‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 75 sur 209 · MIC · texte numérisé non relu

MIC

DES INVENTIONS

UlR

nombre i la troisième puissance. Ainsi, un microscope dont la distance focale est de 0,1 (<Mice grossit le diamètre 80 fois, la surface i>00 fois, le corps 512,000 fois. Ce dernier cuUibre étant le plus fort, c'est celui dont u3>e sert souvent pour indiquer legrossisyoieotd an microscope ; mais, au moyen de fKîe exagération, on est étonné qu*avec un iiiUrumeot qui grossit un demi-million de j^s le diamètre ne paraisse que 80 fois ,\i$ grand. Bans les lunettes» on se sert de :'dénomination plus juste que donne Tam- ^'katioQ du diamètre.

Le principe du microscope solaire, inventé wïlTWparLieberkûbn, de l'Académie de ^riin, comme du' microscope à gaz, est !9at différent de celui du microscope com- }aè : c*est, pour ainsi dire, une lanterne u:me destinée à peindre sur une muraille abncbe ou sur ur écran une image trèsni^litiée d'un objet vivement éclairé. Pour rhuriiir une telle imaçe, il suffit de placer Me lentille entre Tobjet et l'écran, de telle v:te que les distances soient exactement 'sllïs des foyers conjugués. Mais pour que iBiiuiges soient bien distinctes, il faut que mi oe reçoive pas d'autre lumière que fttT^â traversé la lentille, et que l'objet fn\ irès-forteraent éclairé ; or, convofie Ja ibJi^ quantité de lumière est employée à l'uiLiier une image de plus en plus gran- (^Kilen résulte que son intensité ou sa crtédécroit en raison de l'agrandissement. ^^jf^re à cet inconvénient en plaçant l'ob- ^ans une chambre obscure, sous un fais- -4u de rayons de lumière fortement con- ^Qlré par deâ lentilles contenues dans un ttbe. Dans ces derniers temps, on a imaginé ^substituer à la lumière du soleil y pour ti instrument, la lumière produite par la ^ux Tire tenue en incandescence à l'aide ^un jet de gaz hydrogène avec le concours '^n jet de gaz oxygène. Cette lumière a en ffet UD et lat des plus vifs, et, comme elle iS immobile, on n'a pas besoin de la rece- (^irsurun miroir réflecteur. Son intensité m encore être augmentée par un miroir iD^ave, placé en arrière comme dans les b^res. La lumière solaire, au contraire, a uicoQvénient de changer de direction à ^ique instant ; il faut donc que le miroir ia<;e en dehors du volet et sur lequel se Miceotre la lumière ait un mouvement qui ^Ussc continuellement tourner vers le solien suivant le mouvement céleste, comme, ir exemple 9 à l'aide d'un héliostat. Un |>ire inconvénient du microscope solaire» ^t la concentration du calorique sur l'ob- * par le miroir. On a tâché d y remédier ^T un jet d'eau que l'on fait couler entre «ui lames de verre. Jusqu'ici cet instru- ^%ût n'a é(é qu'un objet de curiosité, sans acane application vraiment utile.

Le mégascope (de fiîyftc, grand ,.et ffxoir^u) <t une sorte de microscope solaire qui se ^uii i une simple lentille appliquée au otet (i*une chambre obscure, de manière à un&cr dans son intérieur une image dis-.

tiiicte des objets placés en dehors dans le prolongement de 1 axe du verre (1).

MIROIR. — Le miroir est un corps dont la surface représente par réflexion les images des objets qu'on met au devant. Miroir, dans un sens moins étendu, signiGe une glace de verre fort unie, et étamée par derrière , re^ présentant les objets qui y sont offerts. Miroir, en catoptrique, signifie un corps poli, qui ne donne point passage aux rayons de lumière et qui par conséquent les réfléchit.

La science des miroirs est fondée sur les principes généraux suivants : 1** la lumière se réfléchit sur un miroir de façon que l'an* gle d'incidence est égal à l'angle de reflexion. 2" Il tombe sur un même point du miroir des rayons qui partent de chaque point del'ob* jet radieux et qui se réfléchissent; et, par conséquent, puisque les rayons qui partent de diGTérents points d'un même objet et qui tombent sur un même point du miroir ne peuvent se réfléchir en arrière vers un même point, il suit de là que les rayons envoyés par différents points de l'objet se sépareront de nouveau après la réflexion, de façon que la situation de cbacun des points où il par* viendra pourra indiquer ceux d'où ils sont partis. Delà vient que les rayons réfléchis |)ar les miroirs représentent les objets à la vue. Il s'ensuit encore que les corps dont la surface est raboteuse et inégale doivent réfléchir la lumière de façon que les rayons qui partent de difl'érents points se mêlent confusément les uns avec les autres.

Les miroirs peuvent être distingués en miroirs plans, concaves, convexes, cylindriques, coniques, paraboliques, elliptiques, etc. Les miroirs plans sont ceux dont la surface est plane. On les appelle ordinairement miroir tout court. Nous allons principalement nous en occuper, ayant parlé des autres dans l'article Lunette.

Les premiers miroirs artificiels furent de métal ; Cicéron en attribue l'invention au premier Esculape. Une preuve plus incontestable de leur antiquité, c'est l'endroit de I*£xode où il est dit qu'on fondit lesmiroirs des femmesqui servaient à l'entréedu taber* nacle, et qu'on en fît un bassin d'airain avec sa base. Outre l'airain, on employa l'étain et le fer bruni ; on en fit depuis qui étaient mêlés d'étain et d'airain. Ceux qui se fabriquaientà Briudes passèrent longtemps pour les meilleurs de cette dernière espèce ; maison donna ensuite la préférence à ceux qui étaient faits d'argent, et ce fut Praxitèle, différent du sculpteur de ce nom, qui les inventa; il était contemporain de Pompée. On ornait de miroirs les appartements et on en incrustait les plats ou les bassins dans lesquels on servait les viandes, on en rêvé* tait les tasses et les gobelets, qui multipliaient ainsi les visages des convives.

Il parait que la forme des anciens miroirs était ronde ou ovale. Yitruve dit que les murs des chambres étaient ornés de miroirs et d*abaque, qui faisaient un mélange de

(1) Extrait de VEnqfclopédie deê gem du mo^uit.

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