé ^ » mastic dure depuis dix ans, appli- Qvjtfdes ouvertures à des tuyaux de wm. (Archives des découvertes et tnven- Ani, (oine III» page 325.)
ViSnc PODR LES DÉCOBS EN RELIEF. — In-
f^m de M. Beunatf de Sarrebourg (ilfeurfk.iM. Ce mastic» avec lequel on.
'Xtoite toutes sortes de riches sculptures du P^t le plos moderne» est supérieur à celui ;3uQ employait alors en Angleterre.
l--flrenteur peut former avec cette mu-' i^re les décors en bas relief» tels que ^'^s, chapiteaux» doucines» quarts de rond» '^^^^t talons» tores» etc.» et autres ornettois qai s'exécutent dans l'architecture. ''peut aussi former avec le même mastic fe jettes pour cadres, bordures» etc.» et KopUcer enfin tout ce qui se sculpte. Tous ^ <lécors» exécutés d'après les dessins kmis par les premiers architectes de Pa- '^S sont susceptibles d'être peints en dé- '<^pe à l'huile et au vernis» et la compo- ^^'0 est si belle et si dure» qu'on peut la ^^f^rtanien mat qu'en bruni» sans avoir ^'in de blanchir ni de réparer; elle sup- ^'•''erDénje une dorure qui représente celle •3 ruirre doré au feu. On donnera les =*J}ens pour rendre ces ornements flelibles ^•ttsiepiibles d'être placés sur toutes sortes
• '«îilésel de contours. Ce mastic se com- '^He marbre ou granit réduit en poudre» ^fl^jur de farine, de terre de Cologne, ou ^^'f« propre i la remplacer» de colle forte, '^ wtsaote quantité pour réunir les ingré- '*'<^i; le tout cuit et réduit en consistance ^'^venaMe pour être mis dans des formes ^^*ées eo cuivre ou acier» estensuite frappé •^ '«lancier. {Brevets ptU)liés.)
^•^lé fait par M. Mérimée» au nom d'une '^^su&issioQ spéciale» h la société d'encoura*
DicTio^vâiRB DES Inventions. II.
f cément» un rapport duquel il résulte : que es doreurs et décorateurs avaient jusqu'alors employé des procédés qui demandaient une grande perte de temps en raison des diverses façons qu'il devait donner è la matière. M. Bcunat à fait disparaître toutes ces difficultés» et son mastic» qui a la dureté et la solidité du bois» n'est pas susceptible de se fendre par l'extrême sécheresse» et peut cependant être ramolli au point de se prêter à toutes les formes sur lesquelles on veut l'appliquer. Les ornements composés avec ce mastic, sortent du moule avec tant de netteté et tellement lisses qu*ils peuvent être dorés sans aucune opération préparatoire; une fois fixés avec des clous et de la colle, ils ne craignent plus aucune secousse. Le prix de la dorure sera conséquemment réduit considérablement, parce aue les frais de la sculpture étaient les plus forts. Enfin» M. fieunat à porté l'art de mouler à un tel de^ré, que si le mastic qu'il emploie pouvait présenter quelque défectuosité» il lui serait infiniment facife d'en créer un autre. 11 livrait aux prix de son tarif tous les ornements dont on lui traçait les dessins. {Société d encouragement 1812, page 150.)
Mastic qui résiste a l'action du feu et DE l'eau. — Inventé en 1811.— On prend une demi-pinte de lait» que l'on mêle avec pareille quantité de vinaigre» de manière à faire coaguler le lait, on ajoute à ce dernier les blancs de quatre à cinq œufs» après les avoir bien battus. Ces deux substances étant parfaitement mêlées» on ajoute de la chaux vive passée au tamis» et on forme une pâte qui acquiert la consistance de la p&tée. Ce mastic, employé avec soin pour réunir des corps brisés» ou remplis de fente et de gerçures de quelque espèce qu'elles soient, résiste au feu et à l'eau si on a le soin de le laisser parfaitement sécher après l'avoir employé. {Archives des découvertes et inven^ tionSi tome JII, page 325.)
Mastics de Dihl. — Inventé par M. DihU en 1809. — Le premier mastic de M. Dihl
()eut remplacer le plomb» les dalles» la tuile» 'ardoise et la pierre» tant pour les couvertures que pour les terrasses. On l'emploie pour les joints des pierres» avec lesquelles il se lie et forme un corps plus dur que les pierres elles-mêmes. On en forme une espèce d*enduit, qui, appliciué sur les murs salpêtres» en arrête la dégradation et préserve de l'humidité les pierres tendres et le Elâtre. 11 se lie parfaitement avec le fer» le ois, le plomb et le verre ; il est préférable au mastic des vitriers pour le scellement du verre. Quand on a des réparations à faire dans des constructions en pierre» on peut l'employer avec le plus grand succès pour les écornures des corniches» de la sculpture» des moulures» des marches et des saillies quelconques. Avec re mastic on fait des aires de la plus grande solidité pour les granges» hangards; on en forme des compartiments qui» mêlés avec des marbres» remplacent la pierre de liais» pour les anti-* chambresi les salles à manger» etc. (ArcM«