‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 4)Chapitre 77 sur 209 · HIR · texte numérisé non relu

HIR

pos8ii((laos la traversée du Terre» les rayons ffoiets se réunissent plus tôtque les autres: c'e$t4-dire que leur foyer est plus près ie la lentille et qua le fover des rayons roupsen est plus éloigné. Les rayons des auh$ cauleurs ayant leur foyer entre ces Ihii preoiiers, suiTant le degré de leur rébction, ce même auteur a trouvé par le nlculaue Terreur causée par la réfraction otiDDoiment plus grande que celle qui ftmùi de la sphéricité, en sorte que»

fMnd on emploierait des lentilles parab'olifia 00 de toute autre courbure» et qu'on fimeodrait enfin à détruire» ou totalement m^ff Terreur de sphéricité» on u*en se- 0t|ia5Dlus avancé» ttot qu'on ne pourrait

Ïrerde corriger l'erreur provenan,t de la itioQ. Ces réQexions le portèrent k renrir au miroir de reflet» oii il n'y, a que ftrrturde sphéricité» qui est incomparableani moindre que celle de la réfraction.

8i, daprès les observations d'Euler et les lir^iii de Dollong » on est parvenu à faire feiélescopes dioptriques connus sous le ■Bile lunettes achromatiaues, on a d'abord tof espéré , et le désir ae voir la dioptri-

t perfectionnée a fait illusion k nos meil- I lateurs ; les travaux opiniâtres des ■tiiors artistes, et les formules de Smith» Afikaibert» d*£uler» de Boscowich » etc.» ootiiitroir à la longue que le succès n'est fUft/fli qu*on attendait. Boscowich a dénctni, d'après une foule d'expériences faitoifdc le vitromètre» instrument de son ineûlion, auquel il a appliqué un héliostat» pff ne rien précipiter uans ces opérations fteo bien exauîiner l'effet à loisir» que les ftjoos solaires ne peuvent s'unir après la bTtrsée du vitromôtre» ou prisme composé « deui différentes substances diaphanes»

9t deui à deux. Un excellent objectif» que hiY^lk achromatique ffout me conformer à luige, composé de trois matières différente, ûil un effet supérieur.

Ouoi qu'il en suit» les objectifs achroma- ^oeSf tels qu'ils ont paru jusqu'ici» sont rattuent bons, et sont très-cners» soit à raison fcladii&culté qu'on trouve à les construire» JMl À raison de l'extrême rareté du bon uot-gjass.— D'un autre c6té» les télescopes <itoptriques, que Ton a substitués aux diop- ^ues pour éviter le grand inconvénient ^ réfractions» ont aussi un désavantage iD^rqué, outre qu'ils sont dilDciles à cons* ^tf et par la très-dispendieux; les mi- *m Qiétaitiques» composés ordinairement '^rosette ou cuivre rouge» avec une cer- UiQe quantité d'étain, de zinc et de bismuth» •«"Cl Irf's-sujels à se ternir; l'air» l'humidité j|i la brume de ia mer en amènent la superwe au point qu'ils ne peuvent servir que Nr la foote. De tous ces points de fait» il ^^&H résulter qu'on tentera en vain de faire '^niiroirsde télescope avec du métal quelque seul ou combiné avec d'autres» sans ^^ à craindre les mêmes inconvénients '^«eeuique nous remarquons dans les mi- J^n eo usage. Les tentatives qu'ont faites ^ srands génies du dernier siècle et de ce-

OlCnO!f!f. Des I!«VE!«TJ0?IS. II.

lui -ci sont décourageantes : Newton» rebuta de toutes ces difficultés » fit des miroirs de verre d'une concavité et d'une convexité égales. Les deux surfaces étant par ce moyen parallèles» la partie concave exposée aux rayons incidents sensiblement parallèles devait les rassembler en un point que l'on savait devoir être au quart du diamètre de courbure» tant que le segment sphérique est d'un petit nombre de degrés ; la partie opposée, étant convexe d'un même rayon de courbure et bien étamée» devait renvoyer les ra vons au quart du diamètre de courbure. Ces deux foyers ne devaient pas coïncider au même, point» à cause de l'épaisseur du miroir. Après les expériences faites» on s'apergut qu'effectivement ces deux foyers étaient différents ; que celui de la surface concave était plus éloigné , et celui de la surface étamée plus proche du miroir» ce

Ïui devait causer une confusion dan& l'image. >n aurait pu réparer cette méprise en donnant plus ae longueur au diamètre de sphéricité de la partie convexe du miroir» et cette idée se présenta peut-être d'abord ; mais ce qui fit poursuivre le projet» c'est qu'on méprisa la réflexion des rayons par la surface antérieure I on comptait que cette réflexion n'était presqu^e rien en comparaison de celle produite par la surface étamée: il arriva pourtant que l'effet de cette réflexion méprisée troubla considérablement l'effet de l'autre» et que Newton lui'-même n'en fut pas satisfait. Le P. Boscowich » dans sa quatrième dissertation imprimée à Vienne en Autriche, en 1767 » donne une méthode de correction au moyen de laquelle il croit qu'on pourrait employer le verre commun comme on emploie le fuétal. Cet auteur» après avoir déduit de la théorie des formules compliquées dans lesquelles il néglige plusieurs petites quantités» tire» au moyen du calcul différentiel • le théorème suivant : In speculis titreiê ad corrigendum errorem diversœ refrangibili^ iatis pro radii$ axi proximii^ deb$t altéra Muperficies esse cava^ altéra convexa^ et «0cundœ superfieiei radius esse longior radio primœ f erassitudinis vitri.

L'expérience a cependant démontré qu'on ne peut parvenir à corriger les erreurs causées par la double réfraction de la lumière : savoir, la première, dans la traversée de la lumière jusqu'à l'élamage; la seconde» pour sortir du verre après la réflexion faite par la surface étamée ; ce qui peut venir en partie des défauts qui se trouvent dans le verre. C'est ce qu'éprouva Newton et qui l'obligea de recourir au miroir de métal.

Les miroirs de métal réfléchissent une lumière à peu près égale à celle que réfléchirait un miroir de verre étaroé. Or» celle-ci est à peu près triple de celle que réfléchirait la sunace antérieure de ce même verre. Pour s'en convaincre» il n'y a qu'à présenter une bougie allumée devant une glace à la distance de 18 à 20 pouces , ei se placer de l'autre côté de la ^lace» à une distance de la

(;lace un peu moindre» on apercevra deux umières très-distinctes qui paraissent être

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ilerrière la glace. La plus faible des deux lumières^ et la plus proche de la glace, est celle causée par la réflexion de la surface Mtérieure de cette même glace ; la lumière Ja plus éloignée, dont Téclat paraît sensiblement triple, est causée par la réflexion de la surface étamée. Or M. Bouguer a fait voir par expérience qu6 la lumière réfléchie par la surface d'une lentille de verre n'est que la soixantième partie de celle qui traverse le verre de la lentille ; heureusement les miroirs métalliques n'étant affectés que de l'erreur de sphéricité, qui est incomparablement plus petite que celle de la réfraction, supportent une ouverture quarante fois plus grande, fmisque, comme nous l'apprend la géométrie, es surfaces sont entre elles comme le carré des diamètres, gui sont ici les lignes homologues. Or un objectif ordinaire de trois pieds supporte à peine une ouverture d'un pouce, tandis qu'un télescope à réflexion de mémo foyer peut supporter une ouverture de six pouces et trois lignes; leurs surfaces sont donc entre elles comme 1 est à kO. D'où il est facile de conclure qu'un miroir de verre dont ou n'emploierait que la surface concave seule, en supprimant la surface étamée, ne fournirait à son foyer que le tiers de la lumière 3ue fournit un miroir métallique de même imension ; par conséquent on ne pourrait j^ employer qu'un oculaire d*un plus long foyer, et sous la même longueur 9on effet serait triple ; mais aussi sur mer on n'a pas besoin d'un télescope qui grossisse considérablement : les plus grands vaisseaux disparaissent aux yeux du spectateur avant d'être à Quatre lieues du rivage, l** 11 ne faut pas qu un télescope soit d'une grande longueur pour apercevoir les satellites de Jupiter, dont les éclipses peuvent déterminer les longitudes. 2* Sur terre, les astronomes peu- Tent en avoir à peu de frais, de telle longueur qu'il leur plaira, suivant la nature des observations qu ils auront à faire, il suffirait pour la terre d'en avoir de six (lieds. 3* Ces miroirs auraient un avantage qui compenserait d'une part ce qu'ils perdent de l'autre ; car on peut donner au verre qu'on travaille une sphéricité beaucoup plus exacte que celle des miroirs de métal.

Les plus habiles fondeurs conviennent qu'un métal fondu jeté dans le moule se retire en refroidissant, et ne se retira pas également. Or, les miroirs métalliques, ayant une fois pris la forme du moule, ne peuvent plus qu'être polis. On ne saurait remédier à ce défaut qu'en les remettant à la fonte. De là vient que l'erreur inévitable de la sphéricité devient par cet inconvénient double et quelquefois triple de celle d*un miroir concave de verre.

D'après cette considération et de cette théorie pratique, j'ai conS'truit deux miroirs ^concaves de verre, l'un de 10 pouces de foyer^ l'autre de 46, et, au lieu d'étamer la surface postérieure, je n'ai iait que lui ôter son poli pour rendre sa réflexion nulle, c'està-dire qu'en lui donnant une courbure convexe arbitraire; je l'ai simplement mise en

état d'être polie, ou, comme parlent les ouvriers, je lui ai donné le dernier doucis. Plaçant ensuite ce miroir perpendiculairement sur le bout d'une longue règle, et dans l'axe de ce miroir, à une distance convenable, un petit miroir plan étamé, incliné à cet axe de 45 degrés suivant Newton, je vis avec plaisir aue cet effet est le même q\u* celui des télescopes à miroir de métal. Il m'a semblé que la distinction était plus marquée ; mais, comme le jugement dépend d'un coup d'œii, je crains de me faire illusion; et I expérience avec la confrontation apprendra mieux ce qu'il en faut croire.

11 est facile de voir que ce miroir peut également servir à la chambre d'ombre et pour réfléchir la lumière du soleil dans les microscopes solaires, en lui donnant la forme qu'on désire, plane ou sphérique, pourvu qu'on ait le soin de rendre nulle la réflexion de la surface postérieure en luidonnant un fin poli. Comme je ne propose point une nouvelle combinaison de matière à faire des miroirs, ni un procédé nouveau pour les polir, il serait inutile d'en parler. On verra sans peine qu'en faisant faire au verre la fonction de métal, c'est-à-dire en n'employant qu'une seule surface, toute sorte de verre, même de rebut, pour tout autre usage, est également bon pour les miroirs, les verres filandreux, gélatineux, etc.; car ces défauts, très-grands quand il est besoin de réfraction, deviennent nuls, quand il n'y a qu'une simple réflexion. Ainsi, ces miroirs auront l'avantage des miroirs métalliques sans en avoir Tiuconvénient.

L'avantage dont on vient de parler n'empêche pas qu'on ne continue à faire des recherches sur la composition du flint-^lass. Cette seconde découverte serait touiours très-précieuse, parce qu'avec les meilleurs télescopes de métal ou de verre, on est longtemps à pointer, principalement surmer; au lieu qu'avec les télescopes dioptriques achromatiques, on découvre l'objet avec plus d'aisance et de promptitude. Ceux qui ont voyagé sur mer nous diraient que le mouvement du vaisseau augmente la première difficulté» et se fait moins sentir dans Tes télescopes dioptriques achroiûatiques.

MONGOLFIÈRES. Voy. Aéeostâtion.

MONNAIES. Yoy, Balanciee pour lks

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